Photos du mois de Septembre 2019

mercredi 4 septembre 2019 par WOLF Didier (Bénévole)

Abutilon d’Avicenne (Abutilon theophrasti) : originaire d’Asie et notamment de Chine où elle est encore cultivée pour la production de fibres textiles, cette plante annuelle a été introduite par l’homme sur tous les continents, soit accidentellement, soit pour la culture. En Charente (ici la vallée de la Charente à Balzac) on la trouve dans les zones alluviales, hydromorphes, favorisée dans sa dispersion (les graines ont une grande résistance) par les cultures de maïs irrigué. Adventice des cultures, elle est considérée nuisible par les agriculteurs mais est cependant très mellifère (rien n’est tout blanc ou tout noir !). Jean-Pierre SARDIN.

Jussie rampante (Ludwigia peploides) : est une plante de la famille des Onograceae. C’est une plante herbacée rampante qui se développe à partir de rhizomes, avec une tige florale à port dressé mesurant jusqu’à 0,8 mètre de hauteur. Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, de couleur vert luisant, presque glabres en face supérieure, velues en face inférieure. Les fleurs, solitaires, sont portées par des pédoncules floraux rouges. Elles sont de couleur jaune vif. La floraison a lieu au début de l’été et dure jusqu’à l’automne. Le fruit est une capsule allongée. Elle se développe sous forme d’herbiers aquatiques très denses et parfois presque impénétrables, immergées ou émergées, en produisant des tapis de tiges plus ou moins rigides pouvant atteindre et même dépasser 6 m de long. Elle apprécie les eaux très ensoleillées, stagnantes ou à faible courants (mares, étangs jusqu’à 3 m de fond, cours d’eau à étiages sévères) et peut aussi coloniser les canaux, fossés, zones d’atterrissements, et différents types de zones humides. Elle est peu exigeante en termes de nutriments et de substrat (vases émergées, bancs de galets, gravières, etc.) mais sa croissance est plus rapide (très rapide) dans les milieux eutrophes. On a observé localement une colonisation de prairies humides. Elle est considérée comme une des espèces de plante aquatique envahissante les plus problématiques à l’échelle européenne pour les cours d’eau. À la manière des tapis de lentilles d’eau, elle concurrence la flore aquatique immergée en empêchant la pénétration de la lumière vers le fond et en occupant toute la niche écologique offerte par les nombreux habitats qui lui conviennent. Elle peut contribuer aux phénomènes de dystrophisation voire de zone morte : sa nécromasse produit en se décomposant dans une zone peu oxygénée une anoxie (déficit en oxygène) limitant ou empêchant dans cette zone la survie de la plupart des espèces animales. Source : http://www.conservation-nature.fr Didier WOLF.

Linaire commune (Linaria vulgaris) : cette Scrofulariée est une plante adventice vivace à rhizome rampant et à tige atteignant 50 cm de hauteur. Elle pousse dans les lieux secs, au bord des voies de chemin de fer, dans les champs, sur les murs, dans les haies et sur les lieux incultes, de la plaine à la montagne. La tige glabre, simple, à feuilles linéaires alternes ressemblant à celles du Lin, est terminée par une inflorescence en grappe dense. Les fleurs sont symétriques ; la corolle bilabiée est jaune avec un point orange à la gorge et un long éperon pointu à la base. Cette espèce est un exemple de pélorie, c’est-à-dire la formation anormale d’une fleur régulière au lieu d’une fleur symétrique au sommet de l’inflorescence. Floraison de juin à septembre. Le fruit est une capsule biloculaire ovoïde, à graines ailées, plus longue que le calice persistant. Didier WOLF.

Mélampyre des prés (Melampyrum pratense) : cette Orobanchaceae est une espèce variable. De ce fait, lorsque des populations présentent des fleurs de dimensions différentes, c’est qu’elles ne sont pas arrivées à la même époque. Le mélampyre des prés est une plante annuelle à ramification variable qui devient souvent noirâtre en séchant. C’est une hémiparasite, ce qui signifie qu’elle absorbe des substances nutritives à partir des plantes qui l’entourent. Ses graines germent en automne. Les semis hibernent et reprennent leur croissance le printemps suivant. Ainsi, l’espèce est une annuelle qui hiberne ou qui germe en automne. Didier WOLF.

