Photos du mois de Mars 2019

lundi 4 mars 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) : une Pézize, c’est un "ascomycète" dont l’appareil végétatif aérien a la forme d’une coupe. La couleur varie selon les espèces, de brune à orangée, parfois violacée, rouge écarlate pour celle-ci. L’intérieur de la coupe porte les asques (sacs à spores) dressées et serrées constituant l’hyménium, la partie fertile du champignon. La Pézize écarlate ou Pézize coccinée est très présente en hiver sur le bois mort ou sur les brindilles, ici un talus riche en prunelliers, ronces, noisetiers, après réalignement et broyage. La confusion est possible avec d’autres pézizes écarlates (S. austriaca et S. jurana) qui s’en diffèrent par les spores mais qui n’ont pas encore été vues dans la région. Bien sîur, c’est un comestible sans valeur mais aussi agréable au regard qu’un coquelicot en hiver. Réjane Pâquereau.

La Galle chevelue de l’Eglantier ou Bédégar (= emporté par le vent en persan) : est due à une petite guêpe, le Cynips du rosier (Diplolepis rosae). Une femelle venue pondre au printemps dans les tissus de la plante a provoqué la formation de cette excroissance végétale, constituée d’une partie centrale dure entourée de filaments entremêlés. Une pouponnière donc qui abritera les larves puis les nymphes du cynips jusqu’au printemps suivant. Cette galle contiendrait aussi de nombreux ichneumons qui réussissent à pénétrer dans cette boule dure, ainsi que des hyperparasites qui parasitent les parasites… (baladesentomologiques.com). Peu nombreuses, ces galles n’ont que peu d’influence sur leur hôte et n’affectent pas la vigueur des plantes concernées. Passent les saisons et la galle devenue sèche restera encore un certain temps sur l’Eglantier, abritant à l’occasion comme ici sur l’une d’entre elles une Coccinelle des friches (Hippodamia variegata). Tout un monde dans une boule-nature ! Réjane Pâquereau.

Ajonc d’Europe (Ulex europaeus)  : Hérissé d’épines comme autant de feuilles modifiées et une floraison jaune d’or qui attire non seulement le regard mais aussi nombre d’abeilles et de butineurs affamés en hiver. L’espèce est densément buissonnante et comme ses touffes se plaisent en lisière, en situation ensoleillée et chaude, il n’est pas rare d’y voir des insectes blottis là, dans l’enchevêtrement des rameaux. Des punaises, des araignées, des coccinelles… Celle-ci, une "petite" Coccinelle à 7 points, s’était même exposée plein soleil sur les fleurs. Des fleurs regroupées en grappes à l’aisselle des feuilles supérieures des rameaux. Le calice très velu est fendu jusqu’à la base en deux valves qui laissent entrevoir une corolle jaune vif typique des Fabacées. Une fleur peu ouverte qui contraint l’abeille à "forcer" pour s’insinuer jusquà la base des étamines et ce faisant favorise la pollinisation par effet "gâchette" propre aux Ajoncs et aux Genets (abeillesentinelle.net). Autre étrangeté restée jusque-là pour moi mystérieuse : ces manchons de "toile d’araignée" qui enveloppent tout ou partie des rameaux. En fait, ce sont des acariens minuscules mais innombrables qui tissent ces toiles collectives et essentiellement l’Acarien de l’Ajonc (Tetranychus lintearius) que l’on ne trouve que sur cette plante. Les mâles sont microscopiques (0,36 mm) et les femelles à peine visibles (0,56 mm), de la taille d’une tête d’épingle. De fait sur les plantes, ce sont les femelles que l’on voit : de petits points rouge brique qui grouillent au sommet des rameaux enveloppés. Une espèce communautaire donc qui se réfugie sous ces toiles communes et protectrices (zoom-nature.fr). L’Ajonc, une plante-hôte insoupçonnée ! Réjane Pâquereau.

Perce neige (Galanthus nivalis) : bien que cette fleur soit cultivée et naturalisée dans d’autres régions que celles d’origine, il s’agit bien d’une fleur sauvage indigène en Charente. Cette plante de la famille des Amaryllidacées est toutefois assez rare dans l’Ouest de la France. Elle tire son nom de sa floraison très précoce (janvier à mars). Les feuilles continuent de grandir à partir du bulbe après la floraison. Fabrice CADILLON.

