Photos du mois de Septembre 2018

mercredi 5 septembre 2018 par WOLF Didier (Bénévole)

Picride fausse épervière (Picris hieracioides) et Picride fausse vipérine (Helminthotheca echioides) : sont toutes les deux des plantes rêches, aux poils et tiges hérissées de poils durs et crochus. Leurs fleurs sont jaunes, toutes ligulées, caractéristiques de la famille des Astéracées, comme le Pissenlit. Leurs fruits, des akènes surmontés d’une aigrette plumeuse, sont aisément dispersés par le vent à maturité. Finalement, ces deux Picrides, indissociables à 1ère vue, se sont révélées faciles à différencier. Des feuilles également rêches voire piquantes mais dénuées de verrues blanches pour l’une (P. fausse épervière), densément verruqueuses pour l’autre (P. fausse vipérine). Mais surtout, sous la fleur, une couronne de bractées toutes étroites, les externes étalées pour l’une (P. fausse épervière), seulement 5 bractées externes, "ovales-cordées" pour l’autre (P. faussse vipérine), formant une coupole, ouverte à maturité. Toutes les deux doivent leur nom de Picride au suc amer et poisseux contenu dans leurs tiges (picros = amer en grec) et même si leurs fleurs sont visitées par les insectes, il n’est pas évident d’en faire des bouquets. Leur nom commun de "fausse épervière" ou "fausse vipérine" renvoie à leur ressemblance avec d’autres plantes, les Epervières (Hieracium sp.) à fleurs jaunes et la Vipérine (Echium vulgare) à fleurs bleues. Annuelles, parfois bisannuelles, dispersées au bord des chemins, des champs, sur les talus ou en colonies denses dès que l’espace leur est favorable, toutes les deux sont dotées d’un statut de "mauvaise herbe" bien enraciné. Réjane Pâquereau.

Myrtil (Maniola jurtina) : Butine sur une fleur de Picride fausse épervière, plus riche semble-t-il en pollen et nectar que la Picride fausse vipérine (les plantes de Dordogne et leurs propriétés apicoles). C’est un de nos papillons de jour parmi les plus communs, présent tout l’été dans tous types de milieux. En cas de fortes chaleurs, de canicule par exemple, il se retire dans les endroits ombragés, cessant temporairement toute activité. Il n’y a qu’une seule génération par an. La femelle pond ses oeufs près du sol, sur les feuilles de diverses graminées et c’est la chenille qui hivernera. Réjane Pâquereau.

C noir (Xestia c-nigrum) : un papillon de nuit malencontreusement resté prisonnier des poils crochus de la Picride fausse vipérine. C’est une Noctuelle (famille des Noctuidés) abondante et commune, discrète le jour car volant la nuit. Son signe distinctif : sur les ailes antérieures, une marque triangulaire jaunâtre limitée par une autre, noire, en forme d’équerre. Sa chenille est polyphage, se nourrissant sur diverses plantes herbacées. Réjane Pâquereau.

Doryphore (Leptinotarsa decemlineata) : égaré sur une fleur de Picride fausse vipérine, à proximité d’un jardin où notre "ravageur" a pu trouver quelques plantes potagères de la famille des Solanacées, ses préférées (Pomme de terre, Aubergine, Tomate..). Originaire du Mexique où il vivait sur des Solanacées sauvages, cette Chrysomèle fut repérée aux Etats-Unis au milieu du XIXe siècle et s’y développa en même temps que la culture de la pomme de terre, sa nouvelle source de nourriture providentielle. Malgré diverses mesures de prévention, l’insecte se retrouva implanté sur le continent européen (région de Bordeaux, 1922) d’où il se propagea rapidement. Lutte chimique…, lutte biologique…, le Doryphore fait toujours l’objet d’une surveillance particulière. Réjane Pâquereau.

Criquet vert-échine (Chorthippus dorsatus) : réfugié sur une inflorescence de Picride fausse vipérine, avec l’ombre d’une antenne soulignant la carène du pronotum, ce mâle de Criquet vert-échine joue les sosies du Criquet des roseaux (Mecostethus parapleurus), son partenaire des prairies humides. Mais la présence d’un "lobe basal" sur les tegmina (ailes antérieures durcies), par ailleurs tachetés, des carènes latérales légèrement flexueuses et un abdomen rougeâtre plaident pour son appartenance au genre Chorthippus, sp. dorsatus. Comme la plupart des criquets, celui-ci se nourrit essentiellement de végétaux et son abondance lui confère une bonne place dans la chaîne alimentaire. Réjane Pâquereau.

