Photos du mois de Septembre 2020

lundi 7 septembre 2020 par WOLF Didier (Bénévole)

Scille d’automne (Prospero autumnale) (L.) Speta : famille : Asparagacées. Cette plante vivace à gros bulbe blanchâtre est composée d’une tige dressée grêle, beaucoup plus longue que les feuilles étroites, linéaires, toutes basales, n’apparaissant qu’après la floraison. L’inflorescence est composée d’une grappe de fleurs bleu-lilacé, roses, parfois blanches, s’allongeant en cours de floraison ; la corolle à 6 tépales est étalée en étoile pendant la floraison. Les fruits sont de petites capsules arrondies. Cette plante fleurit d’août à septembre et croît sur les rochers, les pelouses rocailleuses et sablonneuses. Son abondante floraison égaye agréablement les pelouses sèches en fin d’été comme c’est le cas cette année. Albert & Monique BRUN.

Molène blattaire (Verbascum blattaria) L. : famille : Scrophulariacées. La Molène blattaire, appelée "Herbe aux mites"*, est une plante herbacée bisannuelle, glabre dans le bas, pubescente et glanduleuse dans le haut. La tige grêle, anguleuse, est peu ramifiée. Les feuilles basales sont courtement pétiolées, crénelées et souvent pennatifides ; les feuilles caulinaires, alternes, sont moins découpées et embrassantes. Toutes sont vertes et glabres. L’inflorescence est formée d’une longue grappe glanduleuse de fleurs jaunes à 5 étamines à filet couvert de poils violets ; les fleurs solitaires à l’aisselle des bractées sont tachées de violet à la base. Le calice est composé de 5 sépales linéaires lancéolés, soudés à la base. La floraison s’étale de juin à août. Cette espèce croît dans les friches, les bords de chemins ou dans les terrains inondables généralement en sol sableux et graveleux plus ou moins humides. Selon Pline l’Ancien, le fait de répandre cette plante sur le sol éloignait les mites et les cafards. Albert & Monique BRUN.

Aspilate ochracée (Aspitates ochrearia) Rossi : Geometridae. L’Aspilate ochracée, de 22-36 mm d’envergure, a les ailes antérieures jaunâtres à jaune-soufre piquetées généralement d’écailles brunes. Elle possède 1 tache discale brune sur chaque aile, et 2 lignes transversales ; la plus longue des lignes n’atteint pas l’apex de l’aile. L’aile postérieure est blanc jaunâtre à point discal et ligne transversale gris-brun clair. La couleur et l’ampleur des dessins sont variables. Elle affectionne particulièrement les coteaux xérothermiques mais se rencontre aussi sur le littoral, jusqu’en moyenne montagne. C’est une espèce d’Europe méridionale répandue jusqu’en Asie. En France, elle est surtout méridionale et atlantique ; elle semble être en forte régression en région parisienne. Le papillon vole de jour en deux générations (mai et août) voire trois, en septembre dans le sud de la France. La chenille hiberne ; ses plantes nourricières sont les Scabieuses, les Thyms, les Lavandes, les Carottes… Albert & Monique BRUN.

Noctuelle dysodée (Hecatera dysodea) : cette Noctuidae est présente en Europe, sauf le nord-est. En France, on la rencontre un peu partout mais moins fréquemment dans le nord. Thermophile, se rencontre dans les milieux les plus divers jusque près des habitations. Elle a les ailes de couleur grisâtres à beigeâtres, avec une bande médiane plus sombre délimitée par des lignes en dents de scie rebordées de blanc. Elle possède des zones à écailles dorées : deux lignes sur le thorax, quelques petites zones à la base des ailes, le bord interne de la bande médiane, le contour de l’orbiculaire et de la réniforme et une série de points soulignant la ligne marginale. Espèce plurivoltine entre avril-septembre. Didier WOLF.

