Prunella modularis

Accenteur mouchet

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

L’Accenteur mouchet est une espèce commune, parfois confondue avec le Moineau domestique (Passer domesticus) en raison de son aspect global gris. Son aire de répartition s’étend en Asie Mineure et dans presque toute l’Europe, sauf l’extrême nord et l’extrême sud. Les populations qui vivent dans l’ouest et le sud sont sédentaires, celles qui vivent le plus au nord (Scandinavie, Russie) et dans l’est sont migratrices et hivernent dans le centre de l’Europe ou dans la région méditerranéenne. En France, l’espèce est répandue partout sauf sur le littoral de la Méditerranée. Son habitat d’origine est la forêt de conifères. L’Accenteur mouchet se trouve dans les boisements de conifères, mixtes ou de feuillus. Il fuit la futaie dense et apprécie les fourrés des coupes et des clairières. Il fréquente les parcs et jardins, les haies, les buissons denses et touffus. Il s’observe sur les pelouses, dans l’ombre des arbustes et des buissons. Buffon l’avait surnommé le « traîne-buissons ». En dehors de la saison de reproduction, l’Accenteur mouchet s’observe solitaire ou par deux au sol à la recherche de nourriture. Il n’est pas particulièrement farouche, mais reste toujours proche d’un couvert végétal.

Emberiza cirlus

Bruant zizi

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©Didier Wolf ©Curieuse Nature

Le Bruant zizi est un méridional sédentaire, occupant les pays bordant la Méditerranée, excepté au sud-est et à l’est où les habitats sont trop arides. Il occupe aussi les îles méditerranéennes. Il est en limite d’aire dans le nord de la France. Le Bruant zizi apprécie les espaces herbeux riches en insectes. En hiver, vous pouvez l’attirer dans votre jardin en disposant des graines au sol. La confusion est très facile pour les femelles entre le Bruant zizi et le Bruant jaune ! Seul le croupion gris-olive des femelles Bruant zizi (non roux) permet de les différencier. Le Bruant zizi est également plus terne, moins jaune que le Bruant jaune, mais la différence reste subtile. Source : LPO

Sturnus vulgaris

Étourneau sansonnet

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

L’Étourneau sansonnet peut être confondu avec le Merle noir (Turdus merula) car ils ont tous deux le corps noir avec le bec jaune en plumage nuptial. Cependant, en regardant de plus près, l’Étourneau sansonnet s’en distingue par son plumage aux reflets verts et violets, moucheté de points blancs. Sa queue est courte et son bec est pointu et assez long. Il marche énergiquement. En hiver le bec est foncé. Son vol est rapide et peu onduleux. En vol, la silhouette est typique avec les ailes assez pointues. Le répertoire du sansonnet est riche. Il comprend de nombreuses imitations d’autres oiseaux, des sifflements, des grincements. Originaire des zones tempérées et boréales de l’Eurasie, l’Étourneau sansonnet s’est répandu avec succès sur tous les continents : on parle d’espèce cosmopolite. L’Étourneau sansonnet est un oiseau grégaire qui forme des groupes à longueur d’année. Il adopte un comportement territorial avec ses congénères uniquement en période de nidification. Dès l’émancipation des jeunes, les familles se regroupent, se nourrissent ensemble et passent la nuit ensemble en dortoirs. Source : LPO

Corvus corone

Corneille noire

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

La Corneille noire est présente en Europe de l’Ouest, de la Grande-Bretagne à l’Allemagne et du Danemark jusqu’à la moitié nord de la péninsule ibérique. En Italie, en Europe de l’Est et en Asie, elle est remplacée par une espèce très proche, la Corneille mantelée (Corvus corone cornix). Celle-ci se reconnaît à son plumage bicolore, au corps gris. Pouvant être confondue avec le Corbeau freux, la Corneille noire s’en distingue par la présence de plumes à la base de son bec, qui est de forme plus arquée, et les reflets bleu-vert de son plumage. La Corneille ne migre pas et s’adapte aux changements de température entre été et hiver. Elle consomme surtout des végétaux (céréales, racines, fruits, glands, graines), mais aussi des insectes et des vers, et parfois des charognes. Les corvidés sont des équarrisseurs naturels qui éliminent les cadavres d’autres oiseaux ou de petits mammifères, ce qui assure par exemple un nettoyage gratuit de nos routes où meurent chaque jour d’innombrables animaux sauvages victimes de collisions. Le régime riche en graines et en fruits de cette omnivore contribue également à la dissémination des graines et donc à l’entretien de la biodiversité. Elles peuvent aussi se rendre très utiles en mangeant des parasites sur le dos du bétail. Source : LPO

Anas platyrhynchos

Canard Colvert

Ce canard dit de surface, « barboteur » confirmé (puisqu’il se nourrit en barbotant ou simplement en basculant la tête dans l’eau), appartient à la famille des Anatidae, avec par exemple les cygnes ou les oies… Présent dans nos espaces aquatiques urbains, le Colvert est capable de voler jusqu’à 80 km/h ! Peu farouche, il sait, si nécessaire, s’arracher de la surface de l’eau presque verticalement grâce aux battements de ses ailes. Ici, on peut observer un canard colvert mâle, replier ses ailes en trois étapes… laissant ainsi paraître le miroir alaire de ses ailes, ces barres bleues aux reflets irisés, bordées de teintes claires ou foncées, qui attirent notre regard et facilitent l’identification des individus par les ornithologues.

