Photos du mois de Novembre 2020

vendredi 6 novembre 2020 par WOLF Didier (Bénévole)

Raisin d’Amérique (Phytolacca americana) : cette plante herbacée vivace a été importée d’Amérique pour ses qualités ornementales. Ses graines ont aussi été utilisées pour fournir un colorant rouge vineux. Echappée des jardins, elle est devenue une planté assez envahissante puisqu’elle a tendance à étouffer les jeunes plants d’arbres, ne laissant pousser que ronces et fougères. Ses graines sont toxiques pour les humains mais les grives en raffolent et participent à la dissémination de cette espèce. Fabrice CADILLON.

Galle en artichaut du chêne : les galles aux formes multiples rencontrées sur les végétaux suscitent souvent la surprise et la curiosité du promeneur. Sur les chênes, celles que nous rencontrons le plus souvent sont les galles en lentille ou en pomme de chêne accrochées aux feuilles ; d’autres se développent sur les glands ou encore sur les chatons mâles (fleurs du chêne) en forme de groseilles. La Galle en artichaut du chêne se développe sur les bourgeons naissants ; en réaction à l’attaque du parasite, petit hyménoptère (guêpe de 4 à 5 mm), Andricus foecundatrix appartenant à la famille des Cynipidés, le bourgeon forme cette curieuse excroissance à l’intérieur de laquelle la larve se nourrit et se développe grâce au tissu végétal induit. Chaque espèce de cynips donne des formes de galles différentes ; toutes les parties comme la feuille, le bourgeon, la fleur, la racine ou la tige peuvent être attaquées. Outre celles du chêne, la galle en touffe hirsute et filamenteuse, appelée « bédégar », ou barbe de Saint Pierre, se développant sur les rosiers et les églantiers, est l’une des plus connues. Les spécialistes s’accordent à estimer le nombre de galles différentes en France à au moins 1500. Pour en savoir plus : http://insectes-de-france.fr/galles/ https://www.sylvestris.org/hymenopt… Albert & Monique BRUN.

Œil d’or (Teloschistes chrysophthalmus) (L.) Beltr. : famille : Télochistacées Cette espèce facilement reconnaissable, est un joli lichen corticole, fruticuleux portant des apothécies (fructifications sphériques) d’un jaune orangé éclatant ornées de cils clairs. Celles-ci lui ont valu le nom d’œil d’or. Il se rencontre sur les prunelliers et aussi sur d’autres espèces d’arbres et d’arbustes. Il peut être fréquent dans les vergers. Présent dans une grande partie de la France, il semble plus commun dans l’Ouest et le Midi. Il est observable dans de nombreuses localités charentaises. Albert & Monique BRUN.

Genévrier commun (Juniperus communis) : de port variable, buissonnant ou rampant, souvent compact et très ramifié, l’arbrisseau est une espèce pionnière de pleine lumière, à croissance lente. Ses feuilles persistantes en forme d’aiguilles très piquantes n’ont en dessus qu’une seule bande blanche - deux pour le Genévrier cade (Juniperus oxycedrus) en région méditerranéenne et ses "baies" sont connues pour leurs multiples propriétés médicinales et utilisations culinaires. Une vraie panacée ! En fait, la plante est dioïque et les cônes femelles, à aspect de baies, vert glauque la 1ère année, bleu violacé à maturité sont des faux-fruits appelés "galbules" à 3 écailles charnues et soudées, contenant chacun 3 graines triangulaires. Ce sont les fameuses "baies de genièvre" utilisées comme condiment pour aromatiser les civets, les marinades et autres sauces au vin, la choucroute… Mammifères, oiseaux, insectes, de nombreuses espèces lui sont associées telles les grives qui se régalent de ses fruits et contribuent ainsi au transport des graines. Parmi les insectes inféodés aux genévriers, plusieurs punaises rencontrées ces jours-ci, l’objet de nouvelles découvertes. Réjane Pâquereau.

