Tachina grossa

L’échinomyie grosse

C’est la plus grande mouche d’Europe (15 à 18 mm). De la famille des Tachinidae – Ordre Diptera, on la reconnaît facilement à sa taille, à son thorax et à son abdomen noirs, ainsi qu’à sa tête jaune. Les soies abdominales sont robustes et hérissées à angle droit. L’arrière de la tête présente une pilosité jaune. Elle parasite les chenilles de papillons. L’Echinomyie grosse, à l’allure de bourdon, s’observe en été, souvent sur les fleurs telles les carottes sauvages, les berces, les angéliques et tout autre fleur riche en nectar et pollen. Elle participe ainsi à la pollinisation. Il y a une génération par an (peut-être deux dans le sud). L’Echinomyie grosse est présente dans les prairies fleuries, les lisières de forêts, sur les talus ensoleillés et ne passe pas inaperçue par son vol rapide, lourd et bruyant. Source : Insectes de France et d’Europe occidentale de Michael Chinery.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Lullula arborea

Azuré de la Sanguisorbe

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©Didier WOLF – Charente Nature

Dessous des ailes grisâtres, avec une légère suffusion bleu-vert à la base des ailes postérieures. Deux rangées de points noirs bordés de blanc disposées en arc de cercle et une petite virgule noire au centre des ailes. Ces caractères sont communs au mâle et à la femelle. Il y a une seule génération d’adultes de fin juin à mi-août. Les adultes vivent en moyenne une dizaine de jours. Au moment de l’émergence, les adultes quittent la fourmilière tôt le matin quand les fourmis sont peu actives afin de ne pas être attaqués. Une chenille peut consommer jusqu’à 600 larves de fourmi ; une fourmilière ne peut ainsi supporter qu’un petit nombre de chenilles. Après trois à quatre semaines de développement dans une inflorescence de Grande Pimprenelle (Sanguisorba officinalis), la chenille parvient au quatrième stade larvaire. Elle quitte alors l’inflorescence soit en se laissant tomber au sol, soit en tissant un fil de soie. Lorsqu’une fourmi ouvrière découvre une chenille, elle la tapote avec ses antennes. La chenille secrète alors une goutte de miellat à partir de la glande mellifère située sur la partie dorsale du septième segment abdominal. Souvent, la fourmi quitte plusieurs fois la larve avant de revenir et renouveler ce manège de reconnaissance. Puis, la chenille est saisie entre les mandibules et emmenée dans la fourmilière (pouvant être éloignée jusqu’à 8 ou 10 mètres). Si aucune ouvrière ne se présente ou si la chenille n’est pas acceptée, elle meurt rapidement de déshydratation et de faim. La chenille est considérée comme une proie par les fourmis non-hôtes. Au sein de la fourmilière, la chenille devient carnivore et se nourrit des œufs, des larves et des nymphes des fourmis. On estime que pendant les dix à onze mois de présence au sein de la fourmilière, une chenille d’Azuré de la Sanguisorbe peut consommer jusqu’à 600 larves de fourmi. Annexes II et IV de la Directive Habitats.
Lycaena tityrus

Cuivré fuligineux

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Cuivré fuligineux se caractérise par le dessus brun fuligineux chez le mâle, orné de rares lunules submarginales orangées très peu marquées et bordé de franges blanches. Des points noirs transparaissent sous le fond alaire. Les femelles sont beaucoup plus marquées d’orangé. Le revers est jaune verdâtre pâle chez le mâle, teinté d’orangé aux antérieures chez la femelle (surtout en deuxième génération), avec de nombreux points noirs cerclés de blanc et des macules submarginales orange vif. Aucun risque de confusion pour les mâles, couleur de suie. Il fréquente les pelouses et les prairies diverses, habituellement avec arbustes, les landes et les ravins abrités jusqu’à 2500 m. Espèce bivoltine se montrant de la fin avril à la fin de juin, puis de la mi-juillet à la fin d’août. En plaine, certains exemplaires fraîchement éclos fin septembre-début octobre appartiennent peut-être à une troisième génération.
Lycaena dispar

Cuivré des marais

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Cuivré des marais est le plus grand cuivré. Il vit dans les marais et les prairies inondables fauchés irrégulièrement. Le Cuivré des marais tient son nom du rouge doré de ses ailes bordées de noir. Le dessous de ses grandes ailes est orange. Celui des ailes plus petites est gris pâle bleuté avec des points noirs. Le Cuivré des marais a une envergure moyenne de 13 à 20 millimètres. Les femelles sont plus grandes que les mâles. Les Cuivrés des marais ont un vol rapide. Ils peuvent virevolter dans un rayon maximum de 20 kilomètres autour de leur lieu de naissance. Une première génération d’adulte s’observe à partir de mi-mai jusqu’à fin juin. Les adultes ont une durée de vie moyenne de huit à dix jours. La seconde génération s’observe de fin juillet à fin août. C’est une espèce protégée au niveau National. Elle est également inscrite dans l’annexe II et IV de la Directive Habitat Faune Flore.
Pontia daplidice