Molène bouillon noir (Verbascum nigrum)  : cette plante produit une imposante hampe florale qui peut atteindre 50 cm à 1 m. Elle reste toutefois plus petite que sa cousine, la Molène bouillon blanc (Verbascum thapsus) qui peut culminer à 2 m. La fleur de la Molène bouillon noir se reconnaît à ses étamines aux longs poils pourpres qui contrastent joliment avec les pétales. Les feuilles sont lisses, brillantes, légèrement dentées, de couleur vert sombre et plus pâles sur le dessous. Elle pousse à mi-ombre sur des sols assez pauvres : bords de routes, remblais, le long des haies et dans les prairies sèches. Fabrice CADILLON.

Lampourde épineuse (Xanthium spinosum) : Pour une fois, pas de problème de détermination pour cette plante à l’aspect de "chardon". La présence de très longues épines jaunes dites trifides ou trifurquées (à 3 branches) à la base des feuilles la rend tout à fait unique. Le feuillage est vert à nervures blanches sur le dessus, argenté au revers et les fruits sont en forme de capsules hérissées d’épines crochues comme pour la Lampourde glouteron. Deux graines dans chaque capsule, la première germe en été, assez tard en saison, la seconde pas avant la 2e ou la 3e année, voire plus selon les endroits. Les remblais, les terrains perturbés, certaines pâtures dégradées - vue ici le long d’un chemin, en bordure d’un champ de tournesol - cette Lampourde épineuse est une adventice nitrophile très tolérante à la chaleur et à la sécheresse. Une belle sud-américaine, introduite dans le Midi au 17e siècle, porteuse d’épines à plus d’un titre et relativement rare dans la région. Réjane Pâquereau.

Lampourde glouteron (Xanthium strumarium) ou Lampourde commune : une annuelle de haute taille, adventice des champs de tournesol dans la Sud-Ouest, vue ici en bordure d’un champ de maïs. La plante est vigoureuse, à tiges robustes, ramifiées, et à grandes feuilles triangulaires (le Phanéroptère méridional apprécie pour le bain de soleil !), le tout couvert d’une pubescence assez rude. Les fleurs verdâtres sont regroupées en capitules de sexes séparés, les mâles au-dessus. A maturité, les fruits ressemblent à des capsules ovales hérissées d’épines crochues et contiennent normalement 2 graines. Sa ressemblance avec le Datura stramoine lui a valu son nom d’espèce : strumarium = "semblable au stramoine" mais la Lampourde n’en a pas la forte toxicité. C’est une plante de friches, une "mauvaise herbe" qui apprécie les sols nus et chauds et qui est particulièrement sensible à l’oïdium, ce qui explique en partie sa rareté. Xanthium strumarium (Lampourde glouteron), eurasiatique, en régression ou Xanthium orientale subsp. italicum (Lampourde d’Italie), N. américain, naturalisé en expansion, les fruits sont à revoir à maturité, selon leur taille et leur aspect, les deux espèces similaires se partageant désormais les territoires. Petite Bardane, Herbe aux écrouelles,… le Glouteron est une sauvage peu souvent rencontrée dans la région. Réjane Pâquereau.

Stramoine (Datura stramonium) : cette Solanaceae est aussi appelée : chasse-taupe, endormeuse, herbe du diable, herbes-aux-taupes, pomme-épineuse, pomme poison, stramoine, trompette des anges ou trompette de la mort, faisant référence à la forme de la fleur ou à la toxicité de ses fruits. Ses graines sont chargées en alcaloïdes tropaniques, qui sont communs à de nombreuses plantes de la famille des Solanaceae. Elle est particulièrement vénéneuse, c’est la plus toxique de l’ensemble des solanacées, surtout les feuilles et les graines. De petites quantités suffisent pour déclencher une intoxication grave, l’ingestion de 4 à 5 g de feuilles suffit pour tuer un enfant. Il est utile dans la lutte contre les doryphores pour le maraichage. Il attire les doryphores qui y pondent, les œufs éclosent et les jeunes larves s’empoisonnent en se nourrissant de la plante. Didier WOLF.

Cabaret-des-oiseaux (Dipsacus fullunum) : cette Dispacée bisannuelle, élabore la première année une rosette de feuilles oblongues et persistantes, puis la seconde année, une très longue tige florale (qui peut parfois dépasser 2 m de hauteur). Autour de celle-ci, les feuilles, rugueuses, lancéolées, sont incurvées et soudées. Elles forment ainsi des coupes qui retiennent les gouttelettes (celles de la rosée ou de la pluie). Un réservoir naturel qui peut retenir 1 l d’eau qui est fréquenté par les insectes et nombre d’oiseaux, notamment des chardonnerets. Ce qui lui a valu une des surnoms souvent poétiques : « cabaret des oiseaux », « lavoir de Vénus »… Les petites fleurs lila apparaissent la deuxième année et s’épanouissent en juillet-août, en couronnes régulières. Didier WOLF.