Punaise des genévriers (Cyphostethus tristriatus - Pentatomidae) : une punaise inféodée aux genévriers que je n’ai vue pour le moment que sur un seul site, favorable à sa présence. Verte, avec un scutellum triangulaire bien visible traversé par une bande jaunâtre courbe et des motifs en chevrons de couleur marron-rose sur les cories. Camouflage assuré ! L’insecte passe l’hiver à l’état adulte, émergeant et s’accouplant tôt au printemps. Les femelles pondent leurs oeufs sur les baies et les aiguilles de la plante-hôte, en plusieurs petites grappes. La nouvelle génération atteint sa pleine maturité à l’automne et les adultes deviennent repérables à vue sur les baies mûres exposées au soleil. Du genévrier traditionnel à d’autres Cupressacées ornementales (Thuyas, Cyprès…), d’après des observations récentes, l’espèce semblerait élargir sa gamme en colonisant des milieux de substitution dans les secteurs où les landes ont disparu. Réjane Pâquereau.

Chlorochroa juniperina (Pentatomidae)  : un corps assez massif, de coloration verte à verdâtre ou olivâtre - très vert pomme pour celles-ci - avec seulement la pointe du scutellum jaune clair. Les bords latéraux du pronotum et des exocories sont également jaunâtres. Larves et adultes se nourrissent des baies mûres du Genévrier commun d’où la présence repérée de l’espèce dans la région, certains coteaux calcaires piquetés de genévriers lui étant favorables. Réjane Pâquereau.

Gonocère du genévrier (Gonocerus juniperi - Coreidae) : un corps allongé, rougeâtre mêlé de verdâtre, les pattes jaune vert, cette punaise peut être très commune là où les genévriers sont bien implantés, sur certains coteaux calcaires de la région. Encore immature ou adulte, l’espèce n’est pas trop difficile à repérer malgré des couleurs qui lui permettent de se confondre avec sa plante-hôte. Réjane Pâquereau.

"Criquet migrateur" (Locusta sp.)  : forme brune ou forme verte, ce sont deux criquets de grande taille rencontrés ce même jour, l’un en lisière de boisement, l’autre au revers d’un talus, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre mais tous les deux en situation ensoleillée. Criquet des Landes (Locusta migratoria gallica) ou Criquet cendré (Locusta cinerascens cinerascens), il s’agit certainement " d’individus erratiques non reproducteurs qui peuvent être rencontrés épisodiquement dans des régions très éloignées de leur lieu de reproduction", souvent en fin de saison. Les deux espèces sont très proches morphologiquement et d’ailleurs non séparées sur les cartes de répartition. Une 3ème espèce, le Criquet de Palavas (Locusta migratoria migratoria) semble cantonnée au littoral méditerranéen mais il est recommandé de rester prudent quand il s’agit d’identifier précisément l’une ou l’autre des espèces ou sous-espèces de ces superbes orthoptères. Sources : Orthoptères du Poitou-Charentes. Réjane Pâquereau.

Méconème scutigère (Cyrtaspis scutata) : une femelle et un mâle, tous les deux adultes, observés ici en lisière de boisement. Leurs longues antennes sont caractéristiques des Sauterelles. L’insecte est dodu mais fragile, aptère, avec un pronotum très développé, en forme de bouclier, couvrant presque la moitié du corps. Strictement arboricole, il reste caché au revers des feuilles durant la journée et s’active la nuit pour chasser de petits insectes (pucerons, chenilles..). C’est grâce aux stridulations des mâles que les entomologistes, équipés de détecteurs à ultrasons, se sont aperçus que l’espèce n’était pas si rare dans la région. "Sauterelle à carapace" ou "Sauterelle de Noël" pour sa résistance au froid, notre Méconème scutigère qui s’est reproduit autour du mois de septembre pourra survivre jusqu’au printemps prochain, y compris dans nos villes, dans le lierre couvrant des murs anciens ou récents, ou sur divers arbres ou arbustes ornementaux de nos parcs et jardins. Réjane Pâquereau.

Phasme gaulois (Clonopsis gallica) : des antennes courtes, un corps allongé et grêle comme une brindille, ici une femelle adulte de forme brune. Des 3 espèces françaises, présentes sur le pourtour méditerranéen, seul notre Phasme gaulois remonte dans l’ouest jusqu’en Normandie. En France, pas de mâles. Les seuls individus trouvés sont "gynandromophes" (femelles ayant l’apparence d’un mâle), la reproduction se faisant exclusivement par parthénogénèse = ponte d’oeufs fertiles sans fécondation qui ne donneront eux-mêmes naissance qu’à des femelles. Les oeufs pondus un à un durant l’été se retrouvent dispersés sous les feuilles mortes, des oeufs en attente qui n’écloront en avril qu’après le 2ème voire le 3ème hiver. Une diapause opportune en cas de gelées tardives et un étalement des naissances favorable à l’espèce. Si les petis phasmes sont plus mobiles en liaison avec la conquête de nouveaux territoires, les adultes ne s’éloignent plus guère de leur roncier d’adoption. Jeunes ou adultes, ce sont des insectes nocturnes qui se déplacent la nuit pour se nourrir et il est rare d’en observer un de jour qui n’a pas tout à fait regagné sa cachette. Réjane Pâquereau.

