Photos du mois de Juin 2019

jeudi 6 juin 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Cantharide commune (Cantharis fusca) ou Téléphore sombre : la tache noire sur le pronotum est décalée vers l’avant et les pattes sont entièrement noires. Il s’agit là d’un coléoptère de la famille des Cantharidés, du genre Cantharis, des insectes au corps allongé, mou, à bords presque parallèles. Pour celui-ci, des élytres sombres, à forte pilosité appliquée. Les imagos sont très communs sur les fleurs à la belle saison avec une préférence pour les Apiacées (= Ombellifères), chassant de petites proies ou se gavant de nectar. Très actifs, souvent en rupture d’équilibre au bout d’un brin d’herbe, ils s’envolent facilement ou se laissent tomber à l’approche. Leur nom usuel de Téléphore dérive peut-être de telephoros = "porteur de lumière" en grec, par ressemblance avec les Lampyridés, une famille proche (même super-famille des Cantharoides) dont font partie les Lucioles et les Vers luisants, ces insectes luminescents des nuits d’été. Réjane Pâquereau.

Cantharide rustique (Cantharis rustica) ou Téléphore moine : la tache noire sur le pronotum est plus centrale et les fémurs comportent des parties rouges. Les Cantharis, ce sont une trentaine d’espèces en France (28 recensées sur le site de l’INPN), C. rustica et C. fulva étant les plus communes. Leur cycle de vie est complexe et passe par 4 stades (oeuf, larve, nymphe, imago) comme les papillons et les mouches. Leurs larves sont stritement carnassières, prédatrices de petits invertébrés, pucerons, chenilles, escargots principalement. Comme elles sont actives et visibles parfois en hiver, elles sont appelées "Vers de neige" dans certaines régions. Adultes et larves possèdent des glandes qui sécrètent une substance répulsive (mauvais goût) censée les protéger contre d’éventuels prédateurs. Réjane Pâquereau.

Cantharide livide (Cantharis livida) ou Téléphore livide : tête et pronotum rouge orangé, avec souvent une tache noire sur le dessus de la tête. Elytres roux et tout le corps jaune orangé. Si la coloration sert d’indice, celle-ci parfois très semblable d’une espèce à l’autre rend la détermination difficile. Mais larves ou adultes, ce sont des alliés du jardinier, comme toutes les Cantharides. Réjane Pâquereau.

Ptosime à taches jaunes (Ptosima undecimmaculata) : un petit coléoptère au corps épais, fusiforme, d’un noir brillant avec des taches jaunes (ex-Ptosima flavoguttata) en nombre variable. Neuf visibles pour celui-ci dont une sur la tête entre les yeux. Comme beaucoup de Buprestes, il s’est laissé tomber dans la végétation dès qu’il s’est senti dérangé. Inutile de le chercher… mais à proximité, il y en avait un autre, sans taches jaunes sur la tête ni sur le pronotum. Ces insectes apprécient les endroits ensoleillés, ici une lisière plein Sud sur feuillage d’Epine noire, leur principale plante-hôte. En effet, leurs larves, xylophages, se développent dans le bois mort - et parfois vivant - des Rosacées arbustives (Prunus, Crataegus). Un joli Bupreste, de la vaste famille des Buprestidés (Jewel Beetles en anglais) qui compte des espèces parmi les plus brillamment colorées. Réjane Pâquereau.

Morime rugueux (Morimus asper) : un gros Longicorne trapu aux élytres soudés, marqués par 4 taches sombres à peine perceptibles mais caractéristiques. Ici un grand mâle aux antennes deux fois plus longues que le corps. Les larves se nourrissent de bois mort en décomposition, jouant de ce fait un rôle écologique important en recyclant la matière organique. Un de ces "régénérateurs des forêts", de ces insectes qui apprécient qu’il reste quelques troncs au sol. Une rencontre rare. Réjane Pâquereau.

Phacélie (Phacelia tanacetifolia) : est une plante herbacée annuelle originaire d’Amérique du Nord (Sud des Etats-Unis, Mexique). Sa floraison bleue se remarque au printemps au détour d’un rond-point, aux abords d’un village, isolée ici ou là en lien avec telle ou telle culture. C’est une plante mellifère intéressante en agriculture (engrais vert, couvre-sol) et en apiculture. Ses fleurs attirent une multitude d’insectes, syrphes, bombyles, carabes… qui se nourrissent des pucerons présents aux alentours. Mais également des Abeilles à miel ou des Abeilles solitaires, des Bourdons en nombre, des Papillons de jour (Flambé) ou de nuit, jusqu’à un Barbitiste des Pyrénées indifférent au dérangement. Phacelia tanacetifolia ou Phacelia sp., cultivée ou spontanément resemée, toute la parcelle bourdonnait de plaisir ce jour-là. Réjane Pâquereau.

