Photos du mois d’Avril 2019

mercredi 3 avril 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Abeille mellifère (Apis mellifera) : A la sortie de l’hiver, les réserves s’épuisent dans les ruches et les 1ères floraisons sont les bienvenues. "Les pattes chargées de pollen et le jabot gorgé de nectar sucré", les ouvrières s’activent pour ramener de nouvelles provisions. Ce sont elles, les "abeilles d’hiver", plus fortes et plus velues que les "abeilles d’été" qui ont assuré l’hivernage de la colonie et vont élever le 1er couvain printanier. Serrées les unes contre les autres, formant une grappe qu’elles ont chauffé en faisant vibrer leur thorax, elles ont pu maintenir une température variant de 30° au coeur de la boule (pour la Reine et le couvain) à environ 10° à la périphérie. Au dessous de 7°, les abeilles entrent dans un état comateux, tombent de la grappe et finissent par mourir. Avec les températures qui remontent, si l’hivernage s’est bien passé, la grappe va petit à petit se disloquer et la Reine reprendre sa ponte. Apis mellifera, l’Abeille à miel, c’est la seule espèce qui permet de récolter du miel, une abeille présente partout dans le monde (sauf en Antarctique), diversifiée en 28 ou 30 sous-espèces. Parmi celles-ci, l’Abeille noire (A. mellifera mellifera), une sous-espèce locale, notre abeille endémique. Une abeille noire que des apiculteurs ont entrepris de "sauver" en proposant aussi le parrainage de ruches spécifiquement repeuplées (un Toit pour les abeilles). Une abeille parmi les abeilles, gardiennes de la biodiversité. Réjane Pâquereau.

Andrène fauve (Andrena fulva), une abeille au corps de Bourdon recouvert d’une épaisse toison rousse ou l’Andrène cendrée (Andrena cineraria), une autre petite abeille, noire avec deux bandes de soies claires de part et d’autre du thorax : Les Abeilles, ce sont 20 000 espèces dans le monde, environ 2000 en Europe et 1000 en France. Apis mellifera bien sûr, la plus connue, l’abeille à miel, mais aussi toutes les autres qui ne produisent pas de miel mais se nourrissent du nectar des fleurs. Parmi les genres européens, les Andrènes, le genre le plus diversifié, les Halictes, les Osmies ou encore les Xylocopes, les plus grosses et les Bourdons, un genre un peu à part. Un critère d’identification important : les cellules de l’aile antérieure, leur nombre, leur forme, leur disposition. Ces abeilles dites solitaires vivent pour la plupart en petites familles et sont confrontées à la nécessité de trouver des gîtes favorables pour nidifier. Les Andrènes par exemple nichent isolément au sol, dans un petit terrier creusé dans une bande de terre dénudée. Ces nids, souvent regroupés en "bourgades" sont repérables au petit dôme de terre qui les surmonte. Autre souci selon l’Observatoire des abeilles (créé en 2008), face à la diminution de la ressource, l’introduction parfois massive de ruches dans les zones-refuges, en milieu non-agricole, constituerait une menace supplémentaire, y compris pour la flore spécifique. Beaucoup ne butinent que certaines espèces de fleurs et c’est leur diversité qui se révèle être le garant de la richesse de la flore naturelle. Réjane Pâquereau.

Cicindèle champêtre (Cicindella campestris) : d’un beau vert métallique avec de petites taches blanc ivoire ou crème, ce petit coléoptère de la famille des Carabidés est un insecte-coureur qui s’envole comme une mouche devant nos pas et se repose rapidement, à courte distance. Les Cicindèles ont généralement des yeux imposants, très saillants, des pattes élancées et des mandibules très développées, recourbées comme des sabres. Ce sont des prédateurs "voraces" - l’une d’entre elles venait de capturer une fourmi - attrappant leur proie à la course sur le sol des terrains ouverts et ensoleillés. Leurs larves vivent à l’affût dans des terriers verticaux où elles attendent qu’une proie passe à leur portée. Les Cicindèles, plus abondantes et diversifiées dans les terrains sableux ou argilo-sableux sont considérées comme de bonnes indicatrices de la santé du sol. La Cicindèle champêtre, C. campestris campestris, est la plus commune en France, surtout dans le Midi. Une variante, C. campestris nigrita, se rencontre en Corse. Dans le région, d’autres espèces comme C. hybrida ou C. flexuosa sont plus localisées dans les sablières ou sur les terrains sablonneux du littoral. Réjane Pâquereau.

