Photos du mois de Décembre 2020

jeudi 10 décembre 2020 par WOLF Didier (Bénévole)

Petite Linaire (Chaenorrhinum minus subsp. minus) : une annuelle de la famille des Plantaginacées, discrète, ex-adventice des moissons. Ici, deux petites touffes parmi d’autres "mauvaises herbes", au bout d’une prairie récemment retournée. Toute la plante est velue-glanduleuse, les feuilles étroites et alternes le long des tiges, les fleurs regroupées en grappes lâches et feuillées. Chaque fleur est très petite avec une corolle tubulaire " à gorge ouverte" munie de deux lèvres : "une lèvre supérieure bilobée et dressée et une inférieure trilobée avec une base présentant deux bosses". Visibles aussi, des fruits déjà formés en forme de capsule. Les botanistes distinguent deux sous-espèces : la subsp. pseudorubifolium aux feuilles inférieures pourpre foncé en dessous (Corse) et la subsp. minus, à feuilles inférieures vertes plus ou moins pourprées en dessous, continentale, hôte des sols sablonneux ou caillouteux, voire des allées des jardins où elle résiste aux piétinements. Réjane Pâquereau.

Linaire commune (Linaria vulgaris) : une vivace dressée aux fleurs jaune pâle regroupées en quelques grappes terminales denses, facilement repérables au bord des chemins, les autres fleurs se faisant rares en cette fin de saison. Famille des Plantaginacées comme la Petite Linaire, une corolle en tube mais de plus grande taille et à gorge fermée. La plante est pollinisée par les Bourdons qui, par leur poids, peuvent abaisser suffisamment la lèvre inférieure fermant l’accès à la corolle. Jour de pluie : un Bourdon terrestre (Bombus terrestris), ici une femelle, est resté fermement accroché à celle-ci en attendant le retour d’une éclaircie. Réjane Pâquereau.

Fils d’araignée : leur résistance à la rupture en traction est exceptionnelle, en témoigne cette feuille de chêne qui virevolte au vent sans tomber, comme en apesanteur, seulement retenue par un fil… qui finira par l’abandonner à son destin de feuille morte. Réjane Pâquereau.

Veloutée commune (Trochulus hispidus - Hygromiidae) : un petit escargot de taille modeste, au corps sombre. La coquille de couleur brun crème est déprimée, convexe sur le dessus, aplatie dessous. Cette coquille est recouverte de poils courts et denses chez les juvéniles, des poils habituellement encore présents chez les adultes autour de l’ombilic. L’espèce qui apprécie les zones fraîches et humides peut être par endroits abondante comme ici, dans les pairies alluviales de la Charente. Un crachin tenace ce jour-là et déjà quelques individus s’aventurent dans l’herbe… avec rencontre au sommet pour ces deux-là. Réjane Pâquereau.

Fusain d’Europe (Euonymus europaeus) L : Famille Célastracées. Cet arbuste aux jeunes rameaux presque quadrangulaires, aux feuilles simples, opposées et finement dentées, se pare au printemps de fleurs discrètes, verdâtres avec 4 pétales en croix, allongés et étroits. C’est en automne que cet arbuste des haies champêtres et des fourrés est facilement repérable, grâce à ses fruits roses à 4 loges dévoilant ses graines orange vif. Cette fructification esthétique est la bienvenue lorsque bon nombre d’arbres et arbustes se dénudent aux alentours. La forme de ces fruits évoquant les bonnets d’anciens ecclésiastiques lui a valu un de ses noms vernaculaires « bonnet d’évêque ». De plus, son nom français vient du fait que l’on obtenait des fuseaux avec son bois. De nos jours, celui-ci, carbonisé en vase clos, donne un charbon nommé fusain très apprécié par les dessinateurs. Le fusain d’Europe est toxique pour l’homme dans toutes ses parties, surtout les graines, mais qui par ailleurs sont très appréciées des oiseaux. Présent dans presque toute la France, quoique rare sur le pourtour méditerranéen, dans le Sud-Ouest et l’Ouest, cet arbuste, peu exigent quant à la nature du sol, est commun en Charente. Albert & Monique BRUN.

