Photos du mois de Novembre 2021

dimanche 14 novembre 2021 par WOLF Didier (Bénévole)

Capillaire des murailles à rachis épais (Asplenium trichomanes subsp. pachyrachis) (Christ) Lovis & Reichst.  : famille : Aspleniacées. Cette sous-espèce de la Doradille des murailles se reconnaît à ses frondes coriaces plaquées à la roche, à ses pennes allongées, dentées ou crénelées se recouvrant en partie le plus souvent, à son rachis épais et cassant. Cette petite fougère croît dans les anfractuosités de roches calcaires abritées. Sa discrétion et ses exigences écologiques la rendent bien moins commune que la Doradille des murailles ; cette dernière poussant dans les fissures de rochers calcaires ou siliceux, sur les vieux murs ou parfois sur des talus. En Charente, cette Doradille à rachis épais se rencontre notamment sur les falaises et rochers calcaires des vallées péri-angoumoisines, de la vallée du Voultron … parfois sur les constructions des fontaines et lavoirs. Albert & Monique BRUN.

Oeillet des Chartreux (Dianthus cartusianorum subsp. cartusianorum L., 1753) : une fleur épanouie, maximum deux par tête terminale et du rose pourpré qui attire le regard ainsi que quelques insectes d’arrière-saison : Piéride du Chou, Mégère et, avec ces deux antennes-là qui dépassent, une punaise (Holcostethus sphacelatus), blottie au dos des pétales. Le site est protégé. Ses pelouses calcaires exposées plein Sud abritent une flore rare et spécifique, objet d’un suivi attentif de la part d’associations et collectivités locales. L’Oeillet des Chartreux - Dianthus cartusianorum, de cartusianus = moine chartreux - est une sauvage déjà plantée au Moyen Age dans les jardins des monastères (la Grande Chartreuse, Hautes-Alpes) et utilisée comme plante médicinale. Peut-être aussi l’une des 130 plantes aromatiques entrant dans la composition de la célèbre liqueur ! Du fait de la structure particulière de ses fleurs, seuls les insectes avec une longue trompe peuvent atteindre le fond du calice où se trouvent les glandes à nectar, ce qui réduit à quelques papillons de jour, rarement de nuit (le Moro-sphinx) les butineurs capables de jouer un rôle déterminant dans le processus de fécondation croisée. Faute de pollinisateurs suffisants en nombre ou spécificité, ne reste pour la plante que l’autofécondation en fin de saison, aux résultats plus aléatoires. De l’essentiel du partenariat entre le milieu, la plante et ses insectes pollinisateurs. Réjane Pâquereau.

Brun des pélargoniums (Cacyreus marshalli - Lycénidés) : originaire d’Afrique du Sud, introduit involontairement via le commerce des plantes ornementales (Baléares 1989, Espagne années 90, France 1997), ce "petit brun" aujourd’hui largement répandu vit aux dépens d’hybrides cultivés du genre Pelargonium, des incontournables de nos jardins et balconnières. Un cycle court d’environ 1 mois et demi, de 2 à 4 générations possibles en région, sa présence n’est donc pas exceptionnelle en cette fin octobre aux températures encore douces. A priori, si ses plantes-hôtes répertoriées font toutes partie des Géraniacées, elles vont des différentes variétés de pélargoniums ornementaux à éventuellement certains géraniums indigènes (G. dissectum, G. molle), ce qui pourrait expliquer sa présence comme ici en milieu naturel, vu en compagnie d’un "petit bleu" bien usé. A moins que le vent ne les ait entraînés - ils étaient deux ce jour-là - au-delà des limites officielles d’un jardin. Réjane Pâquereau.

Pholiote du peuplier (Cyclocybe cylindracea - (DC.) Vizzini & Angelini, 2014) : surgis au milieu du chemin de terre, deux "bouchons", certes jolis à voir, tout petits, tout jeunes, à chapeau rond : une énigme en forme de champignons à identifier - sans les abîmer, ce serait dommage ! Un chapeau bombé brun roux à craquelures blanchâtres, un pied cylindrique à l’aspect fibreux, la proximité d’un grand peuplier dont les racines affleurent par endroits, une prairie humide tout à côté : il s’agit là de la renommée Pholiote du peuplier, la vraie, version mini. A proximité et opportunément pour confirmer l’espèce, une touffe plus conséquente aux individus un peu plus développés et identifiables. Pas facile de certifier son nom latin passé, après études génétiques, d’Agrocybe à Cyclocybe pour le genre et voyageant de aegerita à cylindracea pour l’espèce. A moins qu’il ne s’agisse de deux espèces différentes ? Un clin d’oeil aux mycophiles, voire mycophages, de passage. A ne pas confondre bien sûr avec d’autres "souchettes" même dites "de peuplier". Réjane Pâquereau.