Balsamine des bois (Impatiens noli-tangere L.) : cette plante herbacée, annuelle, appartenant à la famille des Balsaminacées, possède des tiges ramifiées et dressées, renflées au niveau des noeuds. Ses feuilles alternes, pétiolées, et minces sont grossièrement dentées. Ses inflorescences en grappes axillaires sont composées de 3 à 6 fleurs jaunes pendantes. Ces dernières sont constituées d’un calice caduc à 5 sépales et d’une corolle à 5 pétales inégaux (dont 4 sont soudés 2 par 2). Les fruits sont des capsules oblongues qui, à maturité et au moindre contact projettent leurs graines alentour. La Balsamine des bois pousse dans les bois frais, les berges des cours d’eau, les ravins humides et les chemins forestiers, en exposition ombragée ; sa floraison s’étale de juin à août. En France, cette belle Balsamine est la seule espèce indigène. Comme les autres plantes héliophiles des berges des cours d’eau notamment, elle peut être menacée par une espèce introduite, la Balsamine de l’Himalaya, qui occupe parfois son habitat. Albert & Monique BRUN.

Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe L.) : la Pulmonaire des marais est une plante vivace à tige simple. Ses feuilles linéaires à lancéolées ont un limbe mince marqué d’une nervure principale. Ses fleurs dressées, de couleur bleu-azur foncé, sont regroupées à l’aisselle des feuilles supérieures. L’intérieur de la corolle est orné de stries et de ponctuations vertes. En France sa répartition est inégale. Toutefois la Pulmonaire des marais reste rare (parfois inexistante) dans beaucoup de départements et régresse dans toutes les stations de plaine. Elle croît dans les bas-marais, les landes tourbeuses et les tourbières et cette espèce est aussi la plante-hôte exclusive d’un papillon, l’azuré des mouillères ; toutefois, celui-ci est inconnu des stations de gentianes charentaises depuis 1984 mais est présent en Vienne et Haute-Vienne. Sources : Flores diverses, Papillons de jour du Poitou-Charentes Poitou-Charentes Nature Albert & Monique BRUN.

Cicadelle blanche ou Cicadelle pruineuse (Metcalfa pruinosa) : n’est pas une "Cicadelle" mais un Fulgoride de la famille des Flatidés, un insecte piqueur-suceur très polyphage qui se développe sur plusieurs centaines de plantes-hôtes. Originaire d’Amérique du Nord, il a été introduit accidentellement en Italie dans les années 1980 et s’est rapidement propagé dans le Sud-Est de la France et au-delà actuellement. La Cicadelle pruineuse passe l’hiver sous forme d’oeufs blanchâtres, allongés, d’environ 1mm. Ces oeufs donnent naissance à des larves d’avril à juillet selon les conditions climatiques, des larves "pruineuses" regroupées en colonies sous la face inférieure des feuilles ou en "manchons de larves" autour des tiges. Elles sont aplaties, recouvertes d’une cire filamenteuse blanchâtre qu’elles sécrètent, ce qui leur donne un aspect plumeux. Ce sont les adultes alignés en chapelets sur les tiges des orties ou des ronces qui ont attiré mon attention. Ils se nourrissent de la sève des rameaux (dégâts directs) mais surtout leurs sécrétions abondantes favorisent l’apparition de fumagine, un champignon saprophyte (dégâts indirects), ceci en cas de pullulation sur certaines cultures (espèces fruitières, vignes). Un ravageur donc pour l’agriculture mais une aubaine pour l’apiculture, leur miellat attirant divers hyménoptères dont les abeilles qui le transforment en miel. Le miel de Metcalfa est le seul à porter un nom d’insecte, un miel de miellat "exceptionnel et rare", riche en oligo-éléments mais dont la récolte est de plus en plus aléatoire (lutte biologique avec introduction d’un parasitoïde américain). Si les fourmis sont également grosses consommatrices de leur miellat, les lézards eux se régalent de l’insecte adulte comme d’une manne inespérée. Réjane Pâquereau.

