Acer monspessulanum

Érable de Montpelier

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

L’érable de Montpellier est un petit arbre caduc de la famille des Acéracées, emblématique des paysages méditerranéens. Originaire du sud de l’Europe, il est très répandu dans le sud de la France, en Espagne et en Italie, où il pousse naturellement dans les garrigues, maquis et bois clairs, souvent associé au chêne vert. Grand amateur de soleil, l’érable de Montpellier pousse sur des sols peu profonds, secs et aérés et n’aime pas les hivers rigoureux. Ses fleurs jaune-vert font leur apparition avec les premières feuilles, au printemps en avril-mai. Elles sont regroupées en corymbes pendants. Cet arbre monoïque porte à la fois des fleurs mâles et femelles, très prisées des abeilles et autres pollinisateurs.
Prunus spinosa

Prunellier

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le prunellier est parfois appelé, selon les régions, buisson noir, épine noire, épinette, belossay, créquier, fourdinier, fourdraine, mère-du-bois, pelossier ou prunier épineux. Les fleurs blanches apparaissent avant les feuilles, seulement sur les tiges non taillées l’année précédente. Elles sont pour la plupart solitaires (parfois par 2-4), portées par un pédoncule de 3-6 mm. Elles apparaissent généralement en mars-avril et sont mellifères. Le prunellier est une espèce hermaphrodite (les organes mâles et femelles se trouvent dans la même fleur) et entomogame, c’est-à-dire pollinisée par les insectes.
Linum leonii

Lin de Léo

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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

De la famille des Linacées, cette plante vivace glabre est pourvue d’une souche ligneuse. Les tiges portent des feuilles alternes et linéaires. Les fleurs de 20 à 40 mm, composées de 5 pétales bleu clair veinés de bleu plus foncé, forment des grappes lâches. Plante héliophile, le Lin de Léo, croît sur les affleurements rocheux des pelouses calcicoles ensoleillées. Il compose un cortège remarquable avec la Sabline des chaumes (Controversa), le Buplèvre du Mont Baldo (Bupleurum baldense), la Crucianelle à feuilles étroites (Crucianella angustifolia), l’Euphorbe fluette (Euphorbia exigua), le Micrope dressé (Bombycilaena erecta), etc… Le Lin de Léo s’observe en Charente sur quelques pelouses près d’Angoulême, Mouthiers, Claix et Châteauneuf-sur-Charente. Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes de Bernard et Nicole Bédé et de Jean-Claude Martegoute.
Serapias vomeracea

Sérapias
à labelle allongé

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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

De la famille des Orchidacées, cette espèce robuste de 20 à 40 cm se compose d’une tige rougeâtre au sommet et d’un épi floral muni de 4 à 10 fleurs aux longues bractées pointues. Le casque acuminé est grisâtre veiné de rouge brique. Le labelle long et étroit est muni d’une pilosité blanchâtre. La floraison s’étale d’avril à juin selon l’altitude. Cette espèce héliophile, thermophile affectionne les terrains calcaires ou peu acides, prairies maigres, fiches, vignes abandonnées, pelouses. Source : À la découverte des Orchidées des Charentes, du Poitou et de la Vendée – 2e édition, entièrement actualisée et augmentée de Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé et André Merlet – Collection Parthénope.
Potentilla verna

Potentille printanière

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Cette plante vivace prostrée, en tapis, s’orne au printemps de petites fleurs d’un jaune très vif. Elles s’épanouissent sur un joli feuillage découpé, velu, d’un vert assez sombre, persistant en hiver. En cas d’été sec, le feuillage sèche, mais se reforme en fin d’été, avec le retour des pluies. Cette espèce très rustique se plaît dans les endroits ensoleillés, calcaires et secs, voire arides.
Globularia vulgaris

Globulaire commune

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

La globulaire commune est une petite vivace de rocaille qui charme par ses fleurs en pompons bleus, paraissant d’avril à juin selon le climat. Elles éclosent au-dessus d’une petite touffe de feuilles vertes disposées en rosettes, pétiolées, souvent spatulées et terminées par des petites dents. Les feuilles caulinaires sont sessiles, alternes, lancéolées et pointues. Les fleurs bleues sont groupées en capitule solitaire entouré de bractées pointues. La corolle à deux lèvres, la supérieure très courte et à deux lobes, l’inférieure à trois lobes échancrés. Le fruit est un akène entouré par le calice persistant. Adaptée aux terrains calcaires et pauvres, très drainés en plein soleil, elle supporte assez bien la sécheresse et le froid.
Oenanthe oenanthe

Traquet motteux

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©Audrey BARBOTIN – Charente Nature

D’une taille moyenne de 16 cm, l’envergure de ce passereau peut atteindre 26 à 32 cm pour un poids plume de 25 g et peut vivre jusqu’à 7 ans !
Différent de la femelle de l’espèce, voici un mâle reconnaissable entre autres, à ce bandeau noir qui englobe l’œil.
Ce sont des insectivores qui chassent leurs proies au sol ou au vol. Ils apprécient la présence d’arbres et de buissons dans leur habitat plus propice à leur régime insectivore mais restent fidèles aux milieux très ouverts. Le Traquet motteux est de passage en période migratoire mais ne se reproduit plus en Charente.

Hirundo rustica

Hirondelle rustique

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©Marc DÉRUMEZ – Charente Nature

Delichon urbicum

Hirondelle de fenêtre

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©Marc DÉRUMEZ – Charente Nature

Vous aurez peut-être la chance d’observer à cette période de l’année le nid de ces Hirondelles sur les façades des maisons, dans les gîtages d’une charpente ou sur d’autres structures artificielles. Le nid est une coupe fermée, à l’entrée exiguë, placée sous les avant-toits, souvent en colonies, et constituée à partir de petites boules de boue conglomérées. Cette hirondelle est une espèce migratrice.
Meles meles

Blaireau Européen

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Le blaireau européen est originaire de la majeure partie de l’Europe. C’est la deuxième plus grosse espèce de Mustélidés d’Europe après le Glouton (Gulo gulo). Il se rencontre dans les forêts feuillues et mixtes, les clairières, les bosquets, les pâturages et les bosquets, y compris les maquis méditerranéens. Il s’est adapté à la vie dans les zones périurbaines et les parcs en milieux urbains. En zone montagneuse, il peut vivre jusqu’à 2 000 m d’altitude. Il creuse un terrier souvent creusé sur un sol en pente (ce qui facilite l’évacuation des déblais), et en pied de petits reliefs (butte, falaise, talus…) en forêt ou plus rarement en milieu ouvert, mais alors près d’un bosquet, d’une haie épaisse ou d’un talus ou fossé éventuellement couvert de ronces… Il est occupé par un « clan » familial de blaireaux (un clan est formé d’un groupe de deux à cinq blaireaux, plus un à trois jeunes) notamment en automne et pour l’hivernage. C’est là aussi que les femelles mettent leurs petits au monde. Il est composé de plusieurs galeries qui peuvent descendre jusqu’à 3 ou 4 mètres de profondeur sur une distance atteignant quinze mètres de long, voire bien plus.