Photos du mois d’Août 2019

jeudi 8 août 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Polypore du frêne (Perenniporia fraxinea) : en imposante console sur son espèce de prédilection, un vieux frêne en bord de rivière. La surface est bosselée, noirâtre. C’est un Polypore, un champignon lignicole de l’ordre des Aphyllophorales, "qui ne possède pas de lames". Sa partie fertile, l’hyménium, présente de multiples pores et se développe à la marge, en bourrelets de couleur crème à l’aspect finement velouté. Un champignon parasite qui connaît là un regain de croissance, englobant à l’occasion tiges et feuilles d’une ronce voisine. Réjane Pâquereau.

Cirse commun (Cirsium vulgare) ou Cirse à feuilles lancéolées : une bisannuelle de la famille des Astéracées, commune en terrain découvert, friches, prairies pâturées. La plante est piquante, le bouquet pas facile mais le ballet est garanti. Repérer une population de Cirses au bord du chemin, c’est s’assurer un regard sur la petite faune plus ou moins ailée du coin, de l’Abeille solitaire ou domestique, aux Bourdons, Diptères, Papillons de jour, de nuit… jusqu’aux Araignées opportunistes. Ce jour-là, c’était la frénésie de 2 ou 3 Mégachiles qui assurait le spectacle, trompe dans le nectar et brosse ventrale déjà jaune de pollen. Le nectar, sécrété au fond des fleurons dont le tube étroit mesure de 16 à 18 mm de long, n’est accessible qu’aux insectes pourvus d’une longue trompe, notamment aux Abeilles, aux Bourdons et aux Papillons comme les Nacrés ou les Vanesses qui comptent parmi les butineurs les plus assidus du Cirse commun. Sans oublier tous ces coléoptères floricoles, Leptures fauve, brun, tacheté, porte-coeur comme celui-ci et ce croqueur de pièces florales qu’est le Drap mortuaire (Oxythyrea funesta) agglutiné parfois en nombre sur le même capitule. Réjane Pâquereau.

Bugrane fétide (Ononis natrix) : une vivace velue, visqueuse, adepte des lieux pierreux et des friches sèches plutôt calcaires. La plante, ligneuse à la base, forme de petites touffes basses et denses, en coussins. Qu’elle soit qualifiée de fétide, de gluante ou même de puante, cette Bugrane n’en a pas moins des fleurs d’un jaune d’or éclatant, de grandes fleurs striées de pourpre, de type papilionacé, en grappes serrées et feuillées. Mellifère ? En tout cas activement visitée par les Bourdons (B. terrestris ou autre) à la recherche de nectar. Au sortir de la fleur, l’insecte brosse consciencieusement son corps, ramenant les fines particules de pollen sur les corbeilles situées sur la face externe du tibia de la 3e paire de pattes, d’où ces "pelotes" visibles pour cette ouvrière. Un va-et-vient incessant d’une touffe de Bugrane à une autre en cette fin d’après-midi. Pendant ce temps, les fleurs d’un rose tendre de la Petite centaurée commune (Centaurium erythraea) restaient orphelines de tout visiteur. Seule une Caragouille (Cernuella sp.) avait tenté l’escalade et s’était blottie là entre les corolles. Réjane Pâquereau.

Inule de Suisse (Inula helvetica) Weber : cette plante, à odeur camphrée au froissement des feuilles, haute de 40 à 60 cm, croît en colonies dans les lieux humides tels que les bords herbacés des rivières, les roselières et les bas-marais. Sa tige pubescente et ramifiée porte des feuilles lancéolées, denticulées ou entières, tomenteuses en dessous, à nervures non saillantes ; les inférieures sont pétiolées, les supérieures sessiles à base atténuée. Les nombreux capitules (2-3 cm de diamètre) forment des inflorescences lâches et corymbiformes. Cette inule est, en Charente, très éloignée de ses stations du sud-est de la France. Dans le Jura, l’Alsace et la Charente, elle est considérée comme rare. Cette belle Astéracée, protégée régionalement, est présente en quelques stations sur les bords de la Couture, au nord- ouest de notre département. L’eutrophisation des eaux due à l’emploi des pesticides, et l’embroussaillement de son habitat sont de réelles menaces pour cette espèce classée dans la catégorie « En danger critique d’extinction » sur la Liste rouge des espèces menacées en Nouvelle-Aquitaine de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature). Albert & Monique BRUN.

Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttata) (Linné) Foureau  : cette plante velue, de 5 à 40 cm de haut, est composée d’une rosette de feuilles basales généralement présente à la floraison et d’une tige dressée, ramifiée. Les feuilles sont entières, oblongues et non pétiolées ; les supérieures sont alternes et les inférieures opposées. Les cinq pétales des fleurs sont égaux, jaunes et tachés de brun violacé à la base. Les cinq sépales, de taille très inégale, forment le calice très pubescent. Cette Cistacée, dont la floraison s’étale de mai à août, croît sur les sols sablonneux et siliceux en association avec la Spargoute printanière, la Téesdalie à tige nue, la Petite Oseille, la Jasione des montagnes et l’Agrostide commune, entre-autres. En Charente, cette espèce est présente au sud du département et dans le Confolentais sur les pelouses calcifuges. Albert & Monique BRUN. 21 05 2019 Brive

Aigremoine eupatoire ou Eupatoire à feuilles de chanvre ou Thé des bois ou Grimoine en poitevin saintongeais (Agrimonia eupatoria) : cette Rosacée est une vivace qui dresse ses grappes (30 à 60cm de hauteur) dans les prairies sèches, les taillis, les bords de route et de chemins en été. Elle doit peut-être son nom à son affection pour les friches, agrios étant le « sauvage » en grec et monias le « solitaire ». l’Aigremoine eupatoire reste une médicinale indétrônable des manuels de médecine populaire et de phytothérapie. On lui prête des qualités astringentes, cicatrisantes, antidiarrhéiques, antidiabétiques… Aujourd’hui encore, les sommités fleuries de l’Aigremoine eupatoire sont inscrites à très officielle « liste A de la pharmacopée française ». Elle est également utilisée à des fins tinctoriales pour donner aux laines ou au coton une couleur d’or dite « nankin », quelque part entre l’abricot et le chamois : un doré tout à fait royal. Source : http://www.sauvagesdupoitou.com. Didier WOLF.

Chlore perfoliée (Blackstonia perfoliata) : est une plante herbacée annuelle de 20 à 80 cm de haut, de la famille des Gentianacées, aussi appelée Chlore perfoliée, Chlorette. C’est une plante érigée, d’un vert-gris pâle, aux feuilles presque triangulaires, les supérieures opposées soudées d’où le qualificatif perfoliée (la tige donne l’impression de passer à travers des feuilles). Les fleurs jaunes ont de 6 à 10 pétales, elles sont disposées en cyme. Elle fleurit de mai à septembre. Didier WOLF.

Utriculaire citrine (Utricularia australis) R.Br. : Famille : Lentibulariacées. Cette plante vivace croît dans les eaux dormantes des bords d’étangs, des fossés et des mares. Ses feuilles immergées sont alternes et découpées en segments linéaires, portant les utricules. Ceux-ci sont des organes en forme d’outre, ouverts par un clapet et fonctionnant comme des pièges pour de très petites proies. Captées dans l’eau et digérées, celles-ci permettent de compenser la pauvreté en nutriments des eaux. Ses fleurs d’un jaune vif, émergées, sont portées par des pédicelles rouge pâle ; la corolle de 15-18 mm, est divisée en deux lèvres entières ou faiblement dentées ; la supérieure redressée, l’inférieure, aux stries orangées, plane, étalée et munie d’un palais saillant fermant plus ou moins la gorge. L’éperon conique est égal à la moitié de la corolle. Elle se reproduit soit par ses graines soit par ses turions (ou hibernacles). Les principales menaces qui pèsent sur cette espèce comme pour un bon nombre composant les herbiers aquatiques sont la dégradation de la qualité des eaux par eutrophisation, l’atterrissement naturel ou artificiel de leur milieu et l’envahissement par les espèces végétales et animales introduites. Albert & Monique BRUN.

Nénuphar jaune (Nuphar lutea) : appelé encore aillout d’eau ou plateau, présente 3 types de feuilles bien adaptée à son milieu : Des feuilles immergées, de texture fine et chiffonnée, vert clair, elles font penser davantage à une feuille de laitue et nagent entre 2 eaux. Elles ne sont pas très solides, car maintenues par la masse d’eau. Ce sont les premières feuilles. Des feuilles flottantes, magnifiques et énormes, en forme de cœur, de 30 cm de large : leur long pédoncule triangulaire les fait affleurer à la surface de l’eau, comme un plateau. Leur texture est plus épaisse, leur couleur vert foncée. Elles peuvent s’étaler sur 3 à 4 m. Des feuilles émergées, plus épaisses et un peu plus petites s’élèvent au-dessus de l’eau. Après avoir utilisé la surface disponible de l’eau, si la hauteur d’eau n’est pas trop profonde, le nénuphar produit ce troisième type de feuilles, créant ainsi de nombreuses cachettes pour les insectes et les batraciens. Le fond d’un étang est plutôt anoxique (dépourvu d’oxygène), les pétioles contiennent des tubes aérifères pour apporter l’oxygène au fond de l’eau. Ils peuvent atteindre jusque 5 m de long. Les feuilles émergent d’un épais rhizome. Cette tige aquatique croit au niveau de la vase et enfouit ses racines dans la vase. Le rhizome peut atteindre 2 m de long et se ramifie. La fleur s’épanouit le matin et se referme le soir, durant 5 jours. Portées quelques centimètre au-dessus de l’eau, c’est une corolle en coupe sphérique à 5 pétales jaunes et épais. Elle mesure 3 à 5 cm. Son parfum léger de pomme, attire les insectes qui la pollinisent. Le fruit vert en forme de bouteille, lâche à maturité des graines dispersées par l’eau. Le rhizome de nénuphar jaune est consommable, bouilli, comme féculent. Sa chair est légèrement amère. On peut faire aussi une farine avec ses graines séchées. Nuphar lutea est utilisée en homéopathie. Didier WOLF.