Jonquille des bois (Narcissus pseudonarcissus) L.  : Appartenant à la famille des Amaryllidacées, cette plante glabre forme le plus souvent des touffes de feuilles basales, glauques. Chaque fleur est composée de 6 tépales elliptiques jaune pâle et d’une spathe membraneuse brun-pâle. La Jonquille des bois appelée aussi Jeannette jaune croît dans les bois, les haies, les prairies, sur les berges des cours d’eau ; elle est une des premières plantes à fleurir à la fin de l’hiver, égayant les sous-bois de son abondante floraison. Si elle est parfois très abondante dans ses stations, cueillir cette plante peut amoindrir la résistance du bulbe et diminuer ses capacités de reproduction. Sa cueillette, qui doit être raisonnée et respectueuse, est réglementée dans de nombreux départements ; l’ONF donne des informations précises dans sa note " Cueillettes des fleurs en forêt". Albert & Monique BRUN.

Véronique à feuilles de lierre (Veronica hederifolia) L. : Plantaginacées. Cette petite plante annuelle, à tige rampante, est parmi les véroniques une des plus discrètes. Ses feuilles, pétiolées, velues, plus larges que longues, sont découpées en 3 à 5 lobes. Ses fleurs sont minuscules (moins de 5 mm) bleu pâle, à gorge blanche et solitaires à l’aisselle des feuilles. Les sépales en forme de cœur et à bords ciliés dépassent nettement la corolle. Dès février, cette Véronique, comme celle de Perse, est l’une des premières à fleurir. Elle croît sur des vieux murs, dans les jardins, les haies, aux bords des chemins, en milieux ensoleillés ou semi-ombragés, sur sols frais, neutres et riches. Dès les premières chaleurs, la véronique à feuilles de lierre commence à flétrir. Ses fruits, possédant un appendice huileux, attirent les fourmis qui en assureront la dissémination. La Véronique à feuilles de lierre (Veronica hederifolia) peut être confondue avec la Véronique des bois (Veronica sublobata), la distinction entre ces deux espèces n’étant pas toujours aisée. Albert & Monique BRUN.

Eristale gluante (Eristalis tenax) : Les éristales sont de grosses mouches appartenant à une famille de Diptère qui cherche à ressembler aux guêpes ou aux bourdons. Elles sont d’excellentes butineuses et souvent immobiles. Elle ressemble à une abeille, ou plutôt à un faux bourdon. Mais elle est inoffensive. On la reconnait aux 2 taches jaune-orange sur le deuxième segment abdominal, à sa tête large et plutôt triangulaire, à ses gros yeux et ses antennes courtes. Le thorax est noir, recouvert de pilosité. La face est claire, avec une bande faciale noire très visible. Les pattes postérieures sont courbes, avec les fémurs et les tibias dilatés. Les adultes visitent les fleurs, avec une préférence pour les ombellifères, et sont fréquents dans les jardins. Est une espèce très commune, visible dans toute l’Europe. Didier WOLF

Paon du jour (Aglais io) : Le Paon du jour, appartenant à la famille des Nymphalidés, atteint les 5,4 à 6 cm d’envergure et ne présente pas de dimorphisme sexuel. Le dessus des ailes est rouge-brun bordé de gris, le dessous est brun foncé à noir et marbré, orné d’un grand ocelle bleu sur chacune d’elles. Le Paon du jour vole en une à deux générations de juin à septembre selon les régions, voire en 3 générations dans le sud-ouest de la France. Les imagos se nourrissent du nectar des fleurs de saule, du buddleia, de pissenlit, de marjolaine, du sureau yèble, de l’eupatoire chanvrine, de violette, et de trèfle ou encore des fleurs des arbres fruitiers fleurissant précocement comme l’abricotier. Les chenilles se nourrissent d’orties et parfois de houblon. Il hiverne dans les greniers, les bâtiments, les arbres creux, les tas de bois ou tout autre cachette susceptible de l’abriter du froid. Cette vanesse fréquente de nombreux milieux fleuris tels les terrains vagues, les prairies, les bois clairs, les jachères, les haies, les parcs et jardins, les lisières. Le paon du jour est présent dans tous les départements de France métropolitaine. Mais il devient rare dans beaucoup de secteurs (pour exemple, en 2008, trouvé dans 46 mailles sur 90 du département de la Charente). Albert & Monique BRUN.

