Succisa pratensis

La Succise des prés

La Succise des prés, appartenant à la famille des Caprifoliacées (anciennement Dipsacacées) est une plante vivace, poilue et d’aspect très variable à souche courte, sans stolons. Elle porte des feuilles toutes entières ou dentées, les inférieures ovales ou oblongues, les supérieures lancéolées. Ses fleurs bleu-violet, rarement roses ou blanches, s’épanouissent de juillet à octobre. Cette plante croît dans des prairies humides, en lisières ou en sous-bois clairs, jusqu’à 2 400 m d’altitude en Europe occidentale.
Cette espèce est la plante-hôte du Damier de la succise, un papillon de jour qui bénéficie d’une protection nationale et figure à l’Annexe II (espèce strictement protégée) de la Convention de Berne. Les prairies à succises, bénéficiant d’une fauche tardive à hauteur de coupe épargnant la base des plantes, constituent les rares habitats « conservatoires » de ce papillon très menacé par les activités humaines.
Source : Fleurs Sauvages de Grey-Wilson Christopher – Éditions Larousse.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Orthetrum brunneum

Orthétrum brun

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©Didier WOLF – Charente Nature

L’Orthétrum brun est largement répandu de l’Afrique du nord à la Mongolie. En expansion récente vers le Nord, il occupe actuellement la majeure partie de l’Europe située entre la Méditerranée, la Manche et les rivages méridionaux de la Baltique. Les imagos s’éloignent fréquemment de l’eau. Espèce pionnière des eaux dormantes et courantes peu profondes et ensoleillées, il recherche les gués et les abreuvoirs dépourvus de végétation en bordure des rivières et des ruisseaux, les bancs de sable et les zones de marnage, les rives dénudées des gravières et des plans d’eau récents. Les mâles occupent pendant la phase de maturation les zones dénudées des labours et les chemins à proximité des sites de reproduction. Ils se posent en évidence dans des espaces dépourvus de végétation à même le sol ou à proximité, sur des dépôts d’herbes sèches ou de brindilles.
Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…
Althaea officinalis

Guimauve officinale

Cette plante vivace de la famille des Malvacées possède des tiges de 0,50 à 1,50 cm, recouvertes de poils lui donnant un aspect velouté et blanchâtre, doux au toucher. Ses feuilles alternes, à 3 ou 5 lobes peu profonds, sont tomenteuses d’un vert grisâtre. Ses fleurs blanc-rosé à cinq pétales libres, disposées en épis terminaux ou à l’aisselle des feuilles, s’épanouissent de juin à septembre. Ses racines sont charnues et fasciculées (attachées par la base et groupées ensemble de manière naturelle). La guimauve est considérée depuis longtemps comme une plante médicinale. Son nom latin Althaea vient du grec Althaïnô qui signifie guérir. Cette plante entrait dans la composition d’une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve. Assez rustique, cette espèce, peu exigeante sur la nature du sol, croît dans les prairies marécageuses, les berges de cours d’eau et les zones littorales salées. Source : Herbier oublié de Bernard Bertrand – Editeur Plume de carotte.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Limenitis reducta

Sylvain azuré

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Sylvain azuré est répandu et abondant dans une grande moitié sud de la France. En Poitou-Charentes, Il s’observe un peu partout dans des milieux très variés, avec une préférence pour les versants ensoleillés buissonneux ou les lisières, les allées des bois et des forêts. On le trouve aussi dans les jardins et les carrières abandonnées. Il affectionne les zones chaudes, les lieux secs et rocheux, notamment calcaires, herbus… Il est bivoltin en Poitou-Charentes, la période de vol s’étend de fin avril à début septembre. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Cichorium intybus

Chicorée sauvage

La Chicorée sauvage appelée aussi « cheveu de paysan » ou barbe de capucin est une plante vivace aux tiges dressées de 50 à 100 cm de haut, rameuses et le plus souvent couvertes de poils raides et presque piquants. Sa racine est pivotante. Ses feuilles sont polymorphes, celles de la base sont larges et découpées, celles de la tige lancéolées, entières et embrassantes. Ses capitules formés de fleurs ligulées bleu-azuré, poussent directement sur la tige ou à la base des ramifications ; ses fleurs ne s’ouvrent que par temps ensoleillé. Cette Astéracée pousse de préférence sur sols calcaires, au bord des chemins, dans les lieux incultes et dans les friches. Source : Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes de H. Coste.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Hipparchia fagi