Plantain d’eau (Alisma gramineum) : La plante aquatique indique, par son épithète spécifique, une allure de graminée. Le plantain d’eau commun est une plante immergée à sa base, mais la floraison est aérienne. Cette vivace des lieux humides, d’origine européenne, actuellement très largement répandue à la surface du globe capable de vivre de façon permanente sous forme immergée, très polymorphe selon les conditions de culture et les saisons, se rencontre dans les tourbières, petits ruisseaux et fossés à fond de vase en compagnie des genres Typha, Sparganium, Sagittaria et d’autres espèces du genre Alisma, dans des eaux pas trop chaudes. Le rare plantain d’eau tolère l’immersion permanente, et par conséquent, finit par bien s’adapter à la vie aquatique. Il se présente sous la forme d’un rhizome bulbiforme sur lequel se développent des feuilles lancéolées (culture émergée) ou rubanées (sous l’eau en immergée) de 20 à 100 cm de long sur 1 cm de large en culture immergée. Alisma gramineum dégage cependant une odeur caractéristique qui évite cependant toute confusion. L’inflorescence est plusieurs fois verticillée au sommet d’une tige dépassant la surface de l’eau. Didier WOLF.

Renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis) : est une plante herbacée vivace oxygénante à minces tiges submergées, ramifiées, de la famille des Renonculacées. Elle forme de beaux tapis assez denses de petites fleurs solitaires, blanches, à étamines jaunes, à 5 pétales, à la surface des eaux stagnantes ou courantes qui apparaissent l’été à quelques centimètres au dessus de l’eau et fleurissent d’avril à juillet. Cette vivace aquatique a deux types de feuilles : celles flottantes à la surface de l’eau sont pleines et rondes, les feuilles sous l’eau sont filiformes. Installée à une profondeur dans l’eau de -5 à -60cm, elle est très rustique et vigoureuse une fois installée. Les feuilles flottantes sont lobées et arrondies. Les feuilles immergées et oxygénantes ressemblent à de très minces rubans mais n’apparaissent qu’à partir de 60 cm de profondeur. La renoncule aquatique se place entre 20 et 100 cm de profondeur. Elle sert de refuge à la faune. Didier WOLF.

Compagnon blanc (Silene latifolia) : appelé également Lychnis à grosses graines, Silène à larges feuilles, Silène blanc, Silène des prés…, est une plante herbacée annuelle, bisannuelle ou vivace à courte durée de vie, selon le cycle de germination de la graine, la première année, la plante pouvant se contenter d’une rosette de feuilles. La seconde année peut atteindre ± 70 cm de hauteur et présenter des tiges velues portant des feuilles caulinaires opposées, sans pétiole, à limbe lancéolé, pointues et poilues. Les feuilles basses sont longuement pétiolées. De juin à août la plante porte des fleurs à 5 pétales dentés de ± 3 cm, avec un calice ventru de ± 2 cm de profondeur. La plante étant dioïque, les fleurs mâles et femelles ne sont pas sur le même pied, les 10 grandes étamines dressées étant l’apanage des mâles, les femelles présentant 5 styles courbés. Le fruit est une capsule à 10 dents, ovoïde, brunâtre. La racine est pivotante ligneuse. Se rencontre sur les bords de chemin, les environnements habités, ou quelques friches, de préférence sur sol calcaire, humide ou sec. La pollinisation est à la charge des papillons de nuit, car c’est en fin de journée et la nuit tombée que les fleurs sont le plus chargées en parfum et en nectar. Les Silènes doivent leur nom au calice renflé qu’ils présentent, à l’image du ventre ou des récipients qu’utilisait le dieu grec de la vinification et de l’ivresse, Seilênos, père adoptif de Dionysos. De seiô, aller et venir, et iênos, cuve à vin. Didier WOLF.

