Plus qu'une ressource,
l'eau est la condition première d'un monde vivant.

Les épisodes de chaleur anormalement élevée et prolongée deviennent la norme et n’épargnent aucune espèce. Une Tourterelle turque vient s’hydrater à la rivière tandis qu’une Mésange charbonnière y prend un bain vigoureux pour se débarrasser des parasites qui s’incrustent dans son plumage. Ici comme ailleurs, nous observons impuissants la baisse du niveau d’eau des rivières. Les paysages d’été évoluent, avec par exemple de larges bandes de végétation qui apparaissent sur les berges et affleurent à la surface de l’eau. Cette prolifération floristique attire un oiseau peu commun dans cette zone de la rivière. Un Chevalier sylvain chasse à vue insectes et vers d’eau, ses pattes plantées dans ces îlots herbeux.
La nature, telle que nous la connaissons, s’est longtemps épanouie dans une respiration saisonnière, un temps froid puis des températures plus clémentes, avec un cycle de l’eau ininterrompu entre ciel et terre… L’accélération des transformations climatiques brise cette pulsation essentielle au développement de la faune et de la flore terrestre dont nous faisons partie… Actuellement condamnés au rôle de spectateur, qu’allons-nous décider pour faire face à ces évènements dévastateurs qui se jouent totalement du maintien de nos habitudes de vie, de nos peurs ou simplement de la préservation du vivant ?

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© Marc DERUMEZ – Charente Nature

Lullula arborea

Alouette lulu

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©Didier WOLF – Charente Nature

Passereau de taille moyenne, de teinte dominante brunâtre, l’Alouette lulu est dénuée de couleurs vives. C’est une petite alouette au corps assez trapu et à la queue courte. Son bec fin est brun et se teinte d’une nuance rosâtre à la base de la mandibule inférieure. Un sourcil très clair souligne sa petite calotte marron rayée, légèrement érectile et ne dépassant que très peu la ligne de la nuque. Des stries foncées sur fond roussâtre descendent sur le dos et les flancs et se fondent au niveau du ventre blanc en traces légères chamois très clair à peine visibles sur le dessous. La femelle, de plumage identique, serait de taille légèrement inférieure.
Cacyreus marshalli

Brun des pélargoniums

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©Didier WOLF – Charente Nature

Ce papillon a été importé d’Afrique du sud avec les Pélargoniums (Géraniums ornementaux). Il a conquis l’ouest de l’Europe. En France, on peut le rencontrer potentiellement partout, mais il est plus commun dans le sud. Le Brun des pélargoniums a le dessus des ailes brun foncé chez les deux sexes. Le dessous de ses ailes est marbré de brun, gris et blanc. Ses franges sont bicolores. Il possède une assez longue queue à l’aile postérieure, à côté de laquelle se trouve un point noir. Il vole de mars à octobre. Source : Les carnets nature de Jessica Joachim
Thecla betula

Thècla du bouleau

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©Didier WOLF – Charente Nature

La Thècla du bouleau a la face supérieure des ailes brun terne, avec une bavure jaunâtre sur l’aile antérieure pour le mâle qui se transforme en large marque jaune orangé chez la femelle. L’aile postérieure possède une queue. La face inférieure est orange vif à bandes blanches étroites. Elle fréquente les habitats semi-ouverts liés aux forêts caducifoliées, les coupes, les lisières, les fourrés, les haies et les prairies buissonnantes jusqu’à 1500 m. Il y a 1 génération entre fin juillet et octobre. Source : Les carnets nature de Jessica Joachim

Neozephyrus quercus

Thècla du chêne

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©Didier WOLF – Charente Nature

La Thècla du chêne est étroitement liée au chêne, où elle pond ses œufs et passe toute sa vie. On la rencontre dans les forêts de chênes, notamment près des sentiers et lisières, mais aussi sur les chênes isolés dans les parcs ou des coteaux ensoleillés. Elle a une prédilection pour les vieux arbres et aime se poser sur les pointes des branches inférieures et du milieu de l’arbre. On l’observe à partir de mi-juin et jusqu’au mois d’août, mais seul l’observateur attentif la détecte, vu son mode de vie discret. C’est un petit papillon qui se pose ailes fermées, c’est donc son verso de couleur grise, qu’elle nous montre, avec aux ailes postérieures une queue et à ce niveau un ocelle orange centré de noir. Elle est d’un gris argenté très clair avec une ligne blanche bordée de noir et des traces d’orange à l’angle inférieur des ailes postérieures. Le dessus des ailes est noir de suie, avec un reflet violacé ou pourpré. Ce reflet est largement étendu chez le mâle, plus restreint chez la femelle. La Thècla du chêne est très discrete. Les adultes restent sur les chênes et se nourriraient du miellat des pucerons sur les feuilles des arbres. Elle vole en une génération, de fin juin à début octobre.

Minois dryas

Grand Nègre des bois

De la famille des Nymphalidés, le Grand Nègre des bois est un papillon de couleur brune qui se reconnait facilement à ses ocelles noirs pupillés de bleu. Les femelles possèdent des ocelles plus grands que les mâles ; chez ces derniers le point bleu central est réduit. La période de vol s’étend de juillet à septembre en une seule génération. L’hivernation a lieu au stade de chenille. La chenille se nourrit surtout de poacées (graminées) et parfois de cypéracées ( les herbacées vivaces comme les roseaux, les papyrus, les joncs, …). Le Grand Nègre des bois affectionne les prairies sèches, les friches et les bois clairs. En France métropolitaine, il est présent dans de nombreux départements de la moitié sud sauf en Corse ; il est absent d’Ile de France, du nord-est, des départements de la Haute-Vienne, de la Creuse et du Cantal mais très localisé en Alsace. En savoir plus… Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles de Tristan Lafranchis – Collection Parthénope.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Erica tetralix L.