Faucheux urnigère (Phalangium opilio) L. : le faucheux urnigère appartient à la classe des Arachnides, à l’ordre des Opiliones, et à la famille des Phalangiidés. Les opilions dont fait partie le faucheux ne sont pas des araignées. Ils ont un corps arrondi sans séparation entre l’abdomen et le céphalothorax. Ils ne possèdent pas de glandes séricigènes (glandes sécrétant la matière première de la soie) ni de glandes à venin. Le Faucheux urnigère est de couleur générale gris clair à brun. Il possède une selle grise plus ou moins foncée et marquée, pointue dans sa partie la plus large. Sa paire d’yeux est située à l’avant du corps sur une petite protubérance appelée ocularium. La taille du corps varie de 4 - 6 mm pour le mâle à 5 - 7 mm pour la femelle. Celle-ci pond ses œufs la plupart du temps dans le sol ou sous des écorces mais aussi sous des pierres, souvent en milieu humide. Leur cycle de vie, généralement de 6 à 7 mois, peut se prolonger jusqu’à trois ans. Cet opilion occupe différents habitats, notamment les zones humides, les forêts, les champs, les jardins et les lieux incultes. Le faucheux se nourrit de pucerons, de chenilles, de larves et même de petites limaces. Il ne dédaigne pas les fruits, graines et champignons. Grâce à ce régime alimentaire, il est un auxiliaire du jardinier et notamment des horticulteurs qui apprécient sa présence dans les cultures maraîchères, où il participe à l’équilibre de cet écosystème. Sources : Guide des araignées d’Europe. D. Jones. Ed. Delachaux et Niestlé. 1983 www.zoom-nature.fr « les faucheux ne sont vraiment pas des araignées ». Albert & Monique BRUN.

Busard Saint Martin (Circus cyaneus) : ce rapace se distingue par sa grande agilité en vol grâce à une grande envergure des ailes (entre 1m et 1m20) proportionnellement à son corps (52 cm). Oiseau originaire des steppes, il s’est adapté à la chasse dans nos grandes plaines agricoles. En été, on peut facilement le confondre avec le Busard cendré mais ce dernier migre vers l’Afrique alors que le Busard Saint Martin passe l’hiver dans nos contrées. Il chasse en rase-motte à l’affût de micro-mammifères. Alors que le mâle est gris, la femelle -comme ici- est plutôt brune. Fabrice CADILLON.

Busard Saint-Martin femelle (Circus cyaneus) : En France il niche sur une grande partie du territoire, les populations régionales les plus importantes se situant en Limousin, en Poitou-Charentes, en Aquitaine, en Midi-Pyrénées, en Champagne-Ardenne, en Rhône-Alpes et en Auvergne. Sa présence est également régulière en Bretagne, dans les pays de Loire et dans l’extrême Nord-Est. En période hivernale, l’espèce est présente sur l’ensemble du territoire, fréquentant surtout les régions de plaines. Elle se différencie du Busard pâle immature par sa nuque est striée et non marron et les sous alaires ainsi que la poitrine striées, l’aile a 5 rémiges. Chez le Busard pâle immature la poitrine et les sous alaires ne comportent pas de stries et l’aile a 4 rémiges. Source : http://observatoire-rapaces.lpo.fr Didier WOLF.