Vipérine (Echium vulgare) : est une plante poussant dans les prairies herbeuses, les steppes et sur les collines rocheuses d’Europe et du Bassin méditerranéen. Cette plante bisannuelle buissonnante au port érigé fait partie de la famille des Borraginacées. Elle est reconnaissable à ses tiges et son feuillage velu. Les feuilles à la base de la plante sont pétiolées, ovales et lancéolées alors que les supérieures sont sessiles et étroites, présentant une seule nervure saillante. En juin apparaissent des cymes de 15 à 30 cm de longueur composés de fleurs en cloches évasées allant du rose à l’état de bouton à un bleu très vif une fois bien développées. L’inflorescence forme un épis avec 5 étamines inégales très saillantes, à filets rouges et anthères jaunes, magnifiques. C’est une plante mellifère très appréciée par les abeilles et les bourdons ainsi que les papillons. Un hectare de vipérine fournirait autour de 400 kg d’un miel de haute qualité. La vipérine, contrairement à une croyance populaire bien ancrée, n’attire nullement les vipères. Son nom lui vient de ses étamines qui dépassent la corolle et rappellent la langue bifide des serpents. Didier WOLF.

Membracide bison ou Cicadelle bison (Stictocephala bisonia) : de forme curieuse, ce petit insecte sauteur à la silhouette trapue, "en casque", est bien caractérisé par sa couleur vert vif et ses ponctuations (sticto) plus claires sur la tête (cephala) et le pronotum. C’est un Membracidé proche des Cigales introduit des Etats-Unis, observé en France vers 1920 et aujourd’hui répandu partout, parfois abondant dans les zones vertes, un peu humides. C’est un suceur de sève qui se nourrit sur les plantes herbacées, produisant un miellat dont les fourmis sont gourmandes. Les femelles pondent sous l’écorce tendre des jeunes rameaux. Les oeufs éclosent au printemps et les larves grandissent par mues successives sans passer par le stade chrysalide. Des larves étranges, dépourvues d’ailes et le dos hérissé d’un éventail d’appendices épineux. Elles quittent les arbres pour la strate herbacée et en un mois, elles deviennent adultes. Des "petits diables" verts capables d’effectuer des sauts brusques, comme catapultés, pour échapper aux prédateurs. Camouflage et dispersion assurés. Réjane Pâquereau.

Petit Taon aveuglant (Chrysops caecutiens) : de la taille d’une grosse mouche, les ailes enfumées marquées de grandes taches claires, de superbes yeux verts mais des femelles mordeuses jusqu’au sang ! Ce petit taon vit en biotope humide. Le mâle se nourrit de nectar, seule la femelle est hématophage (pour le développement de ses oeufs). Elles mord ses victimes - boeufs, chevaux, cerfs… - surtout autour des yeux, d’où son nom de Petit Taon aveuglant, la douleur altérant provisoirement leur vision, d’autant que la morsure fait apparaître une goutte de sang qui attire d’autres mouches. En latin, caecus = aveugle. L’insecte vole sans bruit, à grande vitesse mais surtout est très, très tenace et poursuit sa proie jusqu’à ce qu’elle quitte l’endroit. Chaleur, transpiration, les taons aiment les peaux mouillées et en ces jours de canicule, les sorties sous les ombrages ont favorisé les rencontres. Les taons du genre Chrysops (= yeux d’or en grec), ce sont plusieurs espèces proches, à pattes noires pour celle-ci, mais avec pour tous de si beaux yeux verts ! Réjane Pâquereau.

Volucelle transparente (Volucella pellucens) (Linnaeus) : ce diptère, appartenant à la famille des Syrphidés, est une grosse mouche trapue, longue de 12 à 16 mm, noire en grande partie sauf un écusson brun roussâtre (le scutellum nettement frangé de poils noirs) et le 2 ème segment de l’abdomen d’une couleur blanche transparente, origine du nom vernaculaire. Au repos, ce diptère relativement gros et imposant, immobilise ses ailes en triangle. Celles-ci sont transparentes, avec une tache fumée. Les mâles et femelles de la Volucelle transparente se distinguent assez facilement (du moins au repos), le mâle a les yeux jointifs sur le sommet de la tête, ceux de la femelle sont nettement écartés. La femelle dépose ses œufs sous ou près des nids souterrains de guêpes et de bourdons. À l’éclosion, la larve se développe en parasite au côté d’une larve de guêpe. Elle passera l’hiver dans la terre pour se métamorphoser au printemps. Commun dans toute l’Europe, mais rarement abondant, on trouve ce gros syrphe sur tous sites fleuris où il visite assidument les fleurs à la recherche de nectar près des endroits boisés et abrités. Les adultes sont visibles sur les ronces, les Cirses (chardons), les Eupatoires, les Composées et autres Ombellifères . Les adultes volent du mois de mai au mois de septembre (octobre). Sources : Description de : http://champignon.champyves.free.fr… Albert & Monique BRUN.