Noctuelle gris-de-lin (Epilecta linogrisea) : cette Noctuidae se rencontre un peu partout France, y compris en Corse, mais elle est discrète et localisée. Thermophile, elle occupe les coteaux herbeux bien exposés, les bois clairs et chauds, les pentes sèches et rocailleuses de moyenne montagne à végétation arbustive clairsemée et les friches sur substrat sablonneux. Période de vol : Juin à Octobre. Espèce univoltine. Source : papillon-poitou-charentes.org. Didier WOLF.

Phalène de la Mancienne (Crocallis elinguaria) : cette Geometridae est répandue depuis le Maroc jusqu’au Kazakhstan en passant à travers l’Europe. Elle est présente partout en France. Ses habitats sont variés notamment les bois clairs, les jardins jusque vers 1600 m d’altitude. Présente une bande médiane avec un point cellulaire bien marqué. Période de vol : juillet-août. Espèce univoltine. Source : papillon-poitou-charentes.org. Didier WOLF.

Porcelaine (Pheosia tremula) : Notodontidae Eurasiatique. D’apparence et de répartition proches de celles de P. gnoma. S’en distingue notamment par sa plus grande taille, sa tache blanche triangulaire (des ailes antérieures) plus allongée et ses ailes postérieures plus blanches. Moins strictement confinée, elle peut également fréquenter des régions plus chaudes comme les abords de cours d’eau dans les garrigues du sud de la France. Période de vol : Avril-Juin ; Août-Septembre. Espèce bivoltine. Source : papillon-poitou-charentes.org. Didier WOLF.

Zeuzère du Poirier (Zeuzera pyrina) : est connue de toute l’Europe, et n’a qu’une génération annuelle, comme tous les Cossidae. Présent jusqu’à 1200 m en montagne, ce papillon vole de juin à septembre. Il peut se rencontrer quasiment partout, y compris dans les parcs et jardins, et plus encore dans les vergers où la chenille peut causer de sérieux dégâts. Elle est en effet xylophage, comme le sont toutes les chenilles de Cossidae, et par-delà les pommiers et poiriers ( ses essences fruitières préférées ! ), elle s’attaque à plus de 150 espèces de feuillus, arbres et arbustes, y compris ornementaux. Source : insectes-net.fr Didier WOLF.

Argus bleu-nacré (Lysandra coridon) : Plus "blanc" à l’envol, un seul coup d’oeil permet "normalement" de le distinguer de l’Argus bleu-céleste, son presque sosie beaucoup plus commun mais la quête se révèle souvent infructueuse. Si au début du 20e siècle, l’espèce était encore répandue et abondante par places dans la partie calcaire de la région (Gelin et Lucas, 1912), la régression constatée semble se poursuivre, surtout là où ses populations sont déjà réduites ou morcelées. Monovoltin, avec une génération estivale tardive (août-septembre), le Bleu-nacré est lié aux milieux calcaires, là où pousse sa plante-hôte, l’Hippocrépide à toupet, essentiellement les pelouses et coteaux secs, les carrières abandonnées. Le papillon se nymphose au sol, à proximité ou sous une pierre et comme pour d’autres Lycénidés, chenille et chrysalide peuvent être prises en charge par des fourmis. (Papillons de jour du Poitou-Charentes). Modification de son habitat, embroussaillement excessif ou pics de chaleur à répétition, le vol du Bleu-nacré s’est fait bien rare cette année par ici même si ce jour-là, j’ai pu en voir deux posés sur des capitules de Carline commune. Réjane Pâquereau.

Mercure (Arethusana arethusa) : ce Nymphalidae est un hôte préférentiel des côtes calcaires, des pelouses sèches et maigres, de préférence pentues et plus ou moins écorchées. Cette espèce thermophile se pose dans les herbes, les pierrailles et butine de préférence sur les Panicauts. C’est un papillon de taille moyenne, brun marqué de lunules postmédianes fauves sur la face supérieure des quatre ailes. Le dessous laisse toujours apparaître l’ocelle apical, les ailes postérieures étant homotypiques, grisées, avec une partie postdiscale et des zones nervurées plus claires. La femelle est un peu plus grande que le mâle et davantage marquée de fauve sur le dessus. C’est une espèce univoltine de brève période d’apparition centrée sur la seconde quinzaine d’août. Didier WOLF.