Busard pâle 1ère année (Circus macrourus) : niche dans les régions sèches (steppes et cultures) du centre de l’Asie, au sud jusqu’à l’Iran et à l’ouest jusqu’en Dobroudja en Roumanie. Son aire d’hivernage est vaste, incluant l’Afrique tropicale (du Sénégal à l’Éthiopie et jusqu’en Afrique du Sud) et le sud de l’Asie (Inde, Pakistan) en passant par le Moyen-Orient (en Israël par exemple). En France, les observations de Busards pâles sont annuelles mais peu nombreuses : cette rareté est due à l’aire de répartition orientale de cette espèce, à la sous-prospection des cultures et des prairies (le biotope le plus proche des steppes naturelles et où il est donc le plus susceptible d’être vu) et à la difficulté d’identification des immatures et des femelles. Dans l’hexagone, la plupart des données sont concentrées entre mars et mai et en septembre -octobre et concernent surtout des mâles adultes, plus faciles à repérer. Cet immature séjourne en Charente, dans les grandes plaines du Nord-Ouest et des friches où il trouve des micros mammifères pour se nourrir, accompagné du Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), de la Buse variable (Buteo buteo) et de l’Elanion blanc (Elanus caeruleus). Il ressemble beaucoup aux Busards cendré (C. pygargus) et Saint-Martin (C. cyaneus), mais il s’en distingue par plusieurs critères en fonction de l’âge et du sexe : le mâle adulte est gris pâle dessus et a le dessous blanchâtre, avec une étroite zone noire à l’extrémité des ailes ; la femelle adulte présente un collier clair net et fin bordé par une « écharpe sombre », des marques faciales blanches très contrastées, des rémiges secondaires sombres, surtout à leur base, et les rémiges primaires internes à l’extrémité pâle et non pas noire ; l’oiseau de première année a le dessous roux uniforme sans strie, une collerette pâle nettement délimitée par les côtés du cou sombre, des couvertures et des rémiges secondaires internes sombres, et des rémiges primaires finement barrées et contrastées, comme l’individu présent en Charente du 04 au 15 octobre 2020. Ornithomédia fait mention d’une nidification dans un champ de blé du Pas-de-Calais, et quatre jeunes se sont envolés en juillet 2020. (https://www.ornithomedia.com/magazi…) Didier WOLF.

Buse variable (Buteo buteo) : En hiver, les buses autochtones, rejointes par les individus migrateurs, se rencontrent souvent dans les grandes plaines, les plateaux bien dégagés ainsi qu’au niveau des cultures parsemées de haies. Son régime alimentaire est très varié et son manque de rapidité et son incapacité à virevolter rapidement l’obligent à chasser essentiellement à l’affût, généralement du haut d’un piquet de clôture ou d’une branche. Elle chasse principalement en terrain dégagé ; c’est pourquoi les campagnols, et de manière générale les rongeurs, occupent une position dominante dans son alimentation, pour les repérer elle pratique souvent le vol dit du "Saint-esprit" . Source : http://observatoire-rapaces.lpo.fr Didier WOLF.


Portfolio

Raisin d'Amérique, 09_09_2020_ Péreuil, Sabine CADILLON Galle cerise Provoquée par_Cynips quercusfolii, Albert & Monique (...) Galle en artichaut du chêne, 07_08_2020, Albert & Monique (...) Galle en artichaut du chêne, 07_08_2020, Albert & Monique (...) Galle en artichaut du chêne, 09_05_2020, Albert & Monique (...) Lichen oeil d'or, 30_10_2020, Brie Albert & Monique (...) Lichen oeil d'or, 30_10_2020, Brie Albert & Monique (...) Genévrier commun 1, 11_10_2020, Claix, Réjane Pâquereau Genévrier commun 2, 11_10_2020, Claix, Réjane Pâquereau Punaise des genévriers_Cyphostethus tristriatus, 11_10_2020, Claix, Réjane (...) Chlorochroa juniperina 1, 07_10_2020, Genac, Réjane Pâquereau Chlorochroa juniperina 2, 11_10_2020, Claix, Réjane Pâquereau Gonocère du Genèvrier 1, 29_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Criquet migrateur 1, 19_10_2020, Voulgézac, Réjane Pâquereau Méconème scutigère femelle, 19_10_2020, Voulgézac, Réjane Pâquereau Méconème scutigère mâle, 19_10_2020, Voulgézac, Réjane Pâquereau Phasme gaulois, 19_10_2020, Voulgézac, Réjane Pâquereau Faucheux urnigère, Albert & Monique BRUN Faucheux urnigère, Albert & Monique BRUN Busard Saint Martin, 17_10_2020, Fabrice CADILLON Busard Saint Martin, 17_10_2020, Fabrice CADILLON Busard Saint Martin, 17_10_2020, Fabrice CADILLON Busard Saint-Martin femelle, 15_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard Saint-Martin femelle, 15_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard Saint-Martin femelle, 15_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 05_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 05_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 05_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 05_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 11_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 07_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Busard pâle 1ère année, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF Buse variable, 12_10_2020, Ligné, Didier WOLF
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