Photos du mois d’Octobre 2021

jeudi 7 octobre 2021 par WOLF Didier (Bénévole)

Ail des landes (Allium ericetorum) Thore : famille : Amaryllidacées. Cette plante herbacée vivace, de 25-50 cm, bulbeuse, possède une tige dressée et grêle, feuillée dans le premier tiers. Les feuilles sont linéaires et glauques. L’inflorescence globuleuse, sans bulbilles, entourée d’une spathe à deux bractées membraneuses, est composée de fleurs odorantes à tépales obtus, blancs, parfois jaunâtres, dépassés par les étamines saillantes, à filets simples et anthères jaunes. Les fruits se présentent en capsules globuleuses à six graines. Cette espèce à floraison tardive (juillet à octobre) croît dans les landes sèches à mésophiles. Albert & Monique BRUN.

Odontite de Jaubert (Odontites jaubertianus) (Boreau) D.Dietr. ex Walp. : l’Odontite de Jaubert est une plante annuelle et pubescente, de la famille des Orobanchacées. Elle se reconnaît à sa tige de 20-50 cm ordinairement rougeâtre, à rameaux divariqués très écartés, à ses feuilles vertes à rougeâtres et à ses corolles jaune clair lavées de rose, regroupées en inflorescences terminales. Cette espèce croît dans les cultures, où elle est rare, sur les pelouses calcicoles, les talus routiers, les bords de chemins et les jachères où elle peut être abondante. Elle affectionne les sols calcaires très secs. Sa floraison a lieu d’août à septembre. Comme les autres espèces du genre Odontites, elle est hémiparasite (conservant son pouvoir de synthèse chlorophyllienne) sur racines de Poacées. Cette endémique française est protégée à l’échelle nationale, et menacée dans de nombreuses régions. Albert & Monique BRUN.

Colchique d’automne (Colchicum autumnale) - Colchicacées : une bulbeuse indigène qui fleurit en automne, dans les prés frais à humides. Solitaires ou le plus souvent groupées par 2-5, un peu plus ici, ses fleurs sortent directement de terre : six tépales rose lilas, réunis en corolle puis longuement soudés en un tube floral blanchâtre. Six étamines et trois styles bien visibles, le pistil restant quant à lui invisible et protégé au fond du tube dans sa partie souterraine. En fait, le colchique n’a pas de bulbe mais une tige souterraine gorgée de réserves et appelée un corme : c’est lui qui protège le pistil et produira plus tard les feuilles. Celles-ci n’apparaîtront qu’au printemps suivant, de grandes feuilles larges et engainantes entourant les fruits, ces grosses capsules ovoïdes à 3 loges formées d’abord sous terre. La plante est toxique dans toutes ses parties, y compris la fleur qui contient un alcaloïde très actif, la colchicine, utilisé en pharmacologie. Une belle des prés à la floraison éphémère et fragile. Réjane Pâquereau.

Noyer commun (Juglans regia) : le brou de ses fruits, leur enveloppe verte et charnue, se fissure à l’automne dévoilant comme ici la "noix" constituée d’une coque ligneuse protégeant la graine ou "cerneau", la partie comestible de cette pseudodrupe ô combien renommée. En Europe, ses origines sortent à peine de la nuit des temps avec des coquilles de noix fossiles datées de la Préhistoire et un arbre, le Noyer commun, dont le nom de genre Juglans viendrait de Jovis "Jupiter" et glans "gland". Le gland de Jupiter. Son nom d’espèce regia "royal" donné par Linné (Species plantarum, 1753) rappelle la richesse remarquable de ses fruits, comparée notamment à celle des glands du chêne. Le Noyer commun , seul représentant en France des Juglandacées, est aujourd’hui largement cultivé pour ses noix (diverses variétés) et pour son bois, recherché en ébénisterie. Les noyers isolés ont le plus souvent disparu des "milieux de champs" mais on les retrouve subspontanés dans les haies, au bord des chemins, issus de noix échappées par une corneille ou un geai. Une noix et tout ce qu’il y a à l’intérieur d’une noix. Réjane Pâquereau.

