Photos du mois d’Octobre 2019

mardi 1er octobre 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Ortie dioïque (Urtica dioica) ou Grande ortie : pérenne et à souche rampante, se distingue de la Petite ortie (Urtica urens), plus petite, annuelle, à souche pivotante et beaucoup plus rare. Les feuilles sont opposées à dent terminale plus grande que les latérales et les fleurs dioïques, en grappes plus ou moins interrompues sont plus longues que le pétiole de la feuille correspondante. L’espèce est commune aux abords des habitations, dans les zones perturbées riches en matières organiques. Et surtout urticante ! Plus la plante est agressée (broutage, fauchage, piétinement), plus la densité de ses piquants augmente ! Mais en contrepartie ses atouts sont innombrables. C’est d’abord une plante-hôte pour de nombreux insectes, ici une chenille de Robert-le-Diable, là une Epeire diadème à l’affût et plus loin des punaises dont une se prélasse au soleil. C’est une plante médicinale bien sûr inscrite dans la liste A de la Pharmacopée française. L’ortie se consomme aussi en soupes, gratins, tartes.. avec un regain d’intérêt actuellement pour ses attraits culinaires. Sa tige, riche en fibres a servi à fabriquer cordages et tissus, une fibre naturelle, biodégradable, au potentiel sous-estimé. Sans oublier le "purin d’orties" pour les jardiniers, utilisé comme fertilisant, insecticide, fongicide.. Une liste infinie de bienfaits. Pourtant accusée entre autres d’être envahissante et ne répondant pas à nos critères esthétiques, l’Ortie se retrouve encore souvent victime du Glyphosate et de sa réputation de "mauvaise herbe".. en cours de réhabilitation. Réjane Pâquereau.

Houblon (Humulus lupulus) ou Houblon grimpant : une liane volubile qui pousse naturellement en milieu frais et humide, au bords des chemins, rivières et ruisseaux, dans les "ripisylves" ; famille des Cannabacées. C’est une vivace à grosse racine et dès le printemps, ses tiges se développent à toute allure, s’enroulant autour de leur support, grimpant dans les haies et les branchages. La plante étant dioïque, on distingue des plants mâles et des plants femelles, ces derniers repérables à leurs cônes ovoïdes à l’automne. Ce sont ces cônes, porteur d’une résine odorante et pulvérulente (le lupulin) qui sont utilisés pour aromatiser la bière. Ce serait Hildegarde de Bingen (1098-1179) qui aurait découvert les vertus aseptisantes du houblon, utilisé dorénavant à la place du mélange d’herbes et d’épices dans la cervoise des Gaulois. Ainsi la lupuline, extraite du lupulin, acides alphas et huiles essentielles, permet-elle à la bière de se conserver tout en lui procurant arômes et amertume… une étape essentielle dans la longue histoire des brasseurs de bière. Houblon cultivé et ses diverses variétés, Houblon sauvage et ses promeneurs amateurs : si certains au printemps en consomment les jeunes pousses comme des asperges, en cette saison, ce sont ses draperies exubérantes qui attirent le regard en passant. Réjane Pâquereau.

Aristoloche clématite (Aristolochia clematitis) : à tiges cannelées et larges feuilles en forme de coeur. Il s’agit d’une vivace à rhizome, non grimpante, repérée ici en touffes molles mêlées à la végétation d’un talus, en bord de route. Pas de fleurs en vue, ces fleurs jaunes typiques en tube/godet où les insectes - de petites mouches - restent prisonniers le temps de la maturation des anthères pour assurer à leur insu la reproduction de l’espèce. Pas de fleurs donc mais une tige avec un fruit, une grosse capsule en forme de poire pendante. Le fruit est toxique, comme toute la plante d’ailleurs et il est conseillé de ne pas se toucher les muqueuses ou les yeux après manipulation (risques d’irritation) même si son odeur désagréable voire fétide au froissement n’incite pas à en faire des bouquets. Bords des routes, lisières sur calcaire de préférence, vignes dans le Midi, ici ou là dans la région, "Aristoloche des vignes" ou "Poison de terre", ses vertus thérapeuthiques sont aujourd’hui occultées par la dangerosité de l’acide aristolochique qu’elle contient. Réjane Pâquereau.