Germandrée en grappe (Teucrium botrys) L. : Famille des Lamiacées. Cette espèce annuelle ou bisannuelle, duveteuse, de 10-40 cm, aux tiges dressées et rameuses croît dans les champs pierreux et les pelouses arides rocailleuses sur sol calcaire ou sablo-calcaire. Ses feuilles sont opposées, toutes pétiolées, ovales-triangulaires et profondément découpées. 3 à 8 fleurs roses pédicellées, axillaires, sont disposées en demi-verticille tout le long de la tige. Les calices tous velus et glanduleux à 5 dents triangulaires aiguës sont bossus à la base. La Germandrée en grappe fleurit de juin à octobre. Cette espèce est accompagnée en situation favorable de la Petite linaire (Chaenorrhinum minus), du Bugle petit-pin (Ajuga chamaepytis), de l’Euphorbe fluette (Euphorbia exigua), de l’Euphorbe à cornes en faucille (Euphorbia falcata) et également de crépides. Elle est en forte régression dans plusieurs régions en raison de l’emploi d’herbicides et d’amendements. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, sur la liste rouge de la flore vasculaire (2018), elle est classée en « préoccupation mineure » et figure parmi les espèces végétales déterminantes ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). Albert & Monique BRUN.

Sarriette des champs (Clinopodium acinos) (L.) O. Kuntze : appelée aussi petit basilic, la Sarriette des champs est une plante annuelle ou bisannuelle à tige velue redressée de 10 à 30 cm ; les feuilles opposées ovales sont courtement pédonculées. Les fleurs roses, insérées à l’aisselle des feuilles supérieures et groupées généralement par trois, sont marquées de blanc sur la lèvre inférieure. Le calice courbé, bossu à la base, contracté au milieu, se termine par des dents hérissées et étroites. La Sarriette des champs, dont la floraison s’étale de juin à octobre, s’accommode de divers milieux : talus pierreux, friches, jachères, vieux murs, pelouses, en stations ensoleillées, sur sol calcaire caillouteux et sableux. Autrefois commune, cette plante semble se raréfier en raison de la disparition de ses habitats. Albert & Monique BRUN.

Fragon petit houx (Ruscus aculeatus) : Famille : Liliacées. Est un arbrisseau dioïque persistant et dense ne dépassant que rarement 1m de hauteur. Au printemps, il porte au centre de ses fausses "feuilles" une à deux petites fleurs blanc mauve. Elles donneront, sur les plants femelles, des petits fruits rouges sphériques dès la fin de l’été qui persisteront tout l’hiver. Il doit son nom commun à ses rameaux piquants et à ses baies écarlates très décoratives mais toxiques. Ses tiges, comme le houx, garnies de baies rouge vif sont très employées en fleuristerie pour les décorations de Noël. Ses cladodes renferment des tanins dont les propriétés médicinales sont reconnues en phytopharmacie … Source : https://www.mesarbustes.fr/ Didier WOLF.

Mineur des feuilles de Noisetier (Microtheriella) : ( mine de feuille de Noisetier). Une mine d’insecte est une galerie forée dans l’épaisseur d’une feuille, entre l’épiderme supérieur et l’épiderme inférieur par des larves de petites tailles pour s’alimenter. Une mine est en général isolée de l’extérieur pendant tout le développement de la larve, et sa surface n’est déchirée que pour laisser sortir les larves ayant terminé leur développement pour qu’elles aillent se nymphoser, ou les adultes si la nymphose a eu lieu à l’intérieur de la mine. Les insectes qui ont ce mode de vie sont appelés mineuses. Il existe des mines de différentes formes ; certaines sont spiralées, d’autres très allongées, d’autres en plaque et leur aspect permet souvent d’identifier l’espèce de l’insecte. Les dégâts causés aux plantes par le creusement des mines peuvent être très importants car une grande surface de feuille est perdue pour la photosynthèse au cours du développement de chaque individu, plus que si l’insecte consommait toute l’épaisseur des feuilles. Sources internet. Didier WOLF.

