Saltique orangée
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©Christelle Villeneuve – Charente Nature
On admire tout de suite la dense pilosité de cette toute petite araignée… Mais si vous décidiez de l’observer plus longuement, c’est surtout une aptitude surprenante au saut qui vous captivera ! Cette caractéristique de la famille des Salticidae à laquelle elle appartient, s’accompagne d’une vision binoculaire. Deux grands yeux, lui offrent une très bonne acuité visuelle pour appréhender les mouvements environnants, ainsi que des couleurs. Des yeux latéraux antérieurs, plus petits et immobiles renforcent ses capacités avec une vision monoculaire sur les côtés. Quatre autres yeux plus petits sont situés vers l’arrière, soit huit yeux pour un champ de vision à 360° ! La saltique orangée chasse donc à vue en s’approchant de ses proies sur lesquelles elle bondit avec talent… nul besoin de s’abîmer au tissage laborieux d’une toile ! Ici une femelle, grande d’environ 5 mm et reconnaissable par ses teintes brun-jaunâtre, savoure son petit-déjeuner, une fourmi peut-être… Le mâle, lui, se démarque avec une teinte majoritairement noire et un abdomen orangé.
Polygonia c-album
Robert-le-diable
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©Didier WOLF – Curieuse Nature
Robert-le-diable fait partie des papillons hivernant à l’état adulte. Ainsi, il est fréquent de le rencontrer lors des journées bien ensoleillées, même en plein hiver. L’adulte est territorial. Il n’hésite pas à chasser les intrus observés depuis une branche morte. Le papillon Robert-le-diable peut leurrer ses prédateurs grâce au mimétisme de ses ailes repliées qui lui donnent une allure de feuille morte. Ses ailes, très caractéristiques, présentent en effet une découpe étonnante !
Souci
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©Didier WOLF – Curieuse Nature
Le Souci est une espèce migratrice du sud de l’Europe jusqu’en Scandinavie. Présent d’Afrique du Nord à toute l’Europe et jusqu’au Moyen Orient. Les individus venant du sud atteignent nos régions par vagues successives dès les beaux jours. L’espèce ne survit par aux périodes hivernales rigoureuses.
Vulcain
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©Didier WOLF – Curieuse Nature
Le Vulcain s’observe durant l’hiver si le temps se réchauffe, plus souvent en région méditerranéenne. Les individus ayant hiverné sortent dès le mois de février, plus souvent en mars-avril dès que le soleil brille.
Aurore
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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature
Ce papillon printanier appartient à la famille des Piérides comme le citron, le gazé, les marbrés, etc. Ailes déployées, le mâle est blanc crème et l’orange vif qui orne ses ailes antérieures le distingue de la femelle dont l’apex des ailes est voilé de gris. Le dessous des ailes est, pour le mâle comme pour la femelle, blanc marbré de vert. Cet annonciateur du printemps nous gratifie de sa présence dès février et surtout en mars-avril en plaine ; ailleurs, en zones climatiques défavorables (régions septentrionales ou montagneuses) il s’observe alors en mai-juin, voire en juillet. L’Aurore est univoltin (une seule génération annuelle), il affectionne les prairies où pousse la cardamine des prés (une de ses plantes hôtes), les lisières et même les jardins où poussent des arabettes, des lunaires et autres crucifères telles les giroflées. Les mâles sillonnent inlassablement leurs milieux favorables à la recherche d’une femelle qui dépose, une fois accouplée, ses œufs un à un à la base d’un bouton floral de la plante-hôte. Cette espèce hiverne sous forme de chrysalide et se rencontre dans toute la France. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes. Poitou-Charentes Nature
Potentille faux fraisier
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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature
Pulmonaire à longues feuilles
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©Albert et Monique BRUN – Charente Nature
Corbeau freux
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©Marc DERUMEZ – Charente Nature
On ne s’en rend jamais vraiment compte, mais ce Corvidé mesure tout de même entre 45 et 50 cm de longueur pour une envergure d’environ 90 cm ! Avec son allure au sol un peu dégingandée et son grand bec si imposant par rapport aux proportions de sa tête, le Corbeau freux a de quoi interpeller. Mais on ne lui prête que peu d’attention, trop banal… Pourtant sa voix et son comportement grégaire dénotent des autres oiseaux de nos villes. Et si on apprenait à l’aimer… Observez mieux, certains de ces corbeaux freux vivent près de chez vous depuis 20 ans et eux vous connaissent bien !
Ouette d’Égypte
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©Didier Wolf – Curieuse Nature
L’Ouette d’Égypte (qui est en fait plus apparentée aux tadornes qu’aux oies) est une espèce d’origine africaine, introduite de longue date (XVIIIe siècle) au Royaume-Uni, puis aux Pays-Bas. Depuis la fin du vingtième siècle, elle a vu sa population exploser, en partie grâce au développement de nombreux plans d’eau artificiels. Elle est présente surtout aux Pays-Bas et en Allemagne (quelques dizaines de milliers de couples). Elle s’installe en France depuis le début du XXIe siècle surtout. Elle occupe essentiellement le nord-est du pays (250 couples) et progresse très rapidement depuis 2009. Cette espèce occupe les gravières, les prairies et les bois inondés pour se reproduire. En France, les pontes sont notées de mars à mai. Elle est essentiellement herbivore. En erratisme (en dehors de leur aire de répartition habituelle comme lors d’erreurs de migration ou par adaptation aux conditions climatiques ou alimentaires), on peut rencontrer l’Ouette d’Égypte sur tous les plans d’eau. Elle fait partie de ces espèces allochtones dites « invasives » qui font de plus en plus souvent l’objet de rejet de la part des pouvoirs publics. Source : LPO
©Marc DERUMEZ – Charente Nature