Drap mortuaire (Oxythyrea funesta) : Une petite Cétoine noire mouchetée de blanc, toute fraîche et encore bien poilue. Celle-ci ne se nourrit pas que de pollen mais dévore aussi bourgeons, étamines, pistils et parfois pétales des fleurs. Avec une préférence pour les fleurs de couleur claire, ici justement sur une fleur d’Hélianthème des Apennins. En cas de prolifération, sa gourmandise peut faire des ravages dans les jardins ou les vergers, faute de prédateurs depuis notamment la raréfaction de la Scolie hirsute, une guêpe qui la parasite. En vieillissant, cette Cétoine perd ses poils et certains points blancs s’estompent. Elle ressemble alors à la Cétoine hérissée (Tropinota hirta), présente aussi dans la région. Réjane Pâquereau.

Scille à deux feuilles (Scilla bifolia) L.  : Asparagacées (anciennement Liliacées). La Scille à deux feuilles ou étoile bleue est une plante bulbeuse n’excédant pas les 25 cm. La tige florifère, composée d’une grappe dressée de fleurs en étoiles bleues, parfois blanches, rarement roses, est entourée de deux feuilles lancéolées, glabres et obtuses. A la fin de la saison hivernale, cette espèce précoce nous gratifie de sa belle floraison en sous-bois frais, riches en humus, dans les ripisylves et les vallons humides, de mars à avril en formant de petites colonies. Elle est commune dans le centre et l’est de la France, jusqu’à 1 500 m d’altitude ; elle est absente de l’ouest et rare dans la région méditerranéenne. Elle est protégée dans plusieurs régions. Albert & Monique BRUN.

Isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides) (L.) E. Nardi. : Cette gracieuse plante vivace profite de la lumière en sous-bois avant la feuillaison des arbres pour épanouir ses petites fleurs blanches dès mars et jusqu’à la mi-avril. Cette élégante Renonculacée se compose de feuilles glabres 2 fois divisées, à folioles lobées, et de fleurs blanches groupées au sommet des tiges. Au printemps, dans les sous-bois frais et les vallons boisés, l’Isopyre faux-pigamon côtoie parfois les tapis d’anémones et peut passer inaperçu. Néanmoins, entre-autres critères, la couleur des feuilles et la disposition des fleurs (solitaires au sommet de la tige pour l’anémone et regroupées par 2 ou 3 pour l’Isopyre) permettent de les différencier. Cette belle plante vernale est peu commune en France (absente au nord et dans la région méditerranéenne) et, de fait, bénéficie d’une protection dans de nombreuses régions. Albert & Monique BRUN.

Corydale à bulbe plein (Corydalis solida) (L.) Clairv. : Cette plante découverte en 1753 par Linné fut nommée Fumeterre bulbeuse et classée dans la famille des Fumariacées ; en 1811, Joseph Philippe de Clairville la qualifiera de Corydale à bulbe plein. Selon la classification phylogénétique de 2009, elle appartient désormais à la famille des Papavéracées. La Corydale est une plante vivace à tubercule plein et résistant, à tige simple et à feuilles découpées en plusieurs segments, incisés-lobés. Les fleurs en grappes serrées sont composées de quatre pétales profondément soudés de couleur mauve ou rose, dont un est prolongé d’un éperon courbé et atténué au sommet. Les fruits sont en forme de gousses ressemblant à une silique ; le plus souvent, les fourmis se chargent de la dissémination. La floraison de cette gracieuse plante s’étale de mars à mai selon les régions. Les abeilles et les bourdons apprécient grandement cette ressource alimentaire après la disette hivernale. Cette plante vernale croît dans les bois, les haies et les prairies ombragées ou en hêtraies charmaies de basse et moyenne montagne. En France, elle est rare ou absente à l’Est, en Bretagne, dans le Sud-Ouest et en Corse et présente en montagne. Elle bénéficie d’une protection régionale en Aquitaine, Centre, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie. Albert & Monique BRUN.