Circée de Paris (Circaea lutetiana) ou Herbe aux sorcières : une vivace modeste de la famille des Onagracées, comme les Epilobes, les Onagres ou les Fuchsias de nos jardins. La plante est basse, ramifiée, formant des colonies. Certaines tiges dressées portent les fleurs, des fleurs en grappes lâches, petites, blanches, à 2 pétales bifides, 2 étamines et le fruit est une capsule à 2 loges. En hiver, les parties aériennes finissent par disparaître, laissant des rhizomes souterrains. C’est une espèce des milieux ombragés et humides, riches en azote et matières organiques, ici proche d’un cours d’eau. Alors une plante maléfique cette Circée de Paris ? Elle emprunte bien son nom à Circé la magicienne qui, selon des botanistes du 16e siècle, l’aurait utilisée pour préparer la potion qui transforma les marins d’Ulysse en "pourceaux". En fait, cette "herbe aux sorcières" n’est pas particulièrement toxique. Elle contient seulement une grande quantité de tanin astringent, ce qui la rend impropre à la consommation. Certains disent que "sorcières" serait la déformation de "sourciers" tant sa présence signale souvent la proximité d’un point d’eau. Réjane Pâquereau.

Aconit du Portugal (Aconitum napellus subsp. lusitanicum) Rouy : également appelé Casque de Jupiter, l’Aconit du Portugal, comme toutes les autres sous-espèces d’Aconit, appartient à la famille des Renonculacées. Cette grande espèce vivace, à souche renflée-tubéreuse, peut atteindre 2 m de hauteur. Elle se reconnaît à ses feuilles découpées et à son inflorescence en épi comprenant de nombreuses fleurs bleu foncé en casque arrondi. Elle croît dans les lieux humides plus ou moins ombragés comme les marais et les saulaies ; cependant, une autre sous-espèce (Aconitum napellus subsp.vulgare ) plus héliophile en montagne, affectionne les pâturages, les bords de ruisseaux, les reposoirs. La beauté de cette plante ne doit pas faire oublier sa toxicité, en effet tous les Aconits renferment dans leur rhizome un alcaloïde puissant et mortel même à faible dose, l’acotonine. La Charente possède l’unique station en Poitou-Charentes d’Aconit du Portugal. Source : La flore rare ou menacée de Haute-Savoie Denis JORDAN. Albert & Monique BRUN.

Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis) : "Petite orchidée discrète (environ 20 cm de hauteur) à inflorescence en spirale, elle développe ses hampes à fleurs blanches sur les pelouses et prés secs et calcaires. Comme chaque année depuis au moins 10 ans, je l’observe sur une pelouse à Saint-Yrieix. Cette année, la floraison a commencé fin août et se poursuit encore fin septembre. J’ai recensé au moins 64 pieds sur un espace d’environ 200 m². Dernière orchidée de l’année à fleurir, cette plante attire les insectes par sa légère odeur vanillée. La raréfaction de ses habitats la rend menacée et protégée dans plusieurs régions de France : Hauts de France, Grand Est, Bourgogne-Franche Comté et la partie Limousin de Nouvelle Aquitaine." Jean-Pierre SARDIN.

Punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis) : d’origine américaine, précisément des forêts de résineux de la côte Ouest (Californie), cette nouvelle punaise est repérée en Europe autour des années 2000, sans doute en liaison avec le commerce et le transport du bois. Elle est aujoud’hui largement répandue partout en France, vue ici récemment dans la région. C’est une punaise de grande taille au très typique dessin blanchâtre en forme de W sur les élytres (famille des Coréidés). L’espèce est strictement phytophage et se nourrit des cônes de conifères en formation ainsi que des graines contenues dans ces cônes. Une particularité singulière : l’insecte dispose de capteurs à infrarouge (donc de chaleur) situés sous l’abdomen, ce qui lui permet de percevoir la chaleur émise à distance, le métabolisme des cônes en formation induisant une certaine "surchauffe". L’insecte est inoffensif, ne pique pas et le renconter est d’autant plus facile qu’il recherche pour l’hiver un abri dans nos maisons et dépendances, comme le "petit peuple" des perce-oreilles, cloportes, autres punaises et coccinelles… avant le retour au grand air au printemps. Réjane Pâquereau.

