Photos du mois de Décembre 2021

mardi 7 décembre 2021 par WOLF Didier (Bénévole)

Le Châtaignier (Castanea sativa Mill.) : Famille des Fagacées. Originaire d’Afrique du Nord, Asie Mineure et Sud de l’Europe, le châtaignier est présent partout sur le territoire français, bien que rare dans le nord. Le massif Central, les Cévennes et la Corse ou encore la Bretagne sont quelques- unes de ses régions de prédilection. C’est un arbre silicicole ne croissant que sur les sols schisteux et granitiques. C’est une espèce thermophile et héliophile ou de demi-ombre qui atteint sa taille "adulte" à partir de 30 ans, et peut vivre jusqu’à mille ans. Le châtaignier commun fut surnommé « arbre à pain » ou « pain des pauvres » car ses fruits remplaçaient les céréales en période de disette. À l’entrée du manoir privé sur la commune d’Esse, un alignement composé en grande partie de châtaigniers traités en têtards, témoins de pratiques rurales ancestrales, constitue un véritable patrimoine naturel et paysager. Cet arbre complètement creux, où seules quelques branches feuillées lui donnent encore un peu de vie fait partie de cette allée de très vieux châtaigniers et d’arbres plus jeunes sans doute plantés en remplacement des sujets morts depuis longtemps. Albert & Monique BRUN.

Souci (Colias crocea - Pieridae) : un camaïeu de jaune orangé voilé de gris pour ce papillon posé au soleil, les ailes orientées vers sa chaleur. Le Souci est une espèce commune des milieux ouverts et fleuris, à la recherche de plantes nectarifères comme la Luzerne et les Trèfles surtout (Fabacées). Deux voire trois générations les années chaudes et associés, des mouvements de migration du Sud de l’Europe jusqu’en Scandinavie au printemps. Et inversement à l’automne. Peut-être ceux vus en fin de saison comme celui-ci sont-ils parmi les derniers retardataires de ce flux migratoire. Réjane Pâquereau.

Punaises "rouge et noir"  : cette coloration dite aposématique, associée à un goût et une odeur désagréables, sert à alerter les éventuels prédateurs des risques encourus. Des Cercopes aux Coccinelles en passant par les Zygènes et donc certaines espèces de Punaises, le signal est le même : "attention, toxique !" Un signal utilisé par mimétisme par d’autres espèces rouges et noires comme le Lepture porte-cœur ou le Clairon des abeilles par exemple, nullement toxiques quant à eux. Le signal étant généralement bien intégré par les oiseaux, l’insecte peut vaquer tranquillement à ses affaires sans avoir besoin de se cacher. A suivre quelques espèces de punaises "rouge et noir" de forme allongée et rencontrées ces jours-ci, exposées au soleil sur des troncs d’arbres ou des feuillages. Bien visibles mais aussi très ressemblantes ! Réjane Pâquereau.

Melanocoryphus albomaculatus (Lygaeidae) : assez petite (7 à 9 mm), à tête entièrement noire, un point noir sur chaque corie et un point blanc vers le milieu de la membrane. Sur le pronotum, les deux taches noires en forme de crochets se resserrent vers l’avant, faisant penser à une arche. L’espèce est commune et parfois vue en grande quantité sur les murs ou les troncs exposés au soleil. Réjane Pâquereau.

Spilostethus pandurus (Lygaeidae) : la plus grande de la sélection (atteint 15 mm). Un point blanc également sur la membrane mais deux bandes noires traversent entièrement à la fois le pronotum (bandes verticales) et les cories (bandes horizontales). Cette punaise est capable de réémettre les poisons des plantes dont elle se nourrit (Laurier rose, Datura officinal,..) et de repousser ainsi les attaques "des oiseaux, des chats et des scorpions". Ici vue (2e photo) avec Melanocoryphus albomaculatus. Réjane Pâquereau.

Lygaeus equestris/simulans (Lygaeidae)  : deux espèces jumelles, très proches visuellement et à distribution géographique similaire. La tête est rouge et noire et le pronotum presque entièrement rouge, sans bandes transversales noires. Toutes les deux, comme les précédentes, ont des ailes membraneuses bien développées et peuvent facilement s’envoler. Réjane Pâquereau.

Corizus hyoscyami (Rhopalidae) ou Punaise de la Jusquiame : la seule à avoir du rouge dans le scutellum parmi la série des "rouge et noir" de forme allongée. Les taches noires sont en forme de cœur sur le pronotum et il n’y a pas de point blanc sur la membrane. Son observation à la loupe par exemple révèle la présence d’un fin duvet sur l’ensemble du corps et de nombreuses nervures parallèles parcourant la membrane, caractéristiques des Rhopalidés. Polyphage, elle se nourrit de la sève de nombreux végétaux. L’espèce est commune, exposée parfois à vue sur la végétation en saison ou blottie sous les feuilles parmi la litière au cours de l’hiver. Réjane Pâquereau.