Pissenlit (Taraxacum sp.) : Une seule tige élargie, difforme, pour 4 ou 5 jusqu’à 10 fleurs agglomérées. Selon la tératologie végétale qui vise à étudier les déformations anormales des plantes, pour ce pissenlit, il serait question de "fasciation", quand la tige se développe en faisceau suite à l’élargissement du point de croissance. Une anomalie amusante, une attaque parasitaire (virus ou bactérie) ou une mutation due à la présence de ce pissenlit au bord de la route ? Etonnant ! Réjane Pâquereau.

Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) : plante herbacée vivace de la famille des Liliacées. Cette fleur, aussi belle que peu abondante, ne subsiste que dans les pâtures inondables qui ne sont ni labourées ni amendées. La fritillaire pintade porte de nombreux noms : Bounet d’évêque, Cancane, Chaudron, Cloche, Clochette, Coccigrole, Coquelourde, Damier, Lanterne, Œuf de vanneau, Paloube, Pampalène, Papelote, Pisporète, Pompante, Porgronne, Pot-de-Canne, Prot, Talibourneau, Tulipe de Goudeba, Œuf de pintade, Gogane, Pintadine 1 ou encore Perrot en saintongeais. Source : Wikipedia. Fabrice CADILLON.

Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) : « Cette plante emblématique des prairies humides et inondables, des boisements alluviaux, considérée comme commune autrefois, est de nos jours en forte régression dans la majeure partie de son aire de répartition, en raison de la disparition de ses habitats. Néanmoins, en valorisant et en conservant ses habitats, en évitant de la cueillir, cette plante patrimoniale, inscrite sur le liste rouge de la flore menacée du Poitou-Charentes, peut et doit être préservée. » Source : La Fritillaire pintade, belle printanière Monique BRUN Bénévole à la section "Botanique". Danièle RAINAUD.

Cardamine des prés (Cardamine pratensis) : plante de la famille des choux (Bracicacées). Cette fleur est typique des zones humides. Son feuillage rappelle celui du Cresson des fontaines (Nasturtium officinale) mais elle est plus petite et ses fleurs ont une coloration blanche à lilas, pouvant même aller jusqu’au rose profond. C’est sur cette plante que se développent les chenilles d’un des papillons les plus symboliques du printemps : l’Aurore (Anthocharis cardamine). Fabrice CADILLON.

Aurore sur « une pulmonaire » : Le papillon Anthocharis cardamines dit « aurore » symbolise l’arrivée du printemps. La Cardamines des près plante hôte préférée de « l’aurore ». En général la femelle ne pond qu’un œuf par plante choisie et spécifiquement sur une jeune inflorescence. Danièle RAINAUD.

Aurore (Anthocharis cardamine) : Papillon printanier par excellence, émerge à partir de début mars et vole jusqu’à la mi-juillet en une seule génération annuelle. C’est un papillon des milieux ouverts. Sa biologie et le lien qu’il affiche avec la Cardamine des prés (Cardamine pratensis) l’obligent à fréquenter de manière assidue les prairies fraîches à humides et les fossés. Il se retrouve également en lisières forestières, sur les bords de chemin, et dans les zones bocagères où pousse l’Aliaire officinale (Allaria petiolata). Les plantes hôtes répertoriées pour cette espèce font partie de la famille des Brassicacées. Source : Papillons de jour Poitou-Charentes. Didier WOLF.

Piéride de la rave (Pieris rapae) et Piéride du navet (Pieris napi) constituent la majorité de ces "papillons blancs" qui émergent à la mi-mars et nous accompagneront jusqu’à la fin de l’été. Même taille, même type de vol ou presque, on ne les différencie bien que posés, ailes fermées. Saupoudrage gris sur le dessous de l’aile postérieure pour Pieris rapae, nervures très soulignées de gris pour Pieris napi. Dans la région, ils ne sont pas les seuls "blancs" du genre : il y a aussi Pieris brassicae, la Piéride du chou, un peu plus grande et Pieris mannii, la très rare Piéride de l’ibéride, une espèce d’affinité méridionale très proche de la Piéride de la rave. Leurs chenilles se développent sur les Brassicacées (ex-Crucifères), essentiellement sauvages pour la Piéride du navet, également cultivées pour les Piérides du chou et de la rave, trois espèces encore communes malgré des attaques sporadiques de petits insectes parasites ou de pesticides. Réjane Pâquereau.

