Gavia arctica

Plongeon arctique

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le Plongeon arctique vient d’Écosse, de Fennoscandie et de Sibérie. Quelques dizaines hivernent le long du littoral charentais essentiellement autour des îles de Ré et Oléron. Le Plongeon arctique a un bec en poignard avec un culmen (désigne l’arête supérieure du bec) légèrement convexe. Le front est souvent abrupt, le profil de la nuque est légèrement arrondi. Le cou est trapu. La poitrine est souvent saillante au niveau de la ligne de flottaison. Pour pêcher, il plonge pendant 45 secondes et descend à une profondeur allant de 3 à 6 mètres. Il peut utiliser ses ailes en plus des pattes pour “nager” sous l’eau. Il plonge la tête la première et glisse dans l’eau sans créer le moindre remous. C’est la deuxième fois en 2025 que nous avons eu le plaisir de l’observer sur le plan d’eau de Saint-Yrieix-Sur-Charente, la première fois était en 2022.Source : Les oiseaux du Poitou Charentes (Poitou Charentes Nature) page 109
Pluvialis apricaria

Pluvier doré

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Nombre de pluviers dorés traversent la France en migration, se rendant plus au sud, jusqu’en Afrique du Nord. Mais il est aussi un hivernant, avec près d’un million et demi d’individus, ce qui constitue la moitié de la population hivernante d’Europe. Ces oiseaux se rencontrent principalement dans le nord-ouest du pays, du Nord à la Charente-Maritime. Le Pluvier doré fréquente, en hiver, les espaces très ouverts à végétation rase ou sol nu. Il a une préférence pour les céréales d’hiver, où il s’associe volontiers au Vanneau huppé. La terre plutôt meuble semble avoir sa préférence, et en particulier les blés d’hiver fraîchement semés, où les vers de terre, sa nourriture principale, sont faciles à attraper. Si le Pluvier doré est rencontré surtout de novembre à mars, c’est à la fin de décembre et au début de janvier que les effectifs sont maximaux, en dehors des coups de froid. De réels mouvements migratoires sont observés à partir de la fin de janvier. Les suivis hivernaux régionaux indiquent en moyenne 10 000 pluviers dorés qui hivernent en Poitou-Charentes. Les groupes les plus importants observés dans la région se concentrent dans les prairies. Source : LPO

Anas crecca

Sarcelle d'hiver

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

La Sarcelle d’hiver est un petit canard de 34 à 38 cm, pour moins de 60 cm d’envergure et un poids de 250 à 450 grammes. Un feu d’artifice de couleur. En plumage nuptial (visible de septembre jusqu’au printemps), le mâle arbore une jolie tête brun chocolat, ornée d’un masque vert bordé de jaune du plus bel effet. Sous la queue, de chaque côté, est dessiné un triangle jaune vif, visible de très loin. Sa poitrine est vermiculée et ses flancs sont rehaussés d’une bande blanche. La Sarcelle d’hiver décolle de l’eau à la verticale et possède un vol rapide et légèrement sonore, parfois en formations serrées. Elle peut faire de multiples crochets successifs. Son régime alimentaire varie au cours de l’année. Durant la saison froide, elle consomme principalement des graines de plantes palustres qu’elle obtient généralement en filtrant la vase grâce à son bec. Source : LPO

Actitis hypoleucos

Chevalier guignette

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©Marc DERUMEZ – Charente Nature

Le Chevalier guignette est un migrateur nocturne qui peut parcourir jusqu’à 10 000 km entre L’Europe du Nord et l’Afrique subsaharienne. Mais l’hivernage en Europe occidentale tendrait à se développer : ainsi, la façade atlantique de France et même la pointe sud-ouest de l’Angleterre est aussi propice. De même d’ailleurs, pour tous les endroits humides, à l’intérieur des terres. Il est exclusivement estivant, on peut le contacter d’avril à octobre. Il peut nicher occasionnellement dans notre région : la dernière preuve datant de 1994, soit il y a 26 ans. Les observations hivernales se font assez rares. Critère important pour l’identification : il hoche souvent la queue dès qu’il se pose et quand il se déplace en marchant. C’est d’ailleurs ce comportement qui lui a valu son nom de chevalier guignette.
Source : LPO

Vanellus vanellus

Vanneau huppé

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le Vanneau huppé aime les espaces ouverts où la vue est dégagée comme au niveau des plaines, des plateaux et des milieux aux sols nus ou ayant une végétation herbacée rase et clairsemée. Il apprécie particulièrement les sols humides ou proches de l’eau, mais non salée de préférence. Dès le mois de septembre, vous pourrez rencontrer des troupes de Vanneaux huppés en rase campagne dans les labours, les prés ras ou fauchés ou encore dans les pâtures où le broutage et le piétinement du bétail entretiennent des conditions favorables. La présence du vanneau dépend fortement des aléas climatiques. Il fuit la sécheresse, le gel et encore plus la neige. La migration automnale succède aux déplacements estivaux, elle débute en septembre et culmine jusqu’en décembre. Les suivis hivernaux régionaux indiquent en moyenne entre 40 000 et 60 000 vanneaux huppés qui hivernent en Poitou-Charentes. Les groupes les plus importants observés dans la région se concentrent dans les prairies. Source : LPO