Sylvandre

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©Didier WOLF – Charente Nature

La population du Sylvandre est très localisée en Poitou-Charentes, sauf en Charente où elle investit une grande partie du centre et du sud du département. Il est très sélectif pour ses milieux de vie. Dans la majorité des cas, c’est une espèce calcicole qui recherche des conditions thermophiles. On le rencontre ainsi sur des pelouses et landes sèches, parfois rocailleuses généralement parsemées de Chênes pubescents et/ou de Genévriers. Ces derniers semblent conditionner sa présence. Estival et monovoltin, il vole de fin mai à fin septembre. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Hipparchia statilinus

Faune

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Faune est présent dans les trois quarts sud de la France. Il affectionne particulièrement les landes sèches bien exposées, au sein desquelles il se pose régulièrement sur des surfaces de sol à nu. C’est une espèce tardive monovoltine qui ne se montre guère en Poitou-Charentes avant la fin du mois de juillet et qui peut voler jusqu’à la deuxième décade du mois de septembre. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Brintesia circe

Silène

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©Didier WOLF – Charente Nature

Le Silène est répandu en Poitou-Charentes. Il fréquente de préférence les biotopes calcaires, secs, oligotrophes (milieux pauvres en nutriments) et ensoleillés. Il évite les milieux trop fermés, pauvres en graminées. L’imago se pose souvent sur les troncs d’arbres, ou au sol sur les pierres. Ses ailes refermées, au revers chiné de noir et de blanc, lui assurent alors un camouflage efficace. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Hipparchia semele

Agreste

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©Didier WOLF – Charente Nature

En France, l’Agreste est encore assez commun dans le midi, mais en fort déclin dans la moitié nord, où ses populations présentent une certaine continuité, uniquement sur le littoral. Historiquement considérée comme répandue dans le Grand Ouest, cette espèce a vu son statut décliner en Poitou-Charentes. Il ne se rencontre plus en Charente depuis 1908 même s’il est encore bien présent sur le littoral charentais. L’Agreste s’observe encore un peu dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres. Il vole de juin à octobre en une longue génération annuelle dans les secteurs de landes sèches calcifuges. En été, lors des fortes chaleurs, les papillons ont tendance à se réfugier dans les zones boisées, alors qu’ils se montrent en milieux ouverts en juin et en septembre. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Arethusana arethusa

Mercure

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©Didier WOLF – Charente Nature

En France l’espèce est présente dans la majorité des régions, mais elle n’est vraiment commune qu’en région méditerranéenne. En Poitou-Charentes elle est présente sur les terrains calcaires, mais en populations localisées. C’est en Charente, sur les pelouses calcaires xérophiles près d’Angoulême, Chateauneuf et Cognac que se situe le plus important noyau de populations. Le Mercure est une espèce tardive à génération unique assez courte, estivale et même principalement aoûtienne. Le Mercure vole en une génération entre mi juillet et mi septembre. Il affectionne les landes et friches sèches jusqu’à 700 mètres. L’espèce est en très nette régression en raison de l’abandon de l’entretien des coteaux et pelouses sèches induisant la fermeture des milieux par l’embroussaillement. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Lampides boeticus

Azuré porte-queue

Au repos, ce Lycénidé dévoile rarement le dessus des ailes, bleu-violet pour le mâle, brun chez la femelle. Le verso sur fond ocre présente chez les deux sexes des raies blanc-grisâtre et une large bande claire sur les ailes antérieures ; celles-ci portent également deux ocelles noirs et sont prolongées par deux petites queues qui lui ont valu son nom commun. Entre juin et octobre, il vole en plusieurs générations, fréquentant surtout les milieux ouverts comme les landes, les prairies et même les jardins où ses chenilles se nourrissent des Fabacées (gesses, glycines, pois et ajoncs). L’Azuré porte-queue est abondant dans le sud de la France où il se reproduit ; dans notre région, c’est grâce à ses migrations que nous pouvons l’observer. Cet azuré est bien présent en Région mais surtout en Charente-Maritime et dans le sud des Deux-Sèvres. En Charente, il est fréquemment observé dans les landes à ajoncs. Il est parfois vu en compagnie de l’Azuré de la luzerne (Leptotes pirithous) auquel il ressemble beaucoup. Livres consultés : Poitou-Charentes-Nature Papillons de jour du Poitou-Charentes et Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenille de Tristan Lafranchis.

