Photos du mois d’Octobre 2017

lundi 9 octobre 2017 par WOLF Didier (Bénévole)

Colchiques d’automne (Colchicum autumnale) : "Fleurissent, fleurissent… C’est la fin de l’été !" Créée en 1943 par Jacqueline Debatte et Francine Cockenpot à destination des camps de scoutisme, la ritournelle devient chanson populaire, maintes fois reprise et réinterprétée. Le Colchique d’automne ou Safran des prés est une plante herbacée vivace, à corme (tige renflée), hôte des prés frais à humides. Ses fleurs rose lilas, à 6 étamines, sortent directement de terre et s’épanouissent d’août à octobre. Ses larges feuilles lancéolées, vert vif, se développent elles au printemps, enserrant un gros fruit en forme de capsule renflée. Dénommée "Tue-loup" ou "Tue-chien" comme la Morelle noire, la plante contient un poison puissant : la colchicine, responsable de graves troubles digestifs, mortels à partir de 40 mg (1 graine = 4 mg). Sa dilution homéopathique permettrait toutefois de traiter les mêmes types de symptômes. Le Colchique tirerait son nom de l’antique Colchide, sur les rives orientales de la Mer Noire, patrie de "l’empoisonneuse" Médée, toutes les parties de la plante et particulièrement les graines étant extrêmement toxiques. Réjane Pâquereau.

Bident penché (Bidens cernua L.) : Appelée aussi chanvre d’eau, cette plante annuelle, de 20 à 80 cm de haut, à tige dressée et ramifiée possède des feuilles opposées, oblongues, dentées et soudées à la base, d’un vert jaunâtre. Lorsqu’elles apparaissent, les fleurs ligulées du pourtour du capitule, sont d’un beau jaune-vif ; celles du centre tubulées et de couleur brunâtre, donneront les fruits à quatre arêtes bordées de denticules rétrorses (dirigées vers le bas) ; pour assurer leur dispersion, ceux-ci s’accrocheront ainsi très facilement à tous les supports comme aux poils des mammifères mais également aux chaussures et vêtements des promeneurs ! Les capitules du chanvre d’eau sont penchés à maturité. Cette Astéracée, répandue dans toute la France à l’exception de la région méditerranéenne, s’installe volontiers au bord des eaux dormantes et peut aussi coloniser les plages exondées des étangs. Parmi les bidents spontanés en Charente, le bident penché est le moins fréquent mais peut être abondant dans ses stations. Albert & Monique BRUN.

Epeire à quatre points (Araneus quadratus) : De coloration très variable, jaune clair à vert, orange, rouge brique ou brun foncé, l’araignée se tient soit au centre de sa toile située près du sol ou dans un abri de soie où elle se dissimule, la tête en bas, une patte antérieure toujours sur un fil d’alerte qui l’avertit de ses prises. Jusqu’à 500 insectes par jour, dont beaucoup de criquets ! Cette Epeire doit son nom aux quatre points clairs de son abdomen, quatre points disposés en trapèze avec la base la plus large orientée vers l’arrière. Comme c’est fréquent chez les araignées, la femelle est nettement plus grosse que le mâle, notamment à l’automne et comme celles-ci, avant la ponte. Dans la famille des Aranéidés dont elle fait partie, ce sont les oeufs qui hivernent et particulièrement pour l’espèce, dans un cocon de soie laineuse jaune fixé à une plante. Bien que donnée comme assez commune, il n’est pas si fréquent de la rencontrer, les milieux ouverts à hautes herbes qu’elle affectionne n’étant pas si courants dans nos campagnes. Réjane Pâquereau.

Troque élégante (Trochoidea elegans) : De forme conique, plate dessous, blanche ou avec des bandes spirales sombres, sa coquille est facilement identifiable. C’est une espèce des milieux ouverts et secs, commune en zone méditerranéenne. Son aire de répartition s’est récemment étendue vers le Nord-Ouest, vallée de la Garonne, Charente-Maritime et Charente, Vendée, avec des populations isolées jusque dans le Nord de la France et même en Angleterre, surtout près de la mer. Ainsi, repérée pour la 1ère fois en 1964 en Charente-Maritime, son introduction serait liée "au transport de matériau concassé lors des travaux de remblayage des tranchées d’enterrement des lignes électriques". L’espèce est listée LC (Préoccupation mineure) sur la Liste Rouge de l’UICN (2011) et fait l’objet d’une enquête participative destinée à affiner sa répartition. Un petit escargot terrestre aisément repérable en cette saison dans les hautes herbes des talus ou des pelouses calcaires. Réjane Pâquereau.