Blatte champêtre (Ectobius sp.) - Ectobiidés : insecte furtif, difficile à repérer (et encore plus à photographier in situ !) et pourtant très présent dans la végétation, des zones boisées, haies, buissons aux prairies, parcs et jardins. De longues antennes, un corps aplati, ovale, aux élytres mous et transparents, des pattes grêles hérissées d’épines et une coloration globalement beige. Ectobius qui signifie "qui vit au dehors", "à l’extérieur", s’applique à plusieurs espèces de blattes d’extérieur dites "des bois", "des jardins" ou "champêtres". Ectobius pallidus, luridus, sylvestris ou vinzi (= Planuncus vinzi) : s’il est difficile de différencier les espèces, surprendre une femelle "traînant" son oothèque peut susciter de la curiosité. Une fois celle-ci déposée en terre, les oeufs passent l’hiver. Les larves écloses au pritemps grandissent puis se remettront en hibernation, d’où le grand nombre de juvéniles observables en cours de saison et qui ne termineront leur développement qu’au printemps suivant. Si ces espèces entrent parfois par erreur dans les maisons, elles n’y survivent pas longtemps. Les blattes en général doivent leur mauvaise réputation aux espèces domestiques comme la petite Blatte germanique (Blatella germanica) qui vivent elles en commensales de l’homme et se nourrissent de toutes sortes de denrées alimentaires. Quant aux blattes dites champêtres, en forêt comme au jardin, elles sont des auxiliaires importants qui entrent dans le processus de décomposition de la matière organique. sources : divers sites inernet. Réjane Pâquereau.

Epeire diadème (Araneus diadematus) Clerck : appelée aussi araignée porte croix en référence à la croix formée de petites taches blanches sur la face dorsale de son abdomen, cette épeire appartient à la famille des Aranéides. Sa coloration est brun-orangé plus ou moins sombre selon les individus et ses pattes sont rayées de brun-foncé et de brun-clair. L’épeire diadème construit une large toile très régulière mesurant de 40 cm à 1 m parfois, et se tient le plus souvent au centre de sa toile, la tête vers le bas. La femelle peut mesurer jusqu’à 2 cm (corps sans les pattes) alors que le mâle dépasse rarement 8 mm. Le mâle se distingue aussi de la femelle par le renflement de ses pattes mâchoires en « gants de boxe ». Les mâles sont visibles de fin août à septembre et les femelles de septembre à décembre. La femelle dépose ses œufs dans une sorte de cocon jaunâtre, arrondi, qu’elle place sous l’écorce d’un arbre ou dans une fente où les œufs vont hiberner. Les adultes meurent à la fin de la saison. L’araignée porte croix se nourrit d’insectes de petite taille qu’elle tue grâce à son venin et qu’elle enveloppe aussitôt d’un cocon de soie. Cette épeire vit dans les friches, les landes, les prairies, les bois, le long des haies, les jardins où elle est la plus fréquente des araignées. Source : Roberts, 2009. Guide des Araignées de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé. Albert & Monique BRUN.

Frelon européen (Vespa crabro) : le frelon européen est souvent confondu, à tort, avec le frelon asiatique. Contrairement à ce dernier, cette espèce n’est pas considérée comme nuisible et envahissante. En Allemagne, il s’agit même d’une espèce protégée. Le frelon européen est un grand prédateur qui peut s’attaquer aux abeilles, mais de manière beaucoup plus anecdotique que le frelon asiatique. Son régime alimentaire est varié (mouches, guêpes, abeilles, chenilles, araignées, nectars de fleur, fruits - figure 1). Il a un rôle utile dans la régulation de nombreuses espèces. Le frelon européen ressemble aux guêpes communes (du genre Vespula) mais il est beaucoup plus gros. Son abdomen est jaune rayé de noir. Son thorax est noir et roux. La tête est jaune avec un motif noir. Son abdomen est plus clair que celui du frelon asiatique. Malgré sa mauvaise réputation, le frelon européen n’est pas spécialement agressif. Le risque de piqûre intervient principalement lorsque le nid est dérangé. La piqûre du frelon européen n’est pas plus dangereuse que celle d’une abeille, son venin est même moins toxique. Source : http://ephytia.inra.fr Didier WOLF.

Ecaille martre (Arctia caja) : famille des Erebidae. Etymologie : Arctia = ours (à cause de la chenille très velue) et caja = brulant (à cause de la couleur orangée des ailes postérieures). Elle ressemble à l’écaille chinée, mais les motifs des ailes sont différents et faciles à distinguer. Chez l’écaille martre, les ailes antérieures, visibles au repos sont blanches avec des taches brun-noir. La forme de ces taches peut varier, certains individus sont presque tout noir ou presque tout blanc. Les ailes postérieures, que l’on voit en vol, sont rouge-orangé avec des taches noires, ou bleu-noir. Il n’y a pratiquement pas de dimorphisme sexuel. Elle aime les milieux ouverts, plutôt les endroits humides comme les ripisylves, les berges boisées des rivières. Mais on la rencontre souvent dans les parcs et les jardins. Présente dans la France entière et dans toute l’Europe. Elle vole de juillet à septembre. L’écaille martre a beau être une espèce répandue, on ne peut pas la considérer comme commune, elle serait même en diminution de ses effectifs. Source : https://www.quelestcetanimal.com Didier WOLF.