Brunette hivernale ou Leste brun (Sympecma fusca)  : Discrète, à peine un mouvement qui trahirait sa présence, ailes serrées, mimétique, la Brunette passe facilement inaperçue. C’est la seule de nos libellules à hiverner à l’état d’imago. Elle peut être observée dès février, à la faveur de journées ensoleillées, comme ici dans un "recoin" de bois, une lisière chaude et abritée. Cette génération hivernante, c’est celle qui est née en juillet-août et qui va se reproduire en avril-mai avant de disparaître. Suintements, fossés, eaux stagnantes ou faiblement courantes, ruisseaux et parfois rivières constituent des habitats favorables à la reproduction, particulièrement là où s’accumulent les débris végétaux (tiges de roseaux, de joncs, feuilles), comme autant de supports de ponte. Une Demoiselle brune adepte du camouflage et des bains de soleil printaniers. Réjane Pâquereau.

Geai des chênes (Garrulus glandarius)  : Alors que la plupart des corvidés adoptent des plumages sombres et austères, le Geai des chênes se démarque par son plumage bariolé et ses belles "moustaches". On peut le surnommer "la sentinelles des bois" car c’est souvent le premier oiseau à pousser son cri d’alarme rauque lorsqu’un danger potentiel survient. Cet oiseau est le premier planteur de chênes : chaque automne il ramasse des glands qu’il cache dans des trous mais l’hiver se passe sans qu’il ait retrouvé l’ensemble de sa récolte donnant ainsi de nombreuses pousses de chênes. Fabrice CADILLON.

Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) : souvent surnommée "la lavandière" car elle affectionne les berges des cours d’eau et le mouvement de va-et-vient de sa longue queue n’est pas sans rappeler le mouvement des lavandières d’antan lorsqu’elles battaient leur linge au lavoir. Espèce sédentaire en Charente, on peut la confondre avec la Bergeronnette grise (Motacilla alba) sédentaire elle aussi, ou la Bergeronnette printanière (Motacilla flava) qui ne s’observe qu’en période de migration puisqu’elle niche plus au nord et hiverne plus au sud. Fabrice CADILLON.

Pic épeiche (Dendrocops major) : il s’agit du pic le plus répandu en France car il est peu exigeant quant à son habitat : boisements de toutes tailles et grands jardins avec de vieux arbres lui conviennent parfaitement. Comme de nombreux oiseaux forestiers, le pic épeiche n’est pas forcément facile à observer mais il est facile à détecter par ses manifestations sonores. Son cri d’alarme puissant est facilement reconnaissable. De mars à juin on peut également l’entendre tambouriner avec son bec : il prend soin de choisir une branche creuse qui résonne bien. Fabrice CADILLON.

Verdier d’Europe (Carduelis chloris) : passereau de la famille des Fringilles (pinsons, chardonnerets,…) il est facilement observable à la mangeoire en hiver. Il y assure le spectacle par son comportement belliqueux, aussi bien envers les autres verdiers qu’envers les autres espèces. Ce comportement inné est surtout à visée dissuasive et ne s’accompagne pas de véritables attaques sur d’autres oiseaux. Fabrice CADILLON.

Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) : Aegithalidés. Est une petite Mésange, elle mesure entre 13 et 15 cm de long (dont 8 à 9 cm pour la queue) pour un poids de 7 à 10 g seulement. Elle vit entre 3 et 5 ans. Facile à identifier avec sa longue queue, son plumage noir, crème et rosé, cette ravissante mésange, en automne et en hiver, se remarque au jardin en s’approchant parfois des mangeoires. Elle fréquente aussi les bois de feuillus et les boisements mixtes, les sous-bois, les lisières, les haies, les vergers. Ces mésanges sont des migratrices partielles ; en France, les sédentaires sont rejointes, en hiver, par des individus venus du nord de l’Europe. En groupes très solidaires, de 4 à 15 individus (voire plus) ces mésanges se déplacent en conservant entre elles en permanence un contact vocal par des cris fins. Avec une grande agilité, elles examinent les rameaux et feuillages et se suspendent souvent en position renversée. Comme les autres mésanges, elles ne s’alimentent pas au sol mais exclusivement dans les arbres. Elles se nourrissent d’insectes, de bourgeons, de petites graines et de baies. Contrairement aux mésanges du genre Paridés, cette espèce n’est pas cavernicole ; elle choisit un arbre ou un buisson pour construire son nid composé à l’extérieur de mousse, de fibres végétales et de morceaux d’écorce, et à l’intérieur de plumes et de poils. Ce nid est une véritable merveille. La période de nidification commence au mois d’avril avec la première ponte. En France, la Mésange à longue queue se reproduit sur l’ensemble du territoire (y compris Corse), jusqu’à 1000 m d’altitude. Source : oiseaux-birds.com. Albert & Monique BRUN.

Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus) : La gallinule poule d’eau est une espèce des plus caractéristiques de l’avifaune des cours d’eau lents. Omnivore, elle mange les plantes aquatiques, herbe, les feuilles des arbres ainsi que des mollusques et des insectes. Bien que cet oiseau semble commun ses effectifs ont subi un déclin de près de 30% ces dix dernières années. Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Pipit farlouse (Anthus pratensis) : Cet oiseau aime les zones humides et dégagées. Cependant on peut l’observer dans les terrains cultivés et le long des côtes maritimes. « Nicheur sédentaire peu fréquent en Poitou-Charentes, le Pipit farlouse est rejoint en hiver par de très nombreux individus nordiques. » Source :Les Oiseaux du Poitou-Charentes Danièle RAINAUD.

Buse variable (Buteo buteo) : Son cri s’entend de loin et révèle sa présence. Souvent répété il ressemble à un miaulement. « La Buse variable, sans pulluler pour autant, comme on l’entend dire trop souvent, niche régulièrement en Poitou-Charentes. Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Corbeau freux (Corvus frugilegus) : se distingue facilement de la corneille noire qui a la même taille, par son bec dénudé et plus fin, en forme de poignard, qui est couvert de peau nue grise. Oiseau très sociable et grégaire, vit en grandes bandes dans la campagne, et souvent mêlé aux choucas en hiver, il se nourrit sur le sol de vers, de semences et de grains. Il vient aussi en ville où on le voit parfois fréquenter les décharges. Son bec dénudé lui permet de fouiller le sol à la recherche de nourriture. En latin Le corbeau est un symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain ». Didier WOLF.

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) : Petit rapace de la taille d’un pigeon, il est l’oiseau de proie le plus courant, et c’est celui qui apparaît le plus souvent dans les zones habitées.Il se distingue de l’épervier par ses ailes plus pointues et sa poitrine mouchetée et non striée. Le mâle est plus petit et plus fin que la femelle qui est plus grande et plus trapue, avec le dessus brun roussâtre rayé et le dessous grisâtre avec des rayures foncées. Il se voit le plus souvent en vol, où ses longues ailes étroites et pointues le différencient de l’épervier d’Europe dont les ailes sont plus larges. Lorsqu’il est perché, il a une posture dressée et une charpente fine caractéristiques. On le voit au bord des routes, des voies férrées ou dans les grands parcs des villes. Il capture de petits oiseaux en les recherchant parfois dans les buissons. Lorsqu’il mange, il recouvre sa proie des ailes pour éviter de se la faire voler. Les débris indigestes sont régurgités en « pelotes ». Il peut aussi s’observer souvent, perché sur une clôture ou des fils. Les populations sont en déclin presque partout, sans doute à cause de l’intensification constante de l’agriculture, supprimant les prairies qu’il affectionne pour chasser. Didier WOLF.

Epervier d’Europe (Accipiter nisus) : Comme chez beaucoup d’oiseaux de proie, le mâle est plus petit que la femelle et a un plumage plus éclatant. La femelle est plus grande que le mâle ; le haut est brun foncé, plus pâle vers le bas, avec un masque foncé autour des yeux. Le mâle est gris-bleu vers le haut, blanc cassé, roussâtre vers le bas. On le remarque en général en vol, lorsque ses ailes courtes et arrondies et sa longue queue le distinguent du faucon crécerelle. Des ailes pointues, une longue queue et des serres puissantes font de l’épervier d’Europe un chasseur impitoyable, tournant et se faufilant dans le feuillage à la recherche de ses proies, les oiseaux chanteurs. Son vol est généralement bas et lent, alternant battements d’ailes et courts glissements, avant de plonger dans un fourré ou un arbre.Il poursuit à toute vitesse les petits oiseaux le long des haies, entre les maisons ou même entre clôtures. Il se perche pour dépecer sa proie, qu’il déplume avant de la manger. D’après Gensbol, la population européenne peut être estimée entre 90 000 et 125 000 couples nicheurs, ce qui fait que l’espèce est classée comme de "préoccupation mineure". Didier WOLF.