Grande tortue (Nymphalis polychloros) : Hiverne à l’état imaginal, souvent dans des bâtiments désaffectés ou peu fréquentés, parfois en compagnie d’autres vanesses. Elle réapparaît aux beaux jours, à partir du mois de février. On peut alors l’observer jusqu’en novembre. Cette vanesse ne présente qu’une génération. Les adultes sont majoritairement observés au printemps, butinant les chatons de saule, et les premiers arbustes à fleurs. Les adultes se posent souvent sur les troncs des arbres ou au sol.Présente dans les quatre départements régionaux, elle montre un déclin significatif. Source : Papillons de jour Poitou-Charentes. Didier WOLF.

Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata) : une des trois espèces de "vraies" libellules (genre Libellula). Libellule commune et très répandue. On les observe souvent posées à l’affût sur des herbes sèches, d’où elles chassent leur nourriture. Comme pour toutes les autres espèces de libellules, les mâles sont très territoriaux et n’hésitent pas à chasser les autres mâles qui s’approchent trop près. Bien que la période de vol s’étire d’avril à septembre, il est assez rare d’en voir dès le tout début avril. Fabrice CADILLON.

Prunellier ou Epine noire (Prunus spinosa) : Sa floraison abondante se repère de loin en ce mois de mars. Des centaines de petites fleurs blanches à 5 pétales libres, 5 sépales et longues étamines typiques de beaucoup de Rosacées. Isolées ou par deux, elles sont si serrées sur de courts pédoncules qu’elles dissimulent les rameaux noirâtres et très épineux caractéristiques de l’espèce. Arbuste bas et touffu, avec une tendance à s’étaler en largeur, l’Epine noire se retrouve au 1er rang lors des réalignements de taillis et de lisières. C’est une pionnière de plein soleil, terriblement drageonnante et qui est capable de coloniser rapidement friches et pâtures abandonnées. Souvent dominante dans les haies vives, elle en fait des fourrés-refuges pour les fauvettes et les pies-grièches et accueille à l’occasion le Flambé, le Gazé ou la Laineuse du Prunellier. Ecorce fébrifuge, fleurs diurétiques et laxatives, feuilles dépuratives, prunelles comestibles à l’état blet, aussi utilisées pour préparer liqueur et eau-de-vie, sans oublier le Vin d’épines préparé à partir des jeunes pousses, toutes les parties de la plante ont donné lieu à divers usages thérapeutiques ou autres. Essentielle en ce début de printemps, la richesse en nectar et pollen de ses multiples fleurs offerte aux insectes butineurs. Réjane Pâquereau.

Pommier sauvage (Malus sylvestris) Mill. : Rosacées. Le Pommier sauvage appelé aussi boquettier est un arbre de 5 à 7 m de hauteur à rameaux étalés, épineux, portant des bourgeons velus, appliqués contre le rameau. Ses feuilles ovales-acuminées, finement dentées et alternes sont d’abord un peu velues, puis glabres à l’état adulte. Ses fleurs blanches à cinq pétales lavés de rose, de 3 à 4 cm de diamètre, s’épanouissent de mars à mai. Ses fruits, de 3 à 4 cm de diamètre, sont de petites pommes jaune-verdâtre à saveur acerbe. Le pommier sauvage se plaît surtout dans les forêts de feuillus jusqu’à une altitude de 1.500 mètres. On peut le rencontrer toutefois à la lisière des bois, dans les haies, et dans les forêts ripicoles. Le pommier sauvage peut être utilisé comme porte-greffe. En France, il est assez commun et disséminé mais reste rare notamment dans quelques départements de l’est et du sud-ouest. Sources : Flore descriptive et illustrée de la France par l’abbé H. Coste. Flore forestière française Rameau-Mansion-Dumé. Albert & Monique BRUN.