Géocore à tête rouge (Geocoris erythrocephalus) : une jolie petite punaise d’un noir brillant, à tête rouge élargie et arquée. Ses gros yeux placés latéralement, orientés vers l’avant, sont adaptés à son régime alimentaire : des proies qu’elle pourchasse inlassablement sur tout type de végétation. Acariens, psylles, pucerons, cochenilles, aleurodes, thrips… voire oeufs, larves ou chenilles de nombreux autres "ravageurs", les Geocoris sont des punaises prédatrices, auxiliaires discrètes dans la lutte contre certains petits insectes indésirables, au jardin ou au verger. Avec un peu d’attention, celle-ci est assez facile à repérer - ici sur Crapaudine de Guillon ou Scabieuse colombaire - explorant les plantes sauvages où elle trouve à se nourrir. Réjane Pâquereau.

Ancyrosoma leucogrammes  : de couleur brune rayée de beige, avec un thorax aux angles antérieurs aigus. Elle appartient à la famille des Pentatomidae, les punaises qui ont des antennes à 5 articles. Pour son nom latin, peut-être une allusion à son corps en triangle très prononcé en forme d’ancre (ancyrosoma) à lignes blanches (leucogrammes). C’est une espèce assez commune dans l’aire méditerranéenne, moins fréquente le long du littoral atlantique, rare et localisée ailleurs dans le SO. Elle apprécie les prairies sèches, le bord des chemins pierreux, les friches calcaires avec affleurements rocheux. On la trouve surtout sur les Ombellifères (= Apiacées) dont elle ponctionne les graines, particulièrement le Panicaut champêtre ou la Carotte sauvage où elle peut rester dissimulée une fois les ombelles refermées. Quant à l’Ancyrosoma juvénile : un bord denté assez unique dans le monde des punaises et au dernier stade, l’illusion d’un visage ! Réjane Pâquereau.

Prionyx kirbii  : une femelle dormant la tête en bas accrochée à une tige par les mandibules et les tarses. Prionyx kirbii est de couleur noire ; seule la partie antérieure du gastre (abdomen) est rouge orangé avec un fin liseré ivoire sur le bord postérieur des premiers tergites abdominaux. On voit également les longs poils du "peigne tarsal", tarse 1, ce qui lui permettrait de creuser plus facilement dans le sable. Nid dans le sol. La femelle transporte une proie qu’elle y introduit, dûment paralysée, pond un oeuf sur celle-ci et referme soigneusement le nid avec de petits cailloux. En général, une seule cellule avec une seule proie (un criquet du groupe des Chorthippus comme le Criquet blafard, abondant sur le site). Fin d’après-midi ou journée épuisante, la photo ne l’a pas dérangée pas plus que cet autre Sphecidae -un Sphex gryllivore - endormi également, cramponné à une fleur de Panicaut champêtre. Réjane Pâquereau.

Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) : ce Laniidé est un peu plus grande que la Pie-grièche écorcheur et elle est la plus vivement colorée parmi toutes les pies-grièches. La teinte brun-rouge de la calotte et du cou contraste fort avec son masque noir, bandeau qui s’étire sur le front et les yeux. Les ailes noires sont barrées largement de blanc net, et la queue noire est bordée de blanc. Le dessous et les flancs sont d’un blanc crème. La femelle ressemble fort au mâle, mais elle est un peu plus pâle. Elle aime les versants ensoleillés, exposés plein sud, avec une végétation clairsemée de buissons ou d’arbres. On la trouve également dans les allées d’arbres, au bord des chemins ainsi que dans les vergers. Elle évite systématiquement les endroits ombragés humides. Cette pie-grièche habite l’Europe Méridionale et Centrale, les îles de la mer Méditerranée, les régions du nord-ouest de l’Afrique et l’Asie Occidentale. Dès la fin du mois d’août, ou au commencement du mois de septembre, les pies-grièches à tête rousse s’envolent vers leurs lieux d’hivernage situés en Afrique Tropicale et dans les régions sud de l’Arabie. Source : oiseaux.net Didier WOLF.