Chettusia gregaria

Vanneau sociable

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le Vanneau sociable a un fort sourcil blanc, des pattes noirâtres et le dessus des ailes tricolore. On le trouve en Asie centrale et au sud-ouest de la Sibérie. Il hiverne au nord-ouest de l’Afrique, en Syrie, en Irak, en Inde, parfois au sud d’Israël. Parmi les traditionnels groupes de Vanneaux huppés faisant escale dans les labours se cache parfois cet hôte extrêmement rare, une de ces espèces asiatiques qui font rêver les ornithologues. Bien peu ont eu la chance de le découvrir. En 2015, certains ont eu cependant, le privilège de l’observer sur le site de Merpins (au sud-ouest de Cognac) ! Le Vanneau sociable, d’après « le Handbook des oiseaux du Monde », est classé « En danger critique d’extinction » suite à la destruction des steppes asiatiques où il niche.
Tachybaptus ruficollis

Grèbe castagneux

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©Marc DERUMEZ – Charente Nature

Le Grèbe castagneux ne cherche pas la bagarre (quoi que…). Buffon comme Belon précisent en effet que son nom lui viendrait, en réalité, de la couleur brune (châtain) de son dos. D’une longueur de 21 à 24 cm, pour un poids de 135 à 275 grammes, c’est le plus petit de nos grèbes. Cela lui vaut parfois le nom de Grèbion. Les adultes sont semblables. Le poussin, ici au côté d’une Foulque macroule (Fulica atra), porte un duvet noir sur le dessus, agrémenté de rayures longitudinales brun-roussâtre. Le dessous est blanchâtre jusqu’à la gorge, elle-même rehaussée de bandes fauves. Le nid est construit dans les herbes aquatiques (mais parfois à découvert) par les deux partenaires, qui couvent ensuite chacun leur tour, durant une vingtaine de jours. Les jeunes sont nidifuges, et sont capables de nager et de plonger dès leur sortie du nid… ce qui ne les empêche pas de préférer l’abri du dos des adultes. Source : LPO
Le Grèbe castagneux est protégé en France (arrêté du 29 octobre 2009) et en Europe (annexe 2 de la convention de Berne). La présence d’au moins 25 hivernants sur un site justifie le classement de celui-ci en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF).
Saxicola rubicola

Tarier pâtre

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©Marc DERUMEZ – Charente Nature

Ce passereau d’environ 13 cm, possède une envergure de 18 à 21 cm pour 14 à 17 g. Sédentaire et monogame, le Tarier pâtre est territorial et peut vivre jusqu’à 5 ans grâce à un climat doux. ici, une femelle adulte, plus terne que le mâle, avec un plumage brun moyen dessus, roussâtre dessous. Sur la tête un sourcil et la réminiscence d’un demi-collier, blanchâtres tous les deux. La gorge est souvent tachetée de sombre. Le manteau est rayé de brun et de chamois. Une tache blanche de l’aile est présente. Son vol est un peu bondissant, quelquefois papillonnant quand il survole son territoire. Il pratique volontiers le vol sur place pour inspecter son environnement et repérer ses proies. Le Tarier pâtre est presque exclusivement insectivore. La saison de reproduction s’étale de mars à août. D’avril à juillet, les couples ont le temps de mener à bien deux nichées successives.
Corylus avellana

Le Noisetier

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

Appelé aussi coudrier, ce petit arbre, de la famille des Bétulacées, est à floraison hivernale et présente, le plus souvent, un port touffu grâce à ses nombreuses tiges dressées. En hiver, ses rameaux dénudés s’ornent de jolis chatons vert-jaune, et de bourgeons foliaires écailleux enserrant les fleurs femelles, ne laissant apparaître que les stigmates rouges d’environ 2 mm. Le Noisetier, arbrisseau très commun, croît sur sols secs ou frais dans les haies, les lisières, souvent en sous-bois en sous-étage et dans les forêts alluviales. Ses fruits sont très appréciés des écureuils, des sittelles, des pics, des geais, des loirs, des lérots, des muscardins et d’autres petits mammifères forestiers. Après une coupe, le noisetier donne de nombreux rejets formant des cépées qui abritent également les oiseaux nichant assez bas, comme les merles, les troglodytes et les accenteurs. Les tiges de noisetier, à la fois souples et robustes servent à confectionner des paniers et autres objets utilitaires. Certaines variétés pourpres ou au port tortueux agrémentent les parcs et jardins, d’autres sont cultivées pour la production de noisettes. Il est présent dans presque toute la France, rare en région méditerranéenne et très rare en Corse. Source : Alain Persuy – Guide des Arbres et Arbustes de France – Fous de nature – Belin
Struthiopteris spicant

Fougère-en-épi d'Europe

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

Appartenant à la famille des Blechnacées, cette fougère à souche épaisse gazonnante présente des frondes stériles, au port étalé, lancéolées et persistantes, et des frondes fertiles, peu nombreuses, dressées au centre de la touffe, à segments très étroits et écartés. Assez commune dans une grande partie de la France, mais rare par endroits, cette espèce recherche des sous-bois frais et ombragés, des bords de ruisseaux et des milieux tourbeux, toujours sur sol acide. En Charente, le Blechnum en épi est présent au nord-est, notamment en forêt de Brigueuil, également en forêt d’Horte, dans quelques bois du Montbronnais et dans les landes de Touvérac – Saint-Vallier. Source : Les Fougères et plantes alliées d’Europe – 2e édition de Rémy Prelli et Michel Boudrie – Editions Biotope.