Photos du mois de Février 2020

lundi 3 février 2020 par WOLF Didier (Bénévole)

Arc-en-ciel  : a enchanté pour un instant le paysage, d’un coteau à l’autre, d’un moulin à l’autre. Le phénomène, à la fois optique et météoroloique, "décrypte" la lumière du ciel en un faisceau d’arcs colorés, depuis le violet à l’intérieur jusqu’au rouge à l’extérieur, en passant par le bleu, le vert, le jaune et l’orangé. Six couleurs conventionnelles au lieu des sept fondées sur la symbolique des nombres (exit l’indigo). L’effet arc-en-ciel peut être observé à chaque fois qu’il y a de l’eau en suspension dans l’air et qu’une source lumineuse, en général le soleil, brille derrière l’observateur, à proximité de chutes d’eau par exemple ou en arrosant son jardin au jet… En cette fin d’apès-midi, de gros nuages porteurs d’averses obscurcissaient le ciel vers l’Est et la grande arche de l’Arc-en-ciel enjamba l’horizon d’un coteau à l’autre, le temps d’illuminer les vestiges d’anciens moulins à vent, le moulin de la Veuve-Garland d’un côté, le moulin de Fanaud de l’autre. Leur construction daterait de la 2ème moitié du 18ème siècle et leur restauration a permis d’en conserver le témoignage. En contre-jour, tout un vol de vanneaux momentanément dérangés et qui iront se reposer à peine plus loin, sur les terres. C’est un phénomène aux multiples symboliques, annonciateur d’évènements heureux ou redoutables, à l’origine aussi de dictons météorologiques comme celui-ci, avéré les jours suivants : "Arc-en-ciel du soir, fait beau temps prévoir". Réjane Pâquereau.

Pissenlit (Taraxacum sp.) : unanimement reconnu sous ce nom-là chez nous mais tellement polymorphe que ce sont plusieurs centaines d’espèces et sous-espèces décrites en France pour le seul genre Taraxacum, sans compter les autres plantes " à têtes florales jaunes et fleurons rayonnants" qui sont aussi couramment appelées "pissenlits". C’est une vivace à racine charnue pénétrant profondément dans le sol, ce qui lui permet de résister au froid des régions montagneuses ou plus septentrionales. Ses feuilles, qui lui ont valu le surnom de "dent-de-lion", sont riches en vitamines et sels minéraux et la plante est connue pour ses vertus diurétiques ("Pisse-au-lit) et dépuratives mais gare à la douve du foie et aux pesticides ! Sa floraison printanière est abondante et ses akènes à aigrette célèbres ("Je sème à tout vent" Ed. Larousse). Une autre floraison de moindre importance se produit en fin d’été voire en hiver, une bénédiction pour certains insectes encore en quête de nourriture - comme ici pour ces petites abeilles dites solitaires, peut-être de la famille des Halictidés, imprudentes ou réveillées trop tôt par la douceur des températures. Souci des champs dans les vignes, 1ères Ficaires le long des lisières abritées ainsi que toute la gamme des Moutardes et des Ravenelles (nos "rabaneaux" en patois saintongeais), ce sont autant de fleurs jaunes offertes aux éventuels butineurs de l’hiver. Du jaune repérable pour les yeux des insectes et peut-être un plus du type "guide à nectar" pour les fleurs particulièrement mellifères du Pissenlit. Réjane Pâquereau.

Ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna Huds.) : appelée aussi Billonée, Clair-bassin, Ganille, Jaunereau, Petit bassinet, Éclairette, Pot au beurre, Épinard des bûcherons, Grenouillette, la Ficaire, au détour d’un chemin, attire immanquablement l’attention en cette période de l’année où la mauvaise saison impose la dormance aux végétaux ; la belle Renonculacée s’étale fièrement en peuplements denses, parfois dès février dans les endroits frais, et figure ainsi en tête du cortège des plantes à floraisons précoces. Sa tige étalée et ramifiée porte des feuilles luisantes alternes et cordées, pourvues d’un long pétiole engainant. Ses fleurs, petites étoiles jaune d’or, composées de 3 sépales et de 6 à 12 pétales donnent des fruits (akènes) qui attirent les fourmis, assurant ainsi leur dissémination, une des facultés de reproduction ; c’est bien là une aubaine car la reproduction sexuée de la ficaire ne saurait être assurée par les insectes pollinisateurs trop peu nombreux en tout début du printemps. Cette espèce d’ombre ou de demi-ombre croît dans les forêts de feuillus, les lisières forestières fraîches, au bord des ruisseaux et des vieux chemins en sol profond assez frais. Cette Renonculacée est très commune dans toute la France. Livres consultés : Diverses flores. Albert & Monique BRUN.