Aegosome à antennes rudes (Aegosoma sabricornis) : L’adulte mesure 30 à 50 mm de long : c’est un des plus gros Cérambycidés d’Europe. Tête rétrécie derrière les yeux ; antennes de 11 articles, rugueuses chez le mâle. Corps allongé, finement pubescent, d’un jaune roussâtre, élytres dentés à l’angle sutural, parcourus par deux faibles côtes longitudinales ; mâles aux antennes atteignant ou dépassant l’extrémité du corps. La larve vit dans le tronc des vieux arbres : Peuplier, Hêtre, Chêne, Châtaignier, Orme, Bouleau, Charme, Frêne, Tilleul, Aulne, Sycomore, arbres fruitiers, Marronnier. Ses larves peuvent dépasser 7 cm de long à la fin de leur croissance. Leurs développement dure au moins 3 ans à l’intérieur du bois mort de feuillus, selon les conditions environnementales. L’adulte hante, en juillet et août, les troncs caverneux des mêmes arbres ; il en sort au crépuscule et est attiré par les lumières. Le matin, jusqu’à 9 heures, il se tient à l’entrée de son trou qu’il bouche avec sa tête. Source internet. Didier WOLF.

Noctuelle embrasée (Trigonophora flammea) : en Europe, elle est présente dans le Sud-Ouest et atteint localement le sud de la Grande-Bretagne. En France, répandue dans la moitié Sud, elle remonte jusqu’en Eure-et-Loir où elle est très localisée. Comme son nom l’indique, elle possède une « flamme » bien visible et souvent non souillée. Mésophile, elle affectionne les milieux herbacés jusqu’en moyenne altitude et s’aventure fréquemment dans les villes. Les chenilles polyphages se nourrissent de Renoncules, Genêt (Cytisus scoparius), Prunellier (Prunus spinosa), Frêne (Fraxinus excelsior), Troène (Ligustrum vulgare). Période de vol IX-XI. Espèce univoltine. Source : Delachaux et Niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau. Didier WOLF.

Noctuelle sphinx (Asteroscopus sphinx) : en France, on la rencontre un peu partout. Elle est discrète et semble peu observée autour des sources lumineuses classiquement utilisées par les entomologistes (lampes mixtes et à vapeur de mercure), alors qu’on la rencontre fréquemment près des éclairages urbains. Son vol tardif, généralement en deuxième partie de nuit, explique sans doute cette discrétion. Elle affectionne les zones forestières généralement fraîches. La chenille vit sur Chênes, Tilleul, Saule, Peuplier, Aubépine, Chèvrefeuille… Période de vol : Octobre-Novembre. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France). Didier WOLF.

Sympetrum strié (Sympetrum striolatum) : avec le dérèglement climatique, il est de plus en plus fréquent d’observer cette libellule jusqu’en décembre et même janvier. Comme toutes les libellules, sa vie est essentiellement aquatique : au stade larvaire elle passe plusieurs années dans l’eau à se nourrir de petits insectes. Puis vient l’émergence : la larve sort de l’eau en grimpant sur un support pour se métamorphoser et donner naissance à l’imago, c’est à dire l’adulte volant tel que photographié ici. Pour cette espèce, le support de métamorphose est de préférence une plante héliphyte comme les iris, les roseaux ou les carex. La vie au stade d’imago se résume à quelques mois essentiellement consacrés à la reproduction. Le Sympetrum strié est capable de voler plusieurs kilomètres par jour et de pondre dans tout type d’eau stagnante, y compris de simples flaques d’eau, ce qui explique son expansion. Les pontes peuvent même se faire dans des habitats surprenants : flaque d’eau de mer à marée basse, pare-brise ou capot de voiture, parking goudronné, flaque de gasoil dans une station essence, gamelle de chien ou plaque de tôle ! (Source : Libellules du Poitou-Charentes, éd. Poitou-Charentes Nature). Fabrice CADILLON.

