Helleborus foetidus

L’hellébore fétide

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Photographies de ©Albert et Monique Brun – Charente Nature

Appartenant à la grande famille des Renonculacées, l’Hellébore fétide, appelée aussi pied-de-griffon, est une plante robuste au feuillage persistant en hiver. D’une touffe de feuilles coriaces vert foncé, pétiolées et palmées de 7 à 9 folioles, émerge, à partir de janvier, une robuste tige portant des fleurs penchées vert jaunâtre à bordure interne pourpre. Cette Hellébore fait partie des rares vivaces rustiques qui fleurissent en hiver, même en présence de neige ou de gel. Cette plante calcicole, préférant les sols secs, est présente dans les chênaies pubescentes, les lisières ensoleillées et les fruticées. L’Hellébore fétide est présente dans presque toute la France. Toutefois, elle est absente de Bretagne, rare dans le Nord et en Picardie.
Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes par Bernard & Nicole Bédé, Jean-Claude Martegoute – Editions du Machaon.
Asplenium scolopendrium

Asplénie scolopendre

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© Albert & Monique BRUN – Charente Nature

Cette belle fougère à souche épaisse, poussant en touffes, présente de longues frondes lancéolées, échancrées en cœur à la base et souvent à bords ondulés. Les pétioles, plus courts que le limbe, portent des écailles brun-roux. Les sores* sont grands, parallèles entre eux et obliques par rapport à la nervure médiane de la fronde. Cette espèce, principalement liée aux substrats calcaires, pousse en milieux frais, ombragés et humides. Elle peut facilement coloniser des habitats semi-naturels qui lui conviennent (carrières, murs, lavoirs, fontaines, etc.). La scolopendre croît également dans les forêts de pente, les ravins, les éboulis, au bord des ruisseaux et aussi dans les parois internes des puits. Elle est commune dans les régions les plus océaniques (Bretagne, Normandie, Charentes, Landes, Pays basque) mais également dans le Périgord, le Quercy. Elle est rare dans la région méditerranéenne et dans le sud-est du Massif central.
* Les sores (nom masculin) sont les « fructifications » des fougères et champignons. Ce sont des amas de sporanges ou de sporocystes produisant des spores.
Source : Les Fougères et plantes alliées d’Europe – 2e édition de Rémy Prelli et Michel Boudrie – Editions Biotope.

Erithacus rubecula

Rouge-gorge familier

Photographie de ©Marc DERUMEZ

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Ardea ibis

Le Héron garde-bœufs

Au matin, dans la brume, une poignée de Hérons garde-boeufs prennent leur envol. Et puis soudain, ce sont plusieurs dizaines d’entre eux qui s’envolent à leur tour… sous le regard d’un Grand Cormoran et d’un Héron cendré.
« Cet échassier est d’apparition récente en tant que nicheur en Poitou-Charentes (1984 en Charente-Maritime, 2008 dans la Vienne et 2011 en Deux-Sèvres), où il est maintenant bien installé. Le Héron garde-bœufs se différencie nettement des autres espèces de Héron observées dans la région : Héron cendré, Héron pourpré, l’Aigrette garzette, le Bihoreau gris, le Crabier chevelu, la Grande Aigrette, le Butor étoilé et le Blongios nain, par son mode d’alimentation. Se déplaçant généralement en groupe, le garde-bœufs chasse les insectes dérangés ou attirés par les troupeaux domestiques, indifférent au fait qu’il s’agisse de vaches, de chevaux ou de moutons. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des garde-bœufs perchés sur le dos de ces herbivores, à l’affut de quelques criquets ou en quête de tiques logées dans le pelage même de leur poste d’observation ambulant. {…} Le garde-bœufs s’alimente aussi de crustacés et de petits poissons sans valeur commerciale, ils ne sont en rien la cause de la disparition de poissons, et sont protégés juridiquement depuis 1975 ! »
Source : Les Oiseaux du Poitou-Charentes » de Poitou-Charentes Nature.