Pyrrhocoris apterus (Pyrrhocoridae)  : le fameux "Gendarme", une des rares punaises à bénéficier d’un nom vernaculaire connu et la plus répandue en Europe. Le plus souvent brachyptère (dotée de courtes ailes), parfois macroptère mais dépourvue d’ailes membraneuses, cette punaise est inapte au vol. Et fait assez rare chez les punaises terrestres, elle n’a pas d’odeur. Les adultes passent l’hiver sous les écorces des arbres, dans les fissures, parmi les feuilles mortes. Un rayon de soleil suffit parfois à les sortir momentanément de leur léthargie mais le grand réveil n’aura lieu, pour leur survie, qu’au printemps. Réjane Pâquereau.

Chevêche d’Athéna (Athene noctua) : est le plus diurne des strigidés, malgré son nom latin (noctua, littéralement « oiseau de nuit », mais plus généralement « chouette », « hibou »). Dans l’Antiquité grecque, elle était l’attribut d’Athéna, déesse de la sagesse. son aire de répartition d’origine est le bassin méditerranéen où elle trouvait des milieux ouverts (plantations d’oliviers) favorables à sa nidification. Elle a progressivement étendu son aire de répartition en suivant l’extension des domaines agricoles ouverts à travers le milieu forestier. Aujourd’hui, elle est répandue dans toute l’Europe, à l’exception de l’Irlande et de la Scandinavie. C’est un oiseau de bocage que l’on peut rencontrer un peu partout (sauf dans les boisements denses), et en général toujours à proximité des cultures et des prairies. On la rencontre notamment dans les milieux ouverts et cultivés comme les vergers où elle niche dans les cavités des vieux arbres d’où son nom de « chouette des pommiers ». On la trouve aussi dans les clapas, dans les bosquets, les trous de murs, les nichoirs — à condition qu’ils soient dans l’obscurité. Elle reste fidèle au même "logement" d’année en année et peut même nicher dans des terriers de lapin. En France, ses effectifs ont fortement régressé au cours du xx ème siècle. Elle fait l’objet d’une politique de repeuplement actuellement en cours d’évaluation. Source : internet. Didier WOLF.

Elanion blanc (Elanus caeruleus) : Il existe quatre sous-espèces d’Élanion blanc. La sous-espèce nominale se reproduit dans la péninsule Ibérique et en France, ainsi que dans la plupart des pays d’Afrique et dans le sud-ouest de la péninsule Arabique. Les autres sous espèces nichent de l’Inde et du sud de la Chine jusqu’à la Nouvelle-Guinée. Il n’est pas réellement migrateur, mais peut s’adonner à un certain nomadisme, parfois très loin des sites de reproduction traditionnels. En France, l’espèce est un nicheur relativement récent : installé depuis le début des années 1980, le premier succès de reproduction a eu lieu en 1990 en Aquitaine à la suite de l’expansion marquée de ce rapace en Espagne, observée depuis une trentaine d’années. Il niche à présent en petit nombre, dans le sud-ouest de la France et le littoral Atlantique. Il se nourrit surtout de petits rongeurs, mais également d’insectivores (musaraignes), de petits oiseaux, de reptiles et d’insectes capturés en vol. Les proies sont capturées à la suite de vol sur place. Il arrive fréquemment que les proies soient consommées en vol. Les proies capturées en Aquitaine, identifiées dans les pelotes de réjection, se composaient essentiellement de micromammifères (61% de campagnols, 15% de musaraignes, 10% de mulots et 13,5% d’oiseaux). Source LPO. Didier WOLF.

Hibou des marais (Asio flammeus) : appelé également Hibou brachyote. Le dimorphisme sexuel n’est pas très marqué, mais les mâles ont en général le dessous et la face plus clairs et moins rayés, et les femelles sont sensiblement plus lourdes et d’envergure très légèrement supérieure. La France se trouve en limite méridionale de l’aire de répartition. Les principales zones de reproduction régulière sont situées dans le Marais Breton, le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et le Massif central. En période hivernale, on peut supposer qu’une partie des oiseaux qui stationnent en France provient de la population fenno-scandinave, comme l’attestent les quelques reprises de bagues. Les principales observations se font le long du littoral Atlantique et de la Manche, également en Camargue et en Crau, en Lorraine, et dans une grande partie du centre de la France, au gré des afflux lors des vagues de froid ou suite à des saisons de reproduction à forte production démographique. L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères (Microtinae essentiellement), particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement du campagnol des champs (Microtus arvalis). Source LPO. Didier WOLF.