Copris lunaire femelle (Copris lunaris) : est un scarabéidé coprophage spécialiste de la bouse de vache. Les deux parents creusent le sol sous la bouse, y descendent les victuailles dans une loge creusée par leur soin. Puis ils pétrissent jusqu’à huit ovoïdes en forme de poire où ils pondront un œuf. La larve sitôt éclose s’en nourrira. Les parents restent dans la loge et s’occupent du bien-être de ses rejetons. Ayant atteint leur maturité, les larves se nymphosent. Puis, aux premières ondées de septembre, les jeunes sortent. Aux premiers froids, ils s’enterrent pour hiberner puis reparaîtront au printemps suivant. Didier WOLF.

Faucheux cornu (Phalangium opilio) : Les opilions ressemblent aux araignées, comme elles ils ont 4 paires de pattes. Mais leur corps n’est pas scindé en deux parties, le céphalothorax et l’abdomen sont soudés. Ils sont totalement inoffensifs pour l’homme. Leurs longues pattes fines leur a valu le nom de « faucheux ». La seconde paire, la plus longue, est utilisée pour explorer le sol. Les Opilions sont omnivores. Ils capturent et mangent de petits invertébrés et se nourrissent également des restes d’animaux morts, de fientes d’oiseaux, de moisissures végétales et même de substances sucrées comme de la confiture. Bien que de moeurs nocturnes on les trouve facilement de jour. Il y a un peu plus de 120 espèces en France. Didier WOLF.

Chrysope verte (Chrysoperla carnea) : ce Névroptère alias la "demoiselle aux yeux d’or" a aussi le surnom de "lion des pucerons". C’est un aphidiphage, autrement dit un "mangeur de pucerons". La "lutte biologique" ayant le vent en poupe, les chrysopes et coccinelles sont d’ailleurs élevées et proposées en lieu et place des insecticides chimiques. A l’état adulte les chrysopes sont majoritairement consommatrices de pollen, nectar, et miellat, les larves sont carnassières. Elle affectionne les friches herbacées ou buissonnantes, mais aussi les haies et lisières, ou encore les prairies naturelles. Les adultes sont essentiellement nocturnes, avec une préférence marquée pour la première partie de la nuit. Elle est visible du printemps à l’automne et est attirée par la lumière. les chrysopes sont dotées d’une parade aussi originale que sophistiquée. Elles sont équipées pour détecter les ultrasons émis par les chauves-souris en chasse. En cas d’alerte le dispositif bloque automatiquement leurs ailes, ce qui provoque sur l’instant son "décrochage" pour échapper au prédateur. Didier WOLF.

Abeille à miel (Apis mellifera mellifera) : ou abeille européenne, avette ou mouche à miel. Son aire de répartition naturelle se cantonne à l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Cet Hyménoptère, ce qui veut dire « aile membraneuse » en grec, est le plus important de notre environnement par le rôle essentiel qu’il joue dans la pollinisation des fleurs et la production des fruits : il assure à lui seul la reproduction de 70% des plantes alimentaires consommées par l’homme dans le monde. Une abeille vit entre 30 et 45 jours. Au cours de sa vie, au sein d’une société très organisée, elle sera successivement nettoyeuse de ruche, nourrice des larves, architecte des rayons, ventileuse de la ruche, gardienne de la ruche puis butineuse. La collecte du pollen et la fabrication du miel sont possibles en présence de fleurs et quand la température dépasse 12°C. C’est dans cette période que la reine pond. Au plus fort de la saison, la colonie se divise par groupes, autour de larves qui deviendront de nouvelles reines. En hiver, les abeilles se rassemblent dans la ruche autour de la reine et vivent sur leur réserve de miel. Leurs battements d’ailes assure le maintien de la température. La population d’abeilles décline dangereusement dans les pays industrialisés, à cause des pesticides et de la raréfaction des plantes sauvages riches en nectar. Source : https://balma.biodiv.fr Didier WOLF.

