Photos du mois de Décembre 2016

dimanche 4 décembre 2016 par WOLF Didier (Bénévole)

Alisier torminal ou Alisier des bois (Sorbus torminalis) : Recherche les stations chaudes aux sols assez légers et secs, les bois clairs, les lisières. L’espèce, de la famille des Rosacées comme le merisier et le pommier, est disséminée un peu partout à basse altitude et relativement abondante en Poitou-Charentes. Ses feuilles sont parmi les premières à prendre les couleurs de l’automne, du jaune au brun rouge. Ses fruits, les alises, sont d’abord luisants et orangés puis virent au brun terne à maturité. En dehors des bouvreuils qui en consomment les graines, les passereaux frugivores leur préféreraient d’abord les fruits des aubépines, plus attractifs. A noter les petits mammifères, en particulier le blaireau, qui joueraient un rôle primordial dans la dispersion des graines (excréments enterrés). Leur pulpe pâteuse a un goût âcre puis plus acidulé et parfumé après les premières gelées, quand les alises sont devenues blettes, ou "chopes" en patois local. Riches en tanins, astringents, ils étaient utilisés autrefois pour calmer les coliques, torminalis signifiant "qui guérit les tranchées" (= les diarrhées) en latin. Son bois, dense et dur, est utilisé en ébénisterie et lutherie mais ce sont ses qualités ornementales qui en font une essence recherchée pour les parcs et jardins d’agrément. Réjane PAQUEREAU.

Viorne obier (Viburnum opulus) : Des feuilles qui rappellent celles de la vigne, des fruits en grappes pendantes d’un rouge brillant mais à la pulpe juteuse et collante, un peu malodorante. Bien que présents dès octobre, ces derniers ne sont guère consommés avant les grands froids et les grappes restent sur l’arbuste souvent jusqu’au printemps suivant. Ce seraient les bouvreuils et les campagnols qui en détruisent les graines en les consommant (étude suédoise). Les baies, légèrement toxiques pour l’Homme provoqueraient des troubles digestifs, même en petite quantité. L’espèce appartient à la famille des Adoxacées comme la Viorne lantane ou le Laurier-tin. Caractéristique des bois humides en bord de rivière, on la retrouve dans les haies, le long des fossés. Viburnum opulus "Roseum" est un cultivar plus connu sous le nom de "Boule de neige" mais ses fleurs toutes stériles ne produisent jamais les beaux fruits de la forme sauvage. Réjane PAQUEREAU.

Limoselle aquatique (Limosella aquatica) : Est une plante de petite taille (3 à 6 cm) affectionnant les sols limoneux et vaseux des bords de lacs et d’étangs. Cette curieuse Scrophulariacée ne présente pas de tige, toutes ses feuilles, à long pétiole, et ses minuscules fleurs blanches, aux très courts pédicelles, partent de la base. Elle peut former dans son milieu des gazons de milliers de pieds, et est souvent accompagnée d’autres plantes pionnières telles que la Corrigiole des grèves, la Spergulaire des champs, le Gypsophile des murailles. Est rare en Charente mais peut être abondante localement. Albert & Monique BRUN.

Tamier commun (Dioscorea communis) : Est une plante vivace, rhizomateuse et grimpante, appartenant à la famille des Dioscoréacées. Elle croît dans les haies et en lisière de bois, préférant un sol riche et frais. Ses feuilles alternes sont cordées (en forme de coeur) et très luisantes, ses fleurs jaune-verdâtre en grappes, apparaissent en avril-mai. En automne, ses fruits, petites baies rouges brillantes, sont persistantes et gracieusement suspendues, telles des guirlandes, aux arbustes utilisés comme support. Son aspect décoratif et ses baies très attrayantes ne doivent pas occulter sa toxicité. De nos jours, le tamier est prescrit en homéopathie comme antirhumatismal ; ses jeunes pousses au printemps sont consommées en vinaigrette ou en omelette, en particulier dans le sud de la France, où elles sont appelées "reponchons" " ou "responchous". Le tamier commun est aussi appelé herbe aux femmes battues, haut liseron, racine du diable, sceau de notre Dame, ou vigne noire. Il est présent dans toute la France métropolitaine. Albert & Monique BRUN.