Grand bombyle (Bombylius major) : De la famille des mouches, le bombyle utilise sa longue queue proéminente pour butiner les fleurs. Comme beaucoup de syrphes il effectue des vols stationnaires en émettant un léger vrombissement. C’est une espèce aisément visible de mars à juin sur une aire de répartition très étendue. Danièle RAINAUD.

Moro-sphynx (Macroglossum stellatarum) : Papillon d’un famille de nocturne, il a des mœurs de diurnes. Il est rare de voir cet étonnant papillon posé. Il butine les fleurs grâce à sa très longue trompe et en restant en vol stationnaire. Commun partout le moro-sphinx apprécie les endroits ensoleillés et les jardins. Danièle RAINAUD.

Sphinx gazé (Hemaris fuciformis) : diurne, bordure des ailes et bandeau abdominal teintés de rouge, ce petit Sphinx coloré visite activement les fleurs en plein soleil avec une préférence pour les inflorescences bleues ou violettes, comme ici pour ces hampes de Salicaire. Une ou deux pattes posées sur la fleur de manière à se stabiliser, c’est un virtuose du vol stationnaire. Sa longue trompe va récolter le nectar au fond des corolles et pour alimenter en sucres ses muscles puissants, il passe une bonne partie de la journée à rechercher des fleurs mellifères. A la fraîche par exemple, posé sur un support, si on le voit faire vibrer ses ailes comme un moteur au ralenti, c’est qu’il a besoin de "chauffer" ses muscles pour augmenter l’amplitude de ses battements d’ailes et s’envoler vers d’autres horizons. Moins commun que le Moro-Sphinx, présent dans la région sans être abondant, sa rencontre tient du petit bonheur. Réjane Pâquereau.

Sphinx de l’Epilobe (Proserpinus proserpina) : un autre Sphingidé rencontré ce printemps : vert olivâtre, avec une bande transversale plus sombre et des ailes au bord externe fortement festonné. Le papillon se tenait strictement immobile sur une tige d’Epilobe et vérification faite, il était bien vivant. Peut-être seulement endormi en attendant le crépuscule pour s’envoler. Une présence surprenante en toute bordure du chemin de terre dont un gyrobroyeur venait juste de "dégager" la végétation. Sa chenille vit principalement sur les Epilobes, plantes des milieux humides, des bords de fossés comme ici. L’adulte vole de fin mai à juin, surtout à l’aube et au crépuscule et c’est peut-être pourquoi il échappe à nos regards. L’espèce est localisée en Poitou-Charentes et bénéficie actuellement du statut d’espèce protégée au niveau national. Malheureusement, comme ce n’est pas le cas pour ses milieux spécifiques, espérons qu’il lui reste toujours quelques Epilobes pour nourrir ses chenilles. Réjane Pâquereau.

Zygène de la coronille (Zygaena ephialtes) : ce petit papillon de nuit pouvant atteindre 4 cm d’envergure est très actif dans la journée. Ses ailes sont bleu marine avec 5 ou 6 taches rouges aux variations plus ou moins prononcées. Il possède un anneau abdominal rouge et des antennes en pointe. Sa chenille est jaune avec des lignes de points et de traits noirs ainsi que de nombreuses touffes de soie. Elle se développe sur les Trèfles, les Coronilles, les lotiers et autres fabacées. Comme toutes les zygènes, ce papillon est protégé par ses toxines. Didier WOLF.

Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae) : cet Hétérocère vole le jour par temps ensoleillé comme les papillons « de jour » ou Rhopalocères. Elles possèdent des taches rouges sur un fond noirâtre pour les ailes antérieures. Les ailes postérieures sont rouges, bordée d’un liseré noir. Ce fond peut apparaître avec des teintes bleutées ou vertes selon l’orientation des rayons lumineux. Cette livrée caractéristique ,dite aposématique, est un avertissement aux prédateurs (oiseaux) car l’hémolymphe de ces insectes contient des cyanoglucosides toxiques. En effet les chenilles synthétisent et stockent ces substances qu’elles prélèvent dans les Fabacées qu’elles consomment : lotiers, coronilles…Si les oiseaux ne les consomment pas, elles peuvent quand même être capturées par des araignées. Les chenilles peuvent aussi être parasitées par des hyménoptères. La détermination des différentes espèces n’est pas toujours immédiate car leur ressemblance (taches rouges sur fond noir) est élevée. Didier WOLF.

