Eriophorum angustifolium

La Linaigrette à feuilles étroites

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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Appartenant à la famille des Cypéracées, cette plante vivace de 30 à 60 cm, glabre, à stolons souterrains, possède des tiges subcylindriques lisses, et des feuilles allongées, linéaires-canaliculées, trigones dans le haut, larges de 3 à 6 mm. Ses fleurs sont regroupées en inflorescence de 2 à 7 épis brunâtres inégalement pédicellés et penchés après la floraison, devenant ensuite cotonneux, blancs, à longues soies blanches. La linaigrette à feuilles étroites se rencontre dans les prairies humides à tourbeuses, les tourbières actives et les landes humides. Sa présence indique des sols (et des eaux) acides et pauvres en éléments nutritifs. Elle est quasi menacée en Aquitaine, Pays de la Loire et Champagne-Ardenne, vulnérable en Île de France, Picardie et Poitou-Charentes, en danger dans le Centre, la Haute-Normandie et le Nord-Pas-de-Calais. Source : Les plantes de Dordogne et départements limitrophes avec indications des propriétés apicoles de Nicole et Bernard Bédé – Jean-Claude Martegoute aux Editions Machaon.

Campanula persicifolia

La Campanule
à feuilles de pêcher

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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Cette plante herbacée vivace atteint 0,40 à 0,80 mètre de hauteur. Ses fleurs forment une grappe de deux à six grandes fleurs bleu-clair largement ouvertes et inclinées vers le haut, à corolle bleue en cloche. Ses feuilles sont glabres, longues et fines, faiblement dentées ou lisses. Sa floraison s’étale de mai à août selon les régions ; sa période de floraison peut être réduite en fonction de la sécheresse estivale. Cette belle campanulacée est une espèce de demi-ombre, thermophile, préférant les sols basiques à faiblement acides ; elle croît en lisières et clairières de forêts, dans les haies, et également sur des talus et rochers. En Charente, elle est rare et sa floraison est fluctuante selon les printemps à faible ou forte pluviométrie et sa protection passe par des fauchages tardifs sur les bermes où elle pousse parfois. Flore forestière française Tome 1 – Plaines et collines de Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion et G. Dumé.

Aporia crataegi

Le Gazé

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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Le Gazé, appelé aussi Piéride de l’Aubépine, fait partie de la vaste famille des Piérides qui compte environ 1 200 espèces dans le monde. Ce beau papillon est facilement reconnaissable grâce à ses ailes blanches veinées de noir. La femelle se distingue du mâle par la présence d’une bordure marron à la base de la côte des ailes antérieures. D’une envergure comprise entre 58 et 66 mm, le Gazé n’a qu’une génération par an. Sa période de vol relativement courte, s’étend en général de fin mai à début juillet. La femelle pond 2 à 3 jours après l’accouplement sur les feuillages de Rosacées comme le Prunellier, l’Aubépine, les Sorbiers, ou les arbres fruitiers. Le Gazé fréquente les milieux ouverts, les haies et les vergers, ainsi que les prairies naturelles fleuries de chardons et de diverses astéracées. Si ce papillon n’est pas menacé d’extinction au niveau national, le déclin de ses populations est notable au cours du siècle dernier dans plusieurs régions dont l’ex-région Poitou-Charentes. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes, à découvrir ici…

Coloeus monedula

Le Choucas des tours

Aussi appelé Corneille des clochers, le Choucas des tours est une espèce d’oiseaux de la famille des Corvidae. Impossible pourtant de le confondre avec d’autres corvidés comme avec la Corneille noire ou le Corbeau freux, car ses yeux ont la particularité d’avoir un iris allant du bleu très clair au gris presque blanc. Son plumage noir présente des nuances de gris aux reflets bleus au niveau de la nuque et sur les côtés de la tête. Les choucas forment des couples monogames et sont fidèles tout au long de leur vie. Rarement isolés, les Choucas des tours se rassemblent dans des colonies allant jusqu’à une cinquantaine d’individus. Le choucas peut vivre jusqu’à 19 ans.

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© Marc DERUMEZ – Charente Nature

Tulipa sylvestris

La Tulipe australe

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©Didier WOLF – Charente Nature

La Tulipe australe, également appelée tulipe méridionale ou tulipe du midi, pousse dans les lieux rocailleux, les pâturages du midi et des montagnes. C’est une plante d’assez petite taille, de 10 à 30 cm. Les feuilles sont disposées par trois au ras du sol. Celles-ci sont longues et fines. La période de floraison est d’avril à juillet. Cette tulipe est caractérisée par sa petite fleur jaune à l’intérieur et rougeâtre en dehors. Le fruit est une capsule arrondie et longue renfermant les graines. On observe souvent cette plante en groupe car elle se développe également par les racines. La Tulipe est menacée par l’utilisation des produits dans les cultures. C’est une espèce protégée.

