Libellula depressa

Libellule déprimée

cliquez sur les images pour les agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

La Libellule déprimée a un abdomen remarquablement large et aplati. Les ailes antérieures possèdent une barre noire à la base, les postérieures ont une marque triangulaire noire. La partie antérieure du thorax a deux larges bandes antéhumérales blanchâtres et les segments 3 à 8 sont bordés de jaune. Le mâle mature a l’abdomen recouvert d’une pruinosité bleue pouvant recouvrir les taches latérales jaunes. Les mâles immatures et les femelles sont uniformément brun jaunâtre. Elle fréquente les eaux stagnantes avec une préférence pour les points d’eau de petite taille, peu profonds, ensoleillés et nus telles que les mares abreuvoirs ou les sablières/gravières. Le mâle défend agressivement son territoire. C’est une des espèces les plus communes d’Europe. Vole de fin avril à mi-septembre, plus abondante en mai-juin. Source : Les carnets de Jessica-Joachim

Libelloides longicornis

Ascalaphe ambré

cliquez sur l’image pour l’agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Il n’est ni un papillon, ni une libellule, c’est un insecte de l’ordre des Névroptères qui comprend 180 espèces en France et de la famille des Ascalaphidés. Ses cousins sont les fourmillions et les chrysopes. On le rencontre dans les milieux ouverts, chauds et secs où il est posé sur des graminées et où il réalise des vols de quelques mètres assez proches du sol avant de se reposer sur la végétation. C’est une espèce plutôt commune dans le sud de la France. Il a une envergure pouvant aller jusqu’à 6 centimètres, ses ailes triangulaires sont noir et blanc, leurs nervures sont soulignées de noir. Ses antennes sont de grande taille et se terminent par des « massues ». Son corps et sa tête sont noirs et densément velus ! Le mâle porte une paire de crochets au bout de son abdomen pour attraper la femelle au moment de la reproduction. Période de vol d’avril à juillet.
Camptogramma bilineata

Brocatelle d'or

cliquez sur l’image pour l’agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Appartenant à la famille des Geometridae, la Brocatelle d’or ou Laurentie à deux bandes présente plusieurs variations chromatiques dont certaines sont remarquables et parfois localisées. Le jaune domine tout de même souvent et la bande médiane est plus ou moins foncée. On peut distinguer plusieurs bandes blanches. Elle est répandue à travers toute l’Europe, son territoire s’étend jusqu’en Asie centrale. En France, elle est commune partout. Elle fréquente les jardins, les allées ombragées et les lisières forestières. Elle vole en une génération, entre mai et juillet et une 2e partielle dans le sud, entre septembre et octobre. Source : Les carnets de Jessica-Joachim
Maniola jurtina

Myrtil

cliquez sur les images pour les agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Le Myrtil est une espèce largement répandue et commune en France. Il vole en une longue génération marquée par une protandrie (émergence retardée des femelles par rapport aux mâles). La période de vol débute dès les premiers jours de mai à mi-septembre. C’est un ubiquiste qui, fréquente tous les milieux herbeux, qu’ils soient secs ou humides. Il affectionne les fleurs de ronce et de troène commun, mais il s’observe sur une large diversité de fleurs.

En savoir plus sur les Papillons de jour du Poitou-Charentes…

Gonepteryx cleopatra

Citron de Provence

cliquez sur les images pour les agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Le Citron de Provence est un grand papillon aux ailes anguleuses. Le mâle a le dessus des ailes jaune, avec une grande plage orange sur l’aile antérieure (visible aussi par transparence sur le dessous de l’aile) et un petit point discal orange sur l’aile postérieure. La femelle a le dessus des ailes blanchâtre à point discal orange sur chaque aile. La moitié basale du dessus de l’aile postérieure est nuancée de jaune orangé. Il affectionne les taillis, les lisières et les bois peu denses, jusqu’à 1600 m d’altitude. La mosaïque de boisements clairs à chênes vert et pubescent, de pelouses xérophiles et de taillis que l’on trouve sur les pentes des vallées péri-angoumoisines lui convient parfaitement. Il compte plusieurs populations au sud d’Angoulême, ce qui constitue la limite septentrionale actuelle de l’aire de présence régulière de l’espèce. Les adultes sont observés dès la première quinzaine d’avril à fin août.

