Observatoire de l’eau, Charente Nature quitte la séance

lundi 21 février 2011 par charentenature

Le bon état des eaux (quantité et qualité) de nos rivières charentaises devait être atteint en 2015.

Au mieux ce sont 36% (c’est un objectif) des masses d’eaux du bassin Charente qui atteindront ce bon état à cette date. Pour améliorer la qualité de l’eau il faut un écoulement permanent de l’eau dans les rivières toute l’année.

Une rivière en rupture d’écoulement ou asséchée, est une rivière en danger dans son lit, ses nappes d’accompagnements et les zones humides qui en dépendent. La biodiversité qui en dépend souffre ou disparaît.

En 2009 et 2010, ce sont environ la moitié de la longueur des rivières qui se sont trouvées asséchées ou en rupture d’écoulement.

Les échanges qui viennent de se tenir à l’observatoire de l’eau, réuni ce 21 février, promettent une aussi mauvaise gestion qu’en 2010 avec une météo semblable. Nous constatons (voir graphique au verso) une augmentation des prélèvements alors que seule une réduction sensible des volumes prélevés permettrait un meilleur résultat sur les milieux.

Les volumes prélevés dans les retenues de « substitution » s’ajoutent à ces volumes, preuve que les retenues servent à irriguer davantage au lieu de réduire les prélèvements dans les milieux.

Tout cela est en contradiction avec les arrêtés d’autorisation : …Considérant que selon l’arrêté du 11 septembre 2003, les prélèvements doivent être autorisés en débit et en volume prélevable. Ils doivent en particulier prévenir toute surexploitation significative ou dégradation de la ressource et ne pas porter atteinte aux milieux aquatiques et zones humides… En contradiction aussi avec le Code de l’Environnement qui prévoit que, pour gérer la ressource en eau, « la priorité doit être donnée à la satisfaction des exigences de la santé, de la salubrité publique et de l’alimentation en potable, puis à la préservation de la vie aquatique et du libre écoulement des eaux »

Les textes prévoient de limiter les impacts, et c’est le contraire qui se produit ! Le constat est si flagrant que l’observatoire, le montre ; davantage de rivières asséchées en 2010, et davantage de prélèvements pour l’irrigation.

Le projet d’arrêté présenté ce jour aux acteurs de l’eau est censé contenir les excès, mais il ne relève pas de manière significative les seuils d’arrêt des prélèvements qui seuls permettraient une réduction sensible des linéaires de cours d’eau asséchés, …et une préservation des nappes et des milieux aquatiques qui les accompagnent.

En l’état, 2011 verrait encore 50 % de rivières asséchées, et il faudrait encore trouver des solutions de secours pour certaines ressources d’eau potable ! Nous ne voyons donc pas d’utilité à accompagner un dispositif en contradiction avec le Code de l’Environnement et incapable de faire progresser la gestion de l’eau !

Angoulême, le 21 février 2011


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | Espace privé | visites : 872756

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site POSITIONS DE L’ASSOCIATION  Suivre la vie du site Communiqués de presse   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.29 + AHUNTSIC

Creative Commons License