Petit Nacré (Issoria lathonia) - Nymphalidés : semble voler en 3 ou 4 générations largement chevauchantes, dès le mois d’avril jusqu’à fin octobre, selon les observations faites au cours du dernier inventaire (sources : Papillons de jour du Poitou-Charentes). Son cycle larvaire relativement court d’environ un mois et son "comportement migrateur" expliquent sa présence repérée sur une aussi longue période, un peu partout, dans différents types d’habitats ouverts, de préférence fleuris. Si l’adulte visite une large variété de plantes : luzernes, ronces, cirses ou menthes comme ici, ses plantes-hôtes, les pensées et les violettes sauvages lui sont essentielles pour la suivie de l’espèce. Ses grandes taches nacrées sur le revers des ailes postérieures le rendent unique et facile à reconnaître. Réjane Pâquereau.

Carte géographique (Araschnia levana) - Nymphalidés : c’est la plus petite des Vanesses, à chercher du regard dans les milieux frais et humides, les prairies inondables, près des cours d’eau. Pour cette espèce, une plante-hôte quasi-exclusive : la Grande Ortie ou Ortie dioïque (Urtica dioica), une de nos précieuses mauvaises herbes. Trois générations se succèdent d’avril à septembre avec pour particularité des formes différentes en cours de saison : une forme printanière orangée à taches noires, une forme estivale noire à bandes blanches et parfois une forme intermédiaire noire avec des bandes orangées. Ces formes différentes sont liées aux variations de la longueur du jour et des températures. Un petit papillon très vif qui doit son nom usuel au réseau de traits blancs sur le revers de ses ailes, un motif évoquant les routes sur une carte géographique. Réjane Pâquereau.

Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) : une des plus grandes espèces de libellules en France. C’est une espèce largement répandue en Charente, surtout dans le centre et le sud du département. Les femelles pondent dans les sédiments (sable, limons) là où la nappe d’eau des petits cours d’eau affleure. Les larves vivent 2 à 4 ans sous la surface des sédiments, se nourrissant de larves d’invertébrés aquatiques. L’émergence a lieu principalement en juin et les imagos (adultes volants) peuvent s’observer jusqu’à début octobre, parfois loin de leurs lieux de ponte. (source : Libellules du Poitou-Charentes). Fabrice CADILLON.

Ephippigère des vignes (Ephippiger ephippiger) - Tettigoniidés : une femelle d’abord puis un moment après le couple, observés sur la végétation au bord du chemin. Malgré sa grande taille une fois adulte, l’insecte est particulièrement discret et les contacts visuels comme ici plutôt rares. Un bas-côté de chemin sujet à broyage. Ses caractéristiques : un pronotum en forme de selle et des ailes réduites à l’état de simples "écailles" servant à l’émission des sons. Ce sont ses stridulations assez puissantes qui lui ont valu le surnom de "Tizi" (en Bourgogne) ou de "Jeudi" dans le Midi et par chez nous. On dit l’Ephippigère des vignes facile à différencier de l’Ephippigère carénée, relativement proche. Deux indices : son occiput noir, y compris pour les juvéniles (ici caché par le haut du pronotum) et sa préférence pour les milieux chauds et secs, non plus les vignes comme avant, mais les brandes, les pelouses calcaires à genévriers, là où elle peut passer inaperçue dans les hautes herbes. Réjane Pâquereau.

Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) : les Scolopacidés constituent, avec les Charadriidés, un groupe d’oiseaux appelés limicoles, c’est à dire littéralement "oiseaux de rivages". Les Scolopacidés sont majoritairement des oiseaux migrateurs de l’hémisphère nord, mais seul le continent antarctique en est dépourvu. Ce sont des oiseaux de taille petite à moyenne, avec souvent, mais pas toujours, un long bec et de longues pattes. Le bec peut être droit, ou alors incurvé vers le haut ou vers le bas. Ils occupent les milieux humides, côtiers ou de l’intérieur (marais, zones humides, toundra, etc.). La plupart des espèces affectionnent les espaces ouverts, mais certaines comme les bécasses préfèrent les milieux fermés. Danièle RAINAUD.