Grande Mauve (Malva sylvestris L.) : cette Malvacée est bisannuelle ou pérennante (pouvant vivre plusieurs années). Les touffes de tiges de 30-50 cm munies de poils étalés portent des feuilles palmatifides à 5 lobes crénelés. Les fleurs, disposées en petits bouquets à l’aisselle des feuilles, sont d’un rose-violacé et veinées de violet au centre desquelles les nombreuses étamines sont soudées en tube autour du pistil. Les fruits sont des capsules formées à partir des carpelles disposés en cercle autour d’un axe central. Cette plante nitrophile dont la floraison s’étale de mai à octobre, voire tout l’hiver à la faveur de températures clémentes, pousse dans les terrains vagues, les bordures de chemins et de cultures, les vergers. Sa présence est probablement indicatrice de la proximité d’une habitation présente ou ancienne. Il n’est pas rare de rencontrer d’autres espèces voisines comme la mauve musquée ou celle à feuilles rondes. Seule la mauve à petites fleurs semble plus rare. Dans l’Antiquité, la grande mauve fut un des légumes les plus prisés. Pline l’Ancien, ne disait-il pas « qu’en consommer un peu chaque jour chasse la maladie » ? De nos jours, cette plante faisant partie des simples est encore très utilisée. Livres consultés : Bernard Bertrand « L’herbier oublié » Secrets de plantes retrouvés Editions Plume de carotte, Lesley Bremness Les plantes aromatiques et médicinales Editions Bordas. Albert & Monique BRUN.

Rosier des haies ou Églantier des chiens (Rosa canina L.) : cet arbrisseau qui pousse spontanément chez nous, est utilisé dans les haies, en lisière de bois. Ses rameaux, ou branches, partent du sol, sont arquées et peuvent atteindre 3 mètres de hauteur. Ces tiges dressées sont munies d’aiguilles aiguisées, très agressives, en forme de canines, d’où son nom de rosier des chiens. Les fruits, que l’on appelle cynorhodons (ou églantine, « gratte-cul »), sont en fait de faux-fruits. La partie renflée rouge, à maturité vers le mois d’octobre, est le réceptacle de la fleur, qui a grossi. Dans ce réceptacle se trouvait l’ovaire, qui a donné les vrais fruits, ou akènes. Il y a des poils à côté des fruits, ils démangent et peuvent irriter la peau et les muqueuses. Ils sont d’ailleurs utilisés comme poil à gratter. On peut ouvrir le cynorhodon, retirer tous ces poils et les fruits secs (également riches en lipides) à l’intérieur, pour ne manger que le réceptacle rouge. La pulpe de ces « faux-fruits » est un concentré de vitamine C. Ils sont également très riches en anti-oxydants. ils vous accompagneront tout l’hiver, pour lutter contre les refroidissements, les pharyngites, et prévenir les maladies respiratoires. Contenant des anti inflammatoires, on les recommande également, pour les problèmes d’arthrite. Ils seront votre allié pour traverser l’hiver. Il est encore temps de cueillir ces bonbons bourrés de vitamine C ! Didier WOLF.

Pâquerette (Bellis perennis) : en ce qui concerne son nom, certains écrits disent que la Jolie pérenne (Bellis perennis) verrait son nom latin dérivé de bellus (joli) et au fait qu’elle peut fleurir toute l’année (pérenne) quasiment sans interruption. D’autres y verraient plutôt un dérivé du mot bello dont est issu le mot combattre, guerroyer… certainement dû à ses capacités cicatrisantes et au fait qu’elle poussait sur la plupart des champs de bataille et était utilisée pour panser les plaies… C’est une plante vivace. Ses feuilles allongées, techniquement de forme "obovale-spatulé" (forme de spatule, ovale, avec la partie la plus large en haut), sont disposées en rosettes. Leur limbe n’a qu’une nervure nette qui rétrécit. En bonne astéracée, son inflorescence est faite d’une multitude de petites fleurs, jaunes au centre, et à la périphérie s’élancent les fleurons (ligules) blancs. Une de ses particularités est de se fermer à la tombée de la nuit, de se réveiller avec le soleil et de le suivre dans sa course. D’où un de ses surnoms, l’œil du jour - elle fait partie de ces plantes dites "héliotrope". Remarquez aussi que l’inflorescence se ferme sur elle-même lorsque la pluie menace, on pourrait dire que c’est la première dame météo de l’histoire ! Source : https://www.altheaprovence.com Didier WOLF.