Campanule étalée (Campanula patula) : Cette belle Campanulacée bisannuelle aux fleurs bleu-violet intense croît sur les talus, dans les haies et en lisière de bois, toujours sur terrains siliceux. Cette plante pouvant atteindre 80 cm de haut, possède une tige grêle à section anguleuse, très ramifiée, donnant à l’ensemble, un port plutôt étalé. Sa floraison est surtout estivale de juin à septembre. Elle est assez commune dans le Nord-est et le sud de la Charente. Albert & Monique BRUN.

Lysimaque commune (Lysimaquia vulgaris L.) : Cette plante, aussi appelée Grande lysimaque, ou Chasse-bosse est vivace et stolonifère. Ses feuilles sont disposées en verticilles par 3-5, à pétiole très court sur une tige robuste. Ses fleurs jaune d’or en verticilles axillaires ou en grappes terminales s’épanouissent de juin à août. Cette belle Primulacée fait partie du cortège de plantes des mégaphorbiaies avec la reine des prés, l’eupatoire chanvrine, l’angélique des bois, la consoude officinale, etc… Elle est présente aussi sur les bords de rivières ou d’étangs. Elle est commune dans notre région comme sur tout le territoire. Albert & Monique BRUN.

Sauge des prés (Salvia pratensis) : Ou Sauge des prés est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Elle est commune en terrain calcaire, est une habituée des fossés et des prairies en jachère. Extrêmement florifère, cette plante vivace odorante aux allures de mauvaise herbe charmante séduit par ses grappes de fleurs bleu-violacé portées en épis aériens de 75 cm qui se succèdent de juin à août. Robuste, économe en eau et résistante au froid, est adorée des abeilles. Didier WOLF.

Prunelle, fruit de l’Épine noire ou Prunellier (Prunus spinosa) : Ses fruits bleus comestibles sont âpres avant les premières gelées. Le plus souvent on en fait de la liqueur ou de la compote. Mais c’est surtout une source de nourriture importante pour les oiseaux et les petits carnivores. Pensez à leur en laisser la plus grosse part…… Danièle RAINAUD.

Conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula) : observé après une dernière mue appelée mue imaginale et qui aboutit à la forme définitive des organes de vol. Les orthoptères de la famille des Tettigoniidés comme celui-ci passent normalement par 7 stades larvaires, 8 pour les femelles toujours plus grandes que les mâles. Suspendu à un brin d’herbe, les griffes des pattes postérieures bien accrochées au substrat, l’insecte s’extrait de son enveloppe par des mouvements du corps, aidé par la gravité. La tête d’abord, le début du corps, les 2 premières paires de pattes, puis les pattes postérieures et enfin l’oviscapte pour cette femelle. Une fois la mue terminée, l’insecte se retourne pour se suspendre par les pattes antérieures, il déplie les ailes pour les laisser sécher en position droite avant de les replier en position définitive. La plupart des Ensifères (Grillons et Sauterelles) mangent l’exuvie après la mue. Encore mous et pâles, ils doivent sécher de plusieurs heures à plusieurs jours pour prendre leur taille, forme et coloration définitives et être sexuellement matures. Avec sa tête conique typique des Conocéphales, uniformément vert clair (ou beige clair), le Conocéphale gracieux est facile à reconnaître et à repérer malgré sa prédilection pour les hautes herbes ou n’importe quel fourré/roncier où il aime à se dissimuler. Dérangé, il s’envole facilement. D’ailleurs l’espèce est migratrice, volant la nuit et cette sauterelle à tendances méridionales serait en expansion vers le Nord où elle a été repérée en Belgique et en Angleterre, sans doute à la faveur des changements climatiques. Réjane Pâquereau.