Orme champêtre (Ulmus minor) : est une espèce d’arbres à feuilles caduques de la famille des Ulmacées. Il est parfois appelé Ipréau, Orme cilié ou Yvet. La forme naturelle est un arbre élancé, haut de 35 m, au tronc droit et au houppier arrondi en dôme. Les plus vieux spécimens ont été décimés par l’épidémie de graphiose de l’orme (maladie hollandaise de l’orme). Mais à cause de la graphiose, on le encontre le plus souvent sous forme d’arbuste : des ormes tronçonnés à la base qui rejettent de souche, formant un arbuste aux multiples branches basales à la manière d’un noisetier. Les feuilles sont alternes, au limbe arrondi et finement denté, longues de 8 à10 cm. elle se différencie de l’aulne ou du noisetier par leur forme asymétrique côté pétiole. Les fleurs sont petites et assez insignifiantes. L’arbre est dioïque et produit des graines, de petites samares (appareil reproducteur). Source : www.aujardin.info, Didier WOLF.

Saule marsault (Salix caprea) : est un petit arbre souvent buissonnant à la cime globuleuse, il croît au bord des cours d’eau, dans les prairies humides et les gravières. Peu exigeant pour le sol et le climat, il préfère les terrains frais et humides. Sa croissance est rapide et il ne vit pas plus de 60 ans. Ses feuilles sont alternes, elliptiques ou ovales, elles sont ondulées sur les bords et se terminent par une pointe. En mars-avril, les fleurs illuminent l’arbre avant qu’il ne sorte ses feuilles. Les fleurs mâles sont groupées en gros chatons hérissés d’étamines jaune-or qui répandent une odeur de miel. Les femelles forment des chatons plus discrets, aux pistils verdâtres. Après fructification, ils deviennent des épis de capsules, fourreaux soyeux et argentés. Les graines qui s’en échappent sont disséminées par le vent. Son bois, très tendre, est très apprécié des chèvres d’où son nom latin “caprea“. Les jeunes rameaux sont utilisés en vannerie et pour confectionner des fascines (fagots de branchages) ou encore des cercles de tonneaux. Le pollen et le nectar de ses fleurs constituent une des premières nourritures des abeilles au sortir de l’hiver. Didier WOLF.

Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) : Oiseau remuant et assez peu farouche, le pouillot véloce est très commun en dehors de la campagne cultivée. Le pouillot véloce se nourrit d’insectes, d’araignées Il apprécie également les fruits. Son chant « tchif-tchaf » assez répétitif commence à résonner fin février début mars. C’est le premier que reconnaîtra l’observateur débutant. Danièle RAINAUD.

Effraie des clochers (Tyto alba) : est un rapace nocturne de taille moyenne (équivalente à celle d’un pigeon) au corps élancé prolongé de longues pattes et aux ailes larges et longues. L’aspect général du plumage apparaît assez clair. Les parties supérieures du corps sont jaune roussâtre avec des plumes marbrées de gris et de brun pâle ponctué de petites taches blanches à bout noir en forme de gouttelettes. Le dessous est entièrement blanc plus ou moins tacheté de brun foncé à la poitrine et aux flancs selon le sexe et l’âge des oiseaux. La grosse tête se caractérise par la présence d’un disque facial blanc argenté cerné de brun en forme de cœur, contrastant fortement avec les yeux noirs. Pratique un vol lent et souple souvent avec les pattes pendantes. Comme chez un grand nombre de rapaces nocturnes, le vol est particulièrement remarquable par son extrême silence (inaudible à plus de deux mètres) résultant de la structure duveteuse des plumes qui lui permet d’augmenter sa perception auditive. Espèce protégée (article 1er de l’arrêté modifié du 17/04/81), inscrite à l’Annexe II de la Convention de Berne, à l’Annexe II de la Convention de Washington et à l’Annexe C1 du règlement CEE/CITES. Didier WOLF.

Accenteur mouchet (Prunella modularis) : est plus petit que le Moineau et passe facilement inaperçu. Il a le dos brun rayé de marques noires, la tête et la poitrine sont gris plomb. La calotte est striée de brun-noir, les joues brunes et finement tachées de gris. Le dos et les ailes sont brun roussâtre et fortement striés de brun noir. Bec court fin et pointu. Oeil brun rouge. Pattes brun rouge, assez courtes et fines Le mâle et la femelle sont similaires. Il préfère les broussailles, buissons et arbustes (conifères) entrecoupés d’espaces dégagés. Est présent jusqu’au coeur des villes. Le chant est une courte phrase doucement sifflée, formée de tons simples, elle passe facilement inaperçue car n’a pas d’éléments très caractéristiques. Il ressemble au chant du Troglodyte mais en plus court, moins puissant et sans les trilles. La mélodie est simple mais néanmoins plus complexe que celle du Troglodyte ou du Pinson. L’oiseau est polygame. Didier WOLF.