Hibou des marais ou Hibou brachyote (Asio flammeus) : de la taille du Hibou moyen-duc (avec lequel il peut être confondu, notamment en vol) avec néanmoins des ailes plus longues. Ses aigrettes sont peu visibles car maintenues couchées. Il a un disque facial brun fauve délimité par des liserés noirs et blancs discontinus. Ses yeux jaunes sont cerclés de noir. Le bec et les griffes sont noirs, les pattes plumées. Les 2 sexes ont le même plumage (la femelle est toutefois plus foncée que la mâle, probablement dans le but d’un camouflage plus efficace lorsqu’elle couve au sol), la femelle est plus imposante que le mâle. So vol est caractéristique des rapaces nocturnes, c’est-à-dire souple, flottant et indécis. C’est un rapace nocturne méconnu du grand public aux mœurs crépusculaires et diurnes. On l’observe fréquemment en plein jour sur un perchoir voir même en pleine chasse. Est présent partout sur la planète dans ses biotopes : les espaces très ouverts à végétation peu élevée comme les plaines alluviales, les estuaires, les dunes de bords de mer, les landes humides, marais, tourbières, toundra plus au Nord. En France c’est un nicheur irrégulier que l’on rencontre surtout le long des côtes de la façade atlantique, de Bretagne, de la Manche et de la mer du Nord. On en compte actuellement une centaine de couples nicheurs qui erre ça et là. Didier WOLF.

Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) : l’adulte en plumage d’hiver a perdu son capuchon dont il ne reste que des traces, deux taches sombres devant l’œil, deux autres sur les oreilles en arrière des yeux, une vague bande sombre matérialisant l’arrière de la calotte et souvent une autre bande entre les yeux. Malgré cela, la tête paraît blanche à distance. Bec et pattes sont d’un rouge plus vif. Elle hiverne dans des habitats côtiers variés, depuis les eaux côtières jusqu’aux ports, les marais salants et les estuaires. On peut la trouver en ville, dans les parcs urbains avec de l’eau. Elle a un vol rapide et actif. Elle peut planer et glisser, et même capturer des insectes en vol. Elle se nourrit surtout de toutes sortes d’invertébrés, terrestres comme aquatiques (insectes et leurs larves, lombrics, petits crustacés, mollusques, etc.) et de petits poissons. Elle consomme aussi très occasionnellement des fruits et des graines. En migration de printemps elle est souvent observée en Charente sur les labours inondés. Didier WOLF.

Héron gardeboeufs (Bubulcus ibis)  : est un oiseau de la famille des Ardéidés. Cet échassier a deux plumages : un plumage d’hiver et un plumage nuptial. En plumage nuptial, il arbore des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine. Son bec est jaune et ses pattes rougeâtres. En plumage d’hiver, son plumage est entièrement blanc. Son bec est orange, ses pattes verdâtres et sombres. Ce petit héron a l’air bossu lorsqu’il est perché, car il tient généralement son cou rentré dans les épaules. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel. Il diffère des autres hérons par sa silhouette trapue, son plumage blanc et son bec plus court. Il est le héron qui est le moins associé aux zones humides. Il vit dans les zones herbeuses comme les prairies, les pâturages, les steppes semi-arides, les terres arables, les prairies artificielles (pelouses, parcs, bords de routes, terrains de sports), les plaines inondées, les marais, les rizières, les mangroves et les prairies irriguées (avec étangs, petites retenues, puits, canaux, petites rivières, ruisseaux…). En dehors de la saison de reproduction, l’espèce est grégaire. On peut retrouver des groupes de plusieurs dizaines, voire centaines ou milliers d’individus si la nourriture est abondante. Son régime alimentaire est composé surtout d’insectes (criquets, sauterelles, coléoptères, adultes et larves de lépidoptères, hémiptère, libellules, centripèdes) mais aussi d’araignées, de crustacés, de grenouilles, de têtards, de grenouilles, de mollusques, de poissons, de lézards, de petits oiseaux, de rongeurs et de matières végétales. Il capture ses proies en marchant à côté des troupeaux afin de prélever les bêtes qui sont à proximité. Didier WOLF.