Isodonte mexicaine (Isodontia mexicana) : Une jolie guêpe toute noire, à la taille très très fine, un long "pétiole" séparant le thorax de l’abdomen. Les ailes sont fumées, de couleur brune. Ce Sphex (famille des Sphécidés) est spécialisé dans la capture des Orthoptères, particulièrement des sauterelles du genre Meconema sp., ses préférées. Sa proie une fois paralysée, la femelle la transporte jusqu’à son nid, 6 à 8 cellules aménagées dans une cavité préexistante, de type tige creuse ou simple trou dans un arbre ou une construction. Un oeuf sera pondu sur chaque proie, laquelle servira de réserve de nourriture "vivante" pour la larve. Si les Anglais l’appellent "Grass-carrying wasp", la Guêpe qui transporte de l’herbe, c’est que l’insecte obstrue ensuite l’entrée de son nid avec de longues herbes sèches. D’où quelquefois ces paquets d’herbe coincés autour des cadres des fenêtres ou dans les trous des hôtels à insectes. Pas de crainte à avoir, cette guêpe solitaire n’est pas agressive et ne défend pas son nid. L’adulte visite les fleurs qu’il butine assidûment, ici le Panicaut champêtre (Eryngium campestre), une plante riche en nectar et pollen. Isodontia mexicana est une espèce introduite, d’origine nord-américaine. Longtemps cantonnée dans la région méditerranéenne, elle aurait profité de périodes particulièrement chaudes (ex. été 2003) pour étendre son aire vers le Nord, en France et au-delà (découverte au Greenwich Eco Park en 2016, SE de Londres) ; Réjane Pâquereau.

Guêpe maçonne (Sceliphron spirifex) : ou Pélopée tourneur est un hyménoptère appartenant à la famille des Sphecidae, solitaire mesurant 25 mm de longueur, qui construit des nids individuels constitués de boue séchée et de salive, de une ou plusieurs cellules. La femelle y dépose un oeuf et quantité d’araignées paralysées qui servent de nourriture à la larve. N’est pas agressive et ne pique pas à moins d’être malmenée. Didier WOLF.

Xylocope (Xylocopa violacea L.) : Cet insecte appelé aussi Abeille charpentière appartient à la vaste famille des Hyménoptères. Son corps massif fait d’elle la plus grande espèce d’abeille sauvage. Elle peut mesurer jusqu’à 3 cm de longueur et avoir une envergure de 5,5 cm. Ses ailes membraneuses sont translucides et irisées de violet. Son vol bruyant rappelle celui des bourdons. Cet insecte sera volontiers un hôte précieux du jardin surtout si ce dernier lui offre de vieux bois et des fleurs pour se nourrir (s’enivrer même !). Dès février par temps ensoleillé, l’abeille charpentière sort de son « nid » qu’elle a pu creuser grâce à ses mandibules puissantes. Elle se reproduit au printemps et aménage dans de vieux bois (bûches de bois, troncs d’arbres morts) plusieurs galeries parallèles et communicantes. Elle dépose ses œufs dans des logettes ayant pris soin d’y ajouter un agglomérat de pollen dont se nourriront ses larves. L’abeille charpentière est une alliée du jardin, c’est un insecte pollinisateur. Elle pollinise les arbres du verger, les végétaux du potager mais également les fleurs sauvages. Ainsi, favoriser cet insecte en récréant son habitat naturel au jardin permet de contribuer à la biodiversité et au bon équilibre du jardin ! Sans oublier le remarquable spectacle du butinage dans les fleurs d’althéas, que nous offre cette abeille si particulière. Sources : www.insectes-net. / www.jardinsdenoe.org/labeill… Albert & Monique BRUN.

Hespérie de l’alcée (Carcharodus alceae) : Lépidoptère de la famille des Hesperiidae est un petit papillon d’une envergure de 25 mm à 34 mm qui présente un dessus marbré de marron, marron foncé et gris et la marge des ailes postérieures est dentelée. Le revers est plus clair et les antérieures des mâles n’ont pas de touffe de poils. Apprécie les endroits secs et ensoleillés : prairies bien exposées, carrières, friches bien exposées, pelouses sèches. Est polyvoltin, vole en trois à quatre générations entre avril et octobre. Il hiverne au stade de chenille. Didier WOLF.

