Photos du mois de Février 2021

jeudi 4 février 2021 par WOLF Didier (Bénévole)

Grèze : au bout d’un chemin, une micro-carrière entaillée dans la "grèze litée", selon les termes définis par Y. Guillien (Les grèzes litées de Charente, 1951). La grèze ou "grouine" ou "graveluche" selon les régions est une formation superficielle constituée de petits éléments détritiques calcaires, anguleux à émoussés, issus de l’altération des calcaires par le gel et ce, sous climat périglaciaire, durant les périodes froides du quaternaire récent, en particulier pendant le dernier épisode glaciaire de Wörm (-70 000 à -10 000 BC). Gel, dégel, "gélifraction", des dépôts de pente transportés-glissés recouvrent alors des portions de versants calcaires exposés ici au Nord et susceptibles d’avoir connu un "gélisol" saisonnier. Les débris calcaires (gélifracts) sont déposés en lits superposés parallèles à la pente sur laquelle ils reposent. La granulométrie varie d’un lit à l’autre, entre 2,5 et 25 mm, ainsi que la nature du liant, plus ou moins argileux, ce qui explique les différences de couleur. A la base du front de taille, un éboulis grossier constitué des éléments tombés du haut de l’escarpement mais aussi lié à l’exploitation du matériau en tant que granulat calcaire pour divers travaux de voierie ou la fabrication de mortier. Une fenêtre ouverte sur un pan géologique du passé de notre région. Réjane Pâquereau.

Scolopendre (Asplenium scolopendrium) - Aspleniaceae  : ses frondes persistantes, en touffes, font ici le décor du sous-bois, un éboulis de pente. A la face inférieure du limbe, des sores (= fructifications) de couleur brune, allongés, parallèles entre eux et obliques par rapport à la nervure centrale. Une disposition qui a valu à la plante son nom de "scolopendre" car évoquant les nombreuses pattes d’une Scolopendre, l’animal cette fois, du genre Mille-pattes. Fougère scolopendre langue-de-cerf ou Fougère langue-de-boeuf, Herbe à la rate pour certaines de ses propriétés médicinales, les noms populaires ne manquent pas pour la fougère la plus facile à identifier ! Réjane Pâquereau.

Doradille noire (Asplenium adiantum-nigrum)L. : Famille : Aspléniacées. Cette fougère se compose de frondes persistantes, coriaces et luisantes, de 10 à 40 cm de longueur, à long pétiole brillant de couleur brun-rouge à la base, à peu près aussi long que le limbe ; ce dernier, de forme triangulaire, est deux à trois fois divisé. Les pennes atténuées à l’extrémité, sont composées de pinnules ovales, à dents aiguës. Les sores (fructifications) allongés et confluents apparaissent en été. Cette espèce pousse en pleine lumière ou à mi-ombre, sur les talus, les vieux murs, dans les fissures de rochers dans toute la France ; toutefois, la Doradille noire est peu commune dans l’Est et rare sur la bordure méditerranéenne. Albert & Monique BRUN.

Lamier pourpre (Lamium purpureum) L. : Famille des Lamiacées. Appelée aussi Ortie rouge, cette plante herbacée annuelle, de 10 à 30 cm de haut est composée d’une tige glabre, dressée, à section carrée. Les feuilles opposées, pétiolées et crénelées-dentées, sont groupées à la base et sous les verticilles de fleurs. Les feuilles supérieures sont souvent rougeâtres. Les fleurs purpurines, dépourvues de pédoncule, sont groupées en verticilles rapprochés au sommet de la tige. Un anneau de poils est présent à l’intérieur du tube de la corolle ; c’est un des critères le différenciant de son cousin, le lamier hybride. Le lamier pourpre est une espèce commune fleurissant quasiment toute l’année dans les champs, les jardins, sur les bords de chemins et les endroits incultes. Albert & Monique BRUN.

Melanocoryphus albomaculatus - Lygaeidae  : rouge et noir, avec un point blanc bien visible dans la partie membraneuse des hémélytres, ce qui le ou la distingue facilement du Gendarme (Pyrrhocoris apterus), une espèce voisine. La tête est noire ; sur le pronotum, deux taches noires en forme de crochets et un point noir bien marqué sur chaque corie. Cette punaise dite des boîtes aux lettres (Vincent Albouy - OPIE) aime les endroits ensoleillés, les pelouses sèches, les lisières où on la trouve communément de mai à juillet, sa pleine période d’activité. Une nouvelle génération émerge à partir de fin août et c’est elle qui hiverne sous la litière ou comme ici, dans les fissures des écorces d’un pin. Un rayon de soleil et quelques téméraires se sont hasardés hors de leur abri. Parmi eux, une punaise un peu plus grosse : Lygaeus equestris/similans, la Punaise écuyère. Une tache blanche également sur la membrane de l’aile et des motifs noirs formant une bande transversale caractéristique. En tout état de cause, il existe d’autres espèces courantes de punaises "rouge et noir" qu’une bonne photo peut permettre d’identifier au fil des pages ou des sites web spécialisés. Réjane Pâquereau.

Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) : furtif, toujours en mouvement, ici au ras de l’eau, en bordure de zone inondée. Sa quête de petits insectes est incessante. Du flou donc sur la photo mais aussi une question : Pouillot véloce ou pas Pouillot véloce ? Si non, lequel ? Parce qu’un Pouillot même véloce peut en cacher un autre. Nous sommes en hiver : exit les migrateurs nicheurs estivaux comme les Pouillots fitis, siffleur ou de Bonelli. Le Pouillot véloce est un migrateur partiel et l’hiver, les populations du Nord de l’Europe glissent vers le sud et se mêlent aux individus sédentaires. Des Pouillots véloces scandinaves et de Sibérie défient alors l’oeil (et l’oreille) des observateurs les plus passionnés. Pouillot véloce scandinave (P. c. abietinus), Pouillot de Sibérie (P.c. tristis) ou de type sibérien (P. c. tristis/flavescens), au plumage plus grisâtre… sans oublier le Pouillot à grands sourcils (P. inornatus), autant d’observations rares voire rarissimes pour des oiseaux qualifiés d’"occasionnels" à l’automne ou en hiver. Certes mais déjà, s’assurer qu’il s’agit d’un Pouillot véloce "classique" et non pas d’un Roitelet ou d’une Mésange, c’est partager un peu de sa vie de "scrutateur des feuillages". Réjane Pâquereau.

Bergeronnette grise (Motacilla alba) : occupe une large gamme d’habitats ouverts, qu’ils soient secs ou humides. Sans être vraiment liée à l’eau, elle se trouve souvent à proximité de celle-ci. La condition principale est que l’espace soit bien dégagé, avec un accès facile au sol où se passe l’essentiel de son activité. La majorité des populations sont migratrices, mais à un degré qui varie suivant la latitude d’origine. Certaines le sont entièrement alors que d’autres dans le sud de l’aire peuvent être considérées comme sédentaires. Ici le 16 janvier les labours et les eaux sont gelés et c’est sur la glace que celle-ci vient capturer les moucherons pour s’alimenter. Source : https://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Tarier pâtre (Saxicola rubicola) : de nombreux Tariers pâtres sont sédentaires grâce à un climat doux et vivent en couple toute l’année, défendant ensemble leur territoire surtout à la belle saison, d’autres sont obligés de partir pour des raisons climatiques et dans ce cas, les couples se séparent et ne se retrouveront le cas échéant qu’au printemps suivant sur leurs terres. C’est un oiseau des milieux ouverts et semi-ouverts, cultivés ou non et pourvus d’un minimum d’éléments ligneux. Il est presque exclusivement insectivore. Il capture toutes sortes d’invertébrés de taille petite à moyenne, surtout des insectes (coléoptères, diptères, lépidoptères, etc… mais également d’autres arthropodes (arachnides, myriapodes, crustacés terrestres, etc.), de petits mollusques, de petits vers, un petit lézard à l’occasion, etc… Il chasse à l’affût depuis un poste dominant, arbuste, piquet, poteau, fil, tas de bois ou de cailloux, etc. Il chasse également en vol sur place avec retour au perchoir initial ou sur un autre. Source : https://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla) : est, avec son congénère "huppé", l’un des deux plus petits oiseaux d’Europe. Ils ne pèsent que 5 à 5,5 grammes. Ce sont de minuscules oiseaux d’aspect vert. Pour les distinguer, il faut regarder la tête. La différence la plus visible est sur le côté. Le "triple bandeau" a un bandeau noir sur l’oeil, très visible sur fond blanc, tandis que le Roitelet huppé n’en a pas. La calotte porte trois bandes longitudinales, une médiane, large, orange ou jaune entourée de deux noires. C’est à ce niveau que se situe le petit dimorphisme sexuel. La bande médiane est orange vif chez le mâle, jaune chez la femelle, parfois teintée d’orange. C’est un oiseau peu farouche qu’on peut observer de près le cas échéant. L’espèce est migratrice partielle et se rapproche de la Méditerranée en hiver. Source : https://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Vanneau huppé (Vanellus vanellus) : Les vanneaux huppés se rassemblent en hiver en énormes groupes sur des zones ouvertes, en particulier sur les terres arables et les marais côtiers. On le trouve dans une grande variété de terres ouvertes au sol nu et à l’herbe rase. Il hiverne sur la quasi totalité du territoire. En ce moment Charente Nature vous propose le défi N°4 : Partez à la recherche des rassemblements de vanneaux huppés et de pluviers dorés. Alors à vos jumelles. Didier WOLF