Hespérie du dactyle (Thymelicus lineola) : mésophile, l’Hespérie du Dactyle peut se rencontrer un peu partout, en divers lieux où l’Homme laisse des espaces naturels ouverts : prairies maigres, friches, zones inondables, lisières forestières, bords de routes ; mais aussi dans les endroits où les pratiques agricoles sont demeurées traditionnelles : prairies soumises à la fauche fin juin et au regain en septembre, pâturage extensif. Elle vole souvent en compagnie de(Thymelicus sylvestris). Elle affectionne particulièrement les fleurs de Centaurées et de Scabieuses. Les femelles des deux espèces descendent à reculons le long des chaumes et des gaines foliaires de différentes Poacées (notamment celles du Brome dressé) pour pondre à leur base. Chez (Thymelicus lineola), la face supérieure des ailes, fauve orangé, est ourlée d’une bordure externe assez large, noire, qui diffuse vers l’intérieur, irradiant légèrement le long des nervures. Le mâle porte une strie androconiale brève et fi ne, assez floue, sombre, légèrement dédoublée à sa base. Chez le mâle comme chez la femelle, le dessous des massues antennaires est brusquement teinté de noir à l’apex. Didier WOLF.

Azuré commun (Polyommatus icarus) : Polyommatus = aux nombreux yeux (allusion aux taches sur les ailes) et icarus = de Icare. Ce lycène ou argus bleu, est un lépidoptère de la famille des Lycénidés. Il mesure entre 25 et 30 mm d’envergure, les sexes sont différents. Le mâle a le dessus des ailes bleu violet clair, elles sont unies avec une fine ligne noire sur tout le bord des ailes et une frange totalement blanche. La femelle est brune avec des reflets bleus et une rangée de tâches oranges au bord des 2 paires d’ailes. La face inférieure des ailes est grisâtre avec une rangée de tâches oranges le long du bord et des points noirs cerclés de blanc. Il a de grandes capacités d’adaptation à différents milieux. On le trouve dans des milieux ouverts ou semi-ombragés, c’est un habitué des terrains calcaires chauds et secs : carrières, pelouses calcaricoles, steppes, mais aussi des prairies fleuries et des friches. Vole de fin mars à novembre, en 2 à 3 générations par an en Europe du Sud et une seule dans le Nord. Didier WOLF.

Azuré de la faucille ou Azuré frêle ou Argus rase-queue (Cupido alcetas) : ce lépidoptère de la famille des Lycaenidés est un petit papillon qui présente un dimorphisme sexuel. Le mâle a la face supérieure des ailes bleu violet vif à marge sombre étroite. La femelle est noire ou brun sombre. Ils possèdent une courte queue. La face inférieure des ailes postérieures possède près de la queue un point noir suivi d’une lunule grise suivie d’une très petite tache orange près de la queue qui peut manquer. La face inférieure de l’aile antérieure ne possède pas de point cellulaire. Il fréquente les lisières et les clairières forestières, habituellement près de cours d’eau et de lacs de plaine, jusqu’à 1500m. vole en 3 générations entre avril et octobre. En France, il est présent dans la moitié sud du pays et absent de certaines région de centre. Didier WOLF.

Azuré des coronilles (Plebejus argyrognomon) : ce lépidoptère de la famille des Lycaenidés est un petit papillon qui présente un dimorphisme sexuel. C’est une espèce méso-xérophile et calcaricole, inféodée à la Coronille bigarrée (Securigera varia), sur laquelle les femelles déposent leurs œufs. Il fréquente les coteaux calcaires secs et buissonneux, non loin des lisières, mais aussi les chemins et les carrières en voie d’envahissement par les ronces et les prunelliers. Comme c’est le cas pour les larves des autres Plebejus, les fourmis visitent les chenilles pour se nourrir de leur miellat. C’est le plus grand et le plus répandu des Plebejus. Les imagos mâles se caractérisent par leur dessus bleu brillant assez clair, souligné d’un très fin liseré noir. Les ailes des femelles, brunes, sont toujours suffusées de bleu à la base, luisant parfois d’un bleu céleste qui envahit toute l’aile. De grandes lunules orangées et ponctuées ornent leurs ailes postérieures. Le revers est très clair : blanc bleuâtre chez le mâle et gris brunâtre chez la femelle. L’ornementation est conforme à celle des autres Plebejus, avec toutefois de larges bandes orange vif, surmontées d’une rangée d’arcs noirs doucement incurvés aux ailes postérieures. Espèce bivoltine, volant en deux générations bien distinctes et fournies : fin mai-juin, puis de fin juillet jusqu’en septembre, voire octobre. Didier WOLF.