Plongeon catmarin (Gavia stellata) : est le plus petit membre de la famille des gaviidés ; il mesure de 52 à 70 cm de long et son envergure varie de 91 à 116 cm, parfois au-delà. C’est aussi celui qui a l’aire de répartition la plus étendue. son fin bec gris ou blanchâtre s’incurve légèrement vers le haut, ce qui le différencie facilement du Plongeon arctique dont le bec est droit. Sa tête est plus fine et le front est plus aplati que les autres espèces du même ordre. En hiver, il se reconnaît facilement par son plumage très pâle et plus de blanc sur la face que les autres plongeons. C’est le seul plongeon qui puisse s’envoler directement depuis le sol. Comme il a une relativement grande envergure par rapport à sa masse, il est capable de s’envoler assez rapidement. Il vole avec le cou tendu, légèrement plus bas que le dos. Les battements d’aile sont puissants et réguliers. Le plumage clair du ventre contraste avec le dessus très foncé. Comme tous les plongeons, est essentiellement piscivore, capable de plonger à plus de huit mètres de profondeur pour capturer ses proies. Comme il chasse à vue, il prospecte généralement en eau claire et toujours de jour. Il consomme des poissons de taille moyenne, mais aussi parfois de petits mollusques, crustacés et insectes aquatiques. il hiverne sur les côtes où il cherche à se rapprocher des eaux douces ou saumâtres et les grands lacs. Source : internet. Didier WOLF.

Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) : appelé également rossignol des murailles ou queue rousse. Le rougequeue noir est assez peu farouche. On le repère à ses cris et à son chant lorsqu’il est posé en évidence, ne cherchant pas à se cacher. Il est le plus souvent vu perché sur un support dégagé (piquet, fil, buisson, branche basse d’un arbre) d’où il surveille le sol alentour pour repérer ses proies sur lesquelles il fond d’un vol direct. Au sol, il se déplace en sautillant. il agite nerveusement la queue verticalement d’un curieux mouvement mécanique. Lorsqu’il est inquiété, il s’envole d’un vol aisé et direct vers un refuge, arbre, bâtiment ou rocher. C’est avant tout un insectivore qui se nourrit de divers invertébrés terrestres, principalement d’insectes et/ou de leurs larves, mais également d’araignées, de millepattes, de petits mollusques, de petits lombrics..Il est très lié aux milieux rupestres, qu’ils soient naturels (falaises, éboulis rocheux, versants rocailleux, ravins, etc.) ou artificiels (constructions humaines de toutes sortes). Depuis le 13 novembre un immature est présent sur le lac de Mas Caban. Source : internet. Didier WOLF.


Portfolio

Allée de vieux châtaigniers, 11_11_2021, Esse, Albert & Monique (...) Vieux châtaigner, 11_11_2021, Esse, Albert & Monique BRUN Loge de pic, 11_11_2021, Esse, Albert & Monique BRUN Souci, 19 11 2021, Douzat, Réjane Pâquereau Melanocoryphus albomaculatus 3, 19 11 2021, Hiersac, Réjane Pâquereau Spilostethus pandurus 4a, 19 11 2021, Hiersac, Réjane Pâquereau Spilostethus pandurus 4b, 19 11 2021, Hiersac, Réjane Pâquereau Lygaeus equestris - simulans 5, 19 11 2021, Douzat, Réjane Pâquereau Corizus hyoscyami 6a, 14 04 2021, Chérac, Réjane Pâquereau Corizus hyoscyami 6b, 12 08 2021, Segonzac, Réjane Pâquereau Pyrrhocoris apterus ou Gendarme 7, 19 11 2021, Hiersac, Réjane (...) Chevêche d'Athéna, 11_11_2021, Gironde, Didier WOLF Elanion blanc, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Elanion blanc, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Hibou des marais, 11_11_2021, Charente-maritime, Didier WOLF Plongeon catmarin, 30_11_2021, Mas Chaban, Didier WOLF Rougequeue noir, 10_11_2021, La Rochefoucauld, Didier WOLF Rougequeue noir, 10_11_2021, La Rochefoucauld, Didier WOLF Rougequeue noir, 10_11_2021, La Rochefoucauld, Didier WOLF Rougequeue noir, 10_11_2021, La Rochefoucauld, Didier WOLF
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