Photos du mois de Mai 2019

dimanche 5 mai 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Violette palustre (Viola palustris) L. : Cette espèce strictement acidiphile et hygrophile croît sur sols tourbeux, acides, gorgés d’eau, pauvres en bases et en éléments nutritifs. Elle colonise prairies marécageuses, forêts tourbeuses et zones à sphaignes des bords de ruisseaux, sur substrats siliceux. Ses feuilles sont en rosette, à limbe réniforme plus large que long, à bords crénelés ; ses fleurs lilas-pâle, à pétale inférieur veiné de violet foncé s’épanouissent dès avril et se remarquent facilement dans son biotope où les floraisons des autres plantes n’apparaîtront qu’en juin voire juillet. Toutefois, la Violette des marais reste une espèce discrète. En Charente, cette Violacée rare est surtout présente dans l’est du département et ses populations sont peu abondantes. Cette espèce montagnarde est assez commune dans les Alpes, les Vosges, les Ardennes, la Bretagne, le Massif central et Pyrénées. Elle est localisée ailleurs et se raréfie en plaine, devenant parfois exceptionnelle en raison de la destruction de son habitat. Albert & Monique BRUN.

Bourdon terrestre (Bombus terrestris) : Caractérisé notamment par une large bande jaune orangé à l’avant du thorax, il fréquente presque tous les milieux de plaine et de montagne. Au printemps les jeunes reines creusent un nid dans le sol. Seule la femelle possède un aiguillon. Il sert d’organe de ponte et d’organe de défense. Présente dans toute l’Europe, cette espèce se nourrit de nectar de fleurs récolté directement avec sa langue. Danièle RAINAUD.

Grand bombyle (Bombylius major) : C’est l’un des premiers insectes du printemps. Espèce floricole il butine comme les abeilles solitaires dont ils sont parasites. Ils se nourrissent du nectar grâce à leur longue trompe et grêle. Insecte mesurant de 1 à 18 mm de long, les Bombyles sont une famille de Diptères qui ressemblent par leur corps poilu, un peu à des bourdons. Danièle RAINAUD.

Empuse pennée (Empusa pennata) : Un Diablotin acrobate dans le jardin ! En fait, une jeune Empuse qui, contrairement à la Mante religieuse, passe l’hiver à l’état de larve. C’est à la fin de l’été que naissent les petites empuses pennées, issues d’un cocon appelé oothèque. Les jeunes ressemblent à des adultes miniatures, sans ailes et à l’abdomen recourbé. L’insecte grandit lentement, hôte discret des milieux ouverts, secs et ensoleillés. C’est pourquoi l’espèce est bien présente dans les garriques, en région méditerranéenne mais se trouve ici en limite Nord de son aire de répartition. Immobile parmi la végétation, mimétique, c’est en la dérangeant qu’il deviendra possible de la repérer. Voilà notre diablotin qui s’agite subitement, escalade les brins d’herbe, se fige la tête en bas et finit par trouver la position idéale, dressé sur ses pattes arrière, la tête de profil comme une figure diabolique. Ses pattes avant, "ravisseuses", font croire à un redoutable prédateur. En fait, ce n’est qu’à la sortie de l’hiver que les diablotins se nourrissent davantage, capturant de petites proies qui passent à leur portée. Adultes en mai, les mâles se reconnaissent à leurs antennes bipectinées, en forme de peigne à 2 rangées, celles des femelles étant courtes et filiformes. Accouplements et pontes auront lieu entre mai et juin. L’espèce étant apte au vol, même si potentiellement on pourrait la retrouver dans différents types de milieux, landes sèches, pelouses calcaires ou même milieux dunaires sur le littoral, l’Empuse pennée n’en est pas moins menacée, classée En danger (EN) dans la Liste rouge 2018 des Cigales, Mantes, Phasmes et Ascalaphes du Poitou-Charentes. Réjane Pâquereau.

Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi)  : Une grande Chrysomèle aux élytres rouge vif, le reste du corps noir bleuté. Pour la reconnaître entre autres espèces ressemblantes, une petite tache noire à l’extrémité des élytres, visible ici sur la photo. Cette Chrysomèle du peuplier vit essentiellement sur les feuilles du Tremble et du Saule marsault, 2 ou 3 générations par an, la dernière hivernant dans la litière. C’est pourquoi on la retrouve dès le mois d’avril, ici en accouplement, au demeurant répétés et prolongés, sur la friandise préférée de ses larves, des "rejets" de Peuplier tremble au feuillage plus tendre. L’espèce est prolifique et ce sont plusieurs centaines d’oeufs déposés par lots sous les feuilles de la plante nourricière. L’appétit des larves en fera de la dentelle et peut éventuellement poser problème dans les jeunes peupleraies. On la dit "largement répandue" mais les rencontres ne sont que ponctuelles, sans doute en raison de ses exigences alimentaires. Réjane Pâquereau.

Ampède sanglant (Ampedus sanguinolentus) : Du noir et du rouge aussi pour cet Elatéridé, autrement dit un Taupin du genre Ampedus (du grec "je saute" : posés le dos, ils rebondissent dans un "clic" caractéristique pour retomber sur leurs pattes). Celui-ci est bien typé, avec cette large tache noire ovale sur les élytres. Vite une photo avant qu’il ne se laisse tomber dans la végétation ! Beaucoup de taupins sont redoutés pour les cultures. Les adultes sont inoffensifs mais leurs larves appelées vers "fil de fer" rongent les racines des plantes. Ce n’est pas le cas pour Ampedus sanguinolentus, une espèce liée aux milieux humides. Les oeufs sont déposés individuellement dans l’écorce pourrissante des vieux arbres. Les larves se développent entre l’écorce et le bois pendant 2 à 3 ans, avec 9 à 15 mues. La nymphose a lieu dans une loge près de la surface d’où l’imago émergera en fin d’été mais y restera tout l’hiver pour sortir au printemps (Sureaux, d’après Wikipédia en allemand). Ce taupin, commun dans les zones inondables, serait sensible à l’entretien des ripisylves, notamment à un nettoyage qui conduirait à l’élimination des vieux arbres, contraire à la conservation de nombreuses espèces d’insectes aux larves saproxylophages, vivant dans le bois mort. Réjane Pâquereau.

Carabe doré (Carabus auratus) ou Jardinière : Elytres et thorax verts à reflets métalliques, avec bien visibles 3 larges lignes saillantes sur chaque élytre. Autres caractéristiques : les 4 premiers articles antennaires roux, pattes rousses et tarses toujours plus foncés. Les carabes dorés vivent dans les haies, sous les branchages et sous les pierres, grimpent aux arbres à l’occasion. On peut les trouver dans un rayon de 70 m autour de leur "camp de base" comme pour celui-ci qui courait au sol, traversant le sentier forestier. C’est un prédateur carnivore qui s’attaque aux limaces, aux escargots, à un grand nombre d’insectes et à leurs larves (carpocapses, doryphores, taupins…), saisit ses proies dans ses mandibules et leur applique une sécrétion digestive avant de les consommer. Une vie assez longue, 2 à 3 ans, se cachant pour hiverner et réapparaissant au printemps, affamé. Oeuf, larve, nymphe, imago : les larves également carnivores s’en prennent au même type de proies, une vraie bénédiction pour le potager dans les jardins d’avant, d’où son surnom de "Jardinière". Bien sûr, les traitements chimiques, insecticides, anti-limaces ont décimé les populations de carabes, qu’ils soient directement touchés ou qu’ils se nourrissent d’insectes empoisonnés. Même si comme ses congénères, le Carabe doré est davantage nocturne, surtout pour se nourrir, en rencontrer un enrichit la promenade. Réjane Pâquereau.

Trox perlé (Trox perlatus) : à pilosité noire, de la famille des Trogidés, "avec des stries sinueuses contournant les gros tubercules des interstries impaires". Seule une observation attentive du motif des élytres permet de distinguer plusieurs espèces très semblables. Ce sont des détritivores de matières animales sèches, cadavres ou excréments. L’individu se déplaçait sur une vieille souche en lisière, peut-être attiré par les restes d’une quelconque laissée de petit mammifère ou de renard. Réjane Pâquereau.