Grand nègre des bois (Minois dryas) : est une espèce méso-thermophile, localisée, qui régresse de plus en plus dans ses stations en plaine, surtout dans les forêts alluvionnaires claires à Molinie. Il se maintient assez bien sur les coteaux calcaires semi-boisés ou en voie de fermeture et parsemés de nombreux buissons qui apportent de la fraîcheur. Fréquente les ourlets à grandes graminées et les prairies ensoleillées, où poussent ses plantes nectarifères favorites, diverses Scabieuses et l’Origan vulgaire (Origanum vulgare) ; sa chenille se nourrit de diverses Poacées (Bromes Molinie…). Il dépasse rarement 800 m d’altitude, et s’élève exceptionnellement jusqu’à 1 000 m en de rares endroits bien exposés. Espèce univoltine, volant surtout de la fin juillet à la mi-août. Didier WOLF.

Vulcain (Vanessa atalanta) : ce Nymphalidé est un papillon diurne de taille moyenne, d’une envergure de 60 mm, caractérisé par des ailes noires à marron foncées frappées d’un demi-cercle rouge orangé centré sur le corps, délimitant le bout des ailes antérieures ornées de taches blanches et s’inscrivant sur le bout des ailes postérieures où une rangée de points noirs orne la bande rouge. La face ventrale est un marbrage de couleurs brunes, sauf une bande orange sur les ailes antérieures. Le corps est allongé et couvert de poils bruns. Les antennes sont noires et blanches. Le mâle et la femelle sont identiques. Il fréquente les champs, les bordures de forêt, et autres endroits ensoleillés et ouverts. Il y a deux générations par année, et est visible presque pendant toute la période chaude de mai à septembre. Son vol est rapide et zigzagant. Il est habituellement actif assez tard dans la soirée. Il semble avoir une préférence pour les orties. Dans sa zone de répartition nord, il est migrateur. La migration à lieu au printemps et parfois à l’automne. Les Vulcains ne survivant pas à l’hiver dans la partie nord de leur aire de migration, la colonisation se renouvelle chaque année. Didier WOLF.

Gazé ou piéride de l’aubépine (Aporia crataegi) : Espèce ubiquiste, on le trouve dans les milieux ouverts, les orées forestières, les clairières également dans les vergers et les prairies bocagères. Les rosacées comme l’aubépine, le prunellier font partie de ses plantes hôtes. Autrefois commun en France, il semble en voie de disparition dans le Nord et de raréfaction de manière générale dans les régions de plaine. L’agriculture intensive combinée à l’utilisation des pesticides et l’arrachage des haies ne lui sont point favorable…. Danièle RAINAUD.

Agrion jouvencelle (Coenagrion puella) : de puella = jeune fille, les anglais l’ont baptisé « azure damselfly », la demoiselle bleu azur ». Ce Zygoptère de la famille des Coenagrionidés, porte des tâches post-oculaires (en arrière des yeux) arrondies et assez grandes. Les ptérostigmas, ces cellules colorées sur le bord avant des ailes, sont courts et bruns. Les agrions présentent généralement un dimorphisme sexuel important. Chez l’agrion jouvencelle, le mâle a l’abdomen bleu avec des dessins noirs, en particulier, sur le 2ème segment, une tâche noire en forme de U qui permet de déterminer l’espèce. Les segments 3 à 6 portent une tâche noire assez réduite à la base, les derniers segments ont plus de noir. La femelle a l’abdomen gris verdâtre, elle est un peu plus grande que le mâle. Cette espèce évolue à proximité d’eaux stagnantes (mares, étangs, marais) où vivent leurs larves aquatiques qui sont carnassières. Les adultes volent d’avril à début septembre. Didier WOLF.

Gomphe semblable (Gomphus simillimis) : est un Odonate anisoptère de taille moyenne, 45 à 50 mm. Les Gomphidés ont le corps jaune à verdâtre marqué de noir et tous ont les yeux séparés. Il est surtout reconnaissable à ses pattes noires à lignes jaunes et son abdomen dilaté en extrémité. Il fréquente les prairies, les friches ou les lisières proches de tous les types d’eaux courantes (rivières, fleuves lents, torrents de montagne). Les mâles matures patrouillent le long des rives et se perchent régulièrement sur la végétation riveraine, sur des branchettes ou des pierres de la berge pour attendre les femelles. La période de vol va de début mai à fin juin en France. Il est bien représenté en France dans le sud, l’ouest et le centre, et en expansion, mais encore sans doute menacé par l’atération de ses habitats. Il est classé Vulnérable sur la liste rouge européenne. Didier WOLF.