Amaryllis (Pyronia tithonus L.) : Ce papillon, très répandu dans toute la France sauf dans le Midi, vole en une génération de juillet à septembre. L’imago aime butiner les Carlines, les Succises des prés, les Pulicaires, les Eupatoires, les Trèfles, les Chardons et les Menthes aquatiques. Sa chenille se nourrit de diverses Poacées comme les fétuques, les bromes, les brachypodes, et de quelques carex. Brun et roux, l’Amaryllis, lorsqu’il se pose, montre ses ocelles noirs avec deux petits points blancs. La face inférieure des ailes ressemble beaucoup à celle d’autres Nymphalidés, notamment le Myrtil qui ne possède qu’un point blanc dans chaque ocelle. Ce papillon estival occupe divers milieux, comme les lisières, les prairies bocagères, les pelouses sèches et les bords d’eau. Albert & Monique BRUN.

Azuré du trèfle (Cupido argiades) Pallas 1771 : Ce beau lycène vole d’avril à octobre en deux ou trois générations. Son vol rapide ne facilite pas sa détermination mais, ailes repliées, les lunules orangées de ses ailes postérieures permettent une identification fiable et rapide. Cet azuré fréquente les prairies humides, les landes à bruyères, les champs de trèfle et les prairies maigres. La régression de ce « petit bleu » est directement lié au changement de pratiques culturales et les populations du tiers nord de la France ont subi un fort déclin durant ces dernières décennies. Il n’y a plus d’observations récentes en Lorraine. Il n’est plus présent en Belgique et au Luxembourg. Source : Tristan Lafranchis « Papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leur chenille ». Albert & Monique BRUN.

Azuré des coronilles (Plebejus argyrognomon) : Lépidoptère de la famille des Lycaenidae est un petit papillon qui présente un dimorphisme sexuel, le dessus du mâle est bleu violet uni à frange blanche, celui de la femelle souvent d’une teinte plus marron présente une ligne de lunules submarginale orange surtout visibles aux postérieures. Fréquente les coteaux calcaires secs et buissonneux, non loin des lisières, mais aussi les chemins et les carrières en voie d’envahissement par les ronces et les prunelliers. Vole en deux générations, en mi-mai à septembre. Didier WOLF.

Bleu-nacré (Polyommatus coridon) : Cette espèce héliophile qui peuple les friches calcaires est très délicate. Le dessus des ailes du mâle, d’un bleu ciel vif, s’aperçoit souvent quand le papillon se tient au soleil. La chenille est dite « myrmécophile », elle attire les fourmis par un parfum attractif et des sécrétions sucrés et riches en acides aminés. Elle secrète également une substance qui inhibe l’agressivité des fourmis. Celles-ci jouent un rôle protecteur de la chenille contre des prédateurs ou des parasitoïdes. Vole de juillet à septembre. Didier WOLF.

Cuivré commun (Lycaena phlaeas) : Ce Lycaenidae fréquente les milieux ouverts, en général plutôt sablonneux, bordures de chemins, friches avec des herbes et des fleurs. Terrains ensoleillés. Vole en 3 générations de mars à novembre. Source : Poitou-Charentes-Nature, Les papillons de jour. Didier WOLF.

Cuivré des marais (Lycaena dispar) : Est un papillon d’environ 4 cm d’envergure de la famille des Lycaenidae. Il présente des ailes brillamment orange cuivré avec un fin liseré noir sur le bord. Il existe un dimorphisme sexuel (ensemble des différences morphologiques entre mâle et femelle) marqué. La femelle est plus grande que le mâle, de couleur plus sombre et présente des points noirs sur le dessus des ailes antérieures. L’espèce se rencontre au niveau des prairies de fonds de vallée, aux sols profonds et riches en nutriments, sur les bords de cours d’eau, de canaux, les fossés, les marais. Une première génération d’adulte s’observe à partir de mai à début juin. Les adultes ont une durée de vie moyenne de huit à dix jours. La seconde génération s’observe de fin juillet à fin août. Une troisième génération partielle est souvent observée jusqu’en octobre. Source : Poitou-Charentes-Nature, Les papillons de jour. Didier WOLF.

Thècle du chêne (Quercusia quercus) : Fréquente exclusivement les milieux mésophiles et boisés : bosquets, bois et forêts abritant différentes espèces de Chênes dont les frondaisons nourrissent la chenille. Frondicoles, les adultes évoluent en hauteur, dans les branchages, où ils pompent le miellat des pucerons et le suintement des glands en formation. Facilement observables aux jumelles en lisière, ils tourbillonnent en groupes de plusieurs individus sur la face exposée au soleil jusqu’en fin de journée ; ils peuvent également fréquenter les frondaisons des vieux chênes isolés. Ils descendent parfois, lors de fortes chaleurs, se mêler à d’autres papillons autour des flaques des chemins forestiers. Espèce univoltine, vole entre mi-juin et début août. Didier WOLF.