Elanion blanc (Elanus caeruleus) : il existe quatre sous-espèces d’Élanion blanc. La sous-espèce nominale se reproduit dans la péninsule Ibérique et en France, ainsi que dans la plupart des pays d’Afrique et dans le sud-ouest de la péninsule Arabique. L’Élanion blanc n’est pas réellement migrateur, mais peut s’adonner à un certain nomadisme, parfois très loin des sites de reproduction traditionnels. C’est le cas en Europe où des oiseaux s’observent de plus en plus régulièrement dans le nord-ouest et le centre du Continent. En France, l’espèce est un nicheur relativement récent : installé depuis le début des années 1980, le premier succès de reproduction a eu lieu en 1990 en Aquitaine à la suite de l’expansion marquée de ce rapace en Espagne observée depuis une trentaine d’années. Il fréquente en Europe des paysages de cultures ouverts, parsemés d’arbres ou de boqueteaux alternant avec des zones de pâturages. La reproduction est engagée dès fin février dans le sud de l’Europe. En France, 80% des pontes sont déposées avant le 25 mars. Cependant des reproductions estivales, voire automnales ont été constatées (octobre, novembre) y compris en France. L’espèce est monogame, et le couple semble perdurer au-delà de la saison de reproduction. Source : observatoire-rapaces.lpo Didier WOLF.


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Scille d'automne, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique (...) Scille d'automne, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique (...) Scille d'automne, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique (...) Molène blattaire, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique BRUN Molène blattaire, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique BRUN Molène blattaire, 30_08_2020, Bunzac, Albert & Monique BRUN Aspilate ochracée, 26_08_2020, La Rochette, Albert & Monique (...) Aspilate ochracée, 26_08_2020, La Rochette, Albert & Monique (...) Noctuelle dysodée, 18_08_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle dysodée, 18_08_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle gris-de-lin, 06_08_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle gris-de-lin, 06_08_2020, Anais, Didier WOLF Noctuelle gris-de-lin, 06_08_2020, Anais, Didier WOLF Phalène de la Mancienne, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Phalène de la Mancienne, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Porcelaine, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Porcelaine, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Porcelaine, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Porcelaine, 19_08_2020, Anais, Didier WOLF Zeuzère du Poirier, 07_08_2020, Anais, Didier WOLF Zeuzère du Poirier, 07_08_2020, Anais, Didier WOLF Zeuzère du Poirier, 07_08_2020, Anais, Didier WOLF Zeuzère du Poirier, 07_08_2020, Anais, Didier WOLF Argus bleu-nacré1, 20_08_2020, Réjane Pâquereau Argus bleu-nacré2, 20_08_2020, Réjane Pâquereau Mercure, 15_08_2020, Jauldes, Didier WOLF Mercure, 15_08_2020, Jauldes, Didier WOLF Mercure, 15_08_2020, Jauldes, Didier WOLF Géocore à tête rouge 1a, 29_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Géocore à tête rouge 1b, 29_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Géocore à tête rouge 2, 15_08_2020, Bougneau, Réjane Pâquereau Ancyrosoma leucogrammes 1, 23_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Ancyrosoma leucogrammes 2, 29_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Ancyrosoma leucogrammes 3, 29_08_2020, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane (...) Ancyrosoma leucogrammes 4, 27_08_2020, Chérac, Prionyx kirbii, 29_08_202, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane Pâquereau Sphex gryllivore, 29_08_202, Châteauneuf-sur-Charente, Réjane Pâquereau Pie-grièche à tête rousse, 11_08_2020, Massignac, Didier WOLF Pie-grièche à tête rousse, 15_06_2011, Didier WOLF Pie-grièche à tête rousse, 14_05_2015, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF Elanion blanc, 19_08_2020, Charente, Didier WOLF
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