En savoir plus sur les Papillons de jour du Poitou-Charentes…

Le carnet naturaliste d’Aurélie Perez

cliquez sur les images pour les agrandir

« L’appareil photo est le prolongement de mon regard, il me permet de fixer dans le temps une fraction de seconde que j’ai pu observer. Observer et comprendre : pour moi l’humain fait partie de la biodiversité, c’est une évidence, biodiversité fragile qui mérite notre attention. Admirer le vivant et le prendre en photo, c’est inestimable. Bénévole et stagiaire à Charente Nature, je profite de mes sorties en tant que bénévole pour immortaliser l’incroyable biodiversité qui nous entoure et réaliser un reportage sur ces personnes, qui, au quotidien, s’investissent pour la comprendre, la protéger et sensibiliser le public. Je déclenche avec toujours la crainte, qu’un jour, le papillon, l’oiseau, ou toute espèce que je capture en photo, puisse disparaitre. Une photo n’est pas qu’une image, j’espère et souhaite partager l’émotion que j’ai pu ressentir sur le terrain. J’ai découvert le monde de la macro photographie récemment : révéler l’invisible, se mettre à portée d’un vivant discret et qu’on oublie. Je remercie infiniment chaque expert de Charente Nature, vous tous qui me permettez de vivre ces passions et d’apprendre chaque jour à vos côtés, vous qui m’accompagnez vers le plus beau métier du monde : naturaliste. » Aurélie Perez
Malacosoma neustria

Bombyx à livrée

©Didier WOLF – Charente Nature

De la famille des Lasiocampidae, le Bombyx à livrée ou Livrée des arbres est très variable en taille et en couleur, souvent beige pâle, ocre ou brun rougeâtre. Les ailes antérieures sont traversées par une large bande, soit plus claire ou plus foncée et bordée par deux fines lignes de teinte opposée. Les antennes des mâles sont bi pectinées. Il fréquente les bois et les forêts de feuillus, les parcs arborés, les vergers, sous 1500 m d’altitude. On le rencontre partout en Europe, partout en France. Il vole en une génération entre juin et septembre. Source : Les carnets de Jessica-Joachim
Noctua pronuba

Hibou

©Didier WOLF – Charente Nature

De la famille des Noctuidae, le Hibou est de forme assez longue et étroite au repos. Il est de coloration très variable, allant du jaune clair au brun rougeâtre. Il possède une tache orbiculaire plus ou moins claire, suivie d’une tache réniforme plus ou moins sombre. Une tache noire se trouve près de l’apex (extrémité, pointe, sommet…) de l’aile sur le bord externe. Les ailes postérieures sont jaune orangé avec une bande noire marginale. Les mâles sont généralement plus sombres et avec des dessins plus marqués. Il occupe tous types de milieux, y compris les zones urbanisées, jusqu’à 3000 m. Il vole en une génération entre juin et novembre, avec une courte diapause estivale lors des grosses chaleurs. Source : Les carnets de Jessica-Joachim

Legousia speculum-veneris

Spéculaire

cliquez sur les images pour les agrandir

©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Appelée aussi Miroir-de-Vénus, cette plante annuelle de la famille des Campanulacées possède une tige dressée et ramifiée. Ses feuilles sont alternes, rudes, sans pétiole, oblongues et légèrement crénelées sur les bords. Ses magnifiques fleurs bleu violacé sont disposées en corymbe. Le nom de cette plante est dédié au botaniste Legouz de Garland, fondateur en 1973 du jardin botanique de la ville de Dijon. Cette plante messicole (accompagnant les moissons) est rare et en régression en Charente ; toutefois, de belles populations ont été observées en Vienne et Deux-Sèvres lors des derniers inventaires des plantes messicoles dans l’ex région Poitou-Charentes. Elle croît de préférence en sols argileux à limoneux sur colza et céréales. Au niveau national, et depuis des décennies, ces plantes habitantes des moissons se raréfient voire disparaissent, leur sauvegarde représente un fort enjeu pour la biodiversité de notre patrimoine végétal. Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes avec indications des propriétés apicoles de Nicole et Bernard Bédé – Jean-Claude Martegoute aux Editions Machaon.

Convolvulus Cantabrica

Liseron cantabrique

cliquez sur l’image pour l’agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Connu communément sous les noms de liseron de Biscaye, liseron des monts Cantabriques, liseron de Cantabrie, herbe de Biscaye, est une petite plante vivace appréciée pour ses belles fleurs rose pâle et blanches en entonnoir. Ce liseron pousse naturellement dans les garrigues, les milieux secs (c’est un xérophile), les pelouses arides et les rocailles sur sols calcaires du sud de la France. Espèce typique de Méditerranée, il reste localisé et parfois rare selon les régions. Floraison : mai à juillet.
Myosotis scorpioides