Carte géographique (Araschnia levana) : Ce Nymphalidae est la plus petite des Vanesses européennes, et son envergure n’excède pas 30 à 40 mm. Son nom provient du motif de réseau de traits blancs qui orne le revers de l’aile et évoque un réseau routier sur une carte. La grande originalité de l’espèce est d’avoir 2 générations complètement différentes, cas extrême du phénomène appelé "dimorphisme saisonnier". Issue de chrysalides hivernantes, la génération vernale (= d’hiver) apparaît en avril-mai, et est de couleur fauve. Ces formes claires vont bien sûr se reproduire, et donner la seconde génération qui elle sera quasi noire (forme "prorsa"), et volera en juin-juillet. Didier WOLF.

Machaon (Papilio machaon) : Un papillon à la fois commun et spectaculaire, pas forcément facile à observer car il est très actif et sans cesse en mouvement. L’imago (forme adulte) se nourrit sur toutes sortes de fleurs sauvages mais sa chenille se retrouve essentiellement sur les Apiaceae (famille de la carotte sauvage). Fabrice CADILLON.

Silène (Brintesia circe) : Papillon des bois clairs, des pelouses sèches, il évite les milieux trop fermés. On l’observe souvent sur les troncs d’arbre, au sol. Le chiné noir et blanc de ses ailes refermées lui assure un camouflage assez efficace. Plantes nourricières : Brome dressé, Fétuque des brebis et quelques autres graminées. Le silène passe l’hiver sous forme larvaire. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Mercure (Arethusana arethusa) : Ou Petit agreste, ce Nymphalidae se rencontre surtout dans les dunes grises et forêts arrière-dunaires, mais aussi dans les secteurs de landes sèches calcifuges au sud de la Charente-Maritime et au nord de la Vienne dans des landes et friches sèches. vole en une génération entre juin et octobre. Source : Poitou-Charentes-Nature, Les papillons de jour. Didier WOLF.

Petit mars changeant (Apatura ilia) : Est un grand Nymphalidae, d’une envergure allant jusqu’à 60 à 70 mm pour le mâle. Vole de mi-juin à fin août en une ou deux générations. Il se nourrit du miellat des arbres et vole près de leur sommet. Il ne descend que pour trouver de l’humidité, du miellat d’arbustes ou des excréments. Est présent dans les clairières et chemins de forêts de feuillus bordés de saules et de peupliers. Il vit également dans les vallées boisées et les berges de rivières où pousse du saule commun. Didier WOLF.

Tabac d’Espagne (Argynnis paphia) : Est un grand papillon de 6 à 8 cm d’envergure. On le reconnait au dessus de ses ailes de couleur fauve avec des points noirs et orné d’une ligne de taches rondes. Le revers des ailes antérieures est identique au dessus, tandis que celui des ailes postérieures présente un lavis argenté de grandeur variable. Fréquente les clairières et les allées forestières, s’éloigne très rarement des forêts. Il vole généralement très haut au niveau de la cime des arbres d’où il descend pour aller se nourrir. Période de vol : de fin avril à mi-octobre, en une seule génération. Didier WOLF.

Ischnure élégante (Ischnua elegans) : Voici une demoiselle qui n’a aucune difficulté à garder le ventre plat ! En effet, en grec, son nom se décompose de la manière suivante : ischnos (maigre, mince) et ura (ventre). Elle doit cette appellation à la finesse de son abdomen, comparé à celui des Calopteryx. Cette espèce peu exigeante se rencontre dans tous types de milieux humides, près d’eaux stagnantes à légèrement courantes. C’est une espèce pionnière par excellence : si vous aménagez une mare, ce sera sans doute une des premières libellules à la coloniser. Fabrice CADILLON.

Leste barbare (Lestes barbarus) : Ce zygoptère est une espèce réputée très adaptable et ubiquiste voire pionnière qui peut tolérer des conditions extrêmes que peu d’autres libellules peuvent supporter. Elle affectionne les eaux stagnantes, souvent temporaires, parfois saumâtres, toujours ensoleillées et a une attirance marquée pour les milieux humides temporaires qui s’assèchent tôt au début de l’été. Chez les deux sexes les ptérostigmas sont bicolores. Didier WOLF.