Consoude officinale (Symphytum officinale) : en colonies dans les prés humides, à fleurs jaune pâle, roses ou violacées, longtemps utilisée pour favoriser les cicatrisation des plaies et accélérer la consolidation des fractures (du bas-latin Consolida, issu de consolido :"consolider, affermir"). Si ses fleurs sont très mellifères, tous les insectes ne sont pas capables de les polliniser. Comme il leur faut forcer un double fond dans la corolle avant de pouvoir atteindre le nectar, il n’est pas rare de voir les Bourdons grignoter la paroi par l’extérieur, offrant ainsi le passage à d’autres insectes attirés par "un puissant parfum d’eux seuls perceptible". Un franc succès pour les variétés à fleurs jaunes, aux corolles visiblement percées de petits trous à leur base. Côté jardin, on en fabrique par macération un purin qui sert d’engrais ou de pesticide. Côté cuisine, certains apprécieraient ses feuilles crues ou cuites en beignets, quantité limitée recommandée au su de la possible toxicité de la plante. Mais ses meilleurs avocats, ce sont ces Bombus sp. amateurs de nectar capables par leur bourdonnement de déclencher une "pollinisation vibratile", concrètement la dispersion du pollen par le seul effet du vol du Bourdon. Réjane Pâquereau.

Grémil bleu pourpre (Buglossoides purpurocaerulea (L.)I.M.Johnst) : Famille : Boraginacées. Cette plante vivace, finement velue, à souche épaisse, présente de longues tiges stériles rampantes et florifères de 30-60 cm, toutes très feuillées ; ses feuilles lancéolées, acuminées, sont atténuées à la base ; ses fleurs aux corolles de 14-16 mm, pourpres ou bleues, en grappes, s’épanouissent d’avril à mai et donnent des fruits blancs et durs qui rappellent le nom de genre du grémil Lithospermum : "semence de pierre" en grec dont il était qualifié avant la dernière nomenclature. Le Grémil, appelé aussi thé d’Europe, croît dans les bois clairs, les haies, les broussailles et sur les talus, sur sols calcaires, un peu partout en France à l’exception du Nord-Ouest. Albert & Monique BRUN.

Géranium sanguin (Geranium sanguineum L.) : Famille : Géraniacées. Cette plante herbacée vivace affectionne les lisières forestières et clairières thermophiles ; toutefois, elle peut s’installer aussi sur les talus routiers et a une nette préférence pour les sols calcaires ou légèrement acides. Elle croît en pleine lumière ou à mi-ombre. Cette belle espèce aux fleurs rose-foncé est souvent accompagnée du grémil pourpre-violet, du trèfle intermédiaire, de la campanule raiponce, de la mélitte à feuilles de mélisse, de la gesse noire, etc… formant ainsi le cortège des ourlets forestiers. Son milieu de prédilection aux floraisons abondantes, est très apprécié par les insectes qui ne fréquentent plus depuis longtemps les champs cultivés désherbés. Malheureusement, ce géranium et ses plantes compagnes sont trop souvent malmenés par les méthodes d’exploitation forestière et la fauche drastique des talus routiers, qui constituent entre-autres de véritables menaces pour cet habitat. Albert & Monique BRUN.

Grand paon de nuit (Saturnia pyri D. & S.) : ETYMOLOGIE : Saturnia : dédié à Saturne et pyri = du poirier. Famille : Saturniidés. "Vêtu de velours marron et cravaté de fourrure blanche. Les ailes semées de gris et de brun, traversées d’un zig-zag pâle et bordées de blanc enfumé, ont au centre une tache ronde, un grand oeil à prunelle noire et iris varié, où se groupent en arc, le noir, le blanc, le châtain, le rouge amarante" (J-H.FABRE). Voici la description de l’éminent entomologiste Jean-Henry Fabre (1823-1915) du grand paon de nuit. Nous avons eu l’heureuse surprise de le découvrir en mai dans une desserte de notre jardin. « Le Grand-paon-de-nuit est le plus grand papillon d’Europe. Il peut atteindre 14 à 15 cm d’envergure. « Les mâles sont attirés par une femelle à 10 kilomètres aux alentours ! Sous le vent ou contre le vent, ils remontent les messages parfumés (phéromones ou phéro-hormones, molécules de communication inter-individuelles) diffusés par la femelle (chimiotropisme sexuel). Le siège de l’odorat du mâle est localisé dans les antennes. Avec ses "yeux" (ocelles) il emploie la coloration de leurre dissuasive pour se préserver des prédateurs, comme le paon-du-jour ». (Jacques Ninio in "l’empreinte des sens") La chenille se développe sur plusieurs espèces d’arbres : pommier, pêcher, prunier, prunellier, hêtre, frêne, châtaignier, noisetier, saules, peupliers. Les adultes volent d’avril-mai à juin-juillet selon la latitude. Malgré sa taille, il se fait discret dans la journée, et la nuit, on peut facilement le prendre pour une chauve-souris. Ce magnifique papillon remarquable par son envergure a pu être observé deux jours, avant son envol à la recherche de sa partenaire. Albert & Monique BRUN.

