Photos du mois de Décembre 2017

samedi 9 décembre 2017 par WOLF Didier (Bénévole)

Oranger des Osages (Maclura pomifera) ou Maclure épineux : Est un arbre remarquable pour ses fruits qui ressemblent à des oranges. En réalité, de "faux fruits" issus chacun d’une inflorescence femelle (groupement de fleurs soudées entre elles), inflorescence devenue infrutescence (ensemble de fruits formés à partir de chacune des fleurs) à la surface bosselée, un peu collante. De la famille des Moracées comme les Mûriers ou le figuier chez nous, l’espèce a été introduite en Europe au début du 19 ème siècle - en 1832 au Jardin des Plantes de Montpellier où l’on peut y voir encore le pied femelle - puis expérimentée sans succès comme alternative au Mûrier blanc pour l’élevage du ver à soie. L’arbre est originaire des Etats-Unis, de l’Oklahoma au Texas, une vaste zone, territoire des Indiens Osages qui l’utilisaient pour son bois dur et flexible ("Bois d’arc") et pour son latex laiteux qui jaunit au contact de l’air. Une teinture jaune utilisée pour se peindre le corps, le visage ou teindre les tissus. En dehors des écureuils pour leurs graines, ses fruits ne sont pas consommés par les animaux. Peur-être autrefois par le Megatherium, une sorte de Paresseux géant disparu au moment du peuplement du continent américain… Un bel arbre dressé, épineux, dioïque - ici, un sujet femelle isolé - rustique sous nos climats, devenu arbre de collection et planté pour son aspect décoratif dans de nombreux parcs. Réjane Pâquereau.

Grande Chélidoine (Chelidonium majus) : De la famille des Papaveracées comme les coquelicots, elle est surtout connue sous son nom populaire d’herbe aux verrues, son suc caustique jaune-orangé étant censé éliminer les verrues. C’est une mauvaise herbe des sols riches en azote, hôte sauvage des bords de route, des décombres, avec une préférence pour les sols calcaires, humifères, à mi-ombre. Un petit interstice pierreux au pied d’un vieux mur peut lui suffire. C’est une vivace herbacée aux feuilles caduques et aux fleurs jaunes à 4 pétales disposés en croix. Après fécondation, l’ovaire devient une capsule linéaire en forme de gousse. Les graines y sont petites et noires, leur dispersion sera assurée par les fourmis. Herbe aux verrues, herbe aux boucs pour son odeur et son goût désagréables, Grande Eclaire pour sa "capacité" autrefois à redonner la vue aux aveugles, lait de sorcières… la Grande Chélidoine est connue depuis l’Antiquité pour ses propriétés médicinales. Elle était même associée à la magie noire au Moyen Age. Cependant toutes les parties de la plante renfermant des substances actives très toxiques, les remèdes internes à base de Chélidoine ne doivent être employés que sous contrôle médical. Réjane Pâquereau.

Syrphe pyrastre (Scaeva pyrastri) ou Syrphe à croissants : Une jolie mouche qui ressemble un peu à une guêpe ! Un corps noir, des yeux collés chez les mâles (ici un sujet mâle), séparés chez les femelles et trois paires de lunules blanches ou crème ornant l’abdomen, des "lunules obliques par rapport au bord antérieur du tergite" - aramel.free - ce qui distingue l’espèce d’une multitude d’autres très ressemblantes. En effet, les Syrphides ou Syrphes comptent plus de 200 genres et 5 000 espèces décrites, dont plus de 500 en France. Les adultes butinent les fleurs, participant ainsi à la pollinisation essentielle à de nombreuses plantes. Au printemps, les femelles pondent sur les plantes infestées de pucerons. En quelques semaines, les œufs deviennent des larves vertes, parfois roses, véritables "larves-sangsues" qui se nourrissent des pucerons (elles sont aphidiphages). En Europe occidentale, ce sont 2 ou 3 générations qui se succèdent selon les régions, l’insecte hivernant soit à l’état adulte, soit sous forme de pupe. L’espèce est commune en ville comme à la campagne mais difficile à repérer précisément. Alternant vol stationnaire et vol rapide, seule une courte pause au soleil permet d’apprécier la présence de ce joli syrphe héliophile. Réjane Pâquereau.

Hydne sinué (Hydnum repandum) : Est un champignon populaire, recherché en fin de saison… faute souvent de cèpes et d’autant plus intéressant qu’il vit en troupes, dessinant des lignes ou des cercles sous les feuillus ou les conifères. C’est un excellent comestible, peut-être un peu amer en vieillissant mais potentiellement présent jusqu’aux 1 ères gelées. On ne peut guère le confondre qu’avec d’autres Hydnes (H. rufescens, H. albidum), plus rares et sans doute plus amers mais également comestibles. "Champignons de Charente". Pied de mouton ou Barbe de chèvre, avec son chapeau charnu, blanc crème à marge épaisse et enroulée, ses aiguillons fragiles et nettement décurrents à la face inférieure, il fait la joie des amateurs des trésors de nos sous-bois. Réjane Pâquereau.

Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothaustres) : Si le plus grand des fringilles aime les vergers, les forêts de feuillus, les bois et les parcs, il ne dédaigne pas le tournesol des mangeoires. Il possède un bec robuste qui lui permet de casser les noyaux de cerise pour se délecter de l’amande. Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Mésange noire (perparus ater) : Avec les mésanges huppées et nonnettes, elle figure sur la liste rouge des oiseaux nicheurs. Sa population en Poitou-Charentes, comprise entre 4 et 20 couples, est considérée en danger critique d’extinction. Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Mésange noire (perparus ater) : Parmi les mésanges que nous rencontrons régulièrement dans la nature, elle est certainement la moins fréquente ; cette espèce, appartenant à la famille des Paridés, est la plus petite de nos mésanges avec une taille de 11,5 cm pour un poids (plume !) de 8 à 10 g. En automne et en hiver, elle se déplace souvent en groupes mixtes avec les mésanges charbonnières et les mésanges bleues pour former des troupes nombreuses à la recherche de nourriture. Elle vit essentiellement en au haut des épicéas dans lesquels elle trouve des graines et des insectes pour se nourrir. Cependant, elle ne dédaigne pas les mangeoires situées à proximité immédiate d’un bois de résineux, surtout en lisière ou dans des parcs plantés de vieux conifères. Elle accepte volontiers les graines de tournesol et de chanvre, ainsi que les noix, les noisettes, la graisse et les cacahuètes. En Poitou-Charentes, cette espèce figure sur la liste rouge des espèces nicheuses du Poitou-Charentes, n’étant observée en période de reproduction que dans les forêts du centre de la Vienne ; selon l’UICN, elle est considérée comme « en danger critique d’extinction ». Depuis 2 ans, comme d’autres charentais(es), nous avons la chance d’en observer 2 individus à la mangeoire parmi les autres mésanges, verdiers, chardonnerets, moineaux et grosbecs casse-noyaux. Sources : les oiseaux du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes-Nature. Site : www.oiseau-libre.net/Oiseaux…. Albert & Monique BRUN.

Pinson du nord (Fringilla montifringilla) : D’origine Finlandaise et Norvégienne, le pinsons du nord appartenant à la famille des Fringillidés, ne visite le Poitou–Charentes que durant l’hiver. Quand le froid s’installe, des bandes d’oiseaux déferlent vers le sud et c’est alors l’occasion de rencontrer ce beau pinson dans un champ, une friche, un bois, sur un arbre et voire même aux mangeoires. Sur ses lieux d’hivernage, il se mêle souvent aux bandes de fringilles (Pinson des arbres, Verdier d’Europe, etc.) et cherche sa nourriture souvent au sol mais aussi dans les arbres, notamment dans les hêtres car il est particulièrement friand des faînes. Le soir, il peut se rassembler en dortoirs pouvant atteindre plusieurs millions d’individus. En mars-avril, il repart vers ses forêts nordiques pour nidifier. La population de Pinson du nord est en déclin permanent en Europe probablement à cause de l’usage en excès des pesticides auxquels il est sensible. Son piégeage, illégal, persiste dans certaines régions comme les Landes sous le couvert habituel de la tradition ! Sources : Pinson du nord- Nature-Midi-Pyrénées, les oiseaux du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes- Nature. Albert & Monique BRUN.

Merle noir (Turdus merula) : Ce Turdidé, autrefois typique des forêts sombres, s’installe désormais dans les haies ornementales des parcs urbains et des quartiers résidentiels. Outre le gîte, les haies lui offrent aussi le couvert, son régime alimentaire automnal est quasi exclusivement composé de baies. Les baies riches en carotène vont permettre au mâle d’acquérir la couleur jaune vif de son bec. Il se nourrit principalement au sol. Sources : les oiseaux du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes-Nature. Site : www.oiseau-libre.net/Oiseaux. Didier WOLF.

Cincle plongeur (Cinclus cinclus) : Il vit sur les rives des cours d’eau rapides, dans les endroits rocailleux et escarpés et prioritairement en altitude. Il est un des rares oiseaux au monde capable de marcher au fond de l’eau, à la recherche d’invertébrés, de mollusques et même de petits poissons. Afin de glisser sous la surface, il se tend vers le bas, avec la tête bien baissée et le corps oblique, et une fois dans l’eau, il agrippe le fond avec ses doigts puissants et bouge librement. Pendant la période hivernale, il lui arrive de redescendre en altitude. C’est un sédentaire, bougeant uniquement dans des conditions hivernales extrêmes. Dans les années 1970, il a été observé en période de reproduction en Charente dans les vallées du Goire, de la Tardoire, et du Bandiat, et en hiver dans les vallées de la Sonnette et des eaux Claires. Est classé CR, "espèce en danger critique d’extinction" en Charente. Sources : les oiseaux du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes-Nature. Site : www.oiseau-libre.net/Oiseaux. Didier WOLF.


Portfolio

Oranger des Osages, 17_11_2017, Baignes, Réjane Pâquereau Oranger des Osages, 17_11_2017, Baignes, Réjane Pâquereau Oranger des Osages, 17_11_2017, Baignes, Réjane Pâquereau Grande Chélidoine, 21_11_2017, Bouteville, Réjane Pâquereau Syrphe pyrastre, 23_11_2017, Champniers, Réjane Pâquereau Hydne sinué, 12_11_2017, Voulgézac, Réjane Pâquereau Grosbec casse-noyaux, 2017_11_30, Gond-Pontouvre, Danièle RAINAUD Grosbec casse-noyaux, 2017_11_30, Gond-Pontouvre, Danièle RAINAUD Grosbec casse-noyaux, 25_11_2017, Anais, Didier WOLF Mésange noire, 2017_11_30, Gond-Pontouvre, Danièle RAINAUD Mésange noire, 2017_11_30, Gond-Pontouvre, Danièle RAINAUD Mésange noire, 25_11_2017, Albert & Monique BRUN Pinson du nord, 13_11_2017, Albert & Monique BRUN Pinson du nord, 13_11_2017, Albert & Monique BRUN Merle noir, 15_11_2017, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Merle noir, 15_11_2017, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Merle noir, 15_11_2017, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Merle noir, 15_11_2017, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF Cincle plongeur, 16_11_2017, Brantôme, Didier WOLF
Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | Espace privé | visites : 871813

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Photos du mois   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.29 + AHUNTSIC

Creative Commons License