Lézard des murailles (Podarcis muralis) : famille des Lacertidés. Appelé rapiette, langrotte, larmuze, larmeuse, lagremuze, larmouise… selon les régions françaises, le lézard des murailles d’une longueur de 20 cm environ (queue compris) présente un corps écailleux gris, brun, verdâtre, plus ou moins strié, le dessous étant plus clair. La femelle est généralement un peu plus petite que le mâle. Sa queue peut se casser lors de l’attaque d’un prédateur et en continuant de bouger, celle-ci trompe l’ennemi laissant le temps au lézard de fuir. Les lézards, comme leurs cousins les reptiles, muent selon un processus physiologique en moyenne trois fois durant leur période d’activité d’avril à octobre. La fréquence de ces mues est en fonction de l’âge et de l’état sanitaire de l’animal. Le lézard mue par plaques alors que les reptiles quittent leur peau d’un seul morceau. Après l’accouplement, la femelle peut pondre deux à trois fois par an et les petits lézards éclosent durant l’été. Le Lézard des murailles, principalement diurne, vit 4 à 6 ans en moyenne, (10 ans au maximum) dans les lieux secs et ensoleillés comme les murets, les éboulis, les talus et voies ferrées, les anfractuosités des rochers bien exposés où il se réfugie au moindre danger. Il vit aussi dans les jardins abrités, les tas de bois et à proximité des habitations. il se nourrit d’araignées, de chenilles, de grillons, de criquets, de sauterelles mais aussi de vers de terre, pucerons, mouches et autres insectes. De novembre à mars, il observe un repos hivernal mais il n’est pas rare de l’apercevoir lors de ses bains de soleil, même en hiver. Le régime alimentaire du Lézard des murailles est très varié, comprenant toutes sortes d’insectes : diptères, orthoptères, lépidoptères et araignées… C’est le lézard le plus abondant au niveau du territoire français. Son aire de répartition s’étend des milieux sableux bordant le littoral aux éboulis rocheux de montagne. Les prédateurs des lézards sont les chats pour qui ils sont de véritables jouets ! Mais les hérissons et les oiseaux s’en régalent aussi. Si son agilité le fait échapper à ses prédateurs. Cette espèce est intégralement protégée en France par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976 et inscrit en annexe 4 de la Directive Européenne Habitat ( 92/43/CE). Albert & Monique BRUN.

Lézard à deux raies ou Lézard vert occidental (Lacerta bilineata Daudin, 1802) : considéré comme une espèce à part entière depuis 1997, différente de Lacerta viridis (Sud-Est de l’Europe). C’est le 2e plus grand lézard de France après le Lézard ocellé, de coloration variable selon l’âge et le sexe. Ici, une femelle avec deux raies plus claires de chaque côté du corps. Une présence discrète à mi-hauteur dans la végétation et peut-être un des derniers bains de soleil avant l’hivernage, effectif pendant les mois les plus froids de l’hiver. Dès les premiers redoux, fin février-courant mars, les mâles sortiront les premiers de leur abri, suivis une à deux semaines plus tard par les femelles. Rendez-vous promis au printemps prochain. Réjane Pâquereau.

Samedi 09 octobre il y avait un rapprochement planétaire vers le Sud-Ouest entre Vénus et la lune. Didier WOLF.

Tout près de la Charente Limousine : le site du Saut de la Brame- Commune de Thiat en Haute-Vienne. Fille de la Gartempe (« la plus folle des rivières sages, le plus sage des torrents ») la Brame impétueuse chute ici d’une dizaine de mètres en trois bonds successifs au milieu d’un spectaculaire chaos granitique. Extrait d’un commentaire joint à une des photos de Jaques Larrant (photographe). De nombreuses photos jalonnent ce parcours sur le thème de « la Brame des quatre saisons ». Ce site ne peut que charmer les photographes, peintres, poètes, naturalistes ou promeneurs. Albert & Monique BRUN.


Portfolio

Capillaire des murailles à rachis, 23_10_2021, Soyaux, Albert & Monique (...) Capillaire des murailles à rachis, 23_10_2021, Soyaux, Albert & Monique (...) Oeillet des Chartreux 1a, 28 10 2021, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Oeillet des Chartreux 1b, 28 10 2021, Bourg-Charente, Réjane Pâquereau Oeillet des Chartreux + punaise 1c, 28 10 2021, Bourg-Chte, Réjane (...) Oeillet des Chartreux + Piéride du Chou 1d, 28 10 2021, Bourg-Chte, Réjane (...) Oeillet des Chartreux + Mégère 1e, 28 10 2021, Bourg-Chte, Réjane (...) Brun des pélargoniums 2a, 29 08 2021, Voulgézac, Réjane Pâquereau Brun des pélargoniums 1 2b, 28 10 2021, Bourg-Charente, Réjane (...) Brun des pélargoniums 2 2c, 28 10 2021, Bourg-Charente, Réjane (...) Pholiote du peuplier 3a, 09 10 2021, St-Fort sur le Né, Réjane (...) Pholiote du peuplier3b Pholiote du peuplier, 09 10 2021, St-Fort sur le Né, (...) Lézard des murailles, 23_10_201, Soyaux, Albert & Monique (...) Lézard des murailles, 23_10_201, Soyaux, Albert & Monique (...) Lézard à deux raies 4, 18 10 2021, Asnières-sur-Nouère, Réjane (...) Rapprochement planétaire lune vénus, 09_10_2021, Anais, Didier (...) Saut de la Brame, 24_10_2021, Thiat, Albert & Monique BRUN Saut de la Brame, 24_10_2021, Thiat, Albert & Monique BRUN Saut de la Brame, 24_10_2021, Thiat, Albert & Monique BRUN
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