Photos du mois de Juin 2016

vendredi 3 juin 2016 par WOLF Didier (Bénévole)

Douce amère (Solanum dulcamara) : Sa fleur -proche de celle de la pomme de terre- trahit son appartenance à la même famille des Solanacées. Cette plante grimpante peut monter jusqu’à 2,5 m de hauteur en s’appuyant sur d’autres végétaux des haies, broussailles ou marais. Elle peut également s’étaler au sol sur les plages de galets. Bien que toxique, cette plante était autrefois utilisée en médecine. La tige, mâchée, procure une saveur d’abord amère qui devient ensuite douceâtre, ce qui a valu son nom à cette plante. Le fruit est fortement toxique, notamment pour les enfants attirés par ces jolies baies rouges ovoïdes (source : Fleurs sauvages, ed. Larousse). Fabrice CADILLON

Vesce de Bithynie (Vicia bithynica L.) : Cette espèce ressemble à une gesse et se rencontre dans les champs, les pelouses et les haies de la région méditerranéenne et du Sud-Ouest. Les feuilles sont divisées en deux à six grandes folioles lancéolées. Les fleurs, à étendard violet, parfois très pâle, ailes et carène plus claires, sont solitaires ou groupées par deux ou trois. Cette Fabacée est une espèce déterminante en Charente. Albert & Monique BRUN

Lin à feuilles de soude (Linum suffruticosum subsp. apressum Caball. Rivas Mart.) : Cette espèce, appartenant à la famille des Linacées, se rencontre très fréquemment sur les coteaux charentais et, en France, sur les pelouses calcicoles xérophiles supraméditerranéennes à subalpines. Ce lin est relativement petit, ligneux et vivace. Ses fleurs sont blanches, rayées de rouge, et ses feuilles sont linéaires, alternes et grisâtres. Cette plante affectionne les sols rocailleux, de préférence calcaires. Albert & Monique BRUN

Lychnis fleur-de-coucou (Lychnis flos-cuculi) : Cette Caryophyllacée des prairies humides, des marécages, des bords de rivière, des marais et bois humides ; souvent sur sols tourbeux ou riches en éléments minéraux, fleurit de mai à août, et est fréquente dans toute la région. Didier WOLF

Ophrys mouche (Ophrys insectifera) : A l’instar des autres Ophrys, cette plante attire les insectes pollinisateurs grâce à ses fleurs qui imitent une forme d’insecte. Bien qu’à première vue ses fleurs imitent la forme d’une mouche, elles sont plutôt destinées à attirer des hyménoptères (du genre Argogorytes par exemple). Afin de s’assurer le passage des insectes, ces fleurs secrètent une phéromone imitant celle d’une femelle. L’insecte mâle est donc attiré d’abord olfactivement puis visuellement jusqu’à la fleur. Lorsqu’il se pose sur la fleur, sa tête touche les pollinies, des sacs à pollen particulièrement collants. Ainsi, l’insecte repart la tête chargée de pollen et va pouvoir polliniser d’autres plantes (reproduction allogame). Fabrice CADILLON

Orchis pourpre (Orchis purpurea) : Sa taille (jusqu’à 80 cm de hauteur) et son inflorescence très colorée en font une des orchidées sauvages les plus connues de notre région. Espèce rustique, elle s’adapte à différentes conditions (prairies herbeuses, bois ouverts) et est une espèce pionnière qui peut rapidement coloniser des terres récemment mises en jachères. (Source : Les orchidées du Poitou-Charentes, éd. Collection Parthénope). Fabrice CADILLON

Orchis moustique / moucheron (gymnadenia conopsea) : Orchidée robuste dont les fleurs nectarifères dégagent une légère senteur vanillée. Cette orchidée est relativement peu exigeante quant à la qualité du sol : elle est donc relativement commune sur les terrains calcaires, que ce soient des coteaux dénudés ou bien des prairies détrempées. (Source : Les orchidées du Poitou-Charentes et de Vendée, coll. Parthénope, éd. Biotope). Fabrice CADILLON

Point de Hongrie (Erynnis tages) : Ce papillon assez commun de la famille des Hesperiidae est souvent pris pour un papillon nocturne à cause de sa couleur sombre et de son vol battu. Il s’agit pourtant d’un papillon diurne, facile à observer malgré sa petite taille (2,5 cm d’envergure) car il se pose souvent les ailes bien ouvertes face au soleil pour se réchauffer. Cette espèce tend à régresser à cause de la disparition de son habitat de prédilection : les prairies fleuries, de préférence sur sol calcaire. (Source : Papillons, coll. Nature en poche, éd. Larousse). Fabrice CADILLON