Marbré-de-vert

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©Didier WOLF – Charente Nature

C’est une espèce présente dans une grande partie de l’Europe de l’ouest, mais plutôt méditerranéenne qui se fait rare au nord de la Loire. Ce piéridé ressemble à la fois aux piérides blanches et à l’Aurore. Le Marbré de vert a la face supérieure des ailes blanche à apex noir contenant de nombreuses taches blanches. La tache discale noire est coupée par une strie blanche. La face inférieure de l’aile postérieure est vert olive à taches blanches de taille irrégulière. La face inférieure de l’aile antérieure possède une tache discale qui atteint la côte. La femelle possède une tache noire sur le dessus de l’aile antérieure, près du bord interne et sous la tache discale, que le mâle n’a pas. Le revers de l’aile postérieure est blanc persillé de vert. La confusion avec la femelle de l’Aurore est possible. Il présente à la fois un dimorphisme saisonnier et un dimorphisme sexuel (taches noires plus étendues chez la femelle). Fréquente les lieux ouverts, pierreux, secs et chauds : zones en friches, jachères, prairies sèches, dunes littorales, garrigues. (Espèce xérophile). Il y a deux générations par an, l’une en avril-mai, la seconde en juillet-août qui est plus importante car les populations se sont accrues avec l’arrivée des migrateurs. Au sud de l’aire de répartition, il y a trois générations (même quatre) qui se superposent de février à octobre. Liste rouge régionale, espèce déterminante, rare à très rare. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes
Galatella linosyris

Aster linosyris

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

L’Aster à feuilles d’osyris, appelé aussi Aster à feuilles de lin, est une plante vivace, glabre, à tige dressée et rameuse au niveau de l’inflorescence. Ses feuilles caulinaires, nombreuses et alternes sont étroitement linéaires. L’inflorescence en corymbe dense est composée de fleurs jaunes généralement toutes tubuleuses, regroupées en capitules de 1 cm de diamètre. Cette Astéracée calcicole affectionne les lieux secs et chauds, comme les pelouses rocailleuses sèches et les bois clairs. Sa floraison s’étale d’août à septembre. Source : Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes par l’abbé H. Coste
Apatura ilia

Petit mars changeant

C’est un papillon de grande taille, son envergure est comprise entre 50 et 60 mm (70 mm pour certains auteurs) qui a la particularité de pouvoir changer de couleur en fonction de la lumière et de l’orientation, en effet, une coloration bleue due à la polarisation de la lumière vient se surimposer aux pigmentations des ailes. Forme, allure : les ailes ont le fond brun foncé avec une rangée de taches blanches pour la forme (Apatura ilia ilia), le fond est plus orangé avec une rangée de taches orangées pour la forme (Apatura ilia clytie). Les ailes antérieures et postérieures présentent un ocelle orangé pupillé de noir. Les antennes ont l’extrémité orangée. En plus de ces colorations dues à des pigments des écailles, les mâles de cette espèce présentent une coloration bleue irisée, qui est due à la polarisation de la lumière. Cette coloration bleue varie avec l’éclairement et l’orientation. Elle a justifié le nom vernaculaire de petit mars « changeant ». Les adultes se nourrissent sur les excréments, les cadavres d’insectes ou de petits animaux. Espèce bivoltine se montrant de mai à juin et d’août à septembre) dans le sud de l’aire de répartition.

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© Didier WOLF – Curieuse Nature

Aconitum napellus

Aconit napel

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

L’Aconit fait partie de la famille des renonculacées, dont quasi tous les représentants sont toxiques. C’est la plante la plus toxique de notre flore européenne, la dose mortelle étant de 4 g de racines. Elle est toxique par ingestion mais aussi par contact. Elle contient des alcaloïdes comme l’aconitine dont l’ingestion cause la paralysie des différents systèmes vitaux et entraîne la mort. Il est recommandé d’utiliser des gants et de se laver les mains après l’avoir manipulée. Aucune bête ne la broute. Aussi appelée « Casque de Jupiter » c’est une vivace très rustique. Ses grandes tiges dressées offrent en période estivale, une jolie floraison bleu-violet, vive. Comme des petits casques, elles sont disposées en grappe, bien au-dessus des feuilles. Celles-ci sont très découpées, comme tous les Aconits. Cette vivace atteindra à maturité 80 cm de hauteur pour 30 cm d’envergure. Elle attire d’ailleurs les insectes pollinisateurs. C’est une plante de montagne des Alpes occidentales, qui pousse dans les alpages aux sols riches en matières organiques, de 1500 à 3000 m d’altitude. 