Chevalier culblanc (Tringa ochropus) Linnaeus, 1758 : est, avec le Chevalier guignette, le chevalier le plus couramment observé dans les zones humides de notre territoire, lors de ses haltes migratoires au printemps et en été. Oiseaux de taille moyenne, les chevaliers sont élancés, avec un long bec et de longues pattes. L’identification des différentes espèces n’est pas toujours évidente. Le Chevalier culblanc est un peu plus bas sur pattes que ses congénères. Il est noir légèrement tacheté sur le dessus et blanc dessous. Sa poitrine est fortement rayée. Pattes gris verdâtre. En vol, son croupion blanc contraste singulièrement avec le dessus foncé, ce qui le fait ressembler à une grosse hirondelle de fenêtre. Ses pattes sont grises, son bec est noir à base rougeâtre et son iris est marron foncé. Espèce protégée classée en Liste rouge. Sources internet. Didier WOLF.

Hirondelle rustique (Hirundo rustica) : oiseau migrateur, elle symbolise traditionnellement le retour du printemps. L’ hirondelle rustique est présente en France de mars à octobre, ce qui correspond à la période de nidification. Une fois rentrée chez nous, elle installe la plupart du temps son nid près des habitations telles que les granges et les étables. Elle niche exclusivement dans des constructions humaines. Selon l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel), on observe une très forte régression des populations depuis les années 70 et le phénomène a tendance à s’aggraver avec le temps. Les populations ont diminué de 20 à 50% selon les régions françaises entre 1970 et 1995.L’hirondelle rustique est inscrite comme « espèce en déclin » sur la liste rouge nationale des oiseaux nicheurs. En France, les hirondelles bénéficient d’un statut juridique de protection est issu de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 29/10/2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Est interdit en tout temps la destruction intentionnelle ou l’enlèvement des œufs et des nids. Famille PRUD’HOMME.

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) : avec la Buse variable (Buteo buteo), c’est sans doute le plus familier des rapaces diurnes observables en Charente. Il peut même nicher près des habitations. Comme pour les éperviers et d’autres espèces de faucons, le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle. S’il est connu pour se nourrir préférentiellement de micro-mammifères (surtout des campagnols), il est capable de diversifier son alimentation en fonction de la saison, de la météo et de l’abondance et la disponibilité des proies. Il peut ainsi se nourrir de sauterelles, de grands coléoptères, de lézards, de vers de terre ou de petits oiseaux. Fabrice CADILLON.

Tarier des prés (Oenanthe oenanthe) : selon les ornithologues régionaux du début du XX ème siècle, le Tarier des prés était un oiseau banal des zones de bocage, des prairies naturelles des bords de ruisseaux ou des bas-fonds des régions d’élevage. C’était l’oiseau typique des parcelles de hautes herbes fraîches où poussent les ombellifères qu’il adopte volontiers comme poste d’affût. Or, sous la pression de l’agriculture intensive, l’espèce est en « fort déclin » partout en France et les 3/4 de la population ont disparu en 20 ans. Alors qu’en 1999 on en dénombrait encore 25 à 100 couples en Poitou-Charentes, aucun cas de reproduction n’a été observé depuis 2009…Fabrice CADILLON.

Busard des roseaux (Circus aeruginosus)  : comme son nom l’indique, c’est un rapace strictement inféodé aux roselières. Il y établit un nid en plateforme au-dessus de l’eau. C’est le plus grand des busards nichant en France et il impressionne par son envergure et son agilité en vol. En Charente, on peut essentiellement l’observer lors des migrations printanières et automnales, durant lesquelles il chasse sur les mêmes milieux ouverts que les Busards Saint-Martin (Circus cyaneus) et les Busards cendrés (Circus pygargus). Fabrice CADILLON.

Buse variable (Buteo buteo) : comme son nom l’indique elle a le plumage très variable selon les individus, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc, mais les nuances sont infinies entre le noir et le blanc en passant par toutes les nuances de marron. Ici une rencontre inhabituelle d’une jeune buse très blanche, ce qui est rare en Charente, je voyais fréquemment cette forme lorsque je vivais dans dans les Vosges. Didier WOLF.