Cétoine dorée (Cetonia aurata) : ce coléoptère qui appartient à la très grande famille des Scarabéidés est parfois appelée "hanneton des roses" eu égard au fait qu’elle affectionne ce type de fleurs. On la reconnaît facilement à sa carapace vert métallisé, aux reflets dorés. D’allure assez pataude, ce bel insecte aime visiter les fleurs : vous le verrez souvent au milieu des étamines. Les cétoines dorées sont d’autant plus nombreuses dans un jardin qu’un tas de compost y est présent : les larves se nourrissent de déchets végétaux et de matière organique en décomposition, aussi trouvent-elles dans les tas de compost un environnement idéal. On trouve aussi les larves dans les litières de feuilles mortes, dans le bois mort, ou dans les paillis. Les femelles adultes pondent leurs oeufs en juin, dans les déchets végétaux, puis meurent. Les mâles survivent jusqu’à la fin de l’été et meurent à leur tour. Les oeufs éclosent et la larve passe par plusieurs stades, il lui faut généralement au moins deux ans, voire trois, pour devenir adulte. La cétoine adulte qui émerge des déchets végétaux après la nymphose ne vit que quelques mois. Source : www.gerbeaud.com. Didier WOLF.

Gomphe à pattes noires (Gomphus vulgatissimus) ou Gomphe vulgaire : Est plus robuste et plus sombre que ses congénères avec un abdomen élargi en massue et des pattes entièrement noires. C’est le plus commun et le mieux réparti des Gomphes de notre région, préférant les rivières et ruisseaux à courant modéré et à fond sableux. La larve vit sur le fond, se tenant enfouie sous des sédiments fins, dans des secteurs dépourvus de végétation. Une émergence précoce en ce dédut avril, peut-être à la faveur d’une période aux températures relativement élevées. Encore fragile et vulnérable, la libellule s’était posée en lisière, au soleil, pour sécher ses ailes et parfaire sa maturation, à distance de son site de reproduction. Réjane Pâquereau.

Leste brun (Sympecma fusca) ou Brunette hivernale : A la particularité unique dans la région de passer l’hiver à l’état d’imago. Sympecma, "serré ensemble", en référence à la tenue des ailes, jointes au repos, contrairement aux autres Lestidés et fusca, pour sa couleur brune. L’espèce est commune, discrète et mimétique, passant facilement inaperçue. Les tandems apparaissent soudainement aux 1ers beaux jours du printemps pour pondre dans les débris végétaux flottants, en eaux stagnantes ou faiblement courantes, comme ici un étang. Les adultes meurent après la ponte et la génération suivante émerge en fin d’été ou en automne. Réjane Pâquereau.

Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) : souvent confondu avec un papillon ou une libellule, son nom latin Libelloides entretient d’ailleurs cette confusion. L’ascalaphe fait partie des Névroptères, famille où l’on retrouve d’autres espèces connues mais bien plus petites : les Chrysopes et les Fourmilions. D’avril à juillet, il est abondant sur les pelouses sèches et les landes thermophiles. Fabrice CADILLON.

Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) (Denis & Schiffermüller, 1775) : Cet Ascalaphidé ressemblant à la fois à un papillon et une libellule attire immanquablement l’attention par son vol rapide qui le rend peu facilement observable. La tête, le thorax et l’abdomen de l’ascalaphe soufré sont densément velus ; ce dernier est terminé chez le mâle par des cerques. Les antennes sont longues et terminées en massue. Ses ailes aux extrémités transparentes possèdent des nervures foncées avec de larges tâches jaune-soufre ; des taches noires, s’étirant tout le long de l’abdomen, ornent ses ailes postérieures, ce qui le distingue de l’Ascalaphe commun (Libelloides longicornis) dont les ailes ont des nervures jaunes et des taches noires en forme de croissant à l’extrémité des postérieures. De plus sa période de vol est plus tardive, de juin à août. L’ascalaphe soufré, observable d’avril à juin, est un insecte diurne fréquentant les milieux chauds et secs, tels les coteaux bien exposés, les prairies, les landes thermophiles. C’est une chance de le voir, le matin le plus souvent, se réchauffer au soleil ailes déployées. Il se nourrit de mouches et moucherons qu’il capture en vol. La femelle pond ses œufs à la base des végétaux. Les larves vivent dans les herbes basses, dans la litière ou dans des anfractuosités rocheuses. Cette vie larvaire dure environ 2 ans. En France, cet ascalaphe est présent des Pyrénées aux Alpes, jusqu’au Jura, en passant par le Massif central (sauf la Haute-Vienne) et la vallée du Rhône. Il est absent au Nord, Nord-Est et Nord-Ouest. Albert & Monique BRUN.