Leste verdoyant (leste virens) : Est une demoiselle (libellule au corps frêle) de couleur vert métallique à brun-cuivré sur tout son corps. Les ptérostigmas de ses ailes sont uniformément bruns à maturité ; ils peuvent s’éclaircir aux extrémités. Sa tête est bicolore, verte vers l’avant et jaune claire vers l’arrière. Le mâle arbore une pulvérulence bleue au niveau du neuvième et dixième segment abdominal. Les larves du Leste verdoyant vivent à faible profondeur dans les endroits ensoleillés des milieux stagnants à niveau d’eau variable, riches en végétation aquatique. On retrouve donc l’espèce dans des étangs peu profonds, des mares et des prairies inondables. On peut aussi la trouver dans des mares forestières bien éclairées. Les adultes restent essentiellement posés dans la végétation des rives. Les adultes comme les larves sont carnivores. Les larves de lestidés chassent à l’approche les petits invertébrés aquatiques. Les adultes sont capables d’attraper des proies volantes ou posées. Didier WOLF.

Onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatus) : Cette libellule doit son nom à son appendice anal (situé à l’extrêmité de l’abdomen), dont la forme n’est pas sans rappeler une pince à sucre. Elle apprécie les petits cours d’eau rapides et peu profonds entourés d’un substrat minéral (graviers, cailloux). Fabrice CADILLON.

Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum) : Une des libellules les plus fréquemment observées durant les mois d’été. Cette espèce doit son nom à la couleur rouge sang du mâle. La femelle présente des teintes cuivrées. Les oeufs du Sympétrum sanguin sont parmi les plus gros des libellules d’Europe. Ces derniers vont passer l’hiver sans se métamorphoser et ce n’est que pendant les mois de mars et avril l’année suivante qu’ils vont éclore. Les larves émergeront l’année suivante pour donner une nouvelle génération d’imagos volants. Fabrice CADILLON.

Crocothémis écarlate (Crocothemis erythraea) : C’est la seule espèce de libellule à être intégralement rouge, y compris les pattes. Cette espèce thermophile est peu exigeante sur son habitat mais craint les gels profonds. Elle devrait profiter du réchauffement climatique pour pousser plus au nord son aire de répartition. Fabrice CADILLON.

Aeschne affine (Aeshna affinis) : Est un petit Aeshnidé très coloré. Le mâle a l’abdomen bleu et noir, les yeux bleus et le thorax vert. La femelle est globalement brune et jaune sur tout le corps. Les cotés du thorax des imagos ont les sutures finement surlignées de noir, ce qui permet de les différencier des autres aeshnes. L’espèce affectionne les milieux aquatiques temporaires ou à fluctuation de niveau pour se reproduire, comme les étangs, les mares temporaires, les bras-morts, les gravières ou les prairies inondables. Les mâles se tiennent souvent perchés dans la végétation exposée au soleil pour se chauffer. Vole de mai à fin octobre. Didier WOLF.

Chevêche d’Athéna (Athena noctuae) : Rapace nocturne de taille très modeste (23 cm). Oiseau cavernicole, cette chouette nichait à l’origine dans les trous d’arbre mais elle s’est très bien adapté à nos vieilles constructions en pierres et elle n’est pas rare dans les fermes charentaises au bâti ancien et pourvu d’anfractuosités. La chevêche est la plus diurne de nos rapaces nocturnes et il est possible de l’apercevoir à tout moment de la journée même si elle préfère l’aube et le crépuscule. C’est une chouette très expressive sur le plan vocal : son chant est un miaulement aigü régulièrement répété aux limites de son territoire. Fabrice CADILLON.

Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) : Caractérisé par ses hochements de tête et son vol oscillant, ce limicole fréquente des zones humides variées. Migrateur, il s’observe isolement ou en petit groupe. Fin août, huit individus étaient présents sur la Touvre. En 2010 entre cinq et sept couples auraient nichés en Charente. L’espèce est considérée comme « en danger critique d’extinction » au niveau régional. Source:Les Oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) : Partiellement insectivore en été, cette espèce est essentiellement granivore. Elle fréquente les milieux découverts hors zones bâties et les landes broussailleuses. La Linotte est considérée comme « quasi menacée » en Poitou Charentes et vulnérable au niveau national. Source:Les oiseaux du Poitou-Charentes. Danièle RAINAUD.