Scolie hirsute (Scolia hirta) : une guêpe solitaire et discrète, rapidement identifiable à ses larges bandes jaunes sur les 2e et 3e segments abdominaux. Les ailes sont brun-noir irisées de bleu. L’espèce apprécie les sites chauds à végétation clairsemée et au coeur de l’été, de juillet à septembre, il suffit quelquefois de repérer Cirse des champs ou Panicaut champêtre pour espérer en voir une… même "endormie" accrochée par une patte ! Comme pour les autres Scoliidés, leurs larves se développent sous terre, en parasites de diverses larves de Coléoptères. En effet, la femelle creuse la terre pour aller piquer et paralyser sans la tuer une larve de Cétoine par exemple puis pond un oeuf dessus. Une grosse larve qui servira de réserve de nourriture à sa progéniture. Dans la même famille, la Scolie à front jaune est un des plus grands hyménoptères d’Europe. Présente dans le Médoc, à rechercher chez nous, on peut la confondre avec le Frelon asiatique mais si elle dispose d’un dard, elle est totalement pacifique et participe elle aussi à la pollinisation des fleurs. Réjane Pâquereau.

Sphex gryllivore (Sphex funerarius) : tout aussi avide de nectar que la Scolie hirsute, tête et thorax noirs à pilosité blanche et partie avant de l’abdomen brun rouge. Les pattes sont noires pour le mâle, en partie rouges pour la femelle, un signe distinctif essentiel pour l’espèce. C’est une puissante guêpe fouisseuse. Les nids creusés dans le sol sablonneux comportent une galerie principale oblique dans laquelle s’ouvrent de 1 à 4 cellules d’élevage. Une seule femelle peut creuser jusqu’à une dizaine de nids. Dans chaque cellule, un oeuf est pondu sur une première proie paralysée et de 3 à 5 proies supplémentaires seront amenées afin de nourrir les larves. Ces proies, ce sont des formes juvéniles de Grillons (d’où le non de "gryllivore"), de Sauterelles ou de Criquets. Chaque cellule est murée, l’ensemble recouvert de déblais. Seul Sphex à sortir de la région méditerranéenne, Sphex funerarius semble en expansion en Europe et bien présent dans la région. L’occasion d’en observer la femelle lorsqu’elle transporte ses proies, souvent plus grosses qu’elle, ou qu’elle s’affaire à obturer l’entrée de son nid avec un caillou. Réjane Pâquereau.

Sphex du Mexique (Isodontia mexicana) : un autre Sphex originaire d’Amérique du Nord, entièrement noir, introduit en France dans les années 1960 et aisément repérable comme ici sur Panicaut champêtre. Ce Sphex est également spécialisé dans la capture des Orthoptères et comme pour le Sphex gryllivore, la ponte a lieu sur la proie paralysée qui nourrira la larve, dans une cavité d’un arbre ou d’une construction. Réjane Pâquereau.

Echinomyie grosse (ou "grosse taquine ?") (Tachina grossa) : cette superbe tachinaire est la plus grosse mouche d’Europe (15 à 18 mm). Elle est un peu plus rare que sa cousine Tachina fera. Couverte de poils raides, avec la base des ailes, la face et la nuque jaune d’or, elle a des allures de bourdon. Présente ici dans une ancienne culture de sarrasin (Fagopyrum esculentum) de la vallée de la Charente, elle se nourrit de nectar. Elle pond sur les plantes nourricières de Noctuelles et de Bombyx, ou directement sur les chenilles dont ses larves se nourrissent. Sa répartition en France, probable en plaine sur l’ensemble du pays, est cependant encore assez mal connue. L’adulte vole de fin juin à septembre et fréquent divers milieux (landes et prairies, bois clairs…). Jean-Pierre SARDIN.

Bourdon des champs ou bourdon roux, bourdon des bocages (Bombus pascuorum) : est reconnaissable à la touffe de poils roux un peu ébouriffés qu’il arbore sur la partie supérieure du thorax. Il se rencontre généralement dans les herbes basses et en lisières de forêts, et nidifie dans le sol. Il joue un rôle très important de pollinisateur. Il cherche le pollen dans les fleurs, et sa langue est assez longue pour le trouver dans des fleurs profondes. C’est l’un des derniers bourdons actifs dans l’année et il n’est pas rare de le rencontrer jusqu’au mois de novembre. Didier WOLF.

Criquet des bromes (Euchorthippus declivus) : cette espèce plutôt mésophile est courante en Charente. On la rencontre dans les pelouses à graminées (bromes), les friches et les jachères. Danièle RAINAUD.