Clématite (Clematis vitalba) : ou Vigne blanche est aussi appelée Herbe aux gueux, car ses feuilles étaient utilisées par les mendiants pour provoquer des ulcérations par frottement sur la peau, et ainsi attirer la commisération. Son nom scientifique clematis dérive du grec klema qui signifie liane ou sarment de vigne et vitalba est la contraction de vita (vigne encore pour ses solides tiges) et alba (blanche). Cette Renonculacée est toxique dans toutes ses parties. C’est une liane qu’on rencontre couramment dans les haies des endroits frais et humides. Les fruits sont des akènes, c’est à dire des fruits secs indéhiscents, chacun contenant une unique graine. La dissémination se fait par le vent grâce à un plumet soyeux issu du style. Source : internet. Didier WOLF.

Noisetier commun ou Coudrier (Corylus avellana) : est un arbuste caduc appartenant à la famille des Bétulacées, donc apparentée aux bouleaux. Il est largement distribué en Europe et en Asie, c’est une espèce indigène présente presque dans toute la France, notamment en lisière ou en clairière forestière. ses variétés améliorées font d’excellents producteurs de noisettes ou d’admirables arbustes ornementaux. Il permet aussi la production de truffe. Espèce indigène et favorable à la biodiversité. Le genre Coryllus rassemble une quinzaine d’arbres et d’arbustes, rustiques et champêtres, cultivés essentiellement pour leurs fruits. Leur floraison mellifère en fin d’hiver est un atout non négligeable pour fournir aux insectes un peu de pollen, rare à cette époque de l’année. La floraison se situe de janvier à mars. Il est monoïque, mais les fleurs mâles et femelles sont séparées, et les fleurs mâles fleurissent avant les fleurs femelles : un processus pour limiter l’autofécondation. Les fleurs mâles sont disposées en longs chatons de 10 cm jaunes ou orange et très décoratifs. Ils se développent sur le bois de l’année antérieure. Les fleurs femelles sont petites, plutôt en bout de branche, verdâtres mais agrémentées de styles rouge vif. La fécondation est assurée par le vent. Source : internet. Didier WOLF.

La mousse de chêne ou lichen fruticuleux (Evernia prunastri) : est un lichen de l’ordre des Lecanorales. Son thalle fruticuleux très polymorphe est formé de lanières aplaties en forme de buisson pendant. La face supérieure est gris vert, la face inférieure est gris blanc. Ce lichen affectionne les écorces d’arbres et, parfois, les murs. Très commun en zones humides et peu polluées, il est plus fréquent dans les zones ventées et éclairées. Ce lichen a été utilisé en médecine traditionnelle sous forme de décoction en Espagne pour soigner les affections respiratoires et les maux intestinaux. Il a été employé en Égypte et en Turquie pour fabriquer du pain, de la gelée ou servir d’agent fermentant. Il a aussi été employé pour la teinture de la laine (couleur violette). Les embaumeurs égyptiens exploitaient les propriétés conservatrices de ses acides lichéniques, ainsi que ses capacités à fixer les arômes des épices utilisées pour la momification, et comme rembourrage des momies. Il servait autrefois de bourre pour les pierres à fusil et était utilisé avec des pétales de rose pour fabriquer une poudre servant à blanchir les perruques et à tuer les mites qui s’y logeaient. Ce lichen est toujours employé en parfumerie où il porte le nom de « mousse de chêne », grâce à sa capacité à produire des senteurs « Chypre ». Source : https://fr.wikipedia.org/ Didier WOLF.

Micrommata ligurina mâle  : a une teinte générale verte, y compris l’abdomen pour la femelle (celui du mâle présentant une bande sombre avec une fine bordure blanche encadrée de deux bandes jaunâtres). Elle présente un point noir net en arrière du céphalothorax et ses tarses et métatarses sont un peu rousses (elle porte des chaussettes). Le mâle possède sur l’abdomen une bande sombre finement bordée de blanc et rebordée de bandes jaunâtres. Elle chasse à l’affut dans les plantes basses. Didier WOLF.

Aigrette garzette (Egretta garzetta) : persécutée depuis la Révolution, détruite par tous moyens en toutes saisons, les aigrettes garzettes ont totalement disparu de France entre la fin du XIXème siècle et la moitié du XXème siècle. En 1962, cette espèce est protégée pour échapper à l’industrie plumassière. Depuis une dizaine d’années en Cahrente, cette espèce est de plus en plus fréquente en hiver près des plans d’eaux ou des grandes rivières. Les ornithologues charentais s’attendent à ce que cette aigrette niche à nouveau dans notre département dans les années qui viennent. (Source : Les oiseaux du Poitou-Charentes). Fabrice CADILLON.