Aspilate jaunâtre ou Phalène de la Millefeuille (Aspitates gilvaria) : est un genre de lépidoptères (papillons) de la famille des Géométridés. Ce papillon de nuit de 24 à 36 mm d’envergure vole le jour et fréquente divers milieux chauds et bien exposés comme les coteaux, les dunes, les friches ou les prairies sèches. La couleur jaunâtre et beige de ses ailes attire le regard mais ce papillon descend dans la végétation basse à la moindre alerte. Ses ailes antérieures, mouchetées de brun, sont ornées d’une tache discale brune et d’une ligne post-médiane rejoignant presque l’apex. Ses ailes postérieures sont blanc-jaunâtre clair. En France, cette espèce assez commune, quoique plus rare dans le nord, vole en une génération, d’avril-juin dans le sud et d’août-septembre ailleurs. La chenille hivernante se nourrit de diverses plantes comme les lotiers, les chèvrefeuilles, les genêts, les achillées, le serpolet, les véroniques, la luzerne, etc… Albert & Monique BRUN.

Acidalie ornée (Scopula ornata) (Scopoli, 1763) : l’Acidalie ornée ou Phalène ornée est une espèce de lépidoptères (papillons) de la famille des Géométridés. (Environ 21000 espèces de Géométridés ont été recensées dans le monde (Scoble et al.,1995) dont 900 en Europe (Hausmann, 2001). D’une envergure d’environ 25 mm, ce papillon discret se remarque grâce à la couleur blanche de son corps et de ses ailes dont l’ornementation délicate est caractéristique. Ces dernières sont finement ornées, en marge, par une ligne sinueuse de dessins gris-bleu et roux-clair. La phalène ornée fréquente les friches, les coteaux bien exposés et les pelouses sèches. Elle vole le jour de mai à août-septembre en 2 générations. Sa chenille consomme différentes plantes herbacées notamment le thym, l’origan et les menthes. Cette espèce est commune et présente partout en France. Albert & Monique BRUN.

Écaille martre ou Écaille hérissonne ou Hérissonne (Arctia caja) : chez ce Lépidoptère de la famille des Erebidés les femelles sont un peu plus grandes que les mâles et plus ventrues. L’étendue et les motifs des bandes blanches et des taches brunes des ailes antérieures sont variables. Les ailes postérieures présentent des ocelles, des taches circulaires bleutées entourées de noir ressemblant à des yeux, qui varient elles-aussi en étendue et en nombre. Le fond jaune de ces ailes peut prendre une teinte pâle à orangé, le papillon exhibe ses couleurs en position de défense. L’abdomen de ce papillon coloré est jaune-orangé, avec des petites plaques dorsales noires. De nombreuses formes tant graphiques que chromatiques ont ainsi été décrites, il est donc quasiment impossible de rencontrer deux individus semblables. Espèce ubiquiste, elle fréquente tous les types de milieux, même en ville ou dans les potagers. Les papillons volent généralement de nuit, de juin à août selon les régions et l’altitude. Les petits œufs vert pâle sont déposés par groupes de 200 environ, ordonnés en rangs serrés au revers d’une feuille. Il n’y a qu’une génération par an : les chenilles de l’Écaille Martre commencent leur développement puis entrent en hivernation à l’automne dans la litière, elles poursuivront leur croissance au printemps suivant sur les plantes nourricières. Elles descendront ensuite au sol à la recherche d’un lieu propice dans la litière pour effectuer leur nymphose et former une chrysalide noire. Ici les oeufs ont été déposés sur sur une porte. Didier WOLF.