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) : est un très joli passereau, souvent vu en groupes en hiver ou posé bien en évidence sur un perchoir exposé pendant la période nuptiale. Le mâle adulte en plumage nuptial a les parties supérieures châtain vif, mais le bas du dos et le croupion sont plus clairs, couleur sable ou teintés de rosâtre. Fréquente une grande variété d’habitats tels que plaines, broussailles ouvertes avec des ajoncs (Ulex), collines des avec arbres clairsemés, bois, clairières et lisières des forêts, bordures des champs cultivés, zones arbustives, plantations, vergers, parcs et grands jardins. Consomme principalement des graines, mais aussi des matières végétales telles que fruits et bourgeons. Elle capture quelques invertébrés, des insectes adultes et à l’état larvaire. Elle se nourrit habituellement sur le sol en sautillant, ainsi que dans la végétation basse. Contrairement à d’autres Fringillidés, elle ne se suspend pas la tête en bas. Est monogame et territoriale. Elle défend le site du nid et les alentours immédiats du nid. Les liens du couple ne durent que le temps d’une saison. Le mâle effectue des parades nuptiales. Il gonfle les plumes de la calotte et de la poitrine afin de mettre les taches rouges en évidence. Les ailes sont tombantes et la queue déployée, tandis qu’il se balance légèrement d’un côté à l’autre. Il sautille sur le sol autour de la femelle tout en chantant fortement. Didier WOLF.

Gorgebleue à miroir (appelée Gorgebleue à miroir blanc de Nantes) (Luscinia svecica) : est une sous-espèce endémique (en reproduction) de la façade atlantique française. Espèce migratrice, elle est caractéristique des milieux littoraux et rétro-littoraux et donne ainsi une bonne indication de l’état de gestion de ces territoires. Les polders et zones cultivés sont utilisés lors de la reproduction de la Gorgebleue et sont très liés aux éléments hydrauliques à niveau d’eau bas et au caractère saumâtre des polders. Se nourrit dans la végétation basse pour capturer des insectes. Au sol, elle retourne les feuilles et le sol pour exposer les petits invertébrés qui s’y cachent, attrape aussi des insectes au vol. Elle court sur le sol comme une souris et reste cachée, courant sous le couvert. Adopte souvent une attitude dressée et peut rester immobile pendant un moment. Pendant la parade nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant des vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses plumes rousses. Il garde sa partenaire contre les autres mâles, autour de la période du début de la ponte, reste à moins d’un mètre d’elle, et la suit si elle quitte le nid. L’accouplement a lieu sous le couvert de la végétation. Espèce inscrite à l’annexe I de la Directive oiseaux. Source LPO. Didier WOLF.