Carte géographique (Araschnia levana) : Nymphalidés, cette petite vanesse a la particularité de se présenter sous deux formes de colorations différentes, l’une printanière et l’autre estivale. En raison de ce dimorphisme saisonnier, les imagos de la génération printanière ont les ailes orangées avec des tâches noires (f. levana), ceux de la génération estivale ont les ailes noires avec des bandes blanches (f.prorsa). La carte géographique pond ses oeufs en les accrochant les uns sur les autres pour former une petite tige fixée sous les feuilles de l’ortie, la seule plante-hôte pour notre région. Ce "procédé" est unique parmi les Rhopalocères français. L’imago vole en trois générations, avec deux pics de vol, un en juin, l’autre en août. Ce papillon a un comportement territorial, il vole généralement à faible hauteur et n’hésite pas à chasser tout intrus. Cette espèce a une préférence pour les milieux frais, comme les berges de rivières ou d’étangs, les prairies inondables, les allées forestières et les clairières. C’est un des rares papillons dont l’aire de répartition s’est étendue," à la fois vers le nord et vers le sud ". Les principales causes de régression pesant sur la plus petite vanesse européenne résident principalement dans le fauchage et les traitements chimiques de sa plante-hôte, l’ortie, et la destruction des zones humides. Sources : Papillons de jour du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes-Nature, https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte…). Albert & Monique BRUN.

Flambé (Iphiclides podalirius) : Papilionidés, est un de nos plus grands papillons de jour présents en France, il peut mesurer de 50 à 70 mm à taille adulte. Son corps, ses antennes et ses yeux sont noirs. Ses ailes antérieures blanchâtres à jaunâtres possèdent 7 lignes transversales noires. Ses ailes postérieures, ornées de 4 taches bleues, sont prolongées par une queue effilée. Les plantes hôtes de sa chenille sont principalement des arbustes de la famille des Rosacées : le Prunellier, les Pruniers, les Pêchers, l’Amélanchier et les Aubépines. Ce papillon vole en plaine d’avril à septembre en 2 générations (une seule en montagne mais jusqu’à 3 en région méditerranéenne). Le Flambé fréquente les coteaux, les pelouses sèches et rocailleuses, les clairières ensoleillées, les prairies, les haies, les vergers et les jardins fleuris et non traités. Il est répandu et souvent abondant dans le sud de la France, en régression de la région parisienne vers le nord. Ce beau voilier est très touché par l’intensification des cultures et des élevages, par l’abandon des techniques agro-pastorales. La restauration des pelouses sèches et d’une manière générale, la réhabilitation de son habitat sont indispensables à la préservation de cette belle espèce. Albert & Monique BRUN.

Silène (Brintesia circe) : voici un grand et beau papillon répandu et pourtant assez méconnu. Il faut dire que, lorsqu’il est posé ailes fermées sur une écorce ou des feuilles mortes, son mimétisme est particulièrement efficace. C’est un papillon des lieux chauds, sec et herbus comprenant quelques arbres : coteaux rocailleux arborés, bois clairs, clairières, pelouses sèches, etc… Il vole de mai à octobre avec deux pics d’activité fin juin et fin août. Entre ces deux pics d’activités ce papillon s’éloigne de son lieu de naissance pour aller pondre jusqu’à 20 % de ses œufs loin de son biotope d’origine. Alors, dit-on le ou la silène ? Réponse : c’est un nom masculin ! Fabrice CADILLON.

Petit Nacré (Issoria lathonia) : est un Nymphalidae. Le dessus des ailes est fauve orangé, plus ou moins suffusé d’olivâtre, avec trois rangées de taches noires arrondies. Le revers des ailes postérieures avec de grandes taches argentées à bords nets. La chenille est longue d’environ 4 cm, elle est de couleur brun grisâtre avec des bandes longitudinales blanches et des verrues rouges portant des épines rouge orangé. Il fréquente les milieux ouverts et lacunaires, et notamment les pelouses sèches, les friches agricoles, les champs en jachères et les cultures extensives. On le retrouve surtout dans les endroits chauds secs et sablonneux.Il peut avoir jusqu’à trois générations par an, étalées d’avril à octobre. Didier WOLF.

Naïade au corps vert (Erythromma viridulum) : le mâle a les yeux de couleur rougeâtre, le côté du thorax et une partie de l’abdomen bleus : ces caractéristiques ne sont partagées qu’avec la Naïade aux yeux rouges (Erythromma najas) dont il se différencie par l’extrémité de son abdomen -dixième segment- sur laquelle on observe un ’x’ noir caractéristique ainsi que par sa taille inférieure. La femelle a le côté du thorax et le dessous du corps bleu ou vert. Cette espèce occupe différents types d’eaux stagnantes et courantes bien ensoleillées, de préférence riches en végétation immergée et flottante. Après l’accouplement, la ponte est effectuée en tandem. La femelle peut être complètement immergée entrainant avec elle le mâle parfois pendant plusieurs dizaines de minutes. Didier WOLF.