Satyre (Lasiommata megera) : c’est un des rares papillons dont le mâle (Satyre) a un nom commun différent de la femelle (Mégère). On peut en effet les distinguer par la présence ou non d’une épaisse bande androconiale marron sur le recto de l’aile antérieure. Puisqu’elle est présente sur ce spécimen, on peut en déduire que c’est un mâle, donc un Satyre ! Le verso des ailes, bien moins coloré, constitue un parfait camouflage sur les milieux caillouteux qu’il affectionne. Fabrice CADILLON.

Procris (Coenonympha pamphilus) : aussi appelé Fadet commun. C’est un petit papillon très commun qui fréquente prairies et pelouses d’avril à septembre. Fabrice CADILLON.

Piéride de la moutarde (Leptidea sinapis) : bien qu’appelée "Piéride", ce papillon n’a de commun avec les "vraies" Piérides que sa couleur blanche. C’est un papillon assez commun qui vole d’avril à septembre. En matière d’habitat, ce papillon apprécie l’alternance de zones boisées et de milieux plus ouverts : clairières, lisières, prairies bocagères, etc…Fabrice CADILLON.

Argus vert ou Thècle de la ronce (Callophrys rubi) : Ce petit lycène très caractéristique par sa couleur verte, est une espèce printanière et discrète, fréquentant divers milieux comme les landes mésophiles, les broussailles, les prairies bocagères, les coupes et lisières forestières. La chenille de cet argus se nourrit de nombreuses fabacées, de ronces, de certaines bruyères, et aussi de cistes selon les régions. Sa période de vol est relativement courte, d’avril à juin en plaine et de juin à juillet en montagne, en une génération. En France, il est répandu et assez abondant. Source : Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles Tristan Lafranchis. Albert & Monique BRUN.

Ophrys petite araignée ou Ophrys litigieux (Ophrys araneola) Reichenbach 1831-1832 : à peine la nature est-elle sortie de sa léthargie que Ophrys araneola émerge déjà des pelouses encore fraîches. Avec sa tenue de camouflage et son port grêle, la plante passe souvent inaperçue. Assez commune, elle est toutefois disséminée dans toute la région. Son apparition annonce la floraison prochaine des autres orchidées. C’est alors que le cortège des Ophrys apparaît sur les pelouses bien exposées, dans les pâturages un peu maigres et les friches trop ingrates pour être mises en culture. Ces espaces, qui aujourd’hui ne sont plus soumis à la pâture, sont trop souvent envahis par les buissons ou conquis par les engins des aménageurs fonciers. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys araignée (Ophrys aranifera) Hudson 1778 : est sans doute l’un des Ophrys les plus répandus da la région. Apparemment peu exigeant sur ses conditions d’implantation, un terrain calcaire ingrat lui suffisant, il peut être observé isolé ou en colonnes importantes. Certaines populations, en contact avec Ophrys passionis dans la partie ouest du territoire, sont difficiles à définir. Leur origine hybridogène laisserait penser qu’une introgression de l’espèce est amorcée avec l’expansion d’Ophrys passionis vers le nord. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys de la passion (Ophrys passionis) Sennen 1926 ex J. & P. DEVILLERS-TERSCHUREN 1994 : Ophrys sphegodes subsp. garganica NELSON 1962 : Longtemps oublié, l’Ophrys de la Passion est réapparu en 1994 grâce à l’intervention des naturalistes belges (P. Delforge, J.& P. Devillers-Terschuren). Jusqu’à cette date, cette orchidée était confondue avec l’Ophrys araignée. Cependant, le brun-rougeâtre caractéristique du labelle et de la cavité stigmatique, le manque de gibbosités, ainsi que les bords ondulés des pétales souvent teintés de rouge pourpre, permettent généralement de la différencier de l’Ophrys araignée. Toutefois, lorsqu’elle est en contact avec cette dernière et l’ophrys petite araignée, de nombreux individus aux caractères intermédiaires apparaissent et compliquent la détermination. Bien connue des pelouses et landes calcaires de la côte atlantique pour notre région, cette orchidée semble s’installer sur les coteaux les mieux exposés à l’intérieur des terres notamment en ex Poitou-Charentes. Livre consulté : Les orchidées du Poitou-Charentes et de la Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. Albert & Monique BRUN.