Zygène de la petite coronille (Zygaena fausta) sur Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) : bien que volant en journée, les zygènes sont classées parmi les Hétérocères (papillons nocturnes). Les zygènes sont de petits papillons faciles à reconnaître grâce à leur livrée rouge et noire. Distinguer les différentes espèces entre elles exige de bien les observer et de faire appel à un guide d’identification. La Zygène de la petite coronille doit son nom à la Petite Coronille (Coronilla minima), plante hôte de ses chenilles. Cette zygène a été photographiée au petit matin, alors qu’elle avait choisi une orchidée sauvage (très commune) comme reposoir nocturne. Fabrice CADILLON.

Sylvain azuré (Limenitis reducta) : Les plantes hôtes de ce papillon de grande taille, avec des reflets bleutés sur le dessus noir des ailes, sont les chèvrefeuilles. On peut l’observer sur les orées forestières chaudes et ensoleillées et les pelouses chaudes. Cette espèce abondante dans le sud de la France serait en régression dans le nord. Danièle RAINAUD.

Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) : cette orchidée sauvage a des fleurs agréablement parfumées, dont la coloration varie du blanc au rouge. Cette orchidée colonise facilement les terrains, de préférence calcaires, des coteaux secs et dénudés aux prairies détrempées, ce qui en fait une plante relativement commune pour le Poitou-Charentes. On ne rappellera jamais assez de ne pas cueillir ces fleurs et que leur transplantation est systématiquement vouée à l’échec puisque les orchidées ont besoin de champignons microscopiques très spécifiques dans le sol. Fabrice CADILLON.

Orchis des bruyères (Dactylorhiza maculata subsp. ericetorum) : La plante est difficile à séparer de Dactylorhiza maculata du fait de l’existence de nombreuses formes de transition. Elle s’en distingue surtout par son milieu, un substrat à tendance plus acide que celui de D. maculata tel que la lande à bruyères, et par la pâleur souffreteuse de son labelle. Fleurissant en juin, elle est relativement abondante dans les terrains acides de la région, notamment en Vienne et au nord des Deux-Sèvres. Source : les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée. Didier WOLF.

Lézard vert (Lacerta bilineata) Daudin : « Le Lézard vert appartient à la famille des Lacertidae. C’est un grand lézard (20 à 40 cm) à la tête assez courte et haute. Les mâles sont presque entièrement verts avec de petits points noirs sur la face dorsale, la tête est plus foncée avec des points clairs. La femelle est de couleur très variable avec le corps vert ou marron, uni ou tacheté, avec couramment deux ou quatre lignes claires et étroites, parfois bordées de lignes ou de points noirs. La gorge est bleue chez le mâle mature et chez certaines femelles. Les juvéniles sont souvent de couleur beige, unie ou avec quelques taches claires sur les flancs, ou avec deux à quatre étroites lignes claires. Ils mesurent jusqu’à 13 cm de longueur, la queue est souvent deux fois plus longue que le corps. » Description de « Conservation Nature ». Le Lézard vert hiberne d’octobre à avril ; après la sortie de l’hibernation et dès l’âge de 2 ans, les mâles défendent un territoire. Ils se battent pour la conquête des femelles. Cette espèce apprécie les couverts végétaux denses bien exposés au soleil : pied des haies, lisières des forêts, clairières, prairies et talus. Il se nourrit principalement d’insectes. Protégé sur le territoire national, il est inscrit à l’annexe IV de la Directive " habitats " et à l’annexe II de la Convention de Berne. Albert & Monique BRUN.