Canard pilet (Anas acuta) : voici un canard dont on pourrait croire qu’il a mis un smoking tant il attire le regard par sa finesse et son élégance. Ses longues plumes caudales, son cou long et fin le distinguent du bien connu canard colvert. Comme pour la plupart des espèces de canards, mâle et femelle présentent des plumages très différents. Le canard pilet fait partie des canards de surface : il est capable de basculer à l’avant, le cous dans l’eau et la queue dressée, mais ne peut réellement plonger profondément dans l’eau. En Charente, c’est un hivernant rare ; il est plus facile à observer sur les plans d’eau de Gironde ou de Charente Maritime qui sont situés sur les grandes routes migratoires. Fabrice CADILLON.

Roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla) : une des plus petites espèces d’oiseaux d’Europe, est constamment en mouvement.Il se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées, son poids lui permet d’atteindre les rameaux les plus fins. Les pattes sont brun clair et munies de doigts puissants permettant à l’oiseau de se tenir la tête en bas quand il se nourrit. Bien répandu dans les quatre départements du Poitou-Charentes, cet oiseau, de la famille des Passériformes, niche principalement dans les conifères. On peut l’observer en ville, dans les parcs et les jardins. Danièle RAINAUD.

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) : est un chasseur redoutable qui se nourrit essentiellement de petits mammifères (campagnols et souris) qui représentent environ 90% de son régime. Ces proies sont capturées après un vol sur place et un plongeon direct au bon moment sur la proie convoitée. Il consomme aussi quelques passereaux, des lézards et des insectes. C’est un auxiliaire précieux de l’agriculteur. Comme tous les rapaces est protégé sur l’ensemble du territoire français par l’Arrêté 1 du 17/04/81. Didier WOLF.


Portfolio

Arc-en-ciel, 17_01_2020, Ars, Réjane Pâquereau Arc-en-ciel, 17_01_2020, Ars, Réjane Pâquereau Moulin de la Veuve Garland, 17_01_2020, Ars, Réjane Pâquereau Moulin de Fanaud, 17_01_2020, Gimeux, Réjane Pâquereau 1b Vanneaux huppés, 17_01_2019, Coulonges, Réjane Pâquereau Vanneaux huppés, 17_01_2019, Coulonges, Réjane Pâquereau Pissenlit, 16_01_2020, Lachaise, Réjane Pâquereau Pissenlit, 22_01_2020, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Souci des champs, 22_01_2020, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Ficaire, 16_01_2020, Lachaise, Réjane Pâquereau.jpg Ficaire et Collète commune, 16_01_2020, Brillac, Albert & Monique (...) Ficaire et Collète commune, 16_01_2020, Brillac, Albert & Monique (...) Ficaire, 16_01_2020, Brillac, Albert & Monique BRUN Grande Mauve, 25_01_2020, Montbron, Albert & Monique BRUN Grande Mauve, 25_01_2020, Montbron, Albert & Monique BRUN Rosier des haies, 26_01_2020, Jauldes, Didier WOLF Pâquerette, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF Clématite, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF Clématite, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF Noisetier commun ou Coudrier, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF Noisetier commun ou Coudrier, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF Noisetier commun ou Coudrier, 26_01_2020, Anais, Didier WOLF La mousse de chêne ou lichen fruticuleux, 26_01_2020, Jauldes, Didier (...) La mousse de chêne ou lichen fruticuleux, 26_01_2020, Jauldes, Didier (...) Micrommata ligurina mâle, 18_01_2020, Anais, Didier WOLF Aigrette garzette, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Aigrette garzette, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Aigrette garzette, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Canard pilet, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Canard pilet, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Canard pilet, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Canard pilet, 26_12_2019, Fabrice CADILLON Roitelet à triple bandeau, 18_01_2020, Danièle RAINAUD Roitelet à triple bandeau, 18_01_2020, Danièle RAINAUD Faucon crécerelle, 16_01_2020, Didier WOLF Faucon crécerelle, 16_01_2020, Didier WOLF Faucon crécerelle, 16_01_2020, Didier WOLF Faucon crécerelle, 16_01_2020, Didier WOLF Faucon crécerelle, 16_01_2020, Didier WOLF
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