Ophrys miroir (Ophrys speculum) Link 1800 : Link a-t-il été inspiré par la brillance de la topaze posée dans son écrin brodé tel un miroir pour lui donner le nom de l’ustensile médical ? Cette "perle régionale" n’a été signalée sous nos climats que six fois en un quart de siècle ; la première fois en 1974 par Jean Delamain. Cette espèce, typiquement méditerranéenne, est rarissime en France et n’existe sporadiquement que dans une douzaine de départements, dans des milieux toujours arides. les vents étant capables de nous apporter le sable du Sahara, il est facilement concevable que des graines d’orchidées de la péninsule ibérique, bien plus légères, soient disséminées jusque sur les coteaux charentais et tout récemment sur les arrières-dunes du littoral vendéen ou sur une pelouse aride assez proche de l’estuaire charentais. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys jaune (Ophrys lutea) Cavanilles 1793 : Malgré sa petite taille et une tige qui ne porte qu’un nombre réduit de fleurs, Ophrys lutea attire le regard grâce à ses couleurs contrastées. De floraison relativement précoce, il affectionne les pentes calcaires bien ensoleillées, voire arides. Les coteaux charentais ont constitué longtemps sa limite septentrionale, ce qui lui vaut de figurer au rang des espèces protégées au plan régional. depuis quelques années, réchauffement climatique oblige, quelques clandestins ont franchi cette limite pour immigrer dans les départements limitrophes (extrémité sud des Deux-Sèvres et sud-est de la Vienne), espérons qu’ils y seront régularisés. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys des Lupercales (Ophrys lupercalis) J. & P. Dervillers-Terschuren 1994 : Cet Ophrys brun méridional n’est connu que d’un seul site dans le sud-Charente sur un coteau marneux exposé plein sud du Montmorélien, où il fleurit dès fin février lorsque la saison est favorable. Cette station est particulièrement isolée, puisqu’il faut rejoindre la région toulousaine pour retrouver d’autres spécimens de cette orchidée. Sa dénomination rappelle les fêtes printanières de l’Ancienne Rome en l’honneur du dieu-loup, dieu des troupeaux. Sa floraison sonne l’ouverture des folies amoureuses dans le cheptel des orchidées régionales. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica) (O. & E. Danesch) P. Delforge 1991 : C’est le troisième Ophrys brun de nos régions. Ce gascon qui s’est invité chez nous n’était connu que d’une seule et petite station avec quelques pieds, signalée il y a une vingtaine d’années par Pierre Champagne dans une lande marneuse d’Oléron. Depuis il a été trouvé dans le cognaçais sur une station également isolée, avec un effectif important. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Ophrys mouche (Ophrys insectifera)Linné 1753 : Plus discret, Ophrys insectifera est l’une de ces plantes qui a poussé son imitation de l’insecte presque à la perfection. Des fleurs étroites, petites, espacées sur une hampe florale élevée accentue le port élancé de la tige qui porte quelques feuilles lancéolées. Ça et là, il n’est pas rare de le rencontrer, aussi bien en sous-bois qu’en plein soleil, sur tous les terrains non acides du Poitou-Charentes. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) (Linné) L. C. M. Richard 1817 : probablement la plus répandue des orchidées charentaises car c’est la moins exigeante en ce qui concerne son habitat. Toute pelouse sèche sur sol calcaire est susceptible de l’abriter. On la trouve régulièrement dans les jardins (non traités) et même sur les bords de route. Fabrice CADILLON.