Azuré porte-queue (Lampides boeticus L.) : Au repos, ce lycène dévoile rarement le dessus des ailes, bleu-violet pour le mâle, brun chez la femelle. Le verso sur fond ocre présente chez les deux sexes des raies blanc grisâtre et une large bande claire sur les ailes antérieures ; celles-ci portent également deux ocelles noirs et sont prolongées par deux petites queues qui lui ont valu son nom commun. il est abondant dans le sud de la France où il se reproduit ; dans notre région, c’est grâce à ses migrations que nous pouvons l’observer. Entre juin et octobre, il vole en plusieurs générations, fréquentant surtout les milieux ouverts comme les landes, les prairies et même les jardins où ses chenilles se nourriront des Fabacées (gesses, glycines, pois et ajoncs). Cet azuré est bien présent en Région mais surtout en Charente-Maritime et dans le sud des Deux-Sèvres. En Charente, il est fréquemment observé dans les landes à ajoncs. Il est parfois vu en compagnie de l’Azuré de la luzerne (Leptotes pirithous) auquel il ressemble beaucoup. Livres consultés : Poitou-Charentes-Nature : Papillons de jour du Poitou-Charentes, Tristan Lafranchis : Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles. Albert & Monique BRUN.

Argus bleu-nacré (Lysandra coridon):En France est assez largement distribué sur les massifs calcaires. En Charente est surtout présent sur les pelouses autour d’Angoulême et en forêt de la Braconne. Monovoltin, présente une génération estivale tardive, centrée sur août et septembre. Passe l’hiver au stade de jeune chenille dans l’œuf. Est inféodé aux milieux calcicoles thermophiles où pousse sa plante hôte l’Hippocrépide à toupet (Hippocrepis composa), de la famille des Fabacées. Se nymphose au sol, à proximité ou sous une pierre. A l’instar de beaucoup de Lycénidés, la chenille et la chrysalide peuvent être prises en charge par des fourmis. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes Nature. Didier WOLF.

Caloptéryx Hémorroïdal (Calopteryx haemorrhoidalis) : Ce caloptéryx est présent dans la moitié sud de la France. Le Poitou-Charentes constitue sa limite nord de répartition. En Charente l’espèce fréquente de nombreux cours d’eau de la moitié sud du département. Fréquente les milieux courants des ruisseaux ou petites rivières à végétation rivulaire importante et très étagée. Période de vol de juin à début septembre. Source : Libellules du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes Nature. Didier WOLF.

Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum) : Les mâles matures se reconnaissent facilement par leurs pattes entièrement noires et leur abdomen rouge sang, légèrement épaissi en massue. Fréquente préférentiellement les eaux stagnantes, mares, étangs, marais à condition que leurs berges soient fortement colonisées par les hélophytes (plante semi-aquatique, typiquement de marais, dont les racines vivent toujours sous l’eau). Se perche sur les endroits les plus chauds, sur les buissons bas. Une tige de roseau ou une branche morte sert souvent de poste de chasse. Période de vol de juin à septembre. Source : Libellules du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes Nature. Didier WOLF.

Criquet tricolore (Paracinema tricolor bisignata) : De la famille des Acrididés. De grande taille a une couleur qui varie du vert olive au brun. Ses pattes postérieures ont la face inférieure du fémur rouge et les tibias sont jaunes. La femelle présente des tâches caractéristiques d’un rouge pourpré qui lui ont donné son nom. Les mâles sont parfois parés de jaune vif ou de vert lumineux. Les ailes de la femelle n’atteignent pas la fin de l’abdomen. Elles sont plus longues chez le mâle. L’espèce est adulte entre juillet et octobre. Ses stridulations sont des petits déclics émis à intervalles irréguliers. En cas de danger, ces déclics peuvent être émis par des criquets des deux sexes. La femelle pond ses œufs au niveau du sol, soit elle les enterre légèrement, soit elle les dépose dans la végétation basse. Est phytophage. Source internet. Didier WOLF