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© Albert et Monique BRUN – Charente Nature

Vanessa cardui

Belle-Dame

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©Didier WOLF – Charente Nature

La Belle-Dame est sans doute le papillon diurne dont l’aire de distribution est la plus vaste. Elle occupe l’ensemble des continents à l’exception de l’Antarctique. L’espèce est très présente en Poitou-Charentes. Ce papillon, l’un des plus grands migrateurs du monde, présente certaines années des arrivées printanières spectaculaires. La période d’arrivée des papillons est variable et groupée avec un pic qui se situe entre le début mai et la deuxième décade de juin selon les années. Sa présence perdure jusqu’à la fin septembre avec le départ des migrateurs. Cette espèce très ubiquiste visite tous les milieux qui abritent des fleurs sauvages ou cultivées. Elle apprécie les jardins, les dunes, les friches, les bords de chemins et les talus secs ainsi que les luzernières et les prairies fleuries. Découvrir ici, l’ouvrage de référence pour cet article…

Misumena vatia

Thomise variable

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©Christelle Villeneuve – Charente Nature

Voilà une araignée amusante ! La morphologie de ses pattes antérieures, très longues et sa démarche sur le côté lui valent d’ailleurs le nom d’araignée crabe. La femelle de cette espèce mesure de 8 à 11 mm et cache un secret étonnant : l’homochromie. Elle peut se camoufler en changeant de couleur ! Du blanc au jaune, grâce à la sécrétion d’un pigment liquide dans les couches de cellules extérieures du corps. Ainsi, elle se fond dans son environnement proche et chasse à l’affût. Ne cherchez pas sa toile, elle n’en tisse pas, mais lors de ses déplacements, la femelle laisse un fil de soie pour guider le mâle vers elle… Le mâle, plus sombre et plus petit (3 à 5 mm), ne possède pas les mêmes capacités de mimétisme. Donnez leur une chance de se rencontrer en laissant quelques coins de fleurs et d’herbes hautes dans le jardin, vous ne risquez rien, ces araignées ne sont pas dangereuses pour l’Homme ! Source : l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

Merle noir

Cette femelle illustre le dimorphisme sexuel très marqué chez les merles noirs Turdus merula. Son plumage diffère de celui du mâle plus sombre et uniforme. Sérénade, cri d’alerte, chant territorial, … le répertoire du merle noir participe à la beauté de l’univers sonore de nos jardins. Révisez vos connaissances des vocalises de cet oiseau étonnant avec oiseaux.net

©Marc Derumez – Charente Nature

Choucas
des tours

Évoluant en groupe, le Choucas des tours est un corvidé très sociable. Il partage parfois son habitat immédiat avec d’autres oiseaux, tels les corbeaux freux, pour garantir sa protection. Monogame, les Choucas des tours s’observent souvent en binôme. Des couples unis pour la vie…

©Marc Derumez – Charente Nature

Ondatra zibethicus

Rat musqué

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©Didier WOLF – Charente Nature

Ce gros Campagnol de la famille des Cricétidés, mesure de 30 à 40 cm de long et pèse jusqu’à 1,5 kg (sec). Originaire d’Amérique du Nord, le rat musqué a été introduit en Europe au début du XXe siècle à partir d’élevages pour sa fourrure. Il habite les berges de cours d’eau, plans d’eau, de préférence aux eaux peu profondes et à cours lent, pourvus d’une abondante végétation. Il construit parfois des huttes volumineuses constituées de joncs, de roseaux et de vase. Il semble exercer une concurrence sur le Campagnol amphibie et a régressé suite à l’arrivée du Ragondin. De grande taille, sa silhouette est trapue. La tête se finit par un museau arrondi dont l’extrémité est blanche. Les oreilles sont petites et rondes. Sa queue, longue et couverte d’écailles, est aplatie latéralement. Son pelage est châtain sur le dos et les flancs, brun grisâtre sur le ventre. La queue est noire et quasiment dépourvue de poils. Excellent nageur, il peut parcourir près de 100 m sans respirer sous l’eau ou y rester submergé et immobile plus de quinze minutes s’il se sent menacé.