Spatule blanche (Platalea leucorodia) : voici un oiseau qui a une apparence incontestablement "exotique" ! Ce grand oiseau tire son nom de la forme très particulière de son bec : loiseau avance dans l’eau peu profonde en fouillant l’eau et la vase à l’aide de rapides mouvements circulaires du bec. Son aire de répartition est vaste : elle niche en Eurasie (jusqu’au sous continent indien) et hiverne en Afrique (en Chine et en Inde pour les populations orientales). La Spatule blanche niche dans les zones humides et elle est de plus en plus observée en France, probablement grâce au réchauffement climatique. Fabrice CADILLON.

Milan noir (Milvus migrans) : ce rapace dirune est un migrateur qui arrive à la même période que les hirondelles, durant les mois de mars et avril, mais il repart dès le mois de juillet pour hiverner en Afrique. Ce rapace se nourrit préférentiellement de poisson mort, donc on le trouve essentiellement près des cours d’eau ou des plans d’eau. Cependant, il n’est pas très exigeant sur sa nourriture et on peut régulièrement le voir suivre les tracteurs durant les fauchages et les moissons, à la recherche de mulots et campagnols. De la même taille qu’une buse variable, on peut le distinguer en vol grâce à sa queue droite ou en V alors que celle de la buse est toujours arrondie. Les ailes du milan sont plus arquées que celles de la buse et la coloration du dessous des ailes est bien moins contrasté. Fabrice CADILLON.

Bécasseau variable (Calidris alpina) : contrairement à ce son nom scientifique laisse supposer, inutile d’aller dans les Alpes pour observer cet oiseau ! Les bécasseaux font partie de la famille des Limicoles, oiseaux du littoral dont les pattes et la forme du bec sont spécialisés dans la recherche de proies dans la vase. Il y a de nombreuses espèces de bécasseaux mais, lorsqu’il est en plumage nuptial comme ici, le Bécasseau variable est impossible à confondre grâce à sa plaque ventrale noire. Fabrice CADILLON.

Blongios nain (Ixobrychus minutus) : c’est le plus petit héron européen. Chez le mâle adulte, le capuchon, le dos, les scapulaires et les sus-caudales sont noirs à reflets verdâtres. Les côtés de la tête et le cou affichent une teinte jaune ocre pâle, ce dernier avec deux raies médianes blanches peu évidentes. Le bec jaune verdâtre possède un culmen brun. Il est souvent nuancé de rouge-orange en période nuptiale. Les tarses sont verts, l’iris jaune-orange. La femelle possède une calotte noire avec des liserés bruns. Le dos et les scapulaires affichent une couleur brun-chocolat avec des bordures jaunâtres. L’iris jaune est plus pâle que celui du mâle. Il vit surtout dans les roselières inondées où ils trouve des conditions favorables à son mode de nidification mais également à la recherche de sa subsistance. Il est facilement observable au printemps lorsque les mâles patrouillent au dessus de la végétation palustre d’un vol souple. Les oiseaux européens sont migrateurs et prennent leurs quartiers d’hiver en Afrique au sud du Sahara. En très forte régression dans toute l’Europe à cause de la disparition ou la modification de son habitat et la forte mortalité de l’espèce pendant la migration ou l’ hivernage en Afrique. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) : cette espèce est une grande migratrice. Elle hiverne dans le sud et le sud-est de l’Afrique. L’éloignement de ses quartiers d’hivernage explique leur arrivée tardive sur les sites de reproduction. Ses voies de migration passent par l’est de la Méditerranée et le Moyen -Orient. Son habitat de prédilection est constitué de prairies pâturées ou fauchées bordées de haies basses et de buissons épineux. Son régime alimentaire est constitué de gros insectes comme les coléoptères, mais aussi de petits vertébrés. Cet oiseau ce caractérise notamment par son bec crochu comme un rapace. Danièle RAINAUD.

Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) : la pie-grièche à tête rousse est un peu plus grande que la Pie-grièche écorcheur et elle est la plus vivement colorée parmi toutes les pies-grièches. La teinte brun-rouge de la calotte et du cou contraste fort avec son masque noir, bandeau qui s’étire sur le front et les yeux. Les ailes noires sont barrées largement de blanc net, et la queue noire est bordée de blanc. c’est un oiseau qui aime la chaleur. Elle choisit, pour installer son nid, un endroit exposé au soleil le plus longtemps possible. Elle aime les versants ensoleillés, exposés plein sud, avec une végétation clairsemée de buissons ou d’arbres. On la trouve également dans les allées d’arbres, au bord des chemins ainsi que dans les vergers. Elle évite systématiquement les endroits ombragés humides. Dès la fin du mois d’août, ou au commencement du mois de septembre, elle s’envole vers ses lieux d’hivernage situés en Afrique Tropicale et dans les régions sud de l’Arabie. Espèce jugée vulnérable en Europe et en déclin en France. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Bruant fou (Emberiza cia) : est un passereau au plumage brun. Gorge et poitrine sont finement tachetées, tête et cou gris bleuté ornés de bandes noires. La femelle est d’un brun plus terne. Il a une préférence pour les pentes ensoleillées et escarpées, les versants exposés des hautes vallées alpestres. Cet oiseau aime aussi les zones rocailleuses et les vignes. Est répandu dans tout le bassin méditerranéen. Il est principalement granivore et est friand de céréales et de graminées qu’il glane au sol, dans les labours, les champs et les terrains découverts. Occupe tous les massifs montagneux de France (Pyrénées, Alpes et massifs provençaux, Massif Central et annexes, Jura, Vosges). Il est observé occasionnellement dans le nord-est de la Charente. La population nationale, mal évaluée, est estimée à 20 000 – 50 000 couples.Il Bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Source : http://www.oiseaux.net, et biolovision.net Didier WOLF.