Souci (Colias crocea) : Vole chez nous d’avril à novembre, en plusieurs générations successives et hiverne à l’état de chenille. Il est le seul Colias jaune-orange de France, largement répandu dans toutes sortes d’habitats ouverts, jusqu’à 3200 m d’altitude (Papillons de France - Tristan Lafranchis). Le Souci se pose rarement les ailes étalées et c’est en vol qu’on le différencie le mieux du Fluoré (Colias alfacariensis) ou du Soufré (Colias hyale), deux autres Colias de la même famille des Pieridés. Autochtone des régions tempérées autour du bassin méditerranéen, c’est un remarquable migrateur, au vol puissant et rapide, dont les populations atteignent l’Europe du Nord en été. Aller, reproduction et retour aléatoire. Celui-ci, indigène ou migrateur attardé, recherchait un peu de chaleur en lisière de boisement. Un comportement migratoire encore mal connu, peut-être lié à la plus ou moins grande disponibilité des plantes nourricières pour sa chenille (trèfles, luzernes et autres Fabacées) comme ce serait le cas pour le Vulcain (Vanessa atalanta) ou la Belle-Dame (Vanessa cardui), deux autres migrateurs au long cours. Réjane PAQUEREAU.

Canard chipeau (Anas strepera) : Est un canard de surface aux couleurs ternes autrefois appelé « Ridelle » ou « Ridenne » en picard, de la famille des Anatidés est présent en Eurasie et en Amérique du Nord. Le mâle est gris avec un croupion noir et le ventre blanc. Il a un miroir alaire blanc bordé de noir et de roux que l’on peut observer aussi bien en vol qu’au repos. Le bec est gris. La femelle est difficile à distinguer de celle du colvert. Outre sa taille plus petite, la couleur orange des côtés du bec et le ventre blanc permettent de différencier les deux espèces. Affectionne particulièrement les étendues d’eau profondes (étangs, lacs et marais à la végétation abondante) mais aussi rivières et fleuves à débit lent, prairies inondées. Est monogame et s’observe en couple ou en petite bande lache n’excédant pas en général la vingtaine d’individus. Est majoritairement végétarien et est un migrateur partiel. Source : http://www.oiseaux.net. Didier WOLF.

Canard colvert leucique (Anas platyrhynchos) : Le leucisme ou leucistisme est une mutation génétique qui empêche la production, le dépôt normal de mélanine et d’autres pigments dans le plumage. Il existe deux principales formes de leucisme : pâleur généralisée due à une diminution équivalente de pigments dans toutes les plumes et présence de taches blanches causée par l’absence totale de pigments à certains endroits, mais sans les yeux rouges. Didier WOLF.

Sarcelle d’hiver (Anas crecca) : Cet Anatidé est le plus petit canard d’eau douce d’Europe. Ne chante pas, mais émet des sifflements et des grognements rauques : cruck. Cri d’envol commun au deux sexes : knéék. Habite partout où elle trouvera de l’eau et de la nourriture, à condition qu’il n’y ait pas trop de courant. En hiver, nous la retrouvons sur les grands plans d’eau abrités, les côtes basses et sablonneuses où elle recherche l’influence modératrice du climat marin, les lagunes et les marais. Oiseau très sociable, qui est toujours en groupe. Bien qu’à la fois diurne et nocturne, une partie importante de son activité est concentrée au crépuscule et pendant la nuit pour la recherche de nourriture. Est une espèce migratrice partielle, car elle est très sensible au gel et à l’enneigement qui limitent ses possibilités d’alimentation. Se nourrit de petites graines, et d’organismes microscopiques qu’elle trouve dans le limon qu’elle filtre à l’aide de son bec. Son régime se compose essentiellement de matière végétale : petites graines qu’elle récolte sur les terrains humides ou faiblement inondés au bord des étangs, dans les champs de maïs fraîchement récoltés, les rizières ou les marais. Cependant, elle se nourrit également de micro-organismes, de larves d’insectes, de crustacés et de mollusques qu’elle pêche dans les eaux saumâtres et peu profondes des vasières en filtrant l’eau avec son bec. Source : http://www.oiseaux.net. Didier WOLF.

Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) : Ce Phalacrocoracidé vit sur les côtes rocheuses ou sablonneuses, dans les estuaires, près des lacs et des grands cours d’eau. Se nourrit principalement de poisson. Il plonge pour capturer sa proie avec le bec, et est capable de rester sous l’eau pendant plus d’une minute. Il remonte le poisson à la surface afin de l’étourdir en le secouant et de le lancer en l’air pour le retourner avant de l’avaler. Cette espèce est grégaire et a été persécutée par les humains comme concurrent des pêcheurs. A présent, avec les efforts de conservation, leur nombre augmente et les statuts de cette espèce sont stabilisés. Charente Nature participe régulièrement à l’inventaire des dortoirs et au comptage des effectifs. Source : http://www.oiseaux.net. Didier WOLF.

Héron cendré (Ardea cinerea) : Ce grand Ardéidé gris, majestueux lorsqu’il est debout au repos possède de longues pattes jaune grisâtre ou grises, un long cou et un grand bec jaune grisâtre en forme de dague. Cherche à se nourrir près de toutes sortes de plans d’eau, et même quelque fois en zone urbaine. Se nourrit essentiellement de poisson, d’anguilles, de batraciens et peut aussi se nourrir de petits mammifères (rongeurs), d’insectes, de crustacés et de reptiles. Pêche les poissons à l’affût, parfaitement immobile. A la vitesse de l’éclair, son cou se détend et son bec en forme de poignard transperce la victime. Son cri typique en vol, souvent émis le soir, est rauque, sonore et croassant. Source : http://www.oiseaux.net. Didier WOLF.

Grue cendrée (Grus grus) :

Migration post nuptiale 2015 : Les premiers gros départs d’Allemagne sont observés du 10 au 13 octobre. Lors de la seconde vague (du 25 octobre au 4 novembre) environ 160 000 individus sont observés dans 63 départements. Globalement, ce sont au moins 220 000 grues cendrées qui ont été observées en migration active.

Hivernage 2015/2016 : La population des grues cendrées hivernantes en France est estimée à 111 000 individus. Les principaux sites d’hivernage concernent la Lorraine, la Champagne Ardennes, le Centre de la France et l’Aquitaine où près de 45 000 grues ont été comptabilisées. Danièle RAINAUD.

Cincle plongeur (Cinclus cinclus) : Ce Cinclidé vit sur les rives des cours d’eau rapides, dans les endroits rocailleux et escarpés et prioritairement en altitude. Parfois en bordure de lacs ou de mer. Pendant la période hivernale, il lui arrive de redescendre en altitude. Est sédentaire, bougeant uniquement dans des conditions hivernales extrêmes. Il trouve sa nourriture essentiellement dans l’eau. N’a pas les doigts palmés mais nage très bien. Il reste debout sur un rocher ou une branche à mi-rivière, en se balançant souvent de haut en bas avec la queue dressée. Quand il repère une proie, il glisse sous la surface de l’eau, et marche dans l’eau, ou même "vole" sous l’eau avec les ailes entrouvertes. Son plumage doux et dense lui offre une bonne isolation dans l’eau où il trouve des larves et des petits poissons. Après le plongeon, il peut flotter vers le bas de la rivière sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes, avant d’émerger. Afin de glisser sous la surface, il se tend vers le bas, avec la tête bien baissée et le corps oblique, et une fois dans l’eau, agrippe le fond avec ses doigts puissants et bouge librement. En Charente nous connaissons deux sites où sa présence est avérée. Source : http://www.oiseaux.net. Didier WOLF.

Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiaca) : N’est pas une oie même si elle leur ressemble. Originaire de l’Afrique Subsaharienne, de la vallée du Nil et du sud de la Palestine, elle a été introduite au XIX siècle. Une population originaire d’oiseaux échappés de parcs se reproduit dans le milieu naturel, notamment en Alsace. Cette espèce est considérée comme "indésirable". Face à l’augmentation exponentielle de sa population, des arrêtés de régulation ont été adoptés dans le Haut-Rhin et dans le Bas-Rhin. C’est son agressivité en période de reproduction qui peut poser problème vis à vis de l’avifaune indigène. (Source LPO Alsace). Danièle RAINAUD.