Portfolio

Picride fausse épervière, 16_08_2018, Anville, Réjane Pâquereau Picride fausse vipérine, 17_08_2018, Bonneville, Réjane Pâquereau Myrtil sur Picride fausse épervière, 11_08_2018, Houlette, Réjane (...) C noir sur Picride fausse vipérine, 10_08_2018, Criteuil la Magdeleine, (...) Doryphore sur Picride fausse vipérine, 11_08_2018, Houlette, Réjane (...) Criquet vert-échine sur Picride fausse vipérine,11_08_2018, Houlette, Réjane (...) Campanule étalée, 07_2018, Albert & Monique BRUN Campanule étalée, 07_2018, Albert & Monique BRUN Lysimaque commune, 07_2018, Massignac, Albert & Monique (...) Lysimaque commune, 07_2018, Massignac, Albert & Monique (...) Sauge des prés_Salvia pratensis, 06_08_2018, Jauldes, Didier (...) Prunelle, 206_08_2018, Danièle RAINAUD Conocéphale gracieux, 10_08_2018, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Isodontia mexicana, 10_08_2018, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Isodontia mexicana, 10_08_2018, Criteuil-la-Magdeleine, Réjane (...) Guêpe maçonne, 10_08_2018, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Abeille charpentière, 08_2018, Brie, Albert & Monique BRUN Abeille charpentière, 08_2018, Brie, Albert & Monique BRUN Hespérie de l'alcée, 12_08_2018, Anais, Didier WOLF Hespérie de l'alcée, 12_08_2018, Anais, Didier WOLF Amaryllis, 08_2018, Saint-Laurent de Céris, Albert & Monique (...) Amaryllis, 08_2018, Saint-Laurent de Céris, Albert & Monique (...) Azuré du trèfle, Albert & Monique BRUN Azuré du trèfle, Albert & Monique BRUN Azuré des coronilles, 04_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Bleu-nacré, 05_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Bleu-nacré, 20_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Cuivré commun, 20_08_2018, Breuil-d'Anais, Didier WOLF Cuivré des marais, 17_08_2018, Anais, Didier WOLF Cuivré des marais, 17_08_2018, Anais, Didier WOLF Cuivré des marais, 17_08_2018, Anais, Didier WOLF Cuivré des marais, 13_08_2018, Anais, Didier WOLF Thècle du chêne, 04_08_2018, Anais, Didier WOLF Carte géographique, 17_08_2018, Anais, Didier WOLF Carte géographique, 10_08_2018, Magnac-sur-Touvre, Didier WOLF Machaon, 21_08_2018, Condéon, Fabrice CADILLON Silène, 26_08_2018, Danièle RAINAUD Mercure, 20_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Petit mars changeant, 02_08_2018, Puyréaux, Didier WOLF Petit mars changeant, 02_08_2018, Puyréaux, Didier WOLF Petit mars changeant, 02_08_2018, Puyréaux, Didier WOLF Tabac d'Espagne, 06_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Tabac d'Espagne, 06_08_2018, Jauldes, Didier WOLF Ischnure élégante, 21 08 2018, Condéon, Fabrice CADILLON Leste barbare, 11_08_2018, La Couronne, Didier WOLF Leste verdoyant, 11_08_2018, La Couronne, Didier WOLF Onychogomphe à crochets, 04_07_2018, Condéon, Fabrice CADILLON Onychogomphe à crochets, 04_07_2018, Condéon, Fabrice CADILLON Sympétrum sanguin, 21_07_2018, Condéon, Fabrice CADILLON Crocothémis écarlate, 04_07_2018, Condéon, Fabrice CADILLON Aeschne affine, 11_08_2018, La Couronne, Didier WOLF Aeschne affine, 11_08_2018, La Couronne, Didier WOLF Aeschne affine, 11_08_2018, La Couronne, Didier WOLF Chevêche d'Athéna, 16_07_2018, Péreuil, Fabrice CADILLON Chevalier guignette, 23_08_2018, Magnac-sur-Touvre, Danièle RAINAUD Linotte mélodieuse, 23_05_2018, Danièle RAINAUD
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