Spatule blanche (Platalea leucorodia) : grand échassier de la même famille que les hérons et les ibis, on peut confondre ce joli oiseau avec la cigogne lorsqu’il vole cou tendu. Au sol en revanche, impossible de confondre la spatule blanche avec une autre espèce, notamment en raison de son long bec à bout spatulé. Oiseau migrateur assez rare en France, elle vient y passer l’été et nidifier dans des zones marécageuses littorales. On la reconnaît à sa façon de fouiller la vase avec le bec enfoncé dans l’eau en agitant la tête dans un mouvement de balayage latéral. Si à l’échelle européenne elle n’est plus menacée, elle est en revanche considérée comme ’Vulnérable’ en France (où elle fait partie des espèces protégées), avec même certaines régions où elle est considérée comme en ’En danger’ (régions Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Poitou-Charentes, PACA). Ici une belle rencontre sur les lacs de Haute Charente. Didier WOLF.

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) : l’espèce est entièrement dépendante d’une provision suffisante de poissons de taille moyenne qu’elle pêche près de la surface d’eaux claires. Le Balbuzard se nourrit de poissons qu’il capture lors d’une plongée peu profonde (moins de 1 mètre), les serres étant projetées en avant au dernier moment. L’angle d’attaque est d’habitude entre 45° et la verticale, mais peut être pratiquement horizontal. Dans ce cas, l’oiseau se pose à la surface lors de la capture, ou bien il prend le poisson en continuant son vol au ras de l’eau. De nombreuses adaptations morphologiques sont liées à cette méthode de pêche : les pattes et les doigts sont grands et puissants, les ongles sont fortement courbés et tous d’égale longueur, le dessous des doigts est couvert de courtes épines, le plumage est dense, serré et huileux. L’espèce est solitaire mais, en dehors de la saison de reproduction, peut se concentrer sur les sites de pêche les plus riches. Elle est monogame (rares cas de bigamie) et la fidélité à l’aire et au partenaire est supposée forte. l’espèce est sur la liste rouge mondiale des espèces menacées "vulnérable" (listé Pandion haliaetus (Linnaeus, 1758)). Cependant en France les effectifs nicheurs sont en augmentation avec une bonne estimation de 60 - 72 couples. Source : INPN. Didier WOLF.

Aeschne mixte (Aeschna mixta) :ashenidea de taille moyenne. Le mâle est de couleur bleue, jaune et brune. Sur le front, il possède une tache noire en forme de T. Le triangle anal des ailes postérieures des mâles comprend 3 cellules. La femelle est jaunâtre et brune. Espèce présente dans les eaux stagnantes. Elle privilégie la présence de ceintures de végétation comme les roselières ou les zones d’atterrissement où les femelles vont pondre. La phase larvaire dure de 4 à 5 mois dans nos climats. En milieu méditerranéen, elle occupe également les eaux courantes à débit lent et les adultes peuvent rentrer en diapause pendant les mois les plus chauds. Observable de juin à novembre. Source : INPN. Didier WOLF.

Dans la famille biodiversité ordinaire, protégeons le cerf élaphe (Cervus elaphus) : le cerf est un animal impressionnant ne serait-ce que par sa taille qui fait de lui le plus grand herbivore sauvage d’Europe. Mais mis à part cela et les grands bois de cerf caractéristiques, on connaît bien souvent peu de choses sur cet animal. Redressons ce tort ensemble et découvrons une espèce bien présente dans nos forêts ! La biodiversité ordinaire, ce n’est rien d’autre que cette biodiversité que l’on a tendance à oublier parce que nous l’avons toujours sous les yeux. Ce n’est pourtant pas parce qu’on la connait ou croire la connaître qu’elle se portera toujours bien d’un point de vue de la conservation. Dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, parlons aussi de ces animaux « communs » comme ici le cerf ! Particularités du cerf, le grand ruminant des forêts. Les cerfs élaphes (Cervus elaphus) possèdent des bois caractéristiques sur la tête qui tombent habituellement aux alentours de février-avril pour commencer à repousser tout de suite après. La repousse se termine en juillet-août, période à laquelle le « velours », qui entourait les bois lors de leur repousse, tombe. Une fois les bois colorés après la chute de ce velours, la période de rut commence et peut courir de mi-août à novembre. Cette période est cruciale pour le cerf car la biche n’est en ovulation que 24 heures ce qui le rend passablement nerveux. Si les cerfs de milieux ouverts sont territoriaux durant cette période, ceux de milieux forestiers ont plus tendance à parcourir un territoire précis en recherche de biches. Mais dans un cas comme dans l’autre non seulement ils poussent des cris aussi caractéristiques que clairement impressionnants pour attirer les femelles et repousser les concurrents. Danièle RAINAUD