Noctuelle de la cardère (Heliothis viriplaca) : ce Noctuidae a les ailes antérieures beigeâtres et possède une bande médiane sombre juste au-dessus de la tache réniforme. Dessous se trouve une 2ème bande, reliée à la première sur le bord interne des ailes, plus claire sauf sur la côte. Les ailes postérieures sont brun sombre à marques jaunes. Est active de jour comme de nuit. Période de vol d’avril à septembre en deux générations. Largement répandue en France, elle affectionne les milieux ouverts et chauds où elle peut butiner des fleurs variées. Source : http://www.insecte.org/ Didier WOLF.

Crambus tentaculé (Ancylolomia tentaculella) : ce Crambidae est présent presque partout en France de mi-juin à août, il fréquente les friches et talus, les milieux herbeux, les parcs et jardins. Le mâle a la tête et les palpes blanc-jaunâtre, ses antennes sont ciliées, son corselet est brun-foncé. Les ailes antérieures jaune-marron sont marquées très nettement de longues bandes médianes longitudinales dorées soulignées de brun et la frange est festonnée. La femelle a la tête, ses palpes, ses antennes, son corselet et le dessus de ses ailes antérieures jaune-d’ocre-pâle avec des lignes longitudinales dorées, et une ligne également dorée qui sépare la frange du bord terminal. Didier WOLF.

Ornéode du chèvrefeuille (Alucita hexadactyla) : cet Alucitidae a la particularité d’avoir chacune de ses ailes divisée en six parties distinctes et s’ouvre en éventail lors du vol. Une fois ouvertes, ces lanières frangées, placées bord à bord, forment une surface continue. Son nom en dit long : "Ornéode" vient du grec ornis "oiseau" et eidos "en forme de…", "hexadactyla"" signifie "six doigts" en latin. C’est un papillon essentiellement nocturne qui est attiré par la lumière. Il hiverne sous forme d’imago et s’abrite dans des tas de bois ou des hangars. Didier WOLF.

Brocatelle d’or (Camptogramma bilineata) : ce Geometridae a une silhouette triangulaire au repos. La dominante est jaune, plus ou moins vif ou brunâtre, avec de nombreuses lignes sinueuses plus foncées, et deux lignes grisâtres. Fréquente des lieux très varié : haies, jardins même urbains, lisières de bois, landes, prairies. Est présent sur toute la France et l’Europe. S’observe de mai-juin à août-septembre. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

Citronelle rouillée ou Phalène de l’alisier (Opisthograptis luteolata) : ce Geometridae aux ailes antérieures, jaune citron, présentent plusieurs taches de couleur rouille le long de la marge antérieure : deux petites à la base de l’aile, une plus grande en forme de croissant avec le centre clair au milieu de l’aile, et une dernière encore plus grande à l’apex. Deux lignes sombres sinueuses, diffuses et incomplètes traversent l’aile antérieure. Les marges postérieures des ailes antérieures et postérieures sont rayées de roux. Les antennes sont filiformes, les pattes jaunes, rouilles et blanches. Fréquente les milieux boisés (bois, forêts) ou ouverts : prairies calcaires, jardins. S’observe d’avril à octobre en deux générations. C’est une espèce nocturne, attirée par la lumière. On peut la rencontrer également de jour. Au repos, les ailes sont légèrement étalées. Est présent dans toute la France et dans toute l’Europe, c’est une espèce commune. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

Timandre aimée ou Phalène anguleuse, Le talisman (Timandra comae) : ce Géométridae est assez facile à reconnaître. Les ailes sont anguleuses, de couleur crème, mais finement mouchetées. Une ligne plus sombre traverse l’aile antérieure en diagonale et se poursuit à travers l’aile postérieure. Les ailes ont une marge rose très caractéristique, bien que parfois ces couleurs s’estompent. Une deuxième ligne moins contrastée est aussi visible. Le mâle a les antennes bipectinées. Fréquente les lieux riches en végétation, plutôt humides : prairies, mais aussi parcs et jardins, il se trouve souvent posé dans la végétation basse. C’est une espèce attirée par la lumière. S’observe en trois générations qui se succèdent à partir de mai-début juin, puis début juillet-mi septembre et enfin, mi-septembre-novembre. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

La Passagère (Dysgonia algira):ce Noctuidae a une coloration générale brune avec une bande plus claire coupant les ailes et deux pointes sombres à l’apex. La marge des ailes est largement claire. Elle affectionne les milieux forestiers et les lisières, y compris en zone urbaine. C’est une espèce méditerranéo-asiatique. Elle est présente dans la moitié sud de l’Europe et à l’est jusqu’au nord du bassin de la mer Noire. En France, on la rencontre migratrice un peu partout, bien que localisée dans la partie nord. Vole en deux générations par an entre mai et septembre. Source : Guide des papillons nocturnes de France, Les guides du naturaliste. Didier WOLF.