Orchis mâle ou satyrion (Orchis mascula) ( Linné) Linné 1755 : Dès le mois d’avril, cet Orchis précoce s’exhibe aux bords des chemins, à la lisière des bois un peu humides et plus rarement sur les pelouses ou les prairies, plutôt sur sol acide. Facile à repérer, cette plantes printanière dépassant souvent les 30 cm de hauteur se termine par une tige violacée portant 20 à 30 fleurs violettes, roses, plus rarement blanches, groupées en une inflorescence assez dense. Les feuilles engainantes sont souvent tachetées de pourpre. Omniprésente dans le bocage et la Gâtine, elle n’apparaît ailleurs que dans les secteurs décalcifiés. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Orchis anthropophora (Aceras anthropophorum) (Linné) Allioni 1785 : Après avoir cohabité avec les genres Serapias, himantoglossum.., l’homme pendu, colocataire instable, a réintégré le genre Orchis d’où il était issu, il n’y a pas si longtemps. Il, alias Aceras pour les nostalgiques, abandonne son dernier nom de genre qui annonçait un labelle sans éperon, du moins réduit à une silmple cupule. Sa propension à s’hybrider avec les autres Orchis est un argument convaincant pour un rapprochement avec ce genre. Des feuilles basales et caulinaires, large et épaisses, avec une inflorescence compacte d’ou des labelles humanoïdes confèrent à l’ensemble de la plante l’allure d’un solide gibet collectif qui aurait sans doute fait rêver André Vésale au pied de Montfaucon. Coutumier des terrains calcaires, l’homme-pendu affectionne la pleine lumière sans dédaigner les abris un peu ombragés. Particulièrement commun en Poitou-Charentes, il se raréfie en sud Vendée. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Orchis pourpre (Orchis purpurea) Hudson 1762 : entre sa taille (jusqu’à 80 cm de haut) et sa couleur, voici une orchidée qui se repère de loin ! Malheureusement, ces deux critères lui valent encore souvent d’être cueillies… Rappelons qu’il est vain de vouloir transplanter une orchidée sauvage car elle a besoin d’un champignon microscopique particulier pour se développer, et ce champignon n’est pas présent partout, loin s’en faut. Cet orchis peut être abondant sur les pelouses sèches, les pâturages et les jachères agricoles ni trop humides ni trop acides. Fabrice CADILLON.

Orchis brûlé (Neotinea ustulata) (Linné) R. M. Bateman, Pridgeon & M. W. Chase 1997 : Transfuge du genre Orchis, neotinea ustulata est une petite orchidée gracieuse et discrète des pelouses calcicoles et des prairies peu humides. De présence diffuse, elle fleurit en avril avant le développement des graminées. Elle présente une inflorescence dense caractérisée par un contraste entre les fleurs inférieures, épanouies, blanches et ponctuées de rouge et les fleurs du sommet encore en boutons de couleur brune à pourpre foncé. Cet aspect brun foncé lui vaut son appellation d’Orchis brûlé. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet. éditions Parthénope. Didier WOLF.

Lézard des murailles (Podarcis muralis) : ce petit lézard à dominante grise ou brune, au corps aplati, possède généralement une tache noire rehaussée d’un ocelle clair près de insertion de la patte avant. Le mâle a souvent des taches noires réticulées sur le dos alors que celui de la femelle est plus uni avec une bande sombre rehaussée de clair sur chaque flanc. Il fréquente les milieux secs et ensoleillés, les lisières, les talus de voies ferrées, les terrasses des maisons, les clairières, les éboulis, les falaise calcaires… Source : Les Amphibiens et les Reptiles du centre-ouest de la France, Editions Parthénope. Didier WOLF.

Héron gardeboeufs (Bubulcus ibis) : Echassier de taille moyenne vivant de préférence près des eaux douces. Il est légèrement plus petit que l’Aigrette garzette. Principalement insectivore, il capture également des petits vertébrés. On l’observe souvent en compagnie du bétail qu’il débarrasse de ses parasites. Originaire d’Afrique on le trouve actuellement sur tous les continents excepté le cercle polaire. Danièle RAINAUD.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava) : contrairement aux bergeronnettes grises (M. alba) et bergeronnettes des ruisseaux (M. cinerea), cette espèce ne peut être vue en Charente qu’au moment des passages migratoires car elle hiverne en Afrique puis pars au printemps pour nicher dans le nord ou le centre de l’Europe. Au moins cinq sous-espèces sont reconnues, qui présentent des critères morphologiques différents en fonction de leur zone de nidification. Fabrice CADILLON.

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) : auparavant rattaché au même genre (Carduelis) que les verdiers d’Europe (C. chloris) et chardonnerets élégants (C. carduelis), les études génétiques ont séparé les linottes dans une famille distincte : Linaria. Son nouveau nom latin évoque deux des gourmandises préférées des linottes mélodieuses : les graines de linaire et les graines de chanvre. Fabrice CADILLON.