Lune : Lundi 14 novembre, la Lune n’était qu’à 356.500 kilomètres de la Terre. Un périgée exceptionnellement bas. La particularité de cet évènement correspondait au passage de la Lune à son périgée. En effet, notre satellite tourne autour de la Terre sur une orbite légèrement elliptique, en à peu près 27 jours et 8 heures. La distance Terre-Lune s’élève en moyenne à 384.400 km, mais elle change en permanence. Elle présente ainsi, sur une révolution lunaire autour du globe terrestre, une distance minimum avec la Terre (le périgée) et un maximum (l’apogée). Lorsque la pleine lune coïncide avec le moment où notre satellite est à son périgée, celui-ci nous apparaît alors plus gros et plus brillant que de coutume. Ce phénomène que l’on appelle "Super Lune" ("Super Moon" en anglais et "périgée-syzygie" chez les astronomes) se produit en moyenne 4 à 6 fois par an. Cette variation de la distance qui nous sépare de la Lune se traduit par une variation du diamètre apparent de notre satellite dans le ciel. Pratiquement indiscernable à l’œil nu, elle peut néanmoins être facilement mise en évidence à l’aide d’un instrument d’optique muni d’un oculaire réticulé à graduations. Mais en fonction de l’alignement rarement parfait du Soleil, de la Terre et de la Lune (sans quoi on observerait une éclipse de Lune ou de Soleil), il arrive que le périgée de l’orbite lunaire soit plus bas que de coutume. Ce fut le cas le14 novembre 2016, puisque la Lune n’était qu’à 356.511 kilomètres de nous, à 12h24 précisément. La dernière fois que le périgée a été aussi bas (356.462 km), c’était le 26 janvier 1948. Et pour le prochain périgée aussi bas, il faudra attendre le 25 novembre 2034 (la distance Terre-Lune sera alors de 356.447 km). Source : http://www.sciencesetavenir.fr. Didier WOLF.


Portfolio

Alisier torminal, 06_11_2016, Voulgézac, Réjane PAQUEREAU Viorne obier, 07_11_2016, Saint-Fort-sur-le Né, Réjane PAQUEREAU Tamier commun, 30_11_2016, Forêt de la Braconne, Albert & Monique (...) Tamier commun, 30_11_2016, Forêt de la Braconne, Albert & Monique (...) Limoselle aquatique, 27_11_2016, Pressignac, Albert & Monique (...) Limoselle aquatique, 27_11_2016, Pressignac, Albert & Monique (...) Souci, 26_11_2016, Bourg-Charente, Réjane PAQUEREAU Canard chipeau, 24_11_2016, Fléac, Didier WOLF Canard chipeau, 24_11_2016, Fléac, Didier WOLF Canard chipeau, 24_11_2016, Fléac, Didier WOLF Canard colvert, 24_11_2016, Fléac, Didier WOLF Sarcelle d'hiver, 14_11_2016, Fléac, Didier WOLF Sarcelle d'hiver, 14_11_2016, Fléac, Didier WOLF Sarcelle d'hiver, 14_11_2016, Fléac, Didier WOLF Grand cormoran, 21_11_2016, Fléac, Didier WOLF Grand cormoran, 21_11_2016, Fléac, Didier WOLF Grand cormoran, 21_11_2016, Fléac, Didier WOLF Grand cormoran, 28_11_2016, Fléac, Didier WOLF Héron cendré, 24_11_2016, Fléac, Didier WOLF Grue cendrée, 27_11_2016, Danièle RAINAUD Cincle plongeur, 28_11_2016, Fléac, Didier WOLF Cincle plongeur, 28_11_2016, Fléac, Didier WOLF Cincle plongeur, 28_11_2016, Fléac, Didier WOLF Ouette d'Égypte, 16_11_2016, Plan d'eau Saint-Yriex, Danièle (...) Lune, 14_11_2016, Anais Puyfrançais, Didier WOLF
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