Oedipode turquoise (Oedipoda caerulescens) : Criquet assez massif. Se reconnaît lorsqu’il s’envole à ses ailes postérieures bleu turquoise bordées de noir. Les tegmina (ailes antérieures) ont 1 ou 2 bandes transversales foncées. Les fémurs des pattes postérieures ont une ou deux tâches sombres, et présentent un décrochement bien net vers leur milieu. Les tibias des pattes postérieures sont gris bleus, avec des anneaux noirs et clairs à la base. La carène du pronotum présente un sillon un peu en avant du milieu. Sa coloration varie du gris au brun-jaunâtre, parfois brun-rouge ou très sombre. Apprécie les endroits très ensoleillés. Espèce très homochromique avec une coloration cryptique, lorsqu’elle est dérangée, elle s’envole en exhibant ses ailes bleues, puis se pose en faisant un crochet et en disparaissant dans le paysage. Fréquente les pelouses sèches, zones empierrées, carrières, sablières, dunes, friches, divers terrains secs. Observable de juillet à octobre. Source : quel est cet animal.com. Didier WOLF

Mante religieuse (Mantis religiosa) : La femelle alourdie à l’approche de la ponte ne peut se déplacer que grâce à ses pattes postérieures qualifiées de déambulatoires. Ses pattes avant, appelées « ravisseuses », portent des piques et sont capables de se replier et se détendre vivement. Elles servent à attraper les proies parfois volumineuses ou à accrocher la végétation afin de se hisser. Ses yeux protubérants et très écartés lui donnent une excellente vision en relief. Contrairement aux autres insectes, elle peut faire pivoter sa tête à 180°, ce qui lui permet de suivre les déplacements de ses proies sans bouger le corps. Elle possède deux yeux composés (ou à facettes) et trois ocelles (yeux simples) entre les antennes. Sur ces dernières siège le sens auditif ; des sensilles spécialisées, en l’occurrence mécano-réceptrices, captent les vibrations de l’air produites par le vol d’un insecte. Ces sensilles, dites filiformes, sont d’ailleurs connues chez d’autres orthoptères. On trouve des individus bruns ou verts dans les mêmes lieux. Par leur homochromie, elles peuvent aisément passer inaperçues dans leur milieu ; néanmoins, la concordance avec le substrat semble plus fortuite que délibérée. Ces caractéristiques font de cet insecte un spécialiste de la chasse à l’affût. Les mantes ne vivent pas très longtemps lorsqu’elles sont adultes et meurent avant l’hiver après avoir pondu. Elles pondent dans une sorte de « capsule », une oothèque, qui protège les œufs du froid de l’hiver et des prédateurs. En septembre, octobre ou novembre, elle pond 200 à 300 œufs. Elle dépose une soie blanche, proche de la mousse de polyuréthane, sur un support comme une tige forte, une pierre ou un mur. Émise sous une forme blanche et crémeuse, cette soie est brassée et agencée par les valves génitales et prend la forme d’une structure en lamelles. Une fois durcie et brunie par oxydation, elle protège les œufs jusqu’au printemps. Source : Wikipédia. Didier WOLF.

Chevreuil européen (Capreolus capreolus) : Le chevreuil est le plus petit représentant des cervidés européens. Espèce de lisière dotée d’une forte plasticité écologique, le chevreuil occupe dorénavant tous les milieux. La forêt reste l’habitat privilégié. En automne hiver, mâles et femelles utilisent des domaines vitaux de taille similaires de l’ordre de 20 ha en milieu forestier et de 100 à 150 ha en milieu agricole. Ce sont essentiellement l’abondance et la répartition des ressources qui régissent l’occupation de l’espace durant cette période. L’organisation sociale est basée sur la cellule familiale : chevrette et son (ses) jeune(s) de l’année. Après une phase cryptique de quelques semaines, les jeunes accompagnent progressivement la mère dans ses déplacements. La cohésion du groupe devient forte à partir du mois d’août pour diminuer en mars avril de l’année suivante jusqu’à l’éclatement en mai. Le rythme d’activité du chevreuil est dit polyphasique. Le cycle journalier présente 6 à 12 phases d’activité dont 2 particulièrement marquées au lever du jour et à la tombée de la nuit. Source : http://www.oncfs.gouv.fr/ Didier WOLF.