© Marc DERUMEZ – Charente Nature

Phylloscopus collybita

Pouillot véloce

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Du fait de sa grande adaptabilité le pouillot véloce se rencontre quasiment en tous lieux pourvu qu’il dispose d’arbres ou d’arbustes. Présent toute l’année le pouillot véloce n’est pas pour autant sédentaire. L’essentiel de la population est migratrice, les nicheurs locaux allant hiverner en péninsule Ibérique ou en Afrique. L’origine des oiseaux hivernant en Poitou-Charentes demeure largement méconnue. On ne peut manquer d’entendre son chant régulier et monotone, ce tsip tsap longuement répété lui a valu le surnom de compteur d’écus (collybita signifie le changeur, celui qui compte la monnaie et Phylloscopus examinateur de feuilles).
Espèce intégralement protégée, arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
Source : Les oiseaux du Poitou Charentes aux éditions Poitou Charentes Nature.
Chloris chloris

Verdier d'Europe

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le Verdier d’Europe est un oiseau commun très anthropophile, il ne craint pas l’homme et est assez bien connu du grand public car il est fréquent dans les parcs et jardins urbains. Un peu plus gros que le moineau domestique (Passer domesticus) bec épais ivoire, barres alaires jaunes, plumage globalement vert. Queue courte à bord jaune. Le Verdier d’Europe se nourrit principalement des graines de très nombreuses espèces végétales ligneuses et herbacées, de taille et consistance variées, mais aussi de bourgeons et de petits fruits. Il vient volontiers aux mangeoires surtout celles garnies de tournesol et cacahuètes.
Espèce intégralement protégée, arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
Asio flammeus

Hibou des marais

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Rapace nocturne méconnu, le Hibou des marais ou Brachyote est un nicheur rare et localisé dans nos plaines et vallées. C’est un nocturne « assez diurne » et il n’est pas rare de voir des Hiboux des marais en plein jour et principalement en fin de journée. Les Campagnols des champs sont ses proies favorites (le plus souvent au moins 90 % de son régime alimentaire). Dès septembre, on peut observer les premiers migrateurs car la brachyote est connue pour être le rapace nocturne le plus voyageur. Certains hivers, poussés par la faim, ce sont des centaines d’oiseaux plus nordiques qui sont observés dans nos plaines avec parfois des groupes de plusieurs dizaines d’individus se regroupant en dortoirs, le plus souvent, posés au sol dans des végétations herbacées non fauchées. Camouflés dans des herbes sèches, ils s’envolent alors à seulement quelques mètres des observateurs. Peu farouches, ils peuvent même se reposer quelques dizaines ou centaines de mètres plus loin. Ces hivernants repartent en mars, parfois début avril.

Tyto alba

Grand-duc d'Europe

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

En France, le Grand-duc niche principalement dans les falaises. Mais il se contente parfois de petites barres rocheuses, de simples éboulis voire d’un bloc rocheux isolé dans une pente boisée. En plaine, les carrières sont parfois occupées. Le Grand-duc peut également nicher à proximité immédiate des habitations, preuve de sa grande capacité d’adaptation. Le régime alimentaire du Grand-duc est très éclectique : mammifères, oiseaux, amphibiens, poissons et invertébrés. L’espèce fait preuve d’opportunisme, chassant toutes les espèces qui abondent sur son territoire. Mais globalement, 70 % de ses proies sont des mammifères (particulièrement des rongeurs). Son régime alimentaire est très étudié en France. En Charente sa découverte date de 2008 et 2010 et pour la première fois, en 2021 et 2022 un couple s’est reproduit donnant chaque année 2 jeunes à l’envol.
Espèce protégée en France, selon la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, figure en annexe I de la Directive Oiseaux (n° 79/409 du 6 avril 1979), en annexe II de la Convention de Berne du 19 septembre 1979, protégé par la Convention de Washington ou CITES du 3 mars 1973, est présent à l’annexe C1 du règlement communautaire n°3626/82/CEE relatif à l’application de la CITES dans l’Union Européenne.