Cigogne blanche (Ciconia ciconia) : de la famille des Ciconidés est un échassier migrateur qui mesure 90 à 110 cm de haut. Elle pèse jusqu’à 4 kg. Elle passe l’hiver dans les pays chauds (Afrique tropicale). Elle revient en France au printemps. Les retours s’échelonnent du mois de février au mois d’avril, suivant les sites. Se nourrit d’une grande variété d’espèces en fonction de la disponibilité de la nourriture. En période sèche, elle se nourrit principalement d’insectes et de souris, alors qu’en période humide son régime est principalement basé sur les organismes aquatiques. De manière globale, son régime alimentaire est composé de : coléoptères, orthoptères (sauterelles, grillons), amphibiens (grenouilles, têtards), petits mammifères (souris, musaraigne, campagnol, jeune rat, jeune hamaster), vers de terre. Plus rarement elle peut également prélever les jeunes ou les œufs d’oiseaux, des mollusques, des crustacés et des poissons. La population européenne de l’espèce est estimée à environ 200 000 couples. En France, la population est estimée de 646 à 655 couples. L’espèce est menacée par l’altération de son habitat. En période d’hivernage, des taux de mortalité élevés sont également constatés en raison de la sécheresse, de la désertification et des contrôles de populations de criquets (source d’alimentation) par les pesticides diminuant les ressources alimentaires, de l’intoxication par l’ingestion d’appâts empoisonnés destinés aux prédateurs. Des cas de mortalité sont également dûs aux collisions avec les lignes électriques, en particulier pendant la période de migration. Enfin, dans les zones d’hivernages, l’espèce est chassée pour l’alimentation et le sport. Didier WOLF.


Portfolio

Pézize écarlate, 10_02_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Pézize écarlate, 10_02_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Galle de l'Eglantier ou Bédégar, 12_02_2019, Gimeux, Réjane (...) Galle de l'Eglantier ou Bédégar, 12_02_2019, Gimeux, Réjane (...) Ajonc d'Europe 1, 10_02_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Ajonc d'Europe 1, 10_02_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Ajonc d'Europe 1, 10_02_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Perce neige, 12_02_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Perce neige, 12_02_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Perce neige, 12_02_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Jonquille des bois, 28_02_2019, Saint-Ciers-sur-Bonnieure, Albert & (...) Jonquille des bois, 28_02_2019, Saint-Ciers-sur-Bonnieure, Albert & (...) Jonquille des bois, 28_02_2019, Saint-Ciers-sur-Bonnieure, Albert & (...) Jonquille des bois, 27_02_2019, Jauldes, Didier WOLF Jonquille des bois, 27_02_2019, Jauldes, Didier WOLF Véronique à feuilles de lierre, 22_02_2019, Lessac, Albert & Monique (...) Véronique à feuilles de lierre, 22_02_2019, Lessac, Albert & Monique (...) Eristale gluante, 19_02_2019, Anais, Didier WOLF Paon du jour, 26_02_2019, Brie, Albert & Monique BRUN Paon du jour, 26_02_2019, Brie, Albert & Monique BRUN Brunette hivernale, 18_02_2019, Saint-Sulpice, Réjane Pâquereau Geai des chênes, 05_01_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Geai des chênes, 05_01_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Bergeronette des ruisseaux, 13_02_2019, Magnac sur Touvre, Fabrice (...) Pic épeiche, 18_02_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Verdier d'Europe, 18_02_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Mésange à longue queue, Brie, Albert & Monique BRUN Gallinule poule d'eau, 03_03_2019, Magnac-sur-Touvre, Danièle (...) Gallinule poule d'eau, 03_03_2019, Magnac-sur-Touvre, Danièle (...) Pipit farlouse, 03_03_2019, Danièle RAINAUD Buse variable, 03_03_2019, Danièle RAINAUD Buse variable, 03_03_2019, Danièle RAINAUD Corbeau freux, 18_02_2019, Champniers, Didier WOLF Faucon crécerelle, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Faucon crécerelle, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Faucon crécerelle, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Epervier d'Europe femelle, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 20_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Hibou des marais, 14_02_2019, Gironde, Didier WOLF Mouette rieuse, 13_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 13_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 13_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 18_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 18_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 18_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 18_02_2019, Balzac, Didier WOLF Héron gardeboeufs, 18_02_2019, Balzac, Didier WOLF Cigogne blanche, 02_03_2019, Balzac, Didier WOLF Cigogne blanche, 02_03_2019, Balzac, Didier WOLF Cigogne blanche, 02_03_2019, Balzac, Didier WOLF Cigogne blanche, 02_03_2019, Balzac, Didier WOLF Cigogne blanche, 02_03_2019, Balzac, Didier WOLF
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