Busard des roseaux (Circus aeruginosus) : C’est le plus grand des busards. Il s’agit d’un rapace de taille moyenne qui possède de longues ailes et une grande queue. Aussi massif que la buse variable, il s’en distingue par une tête et un corps moins gros, ainsi que par des ailes un peu plus longues, moins larges, avec des bords parallèles. L’extrémité des ailes est plus arrondie que chez celle des autres busards et teintée de noir tandis que le dessous des ailes est beaucoup plus foncé. La tête et le haut de la poitrine sont crème à roussâtre avec de fines stries foncées longitudinales. Le corps brun roux porte également des stries. La femelle, bien plus foncée, apparaît comme un oiseau très sombre. Toutefois, la face intérieure des rémiges est plus pâle que le reste et la queue va du gris au brun roux clair. Niche surtout dans les grandes roselières, en bordure des lacs, des étangs et des grandes baies, mais peut se contenter de petits massifs de roseaux, voire de roselières linéaires le long de canaux ou de cours d’eau. Lorsque ces milieux font défaut, il peut nicher dans les landes plus ou moins humides, les plantations de jeunes arbres ou les plaines cultivées en céréales. Son régime alimentaire est très varié : rongeurs (petits campagnols essentiellement), petits oiseaux (souvent des jeunes mais parfois des râles ou des foulques adultes), amphibiens, lapereaux. La parade nuptiale est spectaculaire. Le mâle, qui effectue de longs vols en rotation autour de leur territoire, effectue des piqués vers sa compagne, dont certains en spirale, et des pirouettes. Le mâle simule alors des attaques tandis que la femelle se retourne sur le dos, les pattes tendues, comme s’il s’agissait d’une transmission de proies. Parmi les espèces mises en danger par les pratiques agricoles, les busards voient périr chaque année un grand nombre de leurs poussins dans les barres de coupe des moissonneuses-batteuses. En effet, l’envol des jeunes est souvent postérieur à la date des moissons ! Il est donc essentiel, pour protéger ces populations de busards, d’informer le monde agricole des dangers courus par cette espèce et de solliciter leur participation aux programmes de sauvegarde. Les busards, comme toutes les espèces de rapaces, sont protégés en France selon la loi du 10 juillet 1976 (arrêté d’application du 17 avril 1981). Source LPO. Didier WOLF.

Milan noir (Milvus migrans) : D’une taille intermédiaire entre la Buse variable (Buteo buteo) et le Milan royal (Milvus milvus), le Milan noir se caractérise par sa queue faiblement échancrée et sa coloration très sombre. Il ne paraît noir que lorsqu’on l’observe de loin, car son plumage est en fait, brun foncé uniforme sur le dessus du corps, avec une zone beige diffuse sur les primaires et brun-roux strié de noir dessous. Dans de bonnes conditions d’observation, une zone pâle se distingue sous l’aile. La tête est d’un blanc brunâtre strié de noir. Les jeunes ont le corps plus clair ; ce n’est qu’à deux ans qu’ils acquièrent totalement leur plumage d’adulte. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel apparent. Charognard, le Milan noir ramasse volontiers les poissons morts à la surface des eaux libres et ne dédaigne pas les déchets, mais il peut aussi capturer les vertébrés et les invertébrés d’un poids inférieur à 600 grammes. Dans les prairies exploitées au moment de la fauche, sa proie principale est alors le Campagnol des champs. Source LPO. Didier WOLF.

Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus) : Ressemble énormément à la Mouette rieuse (beaucoup plus commune). En période de reproduction, elle possède une tête noire, le contour de l’oeil blanc et le bec rouge. Elle ne se reproduit en France que depuis 1965 (Camargue). Cet oiseau est en fait originaire de la Mer Noire, mais depuis les années 1940, ses populations se sont déplacées vers l’ouest de l’Europe. Elle niche en colonie, sur des lagunes, dans des estuaires ou sur des îlots de marais côtiers. Souvent en compagnie de Mouettes rieuses et de Sternes pierregarin. Fait son nid au sol, dans une petite dépression qu’elle creuse, et qu’elle garnit de végétaux et de plumes. Elle se cantonne en avril sur les sites de nidification, et pond de fin mai à fin juin. Mâles et femelles sont identiques. Alarme bruyamment et parade face à face aux abords des nids, transports de végétaux, attaques de dissuasion à l’éclosion des jeunes. Cri “ yéah ”. Se nourrit d’une grande variété d’insectes qui représentent la majeure partie de son régime. Mais les poissons et les mollusques sont aussi appréciés. Source LPO. Didier WOLF.

Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) : est un oiseau de la famille des Laridés. Cet oiseau marin est facilement identifiable grâce au bord antérieur de la main blanc. En plumage nuptial : le dos et le dessus des ailes est gris clair, les primaires sont blanches avec les extrémités noires dessus et sombre dessous. La tête présente un capuchon brun – chocolat et un croissant blanc au niveau de l’œil. Le bec et les pattes sont rougeâtres. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. Se reproduit dans les eaux calmes, généralement peu profondes, les zones humides temporairement inondées avec végétation luxuriante. L’espèce fréquente ainsi les lacs, les lagunes, les deltas, les estuaires, les marécages, mais aussi les marais salants, les dunes côtières, les îles. Elle peut également utiliser des sites artificiels comme les étangs, les canaux, les dunes, les ilots. Est omnivore bien que son régime alimentaire soit composé quasi exclusivement de proies animales. Elle se nourrit ainsi d’insectes, de vers de terre, de têtards, de grenouilles, de mollusques, de poissons morts, de graines, de fruits et de plus en plus, localement, l’espèce se nourrit de déchets. On la retrouve ainsi sur les décharges sauvages ou les centres de stockages des déchets ultimes. Didier WOLF.