Bruant ortolan (Emberiza hortulana) : espèce migratrice du sud de la France. De taille semblable aux autres bruants, se distingue de ceux-ci par le dessous rosâtre typique. Le mâle a la tête bleu-olive avec des moustaches et la gorge jaune pâle, le manteau et les ailes sont sombres avec des liserés bruns. La femelle est moins colorée et a des stries sombres sur la gorge. Vit dans une grande variété d’habitats, mais en général, fréquente les zones ouvertes, parsemées d’arbres, les prairies et les cultures céréalières. Se nourrit de graines, d’insectes, de lombrics, d’araignées… Est régulièrement observé dans le Nord-ouest de la Charente . Espèce en déclin (fort et constant) en France (liste orange) et vulnérable en Europe. Il a été classé espèce protégée par arrêté du 5 mars 1999 et figure à l’annexe I de la Directive Oiseaux. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Cochevis huppé (Galerida cristata) : ressemble à l’Alouette des champs, tant par la taille que par la couleur. Il s’en distingue cependant par un corps plus trapu, une queue plus courte, des ailes plus larges, un bec plus long et arqué et surtout par une huppe effilée qu’il porte au sommet du crâne, et qu’il peut rétracter et redresser. C’est un oiseau typiquement sédentaire. L’hiver, il s’installe à proximité des habitations humaines où on peut le voir rechercher des débris de nourriture, également dans les rues. Le printemps venu, et le plus souvent dès le début de mars, il disparaît des villes pour s’installer en ses lieux résidentiels typiques : un champ en jachère, une terre envahie de mauvaises herbes comme une décharge communale, un chantier en construction, un champ de manoeuvres, un talus de chemin de fer, des remblais quelconques etc… Il se rencontre pratiquement dans toute l’Europe. Il n’est pas farouche et ne s’envole qu’à quelques mètres lorsqu’on l’approche. Il se nourrit surtout au sol, fouillant la terre de son long bec et capturant avec vivacité coléoptères, sauterelles, fourmis et chenilles. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Étourneau unicolore (Sturnus unicolor) : sédentaire méditerranéen. En plumage nuptial, l’étourneau unicolore est la copie conforme de l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) mais sans points. Le corps est entièrement noir avec des reflets violets au gré de l’éclairage, le bec jaune et les pattes roses.Il fréquente les mêmes habitats que l’Étourneau sansonnet : zones agricoles, zones urbaines, parcs, jardins… Il a des moeurs très grégaires. Les seules populations françaises de cette espèce méditerranéenne se situe dans l’Aude, les Pyrénées Orientales et en Corse. L’espèce y est en limite nord d’aire de répartion. Cette aire s’étend sur toute la péninsule Ibérique, sur le nord-ouest de l’Afrique du Nord, la Sardaigne, la Sicile. Les similitudes biologiques et éthologiques convergent pour supposer un phénomène de spéciation ’assez récent’ permis par la barrière pyrénéenne. D’ailleurs certains auteurs considèrent l’unicolore comme une sous-espèce de l’Étourneau sansonnet. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Merle noir (Turdus merula) : est le grand turdidé commun de l’ouest du domaine paléarctique. Sa silhouette typique (longue queue et ailes courtes), sa grande taille et son plumage très sombre en font un oiseau remarquable, d’autant qu’il ne craint pas l’Homme. Il existe un dimorphisme sexuel assez prononcé. Le mâle adulte plumage nuptial est entièrement d’un noir profond et mat. Son bec est jaune orangé et l’œil est entouré d’un cercle oculaire de la même couleur. L’iris est gris ou brun. Les pattes sont rougeâtres ou brunâtres. La femelle est brune avec le dessus assez sombre et le dessous plus pâle avec comme des mouchetures sombres. Son cri d’alarme, celui qu’il pousse quand il est dérangé, est un "tjuk" sonore, répété 5 ou 6 fois, et dont le rythme peut s’accélérer tout en allant crescendo, en une phrase un peu hystérique quand il est très inquiet. C’est une espèce forestière qui, du fait de sa plasticité écologique, est capable d’occuper pratiquement tous les milieux arborés, depuis les forêts profondes jusqu’au cœur des grandes villes. Il se nourrit au sol où il se déplace par petits bonds, faisant voler du bec les feuilles mortes et autres éléments au sol pour dénicher les proies animales cachées dessous. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Monticole bleu (Monticola solitarius) : le mâle est entièrement bleu (avec les ailes plus sombres) et la femelle brune sur le dessus et brun clair moucheté de sombre dessous. Espèce essentiellement sédentaire mais effectuant une migration altitudinale. Ce monticole est une espèce méridionale : elle niche quasiment dans la totalité des pays du nord du bassin méditerranéen. Son domaine est minéral : il apprécie les secteurs rocailleux ensoleillés, les ruines et les côtes rocheuses de la Méditerranée. Amplitude altitudinale s’étalant en France du niveau de la mer à 1800 m sur l’île de Beauté. Il visite nerveusement les rochers en quête d’insectes et vole souvent d’un coin à un autre d’une falaise par exemple. Il se met souvent en évidence sur les crêtes des massifs et le sommet de ruines. Espèce rare en France (liste rouge). Vulnérable en Europe. Régression de l’aire de l’aire de répartition française jusqu’en dans les années 70. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Monticole de roche (Monticola saxatilis) : le mâle est inconfondable : dessus bleu avec un "mouchoir" blanc sur le dos (entre le manteau et le croupion), ailes brunes avec des liserés chamois, dessous et queue orange. La queue est relativement courte. La femelle a les ailes brunes à liserés chamois, le reste du corps brun moucheté et la queue orange. Espèce montagnarde. Ses habitats privilégiés sont : les zones rocheuses ensoleillées (éboulis, secteurs rocailleux, ruines) et les pelouses alpines parsemées de rochers. Son amplitude altitudinale s’étend surtout de l’étage subalpin à l’étage alpin. Il se met souvent en évidence au sommet des rochers et des ruines. Hoche fréquemment la queue. Espèce migratrice, il quitte nos montagnes françaises en août-septembre pour rejoindre ses quartiers d’hiver en Afrique Tropicale. Espèce à surveiller en France. En déclin en Europe. L’aire de répartition française a régressé jusqu’il y a peu vers le sud. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) : au vol, il est facile à reconnaître grâce à son croupion blanc et aux rectrices terminées par un T noir inversé. Dans son plumage nuptial, chez le mâle, le noir des ailes contraste avec le dos gris. On peut le confondre avec son apparenté du sud, le Traquet oreillard (Oenanthe hispanica). Cependant ce dernier s’en distingue par une teinte ocre sur le dessus et il se présente sous deux variantes : à gorge noire ou à gorge blanche. C’est un globe-trotter qui habite en un cercle de largeur variable : Europe, Asie, Afrique du Nord, Amérique du Nord et même Groenland. Il est plutôt un habitant typique de la montagne, on le rencontre également souvent à de plus basses altitudes, dans les champs sablonneux et pierreux, les friches et jachères ensoleillées, les sablières et briqueteries, les talus de chemin de fer ou de chaussée et sur toute surface envahie d’herbes folles. Il regagne en septembre et octobre ses lieux d’hivernage jusqu’en Afrique équatoriale et il revient sur ses lieux de nidification européens à la fin du mois de mars et en avril. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Traquet rieur (Oenanthe leucura) : des 3 sortes de traquets qui vivent dans la péninsule ibérique (Traquet rieur, Traquet motteux et Traquet oreillard), c’est indiscutablement le premier qui présente des caractères les plus facilement reconnaissables. Chez le mâle de la race nominale, le plumage est presque entièrement noir terne, avec du blanc sur les parties les plus inférieures du dessous (à partir de l’arrière des pattes). La queue et le croupion sont blancs. Il fréquente les paysages très rocheux qui sont pourvus de murs caillouteux. On peut également l’observer dans les amas de pierres dispersées, sur les sols nus et dans les broussailles éparses. Il évite les plateaux et les surfaces planes, et marque plutôt une grande prépondérance pour les gorges, les petits ravins et les cours d’eau provisoires qui ont des berges assez profondes. Il apprécie aussi les versants des collines, les éboulis, les escarpements et les affleurements de roches. C’est un oiseau méditéranéen qui vit dans la péninsule ibérique et au Maghreb. Il est officiellement divisé en 2 sous-espèces dont les traits caractéristiques ne sont pas très différenciés. Oenanthe leucura leucura - est du Portugal, Espagne et extrême sud de la France.