Naïade aux yeux bleus (Erythromma lindenii) : Il est le seul agrion à avoir 3 traits (bleus ou bleu-vert) disposés parallèlement à l’axe passant par les deux yeux (sur le dessus et en arrière de la tête). Le mâle est de couleur dominante bleue (avec les yeux d’un bleu vif et dense chez le mâle adulte) alors que la femelle est de dominante jaune-verdâtre avec une tache bleuâtre sur l’abdomen. Le mâle présente sur le dessus des premiers segments S1 et S2 chaque fois un dessin noir en forme de calice2 ; ses cercoïdes sont longs et recourbés (d’où l’un de ses noms vernaculaires). Le mâle immature a des couleurs plus proches de celles de la femelle. Il apprécie les eaux stagnantes ou à faible courant (lacs, étangs, gravières, canaux, rivières, fleuves lents) et riches en végétation. On observe les imagos de fin mai à la 3e semaine de septembre au-dessus des mares ou à leurs alentours. Didier WOLF.

Ischnure élégante (Ischnura elegans) : une des demoiselles les plus fréquentes. En effet, il s’agit d’une espèce ubiquiste, c’est à dire présente dans des habitats très variés. C’est même une espèce pionnière, souvent la première à coloniser une nouvelle zone humide. Sa période de vol s’étire d’avril à mi-octobre, avec un pic en juin-juillet. Il est à noter que les femelles de cette espèce peuvent avoir des colorations assez différentes : vert, bleu, violet ou même rose. Fabrice CADILLON.

Trithémis pourpré (Trithemis annulata) : cette libellule très colorée illustre bien le réchauffement climatique. Espèce d’origine africaine, elle a été découverte en Espagne en 1978 , en France continentale en 1994, dans le sud du Poitou-Charentes en 2005 et en Charente en 2016. Le mâle se reconnaît facilement à sa couleur vineuse. La femelle est moins colorée mais la tache jaune à la base de l’aile antérieure est un bon indice. Cette libellule colonise les milieux souvent eutrophes et artificiels : gravières, sablières, étangs de loisirs, lagunages. Sa période de vol est tardive, avec une émergence en mai-juin et un pic d’activité en septembre. Fabrice CADILLON.

Orthétrums réticulé (Orthetrum cancellatum) : il s’agit ici d’un "coeur copulatoire". Le mâle -à gauche- agrippe la tête de la femelle -à droite- à l’aide de ses appendices anaux : les deux insectes forment alors un tandem. Puis, la femelle qui accepte l’accouplement replie son abdomen vers l’avant et, avec l’aide du mâle qui la ramène sous lui, les deux partenaires mettent en contact leurs pièces copulatrices pour former le coeur copulatoire. Cette position acrobatique ne les empêche pas de voler et l’accouplement est possible en vol comme posés. C’est une espèce ubiquiste et pionnière donc très répandue. Sa période de vol s’étire d’avril à début octobre, avec un pic d’activité entre mi-juin et mi-juillet. Fabrice CADILLON.

Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum) : cette espèce assez commune est présente sur les cours d’eaux à courant lent comme en eau stagnante. Elle apprécie les mares temporaires et les milieux aquatiques riches en végétation. On peut l’observer de juin jusqu’en novembre. Danièle RAINAUD.

Couleuvre à collier (Natrix natrix) : C’est la couleuvre la plus fréquente, elle est présente dans toute la France. Elle est semi-aquatique, c’est à dire qu’elle vit à proximité de l’eau, pouvant nager, et plonger dans celle-ci. Etant jeune, elle fréquente les mares, étangs, rivières et lacs, à la recherche de nourriture. Cependant, il se peut que les sujets adultes quittent ce biotope pour vivre complètement à l’écart de points d’eau. Cela explique sa présence presque partout en France. Ovipare, elle s’accouple une fois au printemps, fin avril ou courant mai, et une deuxième fois à l’automne. Elle peut pondre de 10 à 30 oeufs, qui écloront début septembre. Les petits mesurent alors une quinzaine de centimètres et sont très vulnérables. Elle passe l’hiver dans des galeries ou des abris naturels de fin octobre à début mars . Souvent plusieurs couleuvres, jeunes et âgées, hivernent ensembles. Elle chasse le jour, souvent dans l’eau. Aux heures de grandes chaleurs, elle peut se reposer pour se réchauffer au soleil, ou attendre calmement dans l’eau fraîche. Pour se défendre, elle donne des coups de tête et envoie un liquide nauséabond. Elle peut aussi se servir de ce dernier en faisant la morte, le prédateur va alors croire alors que le serpent est mort depuis quelques jours et va partir en le laissant. Elle nage avec aisance, la tête hors de l’eau. Elle plonge et peut rester une quinzaine de minutes dans l’eau. Didier WOLF.