Myosotis des marais

cliquez sur les images pour les agrandir

©Didier WOLF – Charente Nature

Le myosotis des marais appartient à la famille des Boraginacées, c’est une vivace des milieux humides qui se développe à fleur d’eau ou sous quelques centimètres. Ses inflorescences sont sous forme de cyme, les fleurs sont bleu vif, roses avec un cœur jaune de 5 à 8 mm avec 5 étamines. Les feuilles sont alternes, les feuilles inférieures ont des poils. Calice à poils appliqués, ovaire à 4 loges, hauteur de la plante de 10 à 50 cm. Période de floraison : mai à septembre.
Malva moschata

Mauve musquée

cliquez sur les images pour les agrandir

©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

La Mauve musquée se reconnaît à ses feuilles profondément découpées et à ses grandes fleurs (3,2 à 5 cm) roses qui s’épanouissent de juin à octobre à odeur musquée caractéristique. Cette Malvacée est une espèce vivace se rencontrant à l’état naturel, au bord des chemins, dans les prairies sèches et dans les lieux incultes. Rustique, elle peut supporter jusqu’à -15°C, et se naturalise facilement. Toutefois les sols siliceux lui sont plus favorables. Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes avec indications des propriétés apicoles de Nicole et Bernard Bédé – Jean-Claude Martegoute aux Editions Machaon.
Passer domesticus

Moineau domestique

Saviez-vous que le nom anglais du Moineau Domestique est House Sparrow que l’on traduit par moineau de la maison, ça ne vous rappelle pas un certain Jack Sparrow… Bien loin du Pirate des Caraïbes, le moineau domestique préfère un mode de vie bien urbain et apprécie par exemple, les cavités que peuvent offrir les murs de nos habitations. Comme ici, dans notre pierre charentaise où nichent deux amoureux… Observez le dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle. Le mâle porte une large bavette noire sur la gorge et la poitrine. Le dessus de la tête est gris cendré, le ventre grisâtre et le dos brun marron chocolat. La femelle se distingue par son plumage plus terne, un sourcil crème derrière l’œil et son dos marron. Omnivore, le moineau domestique consomme aussi bien des graines, des boutons de fleurs et fleurs elles-mêmes, des restes de repas et d’autres déchets, que des insectes à la belle saison : hannetons, coléoptères, sauterelles, papillons, chenilles, pucerons, diptères… Tendez bien l’oreille pour reconnaître son cri : « chip » ou « piap »… Source : LPO

cliquez sur les images pour les agrandir

© Marc DERUMEZ – Charente Nature

SECTEUR EXPERTISE

Le suivi des oiseaux de plaine

Le suivi des oiseaux de plaine commence dès le mois de mars jusqu’en juin : l’enjeu est fort, il faut veiller à ce que la reproduction et l’envol des jeunes aillent à leurs termes. Pourquoi ? Parce que les œdicnèmes criards et les busards Saint-Martin et Cendré couvent dans les parcelles agricoles et un nid non protégé, c’est un nid détruit lors des récoltes ou travaux agricoles. Le secteur expertise réalise ce suivi, en collaboration avec la LPO, dans le Nord Charente sur deux secteurs : Villefagnan et Barbezières-Gourville qui sont des zones de protection spéciales (ZPS). Chaque espèce a sa stratégie :

L’œdicnème criard (photo ci-dessus) a un plumage qui permet un camouflage optimal sur les sols terre/cailloux, un véritable ninja. Mais il ne fait pas de nid… il va pondre à même le sol. Ils mènent la vie dure à nos experts quand il s’agit de les trouver pour les protéger, une véritable course contre la montre puisque les semis poussent vite et cachent rapidement les couples nicheurs.

Les busards (dont le busard cendré voir photos ci-dessous) aussi nichent à même le sol mais dans des parcelles de blé, d’orge… La hauteur des cultures leur permet de passer inaperçus pour les observateurs. La seule solution pour les repérer ? Les observer en vol, comprendre et analyser leurs attitudes pour trouver des indices dans leurs comportements tels que le cantonnement d’un couple ou une couvaison imminente voire en cours.

Pour ces deux espèces, la protection nécessite l’installation de cages pour les busards, de piquets avec des repères pour les œdicnèmes afin de permettre à l’agriculteur d’éviter le nid lors de son passage sur la parcelle, la protection et la prise de données sur les œufs doivent être rapides pour éviter un abandon du nid ou repérage par d’autres prédateurs.
En ce qui concerne l’outarde canepetière (photo du bandeau), repérable surtout avec son chant particulier qui fait « Pouète », l’oiseau colonise les prairies et jachères, il est en fort déclin depuis plusieurs années, menacé par la pression agricole et l’extension des grandes cultures qui diminuent de plus en plus son habitat.

© Aurélie Perez – Charente Nature

cliquez sur les images pour les agrandir