La Déplacée (Catocala elocata) : est une grosse Noctuelle ( 80 à 86 mm d’envergure). Parmi les Catocales aux ailes postérieures rouges (10 espèces en France), c’est l’une des espèces les plus répandues. Elle n’est pas toujours facile à identifier sur photo, car au repos ses ailes postérieures sont cachées, et ses ailes antérieures peuvent être assez variables. La femelle se distingue du mâle par une taille souvent supérieure, et des dessins généralement plus marqués. C’est une espèce thermophile, que l’on rencontre plus communément dans la moitié méridionale de notre pays . Elle fréquente les milieux humides, notamment les bords des rivières. Elle vole en une seule génération continue de juillet à octobre. Source : https://www.lepinet.fr Didier WOLF.

La Frange picotée ou Phalène du bouillon blanc (Scopula marginepunctata) : Appelée aussi l’Acidalie picotée est un papillon de nuit de la famille des Geometridae. Ses ailes sont frangées et picotées de points noirs. Elles sont blanchâtres avec des bandes de coloration plus soutenues. Elle peut être très claire ou sombre, de couleur générale blanc cassé variablement nuancé de beige. Elle possède des dessins en « U » sur les ailes antérieures, des lignes transversales sinueuses généralement nettes et des points discaux nets. Elle vole en deux générations entre mai et septembre. Elle est présente partout en France. Didier WOLF.

La Vieillie (Idaea seriata) : ce Geometridae a les ailes grises plus ou moins foncées, et ponctuées de points gris sombres. Un point plus gros au centre de chaque aile permet de reconnaître cette espèce qui reste posé le jour, bien à plat sur une vitre ou un mur. S’observe dans le bocage, le jardins, souvent près des maisons. Vole en deux générations par an de mars à octobre. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

Le Gamma (Autographa gamma) : c’est une noctuelle très répandue visible une bonne partie de l’année, on peut la voir souvent posée avec les ailes qui vibrent. Au repos a ses ailes en forme de triangle au-dessus du corps. De coloration à dominante brune, les ailes antérieures sont bigarrées de gris et de brun plus ou moins foncés, mais surtout, et c’est le critère de reconnaissance, elles présentent une tâche blanche au milieu, en forme de lambda majuscule ou de gamma minuscule. Cette tâche peut aussi être interprétée comme un Y. Les ailes postérieures sont brunes avec la marge plus foncée. Fréquente des milieux ouverts de type très variés, y compris les zones de culture agricole et les jardins dans les villes. C’est une espèce migratrice, et l’adulte (imago) se rencontre à peu près toute l’année, même s’il n’est vraiment très abondant qu’à la fin de l’été. Vole en trois générations par an qui se succèdent. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

La Sylvine (Triodia sylvina) : Cet Hepialidae entre volontiers dans les maisons attiré par la lumière les soirs d’été. Ce sont presque toujours les mâles que l’on rencontre ainsi, les femelles plus grandes et plus ternes restent cachées dans la végétation. Se tient au repos avec les ailes en toit au dessus du corps. Les ailes antérieures sont brunes, brun grisâtre chez les femelles et brun orangé chez les mâles. L’ornementation est la même, deux lignes blanches diagonales qui convergent vers le haut. Les Hepialidae ont les antennes courtes. Les mâles volent dès la tombée de la nuit à la recherche des femelles qui restent cachées dans la végétation basse. Attirés par la lumière, ce sont les mâles qui entrent dans les maisons les soirs d’été. Fréquente les prairies, les zones cultivées, landes, jardins, bordures de chemin.Iil n’y a qu’une génération par an qui vole de la mi-juin à septembre. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

