Photos du mois de Mars 2021

mardi 9 mars 2021 par WOLF Didier (Bénévole)

Anémone des bois (Anemone nemorosa) L. : appelée aussi Anémone Sylvie, cette Renonculacée égaie les sous-bois à la fin de l’hiver, profitant de la lumière en l’absence du feuillage des arbres. Elle affectionne les sols frais des bois clairs, mais peut s’aventurer jusque dans les prairies fraîches de montagne. Elle côtoie souvent les plantes printanières comme les pervenches, les renoncules ficaires, les primevères et les pulmonaires. La belle printanière est pollinisée par les insectes et la dissémination des fruits est assurée par les fourmis. En forêt, là où sa présence est spontanée, elle serait avec le muguet un bon bio-indicateur d’ancienneté et de naturalité de la forêt. Elle est commune en France sauf dans quelques départements du Sud-Est. Sources : Jean-Luc Dupouey et Etienne Dambrine -Rendez-vous techniques de l’ONF n° 14 J.C Rameau, D. Mansion, G. Dumé - Flore Forestière Française. Albert & Monique BRUN.

Corydale solide (Corydalis solida) (L.) Clairville : Famille : Papavéracées. Cette plante vivace, à souche renflée en tubercule plein, arrondi et résistant, est composée d’une tige simple portant des feuilles deux à trois fois divisées, à segments incisés-lobés en coin à la base. L’inflorescence en grappes dressées se compose de nombreuses fleurs purpurines (rarement blanches) de 15 à 20 mm et de bractées florales larges, divisées et digitées. Le fruit est formé d’une capsule allongée, atténuée aux extrémités, aussi longue que son pédoncule. Cette espèce à floraison printanière (mars- avril) croît sur sol riche et frais, limoneux ou argileux, basique ou peu acide dans les forêts de feuillus, les lisières forestières fraîches, parfois au bord des ruisseaux. La Corydale solide, espèce de demi-ombre peut être menacée par la mauvaise gestion des milieux qu’elle affectionne telle l’ouverture de ceux-ci causée par les coupes trop importantes, ou l’arrachage à fins horticoles. Flore consultée : J.C Rameau, D. Mansion, G. Dumé - Flore Forestière Française. Albert & Monique BRUN.

Pulmonaire à longues feuilles (Pulmonaria longifolia) (Bastard) Boreau : cette plante vivace de 20 à 40 cm, à souche épaisse, est hérissée de poils simples et glanduleux. Ses feuilles radicales adultes atteignant 40- 60 cm, marbrées de blanc, sont longuement lancéolées, très progressivement rétrécies en pétiole. Ses feuilles caulinaires sont semi-embrassantes. Ses fleurs, disposées en grappes enroulées en début de floraison, sont bleu-violet parfois roses. Appartenant à la famille des Boraginacées, la pulmonaire se rencontre souvent en demi-ombre dans les sous-bois, les lisières forestières, les talus, les chemins, en terrain plus ou moins acide et frais. Flore consultée : Rameau J.-C. Manson D. & Dumé G. – Flore forestière Française. Albert & Monique BRUN.

Hellébore fétide (Helleborus foetidus) : est une plante vivace assez robuste, glabre, à odeur fétide et tige feuillée, persistant en hiver, appartenant à la famille des Renonculacées. Fleurs penchées, 10-30 mm de diamètre, avec en général 5 pétales verts bordés de pourpre, voyants. Fruit : follicules en général par 3 ; nombreuses graines. Indigène, l’hellébore fétide est assez commun en France, sauf dans le Nord et en Bretagne. Il pousse naturellement en marge forestière, en lisière ou dans les clairières en terrain calcaire. Vénéneuse. Floraison de février à avril. Didier WOLF.

Eristale (Eristalis sp.) : un insecte repéré en vol stationnaire au soleil, de la taille d’une abeille et en réalité une "jolie mouche" de la famille des Syrphidés. Le genre Eristalis, c’est une petite quinzaine d’espèces ou sous-espèces en France, dont certaines très voisines difficiles à identifier. Après plusieurs brusques écarts à quelques mètres de moi, le voilà qui se pose le temps d’une photo. Les deux larges taches orangées sur l’abdomen sont caractéristiques mais deux espèces sont possibles : Eristalis tenax ou "Eristale tenace" aux pattes noires et Eristalis pertinax ou "Eristale opiniâtre" aux tarses 1 et 2 jaunâtres. Deux espèces communes sur les fleurs une grande partie de l’année. Leurs larves "queue de rat" se développent dans les eaux croupies, riches en matières organiques. Ce sont des larves dites "saprophages" ou détritivores qui se nourrissent de ces débris et de ce fait filtrent l’eau dans laquelle elles vivent. Elles respirent en surface par un siphon tubulaire d’où leur nom de "queue de rat". Les adultes eux butinent les fleurs et leur pilosité plutôt dense favorise la pollinisation croisée, essentielle à la vie de beaucoup d’espèces végétales. Réjane Pâquereau.

Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) : avec d’étroites bandes noires supplémentaires sur les segments abdominaux 3 et 4, ce qui fait sa particularité. C’est un pollinisateur très actif dont les larves aphidiphages se nourrissent uniquement de pucerons. C’est aussi l’un des syrphes migrateurs les plus fréquents en Europe avec le Syrphe des corolles (Eupeodes corollae), à venir peut-être dans cette rubrique. Des études radar récentes (2019) ont pu confirmer que des "centaines de millions" de syrphes traversent chaque année discrètement la Manche pour gagner le Royaume Uni, ce au profit de l’agriculture anglaise, le blé en croissance notamment - pesticides s’abstenir. Comme d’autres Syrphidés, le Syrphe ceinturé pratique lui aussi le vol stationnaire et est capable de s’éclipser en moins d’une seconde, au désespoir de ses prédateurs…ou de ses observateurs. Réjane Pâquereau.

Grand bombyle (Bombilius major) : trapu et très velu, lui aussi ressemble à une abeille ou à un petit bourdon mais fait partie des Diptères comme les Eristales avec lesquels il partage les lisières ensoleillées dès les premiers beaux jours. Posé, les taches sombres sur le bord antérieur des ailes deviennent visibles. La trompe reste saillante, même au repos. La femelle pond ses oeufs à proximité des entrées des galeries souterraines de certaines Abeilles solitaires. Après l’éclosion, les larves iront parasiter les nids, se nourrissant des réserves puis des larves qui s’y développent. D’où l’agitation constatée au-dessus de certains talus ! Un Grand Bombyle déjà aisément visible ces jours-ci, en vol stationnaire ou butinant les fleurs - de la Petite pervenche (Vinca minor) en l’occurence - avant la pause du soir. Réjane Pâquereau.

Cicindèle champêtre (Cicindela campestris) - Carabidae : s"envolent comme des mouches presque sous les pieds pour se reposer 2 ou 3 mètres plus loin, sur le chemin pierreux. Les températures clémentes en journée ont incité les adultes en hibernation à quitter leur abri et ce sont plus d’une dizaine d’individus qui se dispersent devant le marcheur. La Cicindèle champêtre est un insecte très actif et vorace qui chasse d’autres insectes au sol, dans les zones dégarnies de végétation. Une distance "raisonnable" et l’ombre d’une feuille, en voilà une à l’arrêt, juste le temps d’un regard en passant. Réjane Pâquereau.

Chrysomèle américaine (Chrysolina americana) - Chrysomelidae : ou plus justement Chrysomèle du Romarin, lavandes et romarin étant les préférées de ses plantes nourricières. D’autre part, l’espèce est originaire non pas d’Amérique mais du pourtour méditerranéen, en progression vers le Nord. Un bel insecte, au corps ovale et bombé à coloration métallique et à bandes longitudinales vertes et rouges. La Chrysomèle du Romarin est phytophage, autrement dit végétarienne, l’adulte comme ses larves, mais les méfaits de son appétit sont généralement peu perceptibles, voire négligeables. S’agissait-il d’insectes hivernants ou d’adultes récemment émergés, il y en avait 2 ou 3 ce jour-là sur la touffe de romarin, bien cramponnés pour résister à la pression du vent et qui se sont laissé tomber au sol à peine ma main posée sur les branches. Réjane Pâquereau.

Corneille noire (Corvus corone) : de la famille des corvidés, tout chez elle est noir, de la pointe du bec au bout de la queue en passant par l’œil et les pattes. Chez l’adulte, le plumage neuf est lustré et brille au soleil avec même des reflets bleus ou verts. C’est une espèce commune, présente dans tous les milieux ouverts et semi-ouverts, du niveau de la mer à l’étage alpin. En Europe, les corneilles sont sédentaires et occupent leur territoire toute l’année. Sa longévité potentielle est d’une vingtaine d’années. Elle peut être qualifiée d’omnivore, mais elle est avant tout prédatrice et nécrophage. Source : www.oiseaux.net Didier WOLF.

Charente Nature mobilise ses bénévoles et permanents pour réaliser l’enquête des OISEAUX DES CARRIÈRES avec les suivis Faucon pèlerin et Grand corbeau. N’hésitez pas à participer.

Grand Corbeau (Corvus corax) : est le plus grand passereau au monde. Pour prendre une comparaison, il est plus grand et plus lourd qu’une Buse variable et a une envergure supérieure. Il est donc nettement plus grand que le Corbeau freux ou la Corneille noire auxquels il ressemble superficiellement. Le plus souvent, lorsqu’il est en vol, on le repère d’abord à sa voix, particulière, puis à sa silhouette, elle aussi particulière avec les longues ailes et la longue queue cunéiforme. Lorsqu’il est posé, c’est son bec noir qui attire l’attention et qui donne son identité. Il est fort, long et haut, ce qui minimise la taille de la tête. Il semble en occuper toute la face. Le plumage est entièrement noir et lustré, avec des reflets bleutés au soleil. Les pattes, robustes, sont noires. Le mâle est un peu plus grand et plus fort que la femelle. Suivant les conditions locales, il niche en milieu rupestre ou dans un arbre. C’est ce qui prévaut en Europe. Quand il le peut, il privilégie le premier car il y est mieux protégé, à condition qu’il n’y ait pas de dérangement humain. La nidification sur un grand arbre tend à se développer. C’est surtout un nécrophage opportuniste, mais aussi un omnivore. La ponte est précoce chez cette espèce. Du nord au sud de l’aire, elle s’étale de début mars à mi-avril. La femelle dépose 3 à 7 œufs de couleur claire et tachetés de sombre qu’elle incube seule durant 18 à 21 jours. C’est une espèce protégée par la loi. Source : www.oiseaux.net Didier WOLF.