Libellule déprimée (Libellula depressa) : Libellula vient de Libella qui veut dire balance en latin, à cause de la position des ailes au repos, depressa = déprimée. Elle se nomme en anglais « broad-bodied chaser », le chasseur au corps large. Comme tous les Libellulidés, elle a des taches sombres triangulaires à la base de l’aile postérieure, mais elle a aussi une tache sombre allongée à la base de l’aile antérieure. L’abdomen est large et aplati. Il est bleu clair chez le mâle et brun chez la femelle. Les bords des tergites 3 à 9 sont jaunes. C’est l’une des libellules les plus communes. Le mâle de couleur bleu ciel défend avec énergie la pièce d’eau souvent de petite taille qui constitue son territoire. De son poste d’observation où il revient se poser, il chasse tous les intrus. Didier WOLF.


Portfolio

Polypore du frêne, 23_07_2019, Merpins, Réjane Pâquereau Cirse commun 1, 23_07_2019, Merpins, Réjane Pâquereau Cirse commun 2, 23_07_2019, Merpins, Réjane Pâquereau Cirse commun 3, 14_06_2019, Cravans, Réjane Pâquereau Bugrane fétide 1 , 15_07_2019, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane Pâquereau Bugrane fétide 2, 15_07_2019, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane Pâquereau Inule helvétique, 21_07_2019, Saint-Fraigne, Albert & Monique (...) Inule helvétique, 21_07_2019, Saint-Fraigne, Albert & Monique (...) Hélianthème à gouttes, 21_05_2019, Brive, Albert & Monique (...) Hélianthème à gouttes, 21_05_2019, Brive, Albert & Monique (...) Aigremoine eupatoire, 04_07_2019, Soyaux, Didier WOLF Aigremoine eupatoire, 04_07_2019, Soyaux, Didier WOLF Aigremoine eupatoire, 03_07_2019, Soyaux, Didier WOLF Chlore perfoliée, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Utriculaire citrine, 18_07_2019_07, Saint Mary, Albert & Monique (...) Utriculaire citrine, 18_07_2019_07, Saint Mary, Albert & Monique (...) Utriculaire citrine, 18_07_2019_07, Saint Mary, Albert & Monique (...) Utriculaire citrine partie immergée, 18_07_2019_07, Saint Mary, Albert & (...) Nénuphar jaune, 26_07_2019_07, Puyréaux, Didier WOLF Plantain d'eau, 04_07_2019_07_04, Soyaux, Didier WOLF Plantain d'eau, 04_07_2019_07_04, Soyaux, Didier WOLF Renoncule aquatique, 13_07_2019, Didier WOLF Compagnon blanc, 22_06_2019, Anais, Didier WOLF Vipérine, 30_06_2019, Puyréaux, Didier WOLF Cicadelle bison 1, 15_07_2019, St-Palais-du-Né, Réjane Pâquereau Cicadelle bison 2 larve, 25_07_2019, Chérac, Réjane Pâquereau Cicadelle bison 3 larve, 25_07_2019, Chérac, Réjane Pâquereau Petit Taon aveuglant, 04_07_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Volucelle transparente, 28_07_2019, Agris, Albert & Monique (...) Volucelle transparente, 28_07_2019, Agris, Albert & Monique (...) Volucelle transparente, 28_07_2019, Agris, Albert & Monique (...) Grand bombyle, 28_07_2019, Danièle RAINAUD Grand bombyle, 28_07_2019, Danièle RAINAUD Moro-sphynx_10_07_2019, Danièle RAINAUD Sphinx gazé 1, 06_07_2019, St-Cybardeaux, Réjane Pâquereau Sphinx gazé 2, 06_07_2019, St-Cybardeaux, Réjane Pâquereau Sphinx gazé 3, 06_07_2019, St-Cybardeaux, Réjane Pâquereau Sphinx de l'Epilobe, 08_06_2019, Marcillac-Lanville, Réjane (...) Zygène de la coronille, 23_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Zygène de la coronille, 23_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Zygène de la coronille, 23_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Zygène de la filipendule, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Zygène de la filipendule, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Zygène de la filipendule, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Hespérie du dactyle, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Hespérie du dactyle, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Azuré commun, 08_06_2019, Jauldes, Didier WOLF Azuré de la faucille, 26_07_2019, Jauldes, Didier WOLF Azuré de la faucille, 26_07_2019, Jauldes, Didier WOLF Azuré des coronilles, 14_07_2019, Jauldes, Didier WOLF Grand nègre des bois, 20_07_2019, Jauldes, Didier WOLF Vulcain, 15_06_2019, Jauldes, Didier WOLF Gazé, 18_06_2019, Danièle RAINAUD Agrion jouvencelle, 30_06_2019, Anais, Didier WOLF Gomphe semblable, 25_06_2019, Soyaux, Didier WOLF Gomphe semblable, 03_07_2019, Jauldes, Didier WOLF Libellule déprimée, 04_07_2019, Soyaux, Didier WOLF Libellule déprimée, 04_07_2019, Soyaux, Didier WOLF Petite centaurée, 15_07_2019, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane Pâquereau
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