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©Didier WOLF – Charente Nature

Polygonatum multiflorum

Le Sceau-de-Salomon

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©Didier WOLF – Charente Nature

Plante vivace de 30 à 60 cm de hauteur, le Sceau-de-Salomon possède des feuilles de 10 à 20 cm de long, alternes, ovales, lancéolées, à nervures parallèles. Elles sont d’un beau vert franc, devenant jaune à l’automne, puis elles disparaissent en hiver mais leur rusticité est importante (-20°C). En mai, les fleurs s’épanouissent en solitaire ou en petits bouquets, généralement le long du bord inférieur des tiges. Elles sont tubulaires, campanulées, blanches ou crème, marquées de vert, souvent pendantes, et rappellent ainsi beaucoup le muguet. C’est pourquoi on appelle le Sceau-de-Salomon aussi le faux-muguet, le muguet anguleux ou le grand muguet. Les fruits sont des baies noires relativement toxiques pouvant provoquer des vomissements et des troubles digestifs en cas d’ingestion, mais le rhizome qui contient de l’amidon et des cristaux d’oxalate de calcium a des propriétés thérapeutiques efficaces, en usage externe, contre les panaris, les abcès ainsi que les contusions et ecchymoses.

Convallaria majalis

Le Muguet de mai

Le muguet de mai est une vivace d’ombre très rustique, un grand classique des sous-bois. Reconnaissable à ses petites fleurs blanches au parfum envoutant, cet excellent couvre-sol apprécie un sol frais et riche sur un emplacement ombragé mais lumineux. Cette vivace possède un feuillage caduc constitué d’une paire de feuilles de couleur vert franc. Sa floraison intervient en avril-mai. Les petites fleurs d’un blanc pur en forme de clochettes exhalent un parfum pénétrant ce qui constitue un trait caractéristique de l’espèce. Le muguet de mai est classé parmi les plantes à haute toxicité. Synonyme : Muguet de mai, Muguet commun, Lis des vallées.

©Didier WOLF – Charente Nature

Hyacinthoides non-scripta

La Jacinthe des bois

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©Didier WOLF – Charente Nature

La Jacinthe des bois est une plante vivace de la famille des Asparagaceae, formant de grands tapis bleus à sa floraison, dans les clairières. Elle est principalement répandue sous climat à influence océanique. Fleurs aux tépales bleu mauve, recourbés ou enroulés à leur extrémité, donnant à la fleur une forme d’entonnoir long de 14-18 mm. Floraison d’avril à juin. Plante sciaphile (qui apprécie particulièrement les écosystèmes plongés dans l’obscurité) de demi-ombre, dans les sous-bois, sur sols plutôt secs, acides et pauvres. Caractéristique des forêts anciennes de milieux atlantiques.
Muscari comosum

Muscari à toupet

Appelé aussi Jacinthe à grappes, ou encore Poireau roux en raison de la couleur cuivrée de son bulbe, le Muscari est une plante de la famille des Asparagaceae originaire d’Amérique du Nord et d’Europe centrale et méridionale. On le rencontre fréquemment dans le sud de la France, bordant les routes, formant des tapis éclatants, bleu violacé. Les feuilles, linéaires, caduques en été, évoquent celles des poireaux. Elles sont en forme de gouttière, et forment une touffe érigée de 15 cm de hauteur. En avril-mai, selon le climat, paraissent ses inflorescences curieuses, portées par de longues tiges dépassant 30 cm de hauteur. Elles sont composées dans leur partie inférieures de grappes de petits grelots brun crème, fertiles, et dans leur partie supérieure de filaments portant des fleurs stériles d’un bleu soutenu à violacé, intense sous la lumière. Leur disposition en plumets terminaux a valu à ce muscari son nom vernaculaire. Source : Promesse de fleurs

©Didier WOLF – Charente Nature

Muscari neglectum

Muscari à grappe

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Muscari à grappe est une petite plante herbacée vivace par son petit bulbe ovoïde de 2 à 3 cm couvert d’une enveloppe brune. Son feuillage fin et étroit, qui rappelle celui des graminées, émerge en petite touffe dressée de 15 cm de hauteur dans le courant de l’hiver, plus ou moins tôt selon les régions. Ses feuilles demi-cylindriques, légèrement retombantes, sont de couleur vert clair à vert acide. La floraison commence parfois dès le mois de février, mais généralement en mars-avril. Ses fleurs pruineuses, sont regroupées en petites grappes ovales et serrées de 2 à 3 cm au sommet des tiges. Chaque grappe est composée d’une majorité de fleurs stériles pendantes, situées vers le bas, surmontées par une couronne de fleurs fertiles dressées, en haut de l’épi. Les fleurs stériles sont presque noires, les fleurs fertiles sont d’un bleu moyen. Il est fréquent que les petites fleurs, en forme de clochettes de 4 à 6 mm de longueur, montrent un fin liseré blanc. Cette floraison exhale un parfum léger, sucré et musqué qui évoque un peu celui de la prune. Elle laisse place à la formation de fruits verts contenant des graines qui germent facilement en sol léger. Le feuillage jaunit avant de disparaître en début d’été, qui correspond à sa période de repos.