Portfolio

Ail des landes, 10_2021, Bors de Baignes, Albert & Monique (...) Ail des landes, 10_2021, Bors de Baignes, Albert & Monique (...) Odontite de Jaubert, 08_2021, Aussac-Vadalle, Albert & Monique (...) Odontite de Jaubert, 08_2021, Aussac-Vadalle, Albert & Monique (...) Odontite de Jaubert, 08_2021, Aussac-Vadalle, Albert & Monique (...) Colchique d'automne 1a, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Colchique d'automne 1b, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Noyer commun 2a, 20 09 2021, St-Laurent de Cognac, Réjane Pâquereau Noyer commun 2b, 20 09 2021, St-Laurent de Cognac, Réjane Pâquereau Noyer commun 2c, 20 09 2021, St-Laurent de Cognac, Réjane Pâquereau Blatte champêtre 6a, 16 09 2021, Gimeux, Réjane Pâquereau Blatte champêtre 6b, 16 09 2021, Gimeux, Réjane Pâquereau Blatte champêtre 6c, 27 09 2021, Salignac, Réjane Pâquereau Blatte champêtre 6d, 27 09 2021, Salignac, Réjane Pâquereau Blatte champêtre 6e juv., 20 09 2021, St-Laurent de Cognac, Réjane (...) Blatte champêtre 6f juv., 21 09 2021, Chérac, Réjane Pâquereau Epeire diadème, 10_09_2021, Rouzède, Albert & Monique BRUN Epeire diadème, 10_09_2021, Rouzède, Albert & Monique BRUN Frelon européen, 12_09_2021, Anais Didier WOLF Ecaille martre, 13_09_2021, Anais Didier WOLF Ecaille martre, 13_09_2021, Anais Didier WOLF Ecaille martre, 13_09_2021, Anais Didier WOLF Petit Nacré 3a, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane Pâquereau Petit Nacré 3b, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane Pâquereau Petit Nacré 3c, 17 09 2021, Bois, Réjane Pâquereau Carte géographique 4a, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Carte géographique 4b, 06 09 2021, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Carte géographique 4c, 16 08 2021, Montils, Réjane Pâquereau Carte géographique 4d, 07 05 2018, Asnières-sur-Nouère, Réjane (...) Cordulégastre annelé, 27_08_2021, Péreuil, Fabrice CADILLON Ephippigère des vignes 5a, 07 09 2021, Segonzac, Réjane Pâquereau Ephippigère des vignes 5b, 07 09 2021, Segonzac, Réjane Pâquereau Ephippigère des vignes 5c, 07 09 2021, Segonzac, Réjane Pâquereau Chevalier guignette, 2021_09, Danièle RAINAUD Chevalier guignette, 2021_09, Danièle RAINAUD Chevalier culblanc, 05_09_2021, Massignac, Didier WOLF Hirondelle rustique, 15_08_2021, Moutiers-sur-Boême, Prud'homme (...) Hirondelle rustique, 15_08_2021, Moutiers-sur-Boême, Prud'homme (...) Faucon crécerelle, 05 09 2021, Triaize, Fabrice CADILLON Tarier des prés, 05 09 2021, Champagné les Marais, Fabrice CADILLON Tarier des prés, 05_09_2021, Champagné les Marais, Fabrice CADILLON Busard des roseaux, 06_09_2021, Aiguillon, Fabrice CADILLON Buse variable, 03_09_2021, Cellefrouin, Didier WOLF Buse variable, 03_09_2021, Cellefrouin, Didier WOLF Buse variable, 03_09_2021, Cellefrouin, Didier WOLF Spatule blanche, 19_09_2021, Massignac Didier WOLF Spatule blanche, 19_09_2021, Massignac Didier WOLF Balbuzard pêcheur , 22_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 22_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 20_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 20_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 20_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 20_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 20_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 19_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 24_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Balbuzard pêcheur, 24_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Aeschne mixte, 24_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Aeschne mixte, 24_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Aeschne mixte, 24_09_2021, Lésignac-Durand, Didier WOLF Cerf élaphe, 09_09_2021, Cellefrouin, Danièle RAINAUD Cerf élaphe, 16_09_2021, Cellefrouin, Danièle RAINAUD Cerf élaphe, 09_09_2021, Cellefrouin, Danièle RAINAUD
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