Rollier d’Europe (Coracias garrulus) : de la taille approximative d’un choucas, cet oiseau trapu vivement coloré est surmonté d’une grosse tête pourvue d’un bec noir épais, crochu à l’extrémité. Le front, le menton et parfois le bord du capuchon sont blancs. Les lores et le triangle de peau nue situé en arrière de l’œil sont noirs. La tête, la poitrine, une partie des ailes et de la queue forment une succession de bleu nuancé de vert. Le reste des ailes et de la queue est noir avec une légère touche de violet. Cet enchaînement provoque un contraste unique avec le dos et le manteau marron-roux. La queue est fourchue. Mâle et femelles sont semblables. Sa voix est rauque et ressemble beaucoup à celle d’un corvidé. Son habitat doit tenir compte de deux paramètres : il doit comprendre à la fois : 1) des cavités indispensables à sa nidification, qu’il recherche dans les forêts alluviales et les allées de platanes ou de peupliers, 2) des zones dégagées, des espaces ouverts favorables à la chasse aux insectes, qu’il trouve dans les friches viticoles, les campagnes cultivées avec bosquets et bois clairs, les prairies pâturées et les sablières. On le trouve dans les plaines chaudes, ensoleillées et il évite les régions où le climat est instable et humide comme dans le nord-ouest de l’Europe. Il évite également les plaines sans arbres, les grands plans d’eau. Il vit en solitaire ou en couples. Il défend âprement son territoire dont il chasse sans ménagement tous ses congénères. C’est un migrateur. Dès la fin août ou au début de septembre, il prend ses quartiers d’hiver au sud du Sahara et ne revient que vers la fin avril. Espèce en nette diminution depuis les années 1970. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Petit Gravelot (Charadrius dubius) : ce gravelot de petite taille peut surtout être confondu avec le Grand Gravelot, très proche, mais il est plus menu que ce dernier, possède une allure plus frêle et plus compacte, une queue plus courte, une tête plus petite et plus arrondie. Les adultes se distinguent des grands gravelots surtout leur cercle oculaire jaune bien visible, par leur bec tout noirâtre excepté la zone jaunâtre terne à la base de la mandibule inférieure. Il est répandu partout en Europe, à l’exception de sa partie septentrionale, et en Afrique du Nord. Il vit sur les berges sablonneuses et caillouteuses des rivières, des étangs, des lacs, sur le fond boueux des étangs asséchés, dans les sablières et les gravières, près des réservoirs des stations d’épuration des eaux entourés de flaques ainsi que sur les côtes et les estuaires. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Pic noir (Dryocopus martius) : c’est le plus grand des pics (46 cm). Aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s’étendant du front jusqu’à l’arrière de la nuque chez le mâle, la femelle pour sa part présentant seulement une tache rouge à l’arrière de la calotte. La langue des pics est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules de tact, dont l’extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut être projetée loin en avant. Il fréquente les espaces arborés nécessaires à son alimentation et à son mode de nidification. Il affectionne indifféremment les grands massifs de conifères ou de feuillus, pourvu qu’ils possèdent de grands arbres espacés. Il s’accommode de toutes les essences (hêtres, sapins, mélèzes, pins). C’est un sédentaire. Dès leur envol, les jeunes se dispersent et s’installent à plusieurs dizaines de kilomètres de leur lieu de naissance, et parfois plus. Constamment en mouvement, il passe sans relâche d’un arbre à l’autre en criant. Il vole avec puissance, fonçant entre les arbres d’un vol irrégulier et légèrement ondulant. Menacé notamment par la disparition des habitats, la diminution des grands massifs forestiers et la coupe des vieux arbres. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.