Leste vert (Chalcolestes viridis) : une demoiselle à la coloration vert métallique. Parmi les 5 espèces de Lestes, le Leste vert est le plus commun et le plus tardif : le pic d’activité a lieu en septembre et les observations son encore courantes en octobre. On la trouve près de tous types d’eaux stagnantes. Sa particularité est de pondre ses oeufs dans des rameaux vivants des arbres et arbustes poussant sur les berges (saules, frênes, aulnes,…). La ponte s’effectue en tandem, avec le mâle accroché à la femelle. (Source : Libellules du Poitou-Charentes, éd. Poitou-Charentes Nature). Fabrice CADILLON.

Grenouille verte (Pelophylax sp) : les grenouilles du genre Pelophylax ont la particularité de s’hybrider entre elles, donnant des hybrides parfois plus féconds que les espèces natives. L’introduction d’espèces exogènes comme la Grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) menace donc l’avenir des Grenouilles communes (Pelophylax kl. exculentus). De plus, ces hybrides sont très difficiles à distinguer des espèces originelles. A moins de réaliser des analyses génétiques, il est donc très compliqué de distinguer ces espèces entre elles. On parle donc de "Grenouille verte indéterminée". Leur régime alimentaire est composé d’invertébrés (insectes, araignées, mollusques, vers,…) mais aussi de petits vertébrés. Fabrice CADILLON.

Cerf élaphe (Cervus elaphus) : « Il déplaçait lentement ses jumelles, le parcourait de ses regards comme une caresse interminable : les jambes fines, si longues, si nerveuses, la hampe profonde que la naissante lumière mordorée, le cou large et velu qui pâlit un peu vers la gorge, et surtout ce visage de bête, ses grands yeux plein de songe ou il a pu voir autrefois, de tout près, se refléter les branches des arbres et les nuages qui passaient dans le ciel. Il murmurait : -Le plus beau de tous. Je le savais. Le roi de la forêt. » Maurice Genevoix : La dernière harde… Danièle RAINAUD.

Biche élaphe (Cervus elaphus) : Extrait de La dernière harde –Maurice Genevoix. « Par là un brame monte dans la nuit, un appel mugissant qui s’enfièvre, qui se rapproche et retentit sans trêve. Les biches se serrent les unes contre les autres, la tête levée au-dessus des joncs. » Danièle RAINAUD.

Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) : Le plus petit des grèbes est identifiable à sa tête ronde et à son inimitable façon de flotter comme un bouchon. En activité de pêche, il plonge sans cesse à la recherche de ses proies aquatiques (mollusques et crustacés). Moins piscivore que les autres grèbes, il se nourrit également de larves d’insectes. Danièle RAINAUD.

Cigogne blanche (Ciconia ciconia) : mardi 1er octobre en soirée de belles observations d’une vingtaine de Cigognes blanches posées sur les projecteurs et arbres alentour du stade et sur les lampadaires de la salle polyvalente de Champniers… une halte migratoire un peu forcée au vu des mauvaises conditions climatiques pour ces beaux voiliers venant d’Europe du Nord, ou de plus près… des marais littoraux d’ouest de la France et en route pour leurs quartiers d’hiver dans le sud de l’Espagne. Pierre FANTIN.