Grenouille rousse (Rana temporaria) : Elle a un museau aplati et arrondi sur une large tête avec de grands yeux globuleux placés au sommet, qui lui permettent de voir dans toutes les directions. Leur pupille est horizontale. Juste derrière leurs yeux les tympans sont englobés dans une tache noire. Les mâles possèdent des sacs vocaux internes. La peau de leur dos est lisse et sans verrues, elles sont de couleur rousse, parfois verte, jaunâtre, grise ou brune, avec des taches foncées. Le ventre est clair, avec, chez certains individus, des taches sombres ou rouges. Il est très courant que les femelles aient le ventre beaucoup plus coloré que le mâle. Elle est aquatique mais ne reste pas pour autant toute la journée dans l’eau. Elle très solitaire et ne vit jamais en groupe. Elle se déplace par des sauts et des petits bonds. Elle commence son hibernation dans la boue au fond de l’eau en novembre et la termine en février. Les individus pas encore adultes hibernent sur la terre ferme, dans des abris humides sous les pierres ou les troncs abattus. Didier WOLF.

Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) : est une chauve-souris de taille moyenne, au pelage long et sombre. Ses oreilles sont larges, aux bords internes soudés en leur milieu. Elle est très sensible aux perturbations de son habitat. Sa taille est comprise entre 4 et 6 cm, pour une envergure de 26 à 29 cm et un poids de 6 à 13,5 g. Son régime alimentaire est très spécifique, puisqu’elle se nourrit presque exclusivement de microlépidoptères qu’elle localise essentiellement avec ses ultrasons au rythme irrégulier, de 30 à 35 kHz FM abrupte. Elle se nourrit accessoirement de diptères et petits coléoptères. Son mode de vol est rapide et agile. Sa maturité sexuelle est atteinte la 2e année et la copulation a lieu durant l’automne et l’hiver. Cette espèce a une espérance de vie de 23 ans. Espèce solitaire, la barbastelle d’Europe fréquente en été les régions boisées et les massifs forestiers qui sont son terrain de chasse. Elle s’abrite dans les arbres ou sous les toits. On la trouve aussi dans les bâtiments (volets, double poutres). Bien résistante au froid, en hiver elle se réfugie dans les grottes, et les caves. Sa zone de répartition est l’Europe occidentale, sud de l’Angleterre, en Norvège et Suède. L’espèce est déclarée « vulnérable » en 1996 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En 2008 son statut est réévalué en « quasi-menacée ». Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Barba…. Didier WOLF.

Renard roux (Vulpes vulpes) : appelé Goupil au Moyen Âge, ce Canidé de taille moyenne au régime alimentaire omnivore est répandu dans tout hémisphère nord. Il est très opportuniste, ce qui lui permet de s’adapter à des milieux très différents et de modifier son alimentation suivant le mois de l’année. Injustement classé comme nuisible, car il rend d’inestimables services en capturant de 5.000 à 10.000 rongeurs par an, le renard aurait pu être menacé compte tenu de la chasse effrénée dont il a été victime pour sa réputation de tueur de poules, et pour être porteur de la rage. Il a été scientifiquement établi que plus il était chassé, plus sa capacité de reproduction augmentait pour compenser les pertes. Didier WOLF.

Barge à queue noire (Limosa limosa) : l’un des plus grands et des plus élégants limicoles européens. Ses grandes pattes et son grand bec lui permettent de sonder profondément la vase, parfois avec de l’eau jusqu’au ventre, pour y trouver vers, mollusques et graines. Elle niche de mai à juillet dans des prés humides, en pondant 3 à 4 oeufs par an. Fabrice CADILLON.

Aigrette garzette (Egretta garzetta) : depuis fin août, cet élégant échassier est observable sur l’un de ses sites privilégiés d’hivernage en Charente. Et ce pour mon plus grand plaisir. Danièle RAINAUD.