Portfolio

Cantharide commune, 22_05_2019, Triac-Lautrait, Réjane Pâquereau Cantharide commune, 11_05_2019, Coulonges, Réjane Pâquereau Cantharide rustique, 13_05_2019, Châteauneuf-sur-Chte, Réjane Pâquereau Cantharide rustique, 13_05_2019, Châteauneuf-sur-Chte, Réjane Pâquereau Cantharide livide, 11_05_2019, Celles, Réjane Pâquereau Ptosime à taches jaunes 1, 21_05_2019, Malaville, Réjane Pâquereau Ptosime à taches jaunes 2, 21_05_2019, Malaville, Réjane Pâquereau Morime rugueux 1a, mai 2019, Réjane Pâquereau Morime rugueux 1b, mai 2019, Réjane Pâquereau Phacélie + Abeille mellifère, 03 05 2019 , Douzat, Réjane Pâquereau Phacélie + Bourdon terrestre, 03 05 2019 , Douzat, Réjane Pâquereau Consoude officinale 1 St Sulpice (17) 02 05 2019 RP Consoude officinale 1 St Sulpice (17) 02 05 2019 RP Consoude officinale 3a, 02_05_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Consoude officinale 3b, 02_05_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Grémil pourpre-bleu pourpre, 22_04_2019, Tusson, Albert & Monique (...) Grémil pourpre-bleu pourpre, 22_04_2019, Tusson, Albert & Monique (...) Géranium sanguin, 22_04_2019, Tusson, Albert & Monique BRUN Géranium sanguin, 22_04_2019, Tusson, Albert & Monique BRUN Grand paon de nuit , 07_05_2019, Brie, Albert & Monique (...) Grand paon de nuit , 07_05_2019, Brie, Albert & Monique (...) Zygaena fausta, 29_05_2019, Saint Amant, Fabrice CADILLON Sylvain azuré, 25_05_2019, Danièle RAINAUD Orchis moucheron, 29_05_2019, Saint Amant, Fabrice CADILLON Orchis des bruyères, 06_05_2019, Soyaux, Didier WOLF Orchis des bruyères, 06_05_2019, Soyaux, Didier WOLF Lézard vert, 28_05_2019, Sers, Albert & Monique BRUN Lézard vert, 28_05_2019, Sers, Albert & Monique BRUN Spatule blanche, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Spatule blanche, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Spatule blanche, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Spatule blanche, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Spatule blanche, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Milan noir, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Milan noir, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Bécasseau variable, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Bécasseau variable, 18_05_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Blongios nain mâle, 13_05_2019, Didier WOLF Blongios nain mâle, 24_05_2013, Didier WOLF Blongios nain, 24_05_2013, Didier WOLF Blongios nain, 05_06_2013, Didier WOLF Pie-grièche écorcheur, 02_06_2019, Danièle RAINAUD Pie-grièche à tête rousse, 15_06_2011, Didier WOLF Bruant fou, 01_05_2019, Didier WOLF Bruant fou, 08_05_2019, Didier WOLF Bruant ortolan, 08_05_2019, Didier WOLF Bruant ortolan, 08_05_2019, Didier WOLF Cochevis huppé, 10_05_2019, Didier WOLF Étourneau unicolore, 12_05_2019, Didier WOLF Étourneau unicolore, 12_05_2019, Didier WOLF Merle noir, 11_05_2019, Didier WOLF Monticole bleu, 11_05_2019, Didier WOLF Monticole bleu, 11_05_2019, Didier WOLF Monticole de roche, 14_05_2019, Didier WOLF Traquet motteux, 14_05_2019, Didier WOLF Traquet motteux 13_05_2019, Didier WOLF Traquet oreillard, 14_05_2019, Didier WOLF Traquet rieur mâle, 11_05_2019, Didier WOLF Traquet rieur femelle, 11_05_2019, Didier WOLF Traquet rieur jeune, 11_05_2019, Didier WOLF Traquet rieur, 11_05_2019, Didier WOLF Rollier d'Europe, 12_05_2019, Didier WOLF Rollier d'Europe, 12_05_2019, Didier WOLF Rollier d'Europe, 12_05_2019, Didier WOLF Rollier d'Europe, 12_05_2019, Didier WOLF Petit Gravelot, 10_05_2019, Didier WOLF Petit Gravelot, 10_05_2019, Didier WOLF Petit Gravelot, 10_05_2019, Didier WOLF Pic noir femelle, 16_05_2019, Didier WOLF Pic noir mâle, 16_05_2019, Didier WOLF Pic noir mâle, 21_05_2019, Didier WOLF Pic noir mâle, 21_05_2019, Didier WOLF
Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | Espace privé | visites : 928892

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Photos du mois   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.29 + AHUNTSIC

Creative Commons License