Vulcain (Vanessa atalanta) : les bonnes conditions météorologiques de cette fin novembre ont permis d’observer quelques espèces de papillons réputées peu frileuses : Paon du jour, Souci, Vulcain, etc. Ce papillon pouvant dépasser les 6 cm d’envergure est très commun puisque sa plante-hôte est l’Ortie dioïque (Urtica dioica). Les femelles pondent au début du printemps et durant l’été, donnant naissance à deux générations par an. Les chenilles de la seconde génération se transforment en chrysalide afin de pouvoir passer l’hiver. Si la météo est clémente, les imagos (adultes volants) peuvent également passer l’hiver dans un endroit abrité mais ne survivront pas plus d’un an dans tous les cas. Fabrice CADILLON.

Aigrette garzette (Egretta garzetta) : c’est une des espèces de petits hérons au plumage blanc immaculé présentes à travers le monde. Comme toutes les aigrettes, elle présente un corps élancé et élégant. Le bec noir est une véritable dague. Il est long et fin, très légèrement incurvé vers le bas. Les longues pattes noires sont munies de doigts jaunes. Lors de la reproduction, des plumes ornementales apparaissent, filiformes à l’arrière de la tête, plumeuses et duveteuses au bas du cou, à l’arrière du bras et sur le dos, participant au plumage nuptial spécifique. Ce sont ces plumes particulières qui ont valu à ces oiseaux le nom générique d’aigrettes. (Source : www.oiseaux.net) Fabrice CADILLON.


Portfolio

Petite Linaire 1a, 09_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Petite Linaire 1b, 09_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Petite Linaire 1c, 09_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Linaire commune 1, 19_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Linaire commune + Bourdon terrestre 2, 07_11_2020, Salignac-sur-Charente, (...) Fils d'araignée 1a, 19_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Fils d'araignée 1b, 19_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Fils d'araignée 1c, 19_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Veloutée commune 1a, 07_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Veloutée commune 1b, 07_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Veloutée commune 1c, 07_11_2020, Salignac-sur-Charente, Réjane (...) Fusain d'Europe, 16_11_2020, Brie, Albert & Monique (...) Fusain d'Europe, 16_11_2020, Brie, Albert & Monique (...) Germandrée en grappe feuilles, 09_11_2020, Brie, Albert & Monique BRUN (...) Germandrée en grappe, 09_11_2020, Brie, Albert & Monique BRUN, (...) Germandrée en grappe, 09_11_2020, Brie, Albert & Monique BRUN, (...) Germandrée en grappe, 09_11_2020, Brie, Albert & Monique (...) Sarriette des champs, 11_11_2020, Brie, Albert & Monique (...) Sarriette des champs, 11_11_2020, Brie, Albert & Monique (...) Petit houx, 08_11_2020, Anais, Didier WOLF Mineur des feuilles de Noisetier, 22_11_2020, Anais, Didier (...) Aegosome à antennes rudes, 24_06_2020, Anais, Didier WOLF Aegosome à antennes rudes, 29_11_2020, Anais, Didier WOLF Aegosome à antennes rudes, 29_11_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle embrasée, 18_11_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle sphinx, 09_11_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle sphinx, 09_11_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle sphinx, 09_11_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle sphinx, 09_11_2020, Anais, Didier WOLF Sympetrum strié, 25_11_2020, Fabrice CADILLON Vulcain, 25_11_2020, Fabrice CADILLON Aigrette garzette, 25_11_2020, Fabrice CADILLON
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