Huppe fasciée (Upupa epops) : Bien connue dans nos campagnes, surtout par son chant très sonore et très reconnaissable la huppe fasciée fait partie de notre patrimoine populaire, ce qui lui vaut de drôles de surnoms. Ainsi dans les vieux parlés charentais elle est plus connue sous le nom de pupu, pupue, puput, pupute, duppe ou encore poupoue ou boute-boute. Deux explications sont communément admises. Pour certains, il s’agirait de l’onomatopée de son cri pu-pu-pu ou oup-oup-oup, alors que pour d’autres, version moins romantique, cela tiendrait à la puanteur de son nid, dues aux émissions odorantes des jeunes pour se défendre contre les intrus. Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes Nature. Didier WOLF


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Violette palustre, 12_04_2019, Le Lindois, Albert & Monique (...) Bourdon terrestre, 22_04_2019_04, Danièle RAINAUD Grand bombyle, 22_04_2019, Danièle RAINAUD Empuse pennée, 02_04_2019, Salignac-sur-Charente, Réjane Pâquereau Empuse pennée, 02_04_2019, Salignac-sur-Charente, Réjane Pâquereau Empuse pennée, 26_04_2019, Salignac-sur-Charente, Réjane Pâquereau Chrysomèle du peuplier, 04_04_2019, St-Sulpice, Réjane Pâquereau Ampède sanglant, 11_04_2019, Ars, Réjane Pâquereau Carabe doré, 10_04_2019, Lachaise, Réjane Pâquereau Trox perlatus, 07_04_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Cétoine dorée, 22_04_2019, Didier WOLF Gomphe à pattes noires, 10_04_2019, St-Palais sur Né, Réjane Pâquereau Leste brun, 17_04_2019, Saint-Cybardeaux, Réjane Pâquereau Ascalaphe soufré, 29_04_2019_Saint Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Ascalaphe soufré, 18_04_2019, Juignac, Albert & Monique BRUN Satyre, 29_04_2019_Saint Amant de Montmoreau, Fabrice CADILLON Satyre, 29_04_2019_Saint Amant de Montmoreau, Fabrice CADILLON Procris, 29_04_2019_Saint Amant de Montmoreau, Fabrice CADILLON Piéride de la moutarde, 29_04_2019_Saint Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Argus vert, 18_04_2019, Albert & Monique BRUN Argus vert, 18_04_2019, Albert & Monique BRUN Ophrys petite araignée, 12_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier (...) Ophrys araignée, 12_04_2019, Saint Amand de Montmoreau, Didier (...) Ophrys araignée, 12_04_2019, Anais, Didier WOLF Ophrys araignée, 13_04_2019, Anais, Didier WOLF Ophrys de la passion, 26_04_2019, Gensac-la-Pallue, Albert & Monique (...) Ophrys de la passion, 26_04_2019, Gensac-la-Pallue, Albert & Monique (...) Ophrys miroir, 24_04_2019, Didier WOLF Ophrys miroir, 24_04_2019, Didier WOLF Ophrys miroir, 24_04_2019, Didier WOLF Ophrys miroir, 24_04_2019, Didier WOLF Ophrys miroir, 24_04_2019, Didier WOLF Ophrys jaune, 24_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier (...) Ophrys des lupercales, 24_04_2019, Montmoreau, Didier WOLF Ophrys de Gascogne, 14_04_2019, Cognac Didier WOLF Ophrys de Gascogne, 14_04_2019, Cognac Didier WOLF Ophrys de Gascogne, 14_04_2019, Cognac Didier WOLF Ophrys mouche, 24_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier (...) Orchis pyramidal, 29_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Orchis mâle, 13_04_2019, Bouffanais, Didier WOLF Orchis anthropophora, 30_04_2019, Anais, Didier WOLF Orchis anthropophora, 30_04_2019, Anais, Didier WOLF Orchis pourpre, 29_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Fabrice (...) Orchis brûlé, 24_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier WOLF Lézard des murailles, 12_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier (...) Lézard des murailles, 12_04_2019, Saint Amant de Montmoreau, Didier (...) Héron gardeboeufs, 13_04_2019, Danièle RAINAUD Bergeronette printanière, 14_04_2019, Brouage, Fabrice CADILLON Linotte mélodieuse, 25_04_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Huppe fasciée, 13_04_2019, Anais, Didier WOLF Huppe fasciée, 15_04_2019, Anais, Didier WOLF
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