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© Marc DERUMEZ – Charente Nature

Anas strepera

Canard chipeau

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

La France accueille lors de la saison hivernale, entre 25 000 et 35 000 individus lors des comptages Wetlands* de la mi-janvier, avec une tendance à court terme en légère diminution. Les oiseaux se concentrent surtout en Camargue et sur le cours du Rhin, en Brenne sur les étangs de la Woëvre et le lac de Grandlieu, zones d’importance internationale ou nationale pour la conservation des oiseaux (ZICO). En période d’hivernage, le Canard chipeau fréquente les mêmes milieux que ceux utilisés pour la reproduction, à savoir, les étangs d’eau douce à saumâtre, peu profonds Il est alors sensible au gel de ces plans d’eau, et se disperse dans de nombreux endroits en cas de gel prolongé. La période de migration prénuptiale commence fin janvier et s’achève vers la mi-avril, avec un pic de passage en France fin février et mars. *« Les comptages Wetlands sont l’un des plus anciens programmes de suivi de la biodiversité au monde, initié en 1966 et toujours porté par l’engagement de milliers de bénévoles et de professionnels. Ce programme permet d’accumuler une base de données unique sur les populations d’oiseaux d’eau migrateurs et sur l’état des zones humides. Ces informations alimentent la recherche scientifique, la gestion des sites et les politiques publiques, et servent de référence à de nombreux accords internationaux comme Ramsar, l’AEWA ou la Directive Oiseaux. Elles permettent aussi de documenter des tendances à long terme, souvent impossibles à détecter autrement, et d’alerter sur les pressions qui affectent habitats et espèces. » LPO France – Wetland international

Buteo buteo

Buse variable

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©Didier WOLF – Curieuse Nature

La Buse variable est un rapace diurne assez commun en France. La Buse variable est l’un de nos rares oiseaux dont le plumage peut varier considérablement d’un individu à l’autre, pouvant être d’un brun très foncé ou presque blanche, avec tous les intermédiaires possibles, d’où son qualificatif. Elle se nourrit principalement de micromammifères, mulots et campagnols qu’elle chasse postée à l’affût sur un piquet de clôture. Dotée d’une vue très perçante et d’une très bonne ouïe, elle guette les rongeurs et les taupes qui constituent l’essentiel de sa nourriture mais elle consomme également dans une moindre mesure des mammifères plus gros tels que de jeunes lapins et lièvres, des oiseaux, des amphibiens et des insectes (criquets, sauterelles…) ainsi que des charognes, surtout en hiver quand la nourriture vient à manquer. Les vers de terre peuvent aussi constituer une part importante de son alimentation et il n’est pas rare de la voir marcher dans les pâtures à leur recherche. Oiseau sédentaire et fidèle à son territoire dans notre région, la Buse variable voit ses effectifs renforcés par des migrateurs venus de Scandinavie de septembre à février. Les oiseaux qui nichent chez nous commencent à parader dès le mois de février mais la ponte n’intervient pas avant avril. Les jeunes quittent normalement le nid en juillet. Source : LPO

Podarcis muralis

Lézard des murailles

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

Le lézard des murailles, de la famille des Lacertidés, et d’une longueur de 20 cm environ, présente un corps écailleux gris, brun, verdâtre, plus ou moins strié, le dessous étant plus clair. La femelle est généralement un peu plus petite que le mâle. Principalement diurne, il vit 4 à 6 ans en moyenne, (10 ans au maximum) dans les lieux secs et ensoleillés comme les murets, les éboulis, les talus et voies ferrées, les anfractuosités des rochers bien exposés où il se réfugie au moindre danger ; Il est aussi présent dans les jardins abrités, les tas de bois et à proximité des habitations. De novembre à mars, il observe un repos hivernal mais il n’est pas rare de l’apercevoir lors de ses bains de soleil, même en hiver. Source : ONF, amphibiens et reptiles


Espèce protégée sur le territoire national, inscrit à l’annexe IV de la Directive  » habitats  » et à l’annexe III de la convention de Berne.

Cornus mas

Cornouiller mâle

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©Albert & Monique BRUN – Charente Nature

De la famille des Cornacées, le Cornouiller mâle appelé aussi Cornier, bois de fer, cornouiller des haies, mimosa du Causse, est un petit arbre ou un arbuste (de 2 à 6 m) poussant dans les lisières forestières, les bois clairs et les haies, préférant les sols calcaires. Il peut vivre plus de cent ans. Le cornouiller est une espèce thermophile et grâce à sa floraison précoce annonçant la fin de l’hiver, il fournit aux abeilles et autres butineurs une précieuse nourriture. En forêt, ses feuilles sont appréciées des cervidés et ses fruits, appelés cornouilles ou cerises de septembre, sont convoités par les oiseaux. En haies champêtres ou bocagères, ce petit arbre mellifère et rustique, au port élégant et au feuillage d’automne flamboyant, est parfois planté en massifs, dans les parcs et jardins. Sources : Flore forestière Française de Rameau J.-C., Manson D. & Dumé G.