Bruyère à quatre angles

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Appelée aussi bruyère des marais, cette espèce possède des tiges ligneuses pubescentes et des feuilles linéaires de 3 à 5 mm verticillées par 4 (le plus souvent) bordées de minuscules poils. L’inflorescence est composée de 5 à 12 fleurs roses (parfois blanches) en clochettes regroupées à l’extrémité de la tige. La floraison s’étale de mai à septembre. La bruyère des marais est strictement hygrophile. Elle est inféodée aux sols dont le pH est très acide et pauvres en bases et en azote. Cette bruyère affectionne les landes atlantiques hygrophiles, les aulnaies marécageuses, les tourbières bombées, et les prairies humides. Cette Ericacée est fortement menacée par le boisement, les drainages et les enrésinements. Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes avec indications des propriétés apicoles de Nicole et Bernard Bédé – Jean-Claude Martegoute aux Editions Machaon.
Salvia pratensis

Sauge des prés

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©Didier WOLF – Charente Nature

La sauge des prés est une espèce spontanée en France. C’est la sauge sauvage la plus commune. Elle pousse sur les terrains calcaires et ne craint ni la sécheresse, ni le froid. En hiver elle persiste sous la forme d’une rosette de feuilles. Elle peut atteindre 1 mètre de hauteur dans de bonnes conditions de croissance. La reproduction est assurée par les insectes butineurs, bourdons, abeilles, papillons, on dit que la sauge est une plante entomophile. Pour attirer l’insecte qui repartira charger de pollen, la sauge dispose de plusieurs atouts : sa couleur, sa forme qui permet de guider l’insecte jusqu’au lieu de production du nectar et son parfum. Une fois l’insecte attiré, la sauge doit lui déposer sa précieuse semence. C’est là que la nature a créé une ingénieuse mécanique, combinant à la fois le système du levier et celui du contrepoids : lorsque l’insecte pénètre profondément dans la fleur, les étamines (organes mâles de la fleur) basculent et le recouvrent de pollen. Quand l’insecte butine une fleur voisine, il transportera inconsciemment le pollen de l’étamine d’une fleur juste éclose au pistil (organe femelle de la fleur) d’une fleur plus mature.
Lepus europaeus

Lièvre d'Europe

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le lièvre d’Europe, également appelé lièvre brun, est un mammifère herbivore appartenant à l’ordre des lagomorphes et à la famille des léporidés, comme son cousin le lapin. Originaire d’Europe et d’Asie, il a été introduit sur tous les continents, s’adaptant à une multitude d’environnements. Parmi les plus grandes espèces de lièvres, il mesure entre 50 et 70 cm de long et peut peser jusqu’à 7 kg. Il se distingue par une silhouette plus grande et longiligne que celle du lapin de garenne. Il ne présente aucun dimorphisme sexuel, ce qui rend difficile la distinction entre les mâles, appelés bouquins, et les femelles, appelées hases. Son pelage varie du brun-gris au blond-roux, avec des poils noirs visibles sur les flancs et le dessus de la queue. Le ventre est quant à lui blanc crème. Ce pelage change légèrement selon les saisons, devenant un peu plus clair en été. Le lièvre d’Europe possède de grandes oreilles terminées par une pointe noire, ainsi que des yeux dorés proéminents, qui lui offrent une excellente vision périphérique. Ses pattes postérieures puissantes, mesurant entre 11,5 et 15 cm, lui permettent d’effectuer de grands bonds jusqu’à 3 mètres et d’atteindre des vitesses de pointe allant jusqu’à 70 km/h pour échapper à ses prédateurs. Sur le plan anatomique, il se distingue des rongeurs par la présence de deux paires d’incisives à la mâchoire supérieure, contre une seule chez les rongeurs.
Oryctolagus cuniculus

Lapin de garenne

©Didier WOLF – Charente Nature

Le Lapin de Garenne est un mammifère de la famille des léporidés de petite taille (30 à 45 cm) et de couleur brun foncé pesant en moyenne 1 kg. Sa durée de vie est d’environ 5 ans. Il se différencie du Lièvre par des oreilles et des pattes plus courtes. Le mâle et la femelle ne présentent pas de dimorphisme sexuel. Le Lapin est un animal sociable vivant en groupe de 5 à 20 individus, avec une hiérarchie entre les membres. Cette socialisation fait qu’il ne s’éloigne jamais beaucoup de son lieu de vie. La taille de son domaine vital est assez restreinte (500m² à 5 ha). Il effectue la plupart de ses tâches (alimentation et activités sociales) du coucher du soleil, à la nuit tombée. C’est un animal courant en France tant que l’altitude ne dépasse pas 900 m. Son habitat de prédilection est la terre sèche et meuble ou les talus dans lesquels il peut creuser son terrier, la garenne où il s’abrite des intempéries et de la prédation. On le trouve aussi de plus en plus à proximité des infrastructures humaines.