Damier de la succise (Euphrydryas aurinia) : Il s’agit du seul représentant du genre Euphrydryas dans notre région. Bien que d’aspect variable, ce papillon peut se reconnaître à ses ailes étroites et son damier orange, jaune et brun au recto des ailes. Comme son nom l’indique, la chenille a pour plante-hôte la succise des prés (Suscita pratensis) mais aussi les scabieuses (Scabiosa sp) et le plantain (Plantago sp). Fabrice CADILLON

Faucon hobereau (Falco subbuteo) : C’est en avril que ce migrateur revient des savanes sud-africaines. Le Faucon hobereau a les ailes longues et pointues, en forme de faucille, et la queue plutôt courte. Gris ardoisé sur les parties supérieures, est plus foncé sur la tête. La moustache typique des faucons contraste avec les joues et la gorge blanches. En vol, on peut assez facilement distinguer la « culotte » et le début des sous-caudales rousses. Son régime alimentaire est essentiellement composé d’insectes et d’oiseaux. Grand spécialiste de la capture en vol c’est le plus acrobatique de nos faucons « Ce faucon fréquente les lisières des bois ou bosquets, les milieux ouverts et les vallées, où il occupe de vieux nids de corvidés ou parfois de buse. Sa population est assez faible, entre 310 et 850 couples nicheurs » Extrait du livre : Les Oiseaux du Poitou-Charente (édition fin 2015). Danièle RAINAUD

Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) : Est un Turdidé qui ressemble à un Rougegorge familier , avec un plumage à dominante noire. Le mâle est noir et gris, et la femelle, gris-brun. Il est impossible de ne pas reconnaître le mâle au moment de la reproduction : il porte une face noire, avec la gorge et la poitrine tirant vers le gris ardoise au niveau du ventre, un dos gris, des ailes foncées avec des taches blanches ; sans oublier la queue rousse et rouge qui donne son nom à l’espèce. La femelle possède également cette queue rousse ; le reste de son plumage est brun, mais plus foncé que celui du Rougequeue à front blanc. Il construit un nid hémisphérique à base de feuilles, d’herbes, de mousses, de fibres, tapissé de crins et de plumes, à l’abri dans des cavités ou des anfractuosités de bâtiments. Il niche souvent dans les vieux immeubles des villes, sous le toit ou dans les trous des murs. En plaine, il niche sur les falaises. Aline & Jean-Marie VERDOT

Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) : Est un oiseau est un oiseau assez peu commun, farouche et discret. Pour ce petit Turdidé, les longs trajets migratoires provoquent d’énormes pertes. Il doit survivre à l’interminable traversée du Sahara, puis de la Méditerranée pour se réinstaller dans ses quartiers de nidification. La sécheresse en Afrique occasionne aussi une mortalité importante lors de son hivernage. Il arrive chez nous fin-avril début mai, la destruction des vergers a encore accentué sa rareté. Nicheur très local, on le rencontre surtout pendant ses migrations, en avril-mai et d’août à octobre. Cavernicole, construit son nid de préférence dans un trou d’arbre, sous une écorce, mais il adopte facilement les nichoirs artificiels mis à sa disposition. Plus rarement, des nids ouverts, construits à même un linteau, peuvent être trouvés. (Source : http://www.oiseaux.net). Didier WOLF

Fauvette grisette (Sylvia communis) : Ce Sylvidé fréquente les habitats broussailleux et assez ouverts, les coteaux calcaires, le bocage, les jeunes plantations et les friches herbeuses avec des arbres. Chante souvent du haut d’un buisson ou lors d’un bref vol ascendant. Elle a la particularité de souvent hérisser les plumes de sa tête. Se nourrit d’insectes et de leurs larves, et des araignées. (Source : http://www.oiseaux.net). Didier WOLF

Tarier pâtre (Saxicola rubicola) : Ce Muscicapidé est présent dans toute l’Europe Occidentale et en Afrique du Nord, en Europe Centrale, en Asie Mineure et dans le Caucase, ainsi que dans l’ex-URSS et en Sibérie Occidentale et Centrale. La race occidentale (rubicola) est sédentaire. Se pose toujours à découvert en divers endroits : sommet de poteaux, de hautes branches d’arbustes, de fils de clôture, de piquets……. Il remue continuellement la queue et agite les ailes. Il émet constamment un cri rauque et bas "charr-charr" ou un "ouis-trèc-trèc". Se nourrit surtout d’insectes : coléoptères mouches, fourmis, chenilles, papillons diurnes et nocturnes, et capture aussi d’autres invertébrés, des araignées et des vers. Guette ses proies depuis un perchoir bas et dégagé puis se précipite sur elles avec vivacité. (Source : http://www.oiseaux.net). Didier WOLF