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Abutilon d'Avicenne, 14_08_2019, Jean-Pierre SARDIN. Abutilon d'Avicenne, 14_08_2019, Jean-Pierre SARDIN. Jussie rampante, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Jussie rampante, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Linaire commune, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Linaire commune, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Mélampyre des prés, 13_08_2019, Cellefrouin, Didier WOLF Molène bouillon noir, 27_08_2018, Fabrice CADILLON Molène bouillon noir, 27_08_2018, Fabrice CADILLON Lampourde épineuse 1, 02_08_2019, Barbezieux, Réjane Pâquereau Lampourde épineuse 2, 02_08_2019, Barbezieux, Réjane Pâquereau Lampourde glouteron 1, 11_08_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Lampourde glouteron 1, 11_08_2019, Voulgézac, Réjane Pâquereau Stramoine, 10_08_2019, Jauldes, Didier WOLF Cabaret-des-oiseaux, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Balsamine des bois, 30_07_2019, Cherves-Châtelars, Albert & Monique (...) Balsamine des bois, 30_07_2019, Cherves-Châtelars, Albert & Monique (...) Balsamine des bois, 30_07_2019, Cherves-Châtelars, Albert & Monique (...) Gentiane pneumonanthe, 06_08_2019, Torsac, Albert & Monique (...) Gentiane pneumonanthe, 06_08_2019, Torsac, Albert & Monique (...) Gentiane pneumonanthe, 06_08_2019, Torsac, Albert & Monique (...) Cicadelle pruineuse 1, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Cicadelle pruineuse 2, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Cicadelle pruineuse 3, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Scolie hirsute 1, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Scolie hirsute 2, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Scolie hirsute 3, 12_08_2019, Angeac-Charente, Réjane Pâquereau Sphex gryllivore 1, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Sphex gryllivore 2, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Sphex du Mexique 1, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Sphex du Mexique 2, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Sphex du Mexique 3, 06_08_2019, Gensac-la-Pallue, Réjane Pâquereau Echinomyie grosse_ou "grosse taquine, 14_08_2019, Jean-Pierre (...) Bourdon des champs, 16_08_2019, Anais, Didier WOLF Bourdon des champs, 16_08_2019, Anais, Didier WOLF Criquet des bromes, Danièle RAINAUD Carte géographique, génération estivale, 14_08_2019, Combiers, Albert & (...) Flambé, 31_07_2019, Roumazières-Loubert, Albert & Monique (...) Flambé, 31_07_2019, Roumazières-Loubert, Albert & Monique (...) Silène 1, 26_08_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Silène 2, 26_08_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Silène 3, 26_08_2019, Péreuil, Fabrice CADILLON Petit Nacré, 13_08_2019, Jauldes, Didier WOLF Petit Nacré, 13_08_2019, Jauldes, Didier WOLF Naïade au corps vert, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Naïade au corps vert, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Naïade au corps vert, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Naïade aux yeux bleus, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Naïade aux yeux bleus, 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Ischnure élégante, 08_08_2019, Blanquefort, Fabrice CADILLON Trithémis pourpré 1, 08_08_2019, Blanquefort, Fabrice CADILLON Trithémis pourpré 2, 08_08_2019, Blanquefort, Fabrice CADILLON Orthétrums réticulé 1, 08_08_2019, Blanquefort, Fabrice CADILLON Orthétrums réticulé 2, 08_08_2019, Blanquefort, Fabrice CADILLON Sympétrum rouge sang, 15_08_2019, Danièle RAINAUD Couleuvre à collier , 16_08_2019, Balzac, Didier WOLF Grenouille rousse, 16_08_2019, Anais, Didier WOLF Barbastelle d'Europe, 22_08_2019, Anais, Didier WOLF Barbastelle d'Europe, 22_08_2019, Anais, Didier WOLF Barbastelle d'Europe, 22_08_2019, Anais, Didier WOLF Barbastelle d'Europe, 22_08_2019, Anais, Didier WOLF Barbastelle d'Europe, 22_08_2019, Anais, Didier WOLF Renard roux, 10_08_2019, Anais, Didier WOLF Barge à queue noire, 09_08_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Barge à queue noire, 09_08_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Barge à queue noire, 09_08_2019, Le Teich, Fabrice CADILLON Aigrette garzette, 30_08_2019, Danièle RAINAUD Abutilon d'Avicenne, 14_08_2019, Jean-Pierre SARDIN.
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