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Abeille mellifère, 08_03_2018, Gimeux, Réjane Pâquereau Abeille mellifère, 08_03_2018, Gimeux, Réjane Pâquereau Andrène fauve, 08_03_2019, Gimeux, Réjane Pâquereau Andrène cendrée, 20_03_2019, Douzat, Réjane Pâquereau Abeille solitaire, 08_03_2018, Gimeux, Réjane Pâquereau Bourdon terrestre, 08_06_2019, Gimeux, Réjane Pâquereau Cicindèle champêtre, 08_03_2019, Gimeux, Réjane Pâquereau Cicindèle champêtre, 08_03_2019, Gimeux, Réjane Pâquereau Drap mortuaire, 21_03_2019, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Scille à deux feuilles, 20_03_2019, Abzac, Albert & Monique (...) Scille à deux feuilles, 21_03_2019, Abzac, Albert & Monique (...) Scille à deux feuilles, 21_03_2019, Abzac, Albert & Monique (...) Scille à deux feuilles, 21_03_2019, Abzac, Albert & Monique (...) Isopyre faux pigamon_ 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique (...) Isopyre faux pigamon_ 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique (...) Corydale à bulbe plein, 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique (...) Corydale à bulbe plein, 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique (...) Pissenlit, 12_03_2019, Salignac-sur-Charente, Réjane Pâquereau Fritillaire pintade, 29_03_2019, Fabrice CADILLON Fritillaire pintade, 29_03_2019, Fabrice CADILLON Fritillaire pintade, 19_03_2019, Danièle RAINAUD Fritillaire pintade, 19_03_2019, Danièle RAINAUD Fritillaire pintade, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Fritillaire pintade, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Fritillaire pintade, 13_03_2019, Saint-Iryeix-sur-Charente, Didier (...) Cardamine des prés, 29_03_2019, Fabrice CADILLON Cardamine des prés, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Aurore, 31_03_2019, Danièle RAINAUD Aurore mâle, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Aurore femelle, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Piéride de la rave, 21_03_2019, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Piéride du navet, 21_03_2019, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Grande tortue, 28_03_2019, Cellefrouin, Didier WOLF Libellule à quatre tâches, 01_04_2019, Port des Callonges, Fabrice (...) Prunellier, 08_03_2019, Gimeux, Réjane Pâquereau Pommier sauvage, 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique BRUN Pommier sauvage, 08_03_2019, Rivières, Albert & Monique BRUN Orme champêtre, 29_03_2019, Vars, Didier WOLF Saule marsault, 22_03_2019, Didier WOLF Pouillot véloce, 03_02_2019, Danièle RAINAUD Effraie des clochers, 21_03_2019, Didier WOLF Effraie des clochers, 21_03_2019, Didier WOLF Accenteur mouchet, 23_03_2019, Didier WOLF Accenteur mouchet, 23_03_2019, Didier WOLF Linotte mélodieuse, 23_03_2019, Didier WOLF Gorgebleue à miroir blanc de Nantes, 23_03_2019, Didier WOLF Gorgebleue à miroir blanc de Nantes, 23_03_2019, Didier WOLF Gorgebleue à miroir blanc de Nantes, 23_03_2019, Didier WOLF Gorgebleue à miroir blanc de Nantes, 23_03_2019, Didier WOLF Busard des roseaux, 22_03_2019, Didier WOLF Milan noir, 24_03_2019, Soyaux, Didier WOLF Mouette mélanocéphale, 21_03_2019, Didier WOLF Mouette mélanocéphale, 21_03_2019, Didier WOLF Mouette mélanocéphale, 21_03_2019, Didier WOLF Mouette mélanocéphale, 21_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF Mouette rieuse, 22_03_2019, Didier WOLF
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