Pie grièche écorcheur (Lanius collurio) : Ce Lanidé typiquement migrateur de l’Afrique Tropicale et de l’Afrique du Sud, qui ne passe que quatre à cinq mois sur ses aires de nidification. Il ne revient dans nos contrées qu’au mois de mai, et repart dès le mois d’août ou de septembre. A l’habitude d’empaler ses proies sur des "lardoires" constitués des longues épines des prunelliers ou de l’aubépine. Le territoire autour du nid n’est pas très vaste et ne dépasse pas une centaine de mètres de circonférence. Son régime est constitué de coléoptères et d’autres insectes, mais aussi de petits oiseaux et de lézards. Espèce en nette régression dans tout son aire de répartition dans l’UE. Menacée par la modification et la disparition de son habitats par suite à la modernisation de l’agriculture, l’usage des insecticides et les reboisements. (Source : http://www.oiseaux.net). Didier WOLF

Epeire des roseaux (Larinoides cornutus) : Appartient aux Araneidae, la 3ème plus grande famille d’araignées après les Salticidae et les Linyphiidae (169 genres actuels, 310 espèces dans le monde dont 78 répertoriées en France). Araignée de taille moyenne, au céphalothorax petit et velu. L’abdomen, ovale, de couleur variable, est orné d’un folium caractéristique : deux larges bandes noires divergentes aux rebords ondulés et découpées de lignes transversales blanchâtres. Vers l’avant, la tache cardiaque en forme de flèche. Hôte des zones humides, on la repère facilement sur le terrain à sa toile de grande taille, de construction assez rudimentaire, située dans la végétation basse au bord de l’eau. On y voit le plus souvent des mâles errants, les femelles restant cachées pendant la journée dans des loges tissées ovoïdes, ouvertes vers le bas. Pas facile de l’observer sans retouner légèrement l’ensemble et encore, le plus souvent, elle se laisse immédiatement tomber dans la végétation ! Larinoides cornutus est une des rares épeires qui vit plus d’un an. Elle supporte le gel et hiverne cachée dans les tiges creuses des ombellifères. C’est pourquoi il est possible de la voir dès les 1ers jours du printemps et jusqu’au début de l’hiver. L’accouplement a lieu en automne ou au printemps, mâle et femelle passant beaucoup de temps ensemble dans la même loge et ce sans risque d’être dévoré pour le mâle, contrairement à d’autres espèces. Durant l’été, la femelle façonne 3 à 5 cocons jaunâtres qu’elle dépose dans la partie supérieure de son abri. Espèce relativement commune et largement répandue. Réjane PAQUEREAU


Portfolio

Douce-amère, 19_05_2016, Péreuil, Fabrice CADILLON Douce-amère, 19_05_2016, Péreuil, Fabrice CADILLON Vesce de Bithynie, 21_05_2016, Saint Amand, Albert & Monique (...) Lin à feuilles de soude, 21_05_2016, Juignac, Albert & Monique (...) Lychnis fleur-de-coucou, 21_05_2016, Saint-Coutant, Didier WOLF Ophrys mouche, 04_05_2016, St Amant de Montmoreau, Fabrice CADILLON Ophrys mouche, 04_05_2016, St Amant de Montmoreau, Fabrice CADILLON Orchis pourpre, 05_05_2016, Juignac, Fabrice CADILLON Orchis moucheron, 24_05_2016, St Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Point de Hongrie, 04_05_2016, St Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Damier de la succise, 24_05_2016, St Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Faucon hobereau, 16_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Danièle (...) Faucon hobereau, 23_05_2016, Magnac-sur-Touvre, Danièle RAINAUD Rougequeue noir, 23_05_2016, Aline & Jean-Marie VERDOT Rougequeue noir, 23_05_2016, Aline & Jean-Marie VERDOT Rougequeue noir, 23_05_2016, Aline & Jean-Marie VERDOT Rougequeue à front blanc, 25_05_2016, Anais Puyfrançais, Didier (...) Rougequeue à front blanc, 25_05_2016, Anais Puyfrançais, Didier (...) Rougequeue à front blanc, 25_05_2016, Anais Puyfrançais, Didier (...) Rougequeue à front blanc, 25_05_2016, Anais Puyfrançais, Didier (...) Fauvette grisette, 02_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier (...) Tarier pâtre, 02_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 03_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 10_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 02_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 02_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 03_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 03_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Tarier pâtre, 10_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier WOLF Pie grièche écorcheur, 20_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier (...) Pie grièche écorcheur, 20_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier (...) Pie grièche écorcheur, 10_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier (...) Pie grièche écorcheur, 10_05_2016, Agris Les Vieilles Vaures, Didier (...) Epeire des roseaux, 14_05_2016, Bourg-Charente, Réjane PAQUEREAU Epeire des roseaux, 14_05_2016, Bourg-Charente, Réjane PAQUEREAU Epeire des roseaux, 14_05_2016, Bourg-Charente, Réjane PAQUEREAU
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