Élanion blac (Elanus caeruleus) : souvent appelé Élanion blanc, est une espèce de petits rapaces appartenant à la famille des Accipitridae. Le terme de « blac », choisie par la Commission internationale des noms français des oiseaux, prête à confusion en français et il n’est pas rare de voir l’espèce nommée « Élanion blanc ». Elanus vient du grec tardif élanos (milan). Caeruleus signifie « bleu » en latin, et se rapporte à la couleur du dessous de ses ailes. Le terme français de blac a été créé en 1787 par François Levaillant. Ce dernier n’a pas fourni d’explication sur ce choix. Trois hypothèses sont avancées : blac pourrait venir de l’arabe ablaq, qui signifie « bigarré de noir et blanc ». L’Élanion en vol, vu de dessous, peut correspondre à ce qualificatif ; il pourrait s’agir d’une erreur de retranscription du mot blanc ; une mauvaise traduction de l’anglais black a également été évoquée, l’oiseau étant appelé Black-winged kite (c’est-à-dire milan à ailes noires) par les anglophones. À l’époque de Levaillant, toutefois, l’anglais n’avait pas la prédominance qu’il a aujourd’hui. C’est l’ornithologue Paul Géroudet qui va le premier employer le terme d’Élanion blanc. Source : https://fr.wikipedia.org/ Didier WOLF.


Portfolio

Grèze 1, 26_01_2021, Vaux-Rouillac, Réjane Pâquereau Grèze 2, 26_01_2021, Vaux-Rouillac, Réjane Pâquereau Grèze 3, 26_01_2021, Vaux-Rouillac, Réjane Pâquereau Grèze 4, 26_01_2021, Vaux-Rouillac, Réjane Pâquereau Scolopendre 1, 09_01_2021, Cherves-Richemont, Réjane Pâquereau Scolopendre 2, 09_01_2021, Cherves-Richemont, Réjane Pâquereau Scolopendre 3, 09_01_2021, Cherves-Richemont, Réjane Pâquereau Doradille noire, 15_12_2020, Ecuras, Albert & Monique BRUN Doradille noire, 15_12_2020, Ecuras, Albert & Monique BRUN Lamier pourpre, 29_01_2021, Brillac, Albert & Monique BRUN Lamier pourpre, 29_01_2021, Brillac, Albert & Monique BRUN Melanocoryphus albomaculatus 1, 18_01_2021, Segonzac, Réjane (...) Melanocoryphus albomaculatus 2, 18_01_2021, Segonzac, Réjane (...) Lygaeus equestris - simulans, 18_01_2021, Segonzac, Réjane Pâquereau Gendarme, Gondeville, Réjane Pâquereau Pouillot véloce 1, 09_01_2021, Cherves-Richemont, Réjane Pâquereau Pouillot véloce 2, 09_01_2021, Cherves-Richemont, Réjane Pâquereau Bergeronnette grise, 16_01_2021, Balzac, Didier WOLF Bergeronnette grise, 16_01_2021, Balzac, Didier WOLF Bergeronnette grise, 16_01_2021, Balzac, Didier WOLF Tarier pâtre, 30_01_2021, Rivières, Didier WOLF Tarier pâtre, 30_01_2021, Rivières, Didier WOLF Roitelet à triple bandeau, 11_01_2021, Touvre, Didier WOLF Roitelet à triple bandeau, 11_01_2021, Touvre, Didier WOLF Roitelet à triple bandeau, 11_01_2021, Touvre, Didier WOLF Roitelet à triple bandeau, 11_01_2021, Touvre, Didier WOLF Vanneau huppé, 30_01_2021, Rivières, Didier WOLF Élanion blanc, 22_01_2021, Marcillac-Lanville, Didier WOLF Élanion blanc, 18_01_2021, Marcillac-Lanville, Didier WOLF Élanion blanc, 17_01_2021, Marcillac-Lanville, Didier WOLF
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