Prospero autumnale

Scille d'automne

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

La Scille d’automne est une plante de la famille des Asparagacées. Elle croît dans les pelouses sèches et rocailleuses mais ne dédaigne pas les lieux sablonneux. Ses fleurs en étoile violet pâle, quelquefois blanches s’épanouissent à la fin de l’été, d’août à octobre. Elles sont visitées par bon nombre d’insectes en recherche de ressources alimentaires. Ces tapis de fleurs étoilées sur les pelouses si desséchées en fin d’été sont toujours une belle surprise ! Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes de Bernard et Nicole Bédé – Jean-Claude Martegoute aux Editions du Machaon.
Myocastor coypus

Ragondin

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©Marc DERUMEZ – Charente Nature

Rongeur semi-aquatique originaire d’Amérique du Sud (introduit en France à la fin du XIXesiècle pour la pelleterie, c’est-à-dire le commerce de fourrures), le Ragondin est considéré aujourd’hui comme une espèce nuisible qui cause des dommages importants sur l’écosystème qui l’entoure. On pourrait négligemment le confondre avec un autre rongeur, bien plus légitime sur notre territoire et aussi bien adapté que lui au milieu aquatique : le Castor. Pourtant, selon l’espèce (Castor eurasien ou du Canada) un Castor peut atteindre les 35 kg tandis qu’un Ragondin ne pèse à priori pas plus de 10 kg ! Autre différence notable : la queue. Fine, longue et sans poil pour les Ragondins (comme celle d’un rat) la queue facilite l’identification lorsque l’on sait qu’elle est large et plate pour les Castors. Comportement remarquable : ces derniers l’utilisent parfois pour frapper l’eau afin d’alerter leurs congénères d’un danger. Les moustaches du Ragondin (appelées aussi vibrisses comme pour plusieurs mammifères) sont blanches et longues, celles du Castor sont plus courtes et de la même couleur que leur pelage. On note aussi que le Ragondin nage la tête hors de l’eau avec le dos à la surface. Le Castor préfère une nage plus immergée… N’oublions pas que le Castor, capable de construire des barrages naturels, participe à la création de zones humides qui profitent à la biodiversité est lui, une espèce protégée ! En savoir plus sur le Castor
Actitis hypoleucos

Chevalier guignette

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©Marc DERUMEZ – Charente Nature

Le Chevalier guignette, à droite de l’image, est un migrateur nocturne qui peut parcourir jusqu’à 10 000 km entre L’Europe du Nord et l’Afrique subsaharienne. Mais l’hivernage en Europe occidentale tendrait à se développer : ainsi, la façade atlantique de France et même la pointe sud-ouest de l’Angleterre est aussi propice. De même d’ailleurs, pour tous les endroits humides, à l’intérieur des terres. Il est exclusivement estivant, on peut le contacter d’avril à octobre. Il peut nicher occasionnellement dans notre région : la dernière preuve datant de 1994, soit il y a 26 ans. Les observations hivernales se font assez rares. Critère important pour l’identification : il hoche souvent la queue dès qu’il se pose et quand il se déplace en marchant. C’est d’ailleurs ce comportement qui lui a valu son nom de chevalier guignette. Source : LPO . Ne confondez pas deux espèces communes en France, ici c’est un Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) qui s’est invité sur la photo (à gauche de l’image)…
Merops apiaster

Guêpier d'Europe

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

Oiseau coloré et unique en son genre, le Guêpier d’Europe ne peut être confondu avec aucune autre espèce. Mâle et femelle sont similaires et possèdent une gorge jaune vif, un ventre bleu, un dos roux et jaune et un masque noir. Chez les adultes, une projection caudale forme un pic à l’arrière de la queue. Il est aisé de le repérer en vol grâce à ses sifflements roulés et rauques typiques ou posé sur les fils électriques au bord des routes. Bien que fort sociable et ayant un caractère doux, les guêpiers se disputent régulièrement en ébouriffant les plumes de la nuque et du dos. C’est est un chasseur aérien qui avale parfois ces proies en vol, mais généralement il se pose sur son perchoir et frappe sa victime de quelques coups de bec avant de l’avaler en renversant la tête en arrière. Les proies sont des insectes volants : guêpes, abeilles, bourdons, frelons, coléoptères, diptères, papillons, libellules, etc…Le Guêpier d’Europe ne porte pas son nom pour rien, en effet, les hyménoptères restent les proies de prédilection de l’espèce, d’autant plus que le guêpier reste insensible à leurs piqûres. Dans la région, le guêpier niche principalement dans les carrières de sable et parfois dans un simple talus au milieu d’une friche. Il apprécie les plaines et le voisinage des cours d’eau ainsi que la présence de quelques arbres lui servant de perchoirs d’affût et de repos. Lors de la confection du nid, le couple va s’activer à tour de rôle : à coups de bec, ils vont effriter une paroi et rejeter la terre en arrière avec les pattes. Le tunnel formé est horizontal et large de 5 à 8 cm. La profondeur varie selon les terrains, elle peut aller de 70 cm à 2,50 m de long (1 à 2 mètres en moyenne). Le tunnel débouche sur une chambre de ponte d’environ 25 à 32 cm, haute de 12 cm en moyenne. La confection du terrier dure, selon le sol, entre 10 et 25 jours et environ 5 à 7 œufs y sont déposés. Source : LPO

Bonne rentrée !

Cygnes Tuberculés (Cygnus olor)
©Marc DERUMEZ