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Ortie dioïque1, 25_09_2019, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Ortie dioïque 2, 25_09_2019, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Ortie3 + Robert-le-Diable chenille, 25_09_2019, Bourg-Charente, Réjane (...) Ortie4 + Epeire diadème, 25_09_2019, Bourg-Chte, Réjane Pâquereau Ortie5 + Corée marginée, 25_09_2019, Bourg-Chte, Réjane Pâquereau Ortie6 + Punaise verte juv., 25_09_2019, Bourg-Chte, Réjane Pâquereau Houblon1, 25_09_2019, Bourg-charente, Réjane Pâquereau Houblon2, 25_09_2019, Bourg-charente, Réjane Pâquereau Houblon3, 25_09_2019, Bourg-charente, Réjane Pâquereau Aristoloche clématite 1, 05_09_2019, St-Sauvant, Réjane Pâquereau Aristoloche clématite 2, 05_09_2019, St-Sauvant, Réjane Pâquereau Circée de Paris 1, 12_09_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Circée de Paris 2, 12_09_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Aconit du Portugal, 16_09_2019, Sers, Albert & Monique BRUN Aconit du Portugal, 16_09_2019, Sers, Albert & Monique BRUN Aconit du Portugal, 16_09_2019, Sers, Albert & Monique BRUN Spiranthe d'automne, 20_09_2019, Saint-Yrieix, Jean-Pierre (...) Spiranthe d'automne, 20_09_2019, Saint-Yrieix, Jean-Pierre (...) Punaise américaine du pin 1, 29_08_2019, Mainxe, Réjane Pâquereau Punaise américaine du pin 2, 29_08_2019, Mainxe, Réjane Pâquereau Copris lunaire femelle, 16_09_2019, Anais, Didier WOLF Copris lunaire femelle, 16_09_2019, Anais, Didier WOLF Faucheux cornu, 09_09_2019, Anais, Didier WOLF Faucheux cornu, 09_09_2019, Anais, Didier WOLF Chrysope verte, 14_09_2019, Anais, Didier WOLF Abeille à miel, 10_09_2019, Anais, Didier WOLF Aspilate jaunâtre,23_09_2019, Saint-Amant-de-Bonnieure, Albert & Monique (...) Aspilate jaunâtre,23_09_2019, Saint-Amant-de-Bonnieure, Albert & Monique (...) Acidalie ornée, 10_09_2019, Lac Lavaud, Albert & Monique (...) Acidalie ornée, 10_09_2019, Lac Lavaud, Albert & Monique (...) Ecaille martre, 08_09_2019, Anais, Didier WOLF Ecaille martre, 08_09_2019, Anais, Didier WOLF Noctuelle de la cardère, 26_08_2019, Jauldes, Didier WOLF Crambus tentaculé, 05_09_2019, Anais, Didier WOLF Ornéode du chèvrefeuille, 14_09_2019, Anais, Didier WOLF Ornéode du chèvrefeuille, 14_09_2019, Anais, Didier WOLF Brocatelle d'or, 01_09_2019, Anais, Didier WOLF Brocatelle d'or, 09_09_2019, Anais, Didier WOLF Citronelle rouillée, 05_09_2019, Anais, Didier WOLF Timandre aimée mâle, 14_09_2019, Anais, Didier WOLF Timandre aimée mâle, 14_09_2019, Anais, Didier WOLF Timandre aimée femelle, 16_09_2019, Anais, Didier WOLF La Passagère, 26_08_2019, Anais, Didier WOLF La Déplacée, 26_08_2019, Anais, Didier WOLF La Frange picotée, 31_08_2019, Anais, Didier WOLF La Frange picotée, 15_09_2019, Anais, Didier WOLF La Vieillie, 05_09_2019, Anais, Didier WOLF Le Gamma, 09_08_2019, Anais, Didier WOLF Le Gamma, 09_08_2019, Anais, Didier WOLF Le Gamma, 08_09_2019, Anais, Didier WOLF Le Gamma, 07_09_2019, Anais, Didier WOLF La Sylvine mâle, 06_09_2019, Anais, Didier WOLF La Sylvine femelle, 16_09_2019, Anais, Didier WOLF Leste vert, 12_09_2019, Fabrice CADILLON Grenouille verte, 12_09_2019, Fabrice CADILLON Cerf élaphe, 09_09_2019, Danièle RAINAUD Biche élaphe, 09_09_2019, Danièle RAINAUD Grèbe castagneux, 24_09_2019, Danièle RAINAUD Grèbe castagneux, 24_09_2019, Danièle RAINAUD Cigogne_Blanche, 01_10_2019, Champniers, Pierre FANTIN Cigogne_Blanche, 01_10_2019, Champniers, Pierre FANTIN
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