Cerf élaphe (Cervus elaphus) : C’est la période qui a fait sa réputation, celle où l’on peut entendre le fameux "brâme" qui résonne dans toute la forêt de fin août (deuxième quinzaine) à début octobre. Plus précoce si l’automne est chaud, plus tardif dans le cas contraire. C’est la période idéale pour l’observation des cerfs et des biches qui se rassemblent dans des zones dégagées. Les cerfs sont beaucoup moins craintifs, concentrés qu’ils sont sur la quête amoureuse. Les jeunes cerfs sans harde vont partir à l’aventure, oubliant toute prudence pour conquérir leurs femelles. Les vieux mâles veillent jalousement sur leur harde qu’ils ont réintégrée, essayant en plus d’attirer les femelles de la harde voisine. Ils ont fort à faire jour et nuit : surveiller les femelles, s’accoupler avec celles qui sont prêtes, décourager les jeunes mâles qui essayent de leur voler celles qui s’éloignent. Ces mâles sans harde peuvent devenir très pressants et le combat ne va pas pouvoir être évité. Des manoeuvres d’intimidation peuvent suffire. Sinon le bruit des bois s’entrechoquant résonne dans la forêt. Ce n’est pas un combat à mort mais certaines fois l’un des combattants peut être mortellement blessé. Il arrive aussi que les deux cerfs restent coincés, leur bois emmêlés, meurent alors tous les deux d’épuisement. Il n’est pas rare de voir à cette époque des cerfs avec des touffes d’herbe accrochées aux bois. La surexcitation les fait labourer l’herbe à grand coup d’andouillers. La période de fécondité de la biche est très courte, moins d’une journée. Le cerf en revanche a une faculté d’accouplement de presque un mois. C’est une période très éprouvante physiquement, ils ne mangent presque rien et n’ont pas de répit : combat, accouplement, surveillance,ils peuvent perdre jusqu’à 20 kg. Les jeunes mâles ont toute leur chance à la fin du rut, quand les vieux mâles, à bout de forces, ne peuvent plus surveiller leur harde. Lorsque le rut est terminé, les mâles épuisés se refont une santé et se préparent à l’hiver. Leur occupation devient manger et se reposer ! Source : Internet. Didier WOLF.


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Colchique d'automne, 03_09_2017, Montjean, Réjane Pâquereau Bident penché, 20_09_2017, Massignac, Albert & Monique BRUN Bident penché, 20_09_2017, Massignac, Albert & Monique BRUN Epeire à quatre points, 23_09_2017, Nanteuil-en-Vallée, Réjane (...) Epeire à quatre points, 23_09_2017, Nanteuil-en-Vallée, Réjane (...) Epeire à quatre points, 23_09_2017, Nanteuil-en-Vallée, Réjane (...) Troque élégante, 17_08_2017, Gimeux, Réjane Pâquereau Azuré porte-queue, 27_09_2017, Ambernac, Albert &Monique (...) Argus bleu-nacré, 13_08_2017, Jauldes, Didier WOLF Caloptéryx Hémorroïdal mâle, 05_08_2017, Le Breuil d'Anais, Didier (...) Caloptéryx Hémorroïdal femelle, 31_07_2017, Le Breuil d'Anais, Didier (...) Caloptéryx Hémorroïdal mâle, 30_07_2017, Le Breuil d'Anais, Didier (...) Caloptéryx Hémorroïdal femelle, 06_08_2017, Le Breuil d'Anais, Didier (...) Sympétrum sanguin, 28_07_2017, Anais, Didier WOLF Sympétrum sanguin, 09_08_2017, La Couronne, Didier WOLF Criquet tricolore, 30_08_2017, Palluaud, Didier WOLF Criquet tricolore, 30_08_2017, Palluaud, Didier WOLF Oedipode turquoise, 06_08_2017, Rancogne, Didier WOLF Oedipode turquoise, 06_08_2017, Rancogne, Didier WOLF Mante religieuse, 24_09_2017, Anais, Didier WOLF Mante religieuse, 24_09_2017, Anais, Didier WOLF Chevreuil européen, 06_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Chevreuil européen, 06_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Chevreuil européen, 06_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 02_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 14_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 14_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 14_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 14_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 16_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 16_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 16_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 20_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 20_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 20_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 20_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 20_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 24_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 24_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF Cerf élaphe, 24_09_2017, Cellefrouin, Didier WOLF
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