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) : la femelle a la corpulence d’un gros Pigeon ramier, alors que le mâle, 1/3 plus petit (d’où son nom de "tiercelet") a celle d’un Pigeon domestique. Les joues sont marquées d’une large tache noire en forme de "favoris" appelée moustache donnent l’impression que l’oiseau est casqué. Le bec est courbe, court et pourvu d’une denticulation à la mandibule supérieure. Cette sorte de "dent" permettrait aux faucons de tuer plus facilement leur proie en coupant les ligaments des cervicales et la moelle épinière. Le plumage des deux sexes est sensiblement le même. Cependant, le mâle est souvent plus clair et bleuté que la femelle dont les couleurs tendent vers le gris-anthracite plus ou moins teinté de brun. La cire du bec, le tour de l’œil et les pattes sont jaune-maïs chez les adultes. Hors période de nidification, le pèlerin est habituellement silencieux, en revanche de mi-février à fin-juin (période de reproduction), et plus particulièrement lors des pariades (février-mars), il est très démonstratif et bruyant. Source : www.oiseaux.net Didier WOLF.

Arc en ciel : c’est Newton qui expliquera sa découverte dans son Opticks, en1675 sur la décomposition de la lumière blanche et donnera même la première théorie mathématique de l’arc-en-ciel ! Un arc-en-ciel est un phénomène qui se produit surtout lorsque le soleil est bas sur l’horizon et que le temps est nuageux ou pluvieux. Lorsque les rayons du soleil traversent les gouttes d’eau, les différentes couleurs qui composent la lumière blanche se séparent. On utilise un mot un peu compliqué pour décrire cela : la réfraction. C’est ainsi que se forme un arc-en-ciel. Le phénomène prend alors la forme d’un arc mais en réalité il s’agit d’un cercle dont la moitié est cachée par l’horizon. Les couleurs rouge, orangée, jaune, verte, bleue et violette sont séparées. Le rouge est à l’extérieur de l’arc et le violet à l’intérieur. Un arc-en-ciel a six couleurs principales et non sept. Source : www.futura-sciences.com Didier WOLF.


Portfolio

Anémone des bois, 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Anémone des bois, 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Anémone des bois à 8 pétales, 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Corydale solide, 23_02_2021, Manot, Albert & Monique BRUN Corydale solide, 23_02_2021, Manot, Albert & Monique BRUN Corydale solide, 23_02_2021, Manot, Albert & Monique BRUN Pulmonaire à longues feuilles , 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Pulmonaire à longues feuilles , 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Pulmonaire à longues feuilles , 20_02_2021, Montbron, Albert & Monique (...) Hellébore fétide, 26_02_2021, Anais, Didier WOLF Eristale 1a (Eristalis tenax), 01_03_2021, Gimeux, Réjane Pâquereau Eristale 1b (Eristalis tenax), 01_03_2021, Gimeux, Réjane Pâquereau Eristale 2a (Eristalis pertinax), 27_02_2021, Graves St-Amant, Réjane (...) Eristale 2b (Eristalis pertinax), 27_02_2021, Graves St-Amant, Réjane (...) Syrphe ceinturé, 01_03_2021, Gimeux, Réjane Pâquereau Grand bombyle 1a, 27_02_2020, Graves St-Amant, Réjane Pâquereau Grand bombyle 1b, 27_02_2020, Graves St-Amant, Réjane Pâquereau Cicindèle champêtre, 27_02_2021, Graves St-Amant, Réjane Pâquereau Chrysomèle du Romarin, Voulgézac, 21_02-2021, Réjane Pâquereau Corneille noire, 13_02_2021, Anais, Didier WOLF Corneille noire, 13_02_2021, Anais, Didier WOLF Corneille noire, 13_02_2021, Anais, Didier WOLF Grand Corbeau, 26_02_2021, Roullet-Saint estèphe, Didier WOLF Grand Corbeau, 26_02_2021, Roullet-Saint estèphe, Didier WOLF Grand Corbeau, 16_04_2012, Corse, Didier WOLF Grand Corbeau, 16_04_2012, Corse, Didier WOLF Faucon pèlerin, 26_02_2021, Roullet-Saint estèphe, Didier WOLF Faucon pèlerin, 18_04_2017, Montbron, Didier WOLF Arc en ciel, 27_